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Japon : les kamikazes du nucléaire sacrifient leur vie

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Malyn, 16 Mars 2011.

  1. beliou

    beliou Membre Gold

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    Je ne pense pas que tu risques une mort horrible à cause des radiations dans les 48h après les catastrophes que tu mentionnes, mais bon, tu dois avoir raison, il y a sûrement des bénévoles qui se présenteront le moment venu et il faut bien croire que dans le coeur de chaque français, il y a un petit kamikaze japonais qui ne rêve que de s'exprimer.
     
  2. Equilibrium

    Equilibrium Membre Gold

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    Sérieux arrête un peu .... Tu y connais du bénévolat des actions de secours, et plus particulièrement ceux inhérents aux catastrophes ou plan d'urgence ?
    Tu sais comment ça s'organise au moins ? C'est pas le club med hein, suffit pas d'embarquer et d'y aller à la one again.
    Alors arrête sincèrement. Ce matin deux secouristes australiens ont été irradiés (voir post plus haut), juste pour avoir fais un treuillage d'urgence sur le site principal.
     
  3. oliv1kenobi

    oliv1kenobi Membre Silver

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    @ Beliou

    C'est surement pour cela qu'il y a 25 pompiers français présents au Japon, pour aider la population proche de la centrale.

    Par contre pour ce genre de commentaires sur un sujet comme cela, la prochaine fois le mieux c'est de t'abstenir.
     
  4. JMG

    JMG Membre Gold

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  5. Orang Malang

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    Qui seraient les liquidateurs français en cas d'accident nucléaire

    Le Point.fr - Publié le 18/03/2011 à 19:04 - Modifié le 18/03/2011 à 19:50
    Par Guerric Poncet

    [​IMG]

    Les graves problèmes rencontrés par la centrale nucléaire de Fukushima au Japon rappellent à tous les pays utilisant cette énergie qu'ils ne sont pas à l'abri d'un accident majeur. Avec 58 réacteurs répartis sur 19 sites, la France est obligée de se préparer à certains scénarios. Le degré de prise en compte des risques est très discuté : le gouvernement assure être prêt au pire de ce qui est "plausible", alors que les adversaires du nucléaire estiment que les hypothèses envisagées sont trop optimistes.

    Si une centrale française devait subir un accident, la réponse serait en tout premier lieu l'affaire de l'exploitant, via un plan d'urgence interne. Suivraient les secours mobilisés à l'échelle départementale ou, en cas de besoin, par la zone de défense (groupement de régions) et par l'État. Les informations contenues dans le Plan particulier d'intervention (PPI), établi par les préfectures pour chaque site dangereux, sont vitales pour agir rapidement. Dès les premiers stades d'une telle opération, le gouvernement prendrait probablement la direction des opérations, tant pour les secours immédiats que pour la limitation des conséquences, via la cellule interministérielle de crise du ministère de l'Intérieur.

    "Exposition justifiée" (ASN)

    De nombreux intervenants seraient exposés. Des équipes de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), des employés de l'exploitant, des pompiers spécialisés et des spécialistes privés, notamment ceux du GIE Intra, un groupement inter-entreprises créé par des acteurs français du nucléaire. Toutes ces équipes, formées "à froid" (en prévision des risques), sont "médicalement suivies" et "conscientes des risques", selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Chacun est autorisé à recevoir des doses de radiation supérieures à celles des autres travailleurs : jusqu'à 100 millisieverts (mSv) pour une intervention. Si la vie de personnes est en jeu, cette limite peut être repoussée à 300 mSv, voire plus en cas de situation exceptionnelle, comme un accident nucléaire. À Fukushima, le taux était de 400 mSv mardi.

    Les travailleurs du nucléaire, en temps normal, sont autorisés à recevoir 20 mSv. Des symptômes graves apparaissent à partir de 1 000 mSv, et les risques de mortalité à court terme sont forts à partir de 4000 mSv. Dans tous les cas, "il faut que l'exposition soit justifiée", explique l'ASN. Si une intervention risquée peut sauver de nombreuses vies, alors elle doit avoir lieu. L'exposition radiologique peut être "optimisée" en la répartissant entre les intervenants, c'est-à-dire en renouvelant régulièrement les équipes sur le terrain. Si une sécurisation de la zone est nécessaire, avec le blocage des routes notamment, les membres non spécialisés des forces de l'ordre sont sensibilisés et ne peuvent recevoir plus de 10 mSv.

    Multiples acteurs

    Les moyens français d'intervention en zone contaminée sont très divers, comme le relève une circulaire interministérielle sur les risques d'attentats nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques (NRBC). Les militaires sont les mieux équipés, avec notamment le 2e régiment de dragons de Fontevraud. Cette unité est amenée à intervenir en cas d'attentat, mais serait mobilisable pour un accident dans une centrale. Elle dispose de véhicules blindés spécialement équipés pour pénétrer en zone radioactive et effectuer des relevés et des analyses, ainsi que de véhicules de décontamination et des tenues de combat NRBC. Les pompiers de Paris et les marins-pompiers de Marseille, militaires eux aussi, disposent de moyens pour des interventions ciblées.

    Les zones de défense (groupements de régions) disposent toutes de kits permettant à quelques centaines de gendarmes formés d'intervenir en milieu contaminé, notamment pour le maintien de l'ordre parmi les personnes atteintes par exemple. Concernant les secours, certains services départementaux d'incendie et de secours (SDIS) disposent de cellules mobiles d'intervention radiologique (CMIR) et de lots d'urgence. Environ 70 chaînes de décontamination sont réparties à travers l'Hexagone, afin de traiter les personnes contaminées. Les Samu disposent tous d'ensembles d'intervention en milieu contaminé afin de secourir d'éventuelles victimes. Les unités d'élite de la police nationale (RAID) et de la gendarmerie (GIGN) sont aussi équipées afin de rechercher, protéger et extraire les personnalités en "ambiance contaminée".


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    Le Point.fr - Publié le 18/03/2011 à 15:33

    Équipés de combinaisons et de masques de protection, les "liquidateurs" sont malgré tout exposés aux radiations.

    Source Reuters

    Loin des caméras de télévision, quelque 300 hommes sans visage livrent un combat contre la montre pour tenter de rétablir les systèmes de refroidissement à la centrale de Fukushima-Daiichi et éviter une catastrophe nucléaire sans précédent depuis celle de Tchernobyl, en 1986. "J'ai les larmes aux yeux en pensant à leur travail", dit Kazuya Aoki, de l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle japonaise.
    À la suite du séisme du 11 mars, des explosions et des incendies ont frappé la centrale située à 240 km au nord de Tokyo. Des fuites radioactives ont été enregistrées et l'eau s'est en partie, si ce n'est totalement, évaporée de piscines où sont entreposées les barres de combustibles usés. Faute d'eau pour les refroidir, les barres peuvent s'échauffer et dégager des radiations toxiques.

    L'Agence de sûreté nucléaire et la compagnie Tepco, propriétaire de la centrale, reste très discrètes sur ces 304 ouvriers de l'ombre et sur leur tâche exacte. Elles n'ont pas précisé combien appartenaient à Tepco et combien travaillaient pour des sous-traitants ou pour l'armée. On ne sait pas davantage s'il s'agit de volontaires ou s'ils ont répondu à un ordre de mission. "C'est leur travail. Je pense qu'ils le font de leur propre gré. Ce n'est pas nécessaire de les convaincre : c'est quelque chose qu'ils doivent faire", estime Masato Furusawa, ouvrier du BTP à Tokyo. Cette attitude illustre une tradition nippone consistant à obéir sans réserve aux consignes d'un supérieur. Qu'il s'agisse de guerriers du XVIIe siècle au service d'un chef de guerre local ou de techniciens du nucléaire du XXIe siècle, les Japonais apprennent dès leur plus jeune âge à accomplir avec rigueur les missions qui leur sont confiées. Il en était de même pour les "tokkoutai", les forces spéciales d'attaque de la Seconde Guerre mondiale, dont faisaient partie les kamikazes qui n'hésitaient pas à aller jusqu'au sacrifice de leur vie.

    Précautions

    À Fukushima, des précautions sont bien sûr prises pour éviter de telles extrémités. Équipés de combinaisons, de lunettes et de masques de protection, les "liquidateurs" ne sont exposés aux radiations que pendant une durée limitée. La dose moyenne d'exposition en cinq ans d'un employé de centrale nucléaire est de 50 millisieverts. Tepco a déclaré vendredi que le plafond d'exposition pour des travaux d'urgence avait été relevé à 100 millisieverts par heure, avec un maximum de 250 millisieverts par an.

    Cent millisieverts représentent environ dix fois la dose de radiation reçue si l'on vit pendant un an sur une plage brésilienne, selon l'agence japonaise de sûreté nucléaire. Un scanner médical de l'ensemble du corps représente une dose de 20 à 30 millisieverts. "À l'évidence, une dose accrue occasionne une certaine augmentation du risque, mais cela reste dans des limites qui ne devraient pas avoir de véritable effet", estime Tony Irwin, ancien directeur d'une centrale nucléaire en Australie.

    Douche de décontamination

    Les ouvriers sont dotés de détecteurs de radiation afin de s'assurer qu'ils ne sont pas surexposés et de déterminer quand ils ont atteint la dose limite. Après leur travail, ils se douchent encore vêtus de leur combinaison pour une première décontamination, ils retirent ensuite leur combinaison et prennent une nouvelle douche. Un contrôle de radioactivité est pratiqué sur tout le corps pour vérifier qu'il ne reste plus rien.

    Les médias japonais n'ont pas précisé les identités ou les tâches des "liquidateurs" de Fukushima-Daiichi, mais l'agence japonaise Jiji rapportait mercredi les propos d'un technicien du nucléaire de 59 ans qui, à six mois de la retraite, s'est porté volontaire pour ce travail. "L'avenir de l'énergie nucléaire dépend de la manière dont cela sera géré. Je veux y aller, car j'ai le sentiment qu'il s'agit d'une mission", a-t-il dit à sa fille. Certains, à l'instar de Daisuke Nakao, 40 ans, ne voient là rien d'extraordinaire. "C'est leur travail, ils doivent le faire. Ils ne le font pas pour leur pays, et ils ne le font pas gratuitement - c'est pour cela que nous payons l'électricité et les impôts", dit-il. En revanche, Kumiko Tanaka, une Tokyoïte de 73 ans, exprime toute son admiration à ces travailleurs de l'ombre. "Ils prennent un tel risque pour nous. Je ne peux qu'être pleine d'une profonde gratitude. Je ne sais pas qui ils sont, mais je prie pour eux. Je crois qu'ils ont le sentiment d'une tâche supérieure qu'ils doivent accomplir pour leur pays. Lorsque tout cela sera fini, ils seront des héros."
     
  6. PetitLu

    PetitLu Membre Silver

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    Je vous conseille de regarder le documentaire de Valdimir Tchertkoff "le sacrifice". Ce document m'a vraiment ému.
    On y apprend notamment que si les liquidateurs n'avaient pas fait le boulot, le cœur du réacteur aurait continué à s'enfoncer et aurait finit par exploser avec tout le combustible. C'est presque la moitié du monde qui serait devenue irradié et inhabitable.
    Il n'étaient pas "plusieurs dizaines" mais un million à avoir été envoyé de près ou de loin sur le site (bien que sémantiquement "plusieurs dizaine" et "un million" soient identiques). Ceux qui on été envoyé sur le toit de la centrale, avait pour consigne de courir jusqu'en haut puis de faire ce qu'il pouvaient en 90 secondes (souvent balancer à main nu les morceaux de graphite irradiés dans le réacteur) puis de redescendre immédiatement en courant.
    La plupart d'entre eux n'ont pas survécu 10 ans et sont morts de maladies plus abominables les unes que les autres dans des hlm pourris. Ils n'ont rien reçu en récompense de leur sacrifice mise à part des jolis diplômes.

    Enfin bref, je vous conseille tous de voir ce reportage qui est vraiment intéressant et qui lève le voile sur un secret qui a été bien gardé pendant la periode soviétique.


    Bon je sais, pas si ma réponse est bien justifié sur un tel sujet, mais ça m'a fait mal au cœur de voir les liquidateurs traités comme ça. En tout cas je compatis énormément avec les japonais coincés dans la centrale et j'avoue que depuis que j'ai vu ce reportage qui m'a terrorisé, je pense à eux chaque jour. Il parait que c'est physique, mal de tête, vomissement, évanouissement etc, sans compter tout ce qui va leur arriver dans les prochaines années.

    Dans un monde ou on va au cinéma voir Bruce Willis creuser des astéroïdes pour sauver le monde, faudrait pas oublier les gens qui le sauvent vraiment. J'espère que ceux là ne seront pas oubliés...
     

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