Tu pars du narratif occidental classique qui présente Poutine comme l'unique maître à bord depuis 25 ans, seul responsable de tout ce qui va ou ne va pas en Russie. La réalité est plus nuancée.Ben justement, à mon avis, Vladouze essaie justement de redorer un peu son blason avant de prendre sa retraite/passer l’arme à gauche. En ayant passé plus de 25 ans à la tête de la Russie, il va forcément rester dans l’histoire. Mais bon en 25 ans je n’ai pas vraiment l’impression que la Russie s’est beaucoup améliorée. La France non plus, mais nous on peut rejeter la faute sur les autres présidents,…. Tandis que Vladouze il a tout sur les épaules et plus que quelques années.
S’il se met à envoyer des nombre nucléaires à tout va, ce n’est pas ça qui le fera passer à la postérité comme un héro…
D'abord, on oublie systématiquement dans quel état il a récupéré le pays en 2000 : une Russie à genoux après le chaos des années Eltsine, pillée par les oligarques avec la bénédiction de l'Occident, une économie en ruine, une espérance de vie en chute libre, des régions entières livrées aux mafias. Remettre un minimum d'ordre dans ce bazar, c'était déjà un chantier titanesque.
Ensuite, le présenter comme un autocrate tout-puissant qui décide de tout en solitaire, c'est méconnaître le fonctionnement du pouvoir russe. Il y a des clans, des équilibres à maintenir entre les siloviki (les "durs" issus des services de sécurité), les technocrates, les militaires. Poutine arbitre autant qu'il dirige. Et d'ailleurs, il n'est pas forcément le plus extrême de la bande. Certains faucons autour de lui poussent à des positions bien plus radicales.
Ça ne fait pas de lui un saint, loin de là. Mais réduire 25 ans d'histoire russe à "Vladouze = méchant dictateur qui a tout raté", c'est aussi passer à côté de la complexité du tableau...

