Non tu as justement bêtement répondu en isolant une partie du propos tenu au lieu de lire ce qui était écrit dans le paragraphe en entier et qui mettait en valeur combien le système capitaliste pousse l'innovation :
- La concurrence t'oblige à continuer à innover si tu ne veux pas te faire dépasser
- L'atteinte d'un résultat est récompensée fortement
- On t'alloue du capital dans l'espoir également qu'il soit fortement rémunéré si ca marche ce qui décuple tes capacités à atteindre un résultat dans un laps de temps donné
J'ai seulement cité la phrase la plus erronée.
Je ne dis pas non plus que tout ce que tu as dis est faux, c'est juste qu'il serait temps de remettre en cause l'image de panacée universelle et de solution incontournable attribuée au capitalisme et à la concurrence.
Tu as dit que hors de cette panacée, il n'y a aucune incitation à innover. Et c'est bel et bien faux.
Pour ce qui est de :
- La concurrence t'oblige à continuer à innover si tu ne veux pas te faire dépasser
- la concurrence n'a aucunement besoin du capitalisme.
- la concurrence n'incite pas à innover mais à gagner. Ce qui laisse le champ à beaucoup d'autres solutions bien moins saines que de faire mieux que ses concurrents.
- L'atteinte d'un résultat est récompensée fortement
Exact, ce n'est pas l'innovation qui est récompensée, c'est le gain. Au passage, le gain ne suffit pas comme récompense ? Ce ne serait pas plus sain de récompenser l'effort, par exemple ? L'effort ne serait pas au moins aussi méritoire que le gain ?
- On t'alloue du capital dans l'espoir également qu'il soit fortement rémunéré si ça marche ce qui décuple tes capacités à atteindre un résultat dans un laps de temps donné
Et c'est là où ce système présente une lacune majeure.
Pour la rhétorique, oublions une minute la véritable performance du système capitaliste qui est la puissance et la vivacité des opérations.
Des fondations, subventions, bourses... permettent aussi d'allouer des ressources, mais au lieu de le faire en vue d'un retour sonnant et trébuchant elle pourraient le faire selon la finalité des projets. Les actions dotées peuvent donc être focalisée sur des besoins communs, sociaux, sociétaux. Là où nous en avons véritablement besoin ou tout au moins là où les besoins sont les plus cuisants, vitaux, urgents.
Ce que je reproche au discours purement néo-libéral est de nier l'évidence qui devrait sauter aux yeux de tous et que contre laquelle nous devrions nous alarmer. Les biens communs, l'intérêt général, dans les démocraties où ces notions avaient un sens, sont menacés. Ils le ne sont plus seulement verbalement, ils vont tomber.
Or, merci Donald, la suite du film est désormais limpide.
C'est pour cela que les économies qui embrassent le plus le capitalisme et les principes qui y sont liés ont connu ces dernières décennies les progrès technologiques les plus importants.
Ce ne serait pas par hasard tout simplement parce qu'elles étaient déjà devant et ont tout simplement bénéficié de l'accélération ?
Ou encore qu'étant dominantes, elles ont imposé les règles qui leurs convenaient ?
Ou encore, quand tu dis "les économies", tu ne parle pas de l'économie de pays...
L'accélération a été puissante et réelle. Mais où sont les progrès sociétaux ? Les sociétés humaines seraient aujourd'hui en meilleur état qu'il y a 50 ans ? En dehors évidement de la Chine, ça reste à démontrer.
Mais si tu ne t'appuies que sur la passion, l'observation et la chance, les innovations progressent a un rythme bien plus lent.
Voilà. Je n'avais donc pas tort en ramenant l'effet capitalisme à la notion d'accélération.
Il accélère, oui, tout le monde sait ça. Mais il va où ?
Par contre industrialiser l'innovation, en faire un moteur durable et porteur de ton économie ça ne fonctionne qu'en créant des conditions qui vont l'inciter fortement et durablement. Et qu'on aime ou pas le capitalisme c'est le système qui est le plus efficace et durable en la matière pour les raisons évoquées dans le post auquel tu répondais.
J'aimerais le capitalisme quand les néo-libéraux soutiendront les états démocratiques au lieu de les démolir, ceci à la fois dans les paroles et dans les actes.
En quelque sorte, ce système serait bon, peut-être même excellent, s'il assumait intelligemment une dimension solidaire et acceptait un contrôle démocratique. Il manque de justice, de règles, et surtout de force aux lois existantes et au droit. Il manque d'instruction, d'éducation, de développement humain.
Sinon, qu'est-ce qui nous protège du risque d'être aujourd'hui en train de récompenser les tyrans de demain ?
Tu as donc si peu d'arguments a y opposer que tu changes les propos tenus au lieu d'y répondre sur le fonds!?
Est-ce que là, j'ai touché le fond?