La construction du 3e porte-avions chinois serait déjà bien avancée

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08 Mar 2009
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Les conceptions chinoises d’attaque dans la profondeur par Joseph Henrotin Rédacteur en chef du magazine DSI (Défense & Sécurité Internationale). Chargé de recherches au CAPRI et à l'ISC, chercheur associé à l'IESD.
27 octobre 2020

Si le développement de l’A2/AD (Anti Area/Access Denial) chinois a focalisé l’attention des analystes ces quinze dernières années, une autre évolution conceptuelle a été moins remarquée. Elle touche aux conceptions d’attaque dans la profondeur et aux aptitudes chinoises à mener des opérations offensives à longue distance, que ce soit au sein de la force aérienne ou de la Force de Missiles Stratégiques (FMS).

Extrait :
Historiquement, la Chine a été peu encline à développer de telles conceptions. D’une part, les missions de la force aérienne se centraient sur la supériorité aérienne et la reconnaissance, avec une attention moindre portée sur l’attaque au sol. Ce n’est qu’assez récemment que ses capacités d’appui aérien rapproché ont été développées plus avant, tout comme celles d’interdiction, a fortiori de nuit, ce dont elle était encore incapable dans les années 1980. D’autre part, la priorité en matière de capacités balistiques, au sein de ce qui était encore la Deuxième Artillerie, renvoyait d’abord à la dissuasion nucléaire et assez peu aux frappes dans la profondeur du champ de bataille.

Le tournant des années 1990

La donne a changé à partir des années 1990 et l’impératif de « gagner les guerres locales dans les conditions de haute technologie (1) ». Sur le plan stratégique, la vision émergente de l’emploi des forces aériennes restait alors centrée sur la défense active, mais elle connaissait une inclination vers la prise en compte d’actions offensives. Une campagne aérienne reposait sur la succession de la défense stratégique, de l’impasse stratégique (les forces amies et ennemies se trouvant en situation d’équilibre) et de la contre-attaque stratégique. La force aérienne était alors susceptible de mener ses opérations de manière coordonnée avec les autres armées, ou de manière indépendante (2). Reste que si cette vision valait partiellement pour les deux premières phases des campagnes aériennes – l’intégration des capacités de défense aériennes des trois armées est alors faible –, la réaliser en contre-attaque semblait, conceptuellement et matériellement, moins évident.

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Suite de l'analyse >>>

October 21, 2020
Les analyses de monsieur Henrotin sont toujours interessantes ... A noter toutefois l'acquisition recente par Taiwan de missiles AGM 84 Slam ER & Harpoon ...

 
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