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Importer des produits de Chine

Discussion dans 'Visa Chine' créé par Mathieu, 22 Mai 2010.

  1. Mathieu

    Mathieu Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Admin

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    Article pas mal fait dans capital qui reprend pas mal d'interventions du forum concernant la méthodologie à suivre pour importer des produits de Chine :

    Aller chercher des produits made in China pour les vendre en France et réaliser de jolis profits ? Cela n’est pas réservé à la grande distribution. Voici la marche à suivre.

    Pour Franck Duffrechou, le 15 avril 2010 est marqué d’une pierre blanche. Ce jour-là, cet ancien chef cuisinier dans un lycée d’Agen, qui a rendu son tablier l’an dernier, sera à Marseille pour réceptionner son premier conteneur de vases venus de Chine. 2.800 pièces d’une valeur de 11.000 euros, qu’il espère écouler auprès des magasins Art déco de sa région.

    Importer du made in China ? Ce cuistot n’est évidemment pas le premier à y avoir songé. Depuis le temps que les grands groupes de distribution y font leurs emplettes, le marché pourrait sembler verrouillé. "En fait, il reste accessible à ceux qui n’achètent qu’en petites quantités", constate Loïc Benattar, de Bansard International, une société de logistique basée à Shanghai. D’ailleurs, sur les 30 milliards d’euros de marchandises importées chaque année de Chine en France, 1 milliard est réalisé par 2.000 petits négociants. Pour réussir son coup, encore faut-il dénicher des produits qui ne soient pas déjà commercialisés en masse dans nos contrées.

    Une commande inférieure à 15.000 euros passera mal

    Où les trouver ? Destination Yiwu. Située à 250 kilomètres au sud de Shanghai, cette ville abrite, en effet, le plus grand bazar au monde. Près de 100.000 boutiques alignées sur des kilomètres de galeries marchandes y proposent 2 millions de produits différents, à des prix imbattables : objets décoratifs, accessoires téléphoniques, bijoux fantaisie, vêtements, sacs… "J’ai mis quinze jours avant de trouver la perle rare", raconte Franck Duffrechou, qui a découvert cette foire l’an dernier. Les amateurs de high-tech n’oublieront pas, quant à eux, d’écumer les foires de Shenzhen, de Canton ou de Hong Kong, plus portées sur l’électronique.

    La marche à suivre est partout la même. "C’est comme au souk, explique José Pecci, qui importe depuis plusieurs années toutes sortes de gadgets. A ceci près qu’il faut acheter au minimum de 10.000 à 15.000 euros de marchandises." Autant ne pas se planter. Première précaution, l’acheteur doit s’assurer que le vendeur est bien le fabricant et non un intermédiaire. Cela lui fera économiser d’inutiles commissions. Une visite du site de production s’impose donc. Elle permet en outre de vérifier que les normes européennes sont bien respectées. "Avant même de parler gros sous, je demande toujours les certificats de conformité à la norme CE et à la directive antipollution RoHS", détaille Serena Benedetti, une jeune femme de 25 ans qui s’est lancée depuis un an et demi dans la vente de scooters électriques. Elle en a déjà écoulé 450.

    Des cabinets peuvent vérifier la conformité de votre cargaison

    Une fois le fournisseur trouvé, il ne reste plus qu’à… repartir. "N’achetez pas la ­première fois", conseille en ­effet Anne-Sophie Szczesny, ancienne acheteuse chez Casino, qui a créé sa société de trading, Yess, à Yiwu. Revenu en France, vous pourrez ainsi faire votre étude de marché, valider auprès des douanes la conformité de vos produits et effectuer des devis auprès des transitaires pour le transport. Ce n’est qu’après ces vérifications que vous pourrez passer commande en payant 30% tout de suite et le reste une fois que tout est fabriqué. Quant à estimer la quantité à prendre, Barouk Cohen, qui importe des meubles depuis trois ans, est formel : "Pour réduire les risques de mévente la première fois, multipliez les références tout en prenant peu d’articles." Autre astuce : mieux vaut remplir totalement un conteneur de 20 pieds (6 mètres sur 2,50 mètres) plutôt que d’acheter quelques palettes. Cela revient moins cher à transporter (2.000 euros environ le conteneur). Et faites débarquer vos produits à Anvers. Le fait d’importer d’un pays tiers européen permet de décaler le paiement de la TVA de plusieurs mois. Ce sera toujours cela de gagné sur votre budget.

    D’autant qu’il faut au préalable retourner sur place pour vérifier le bon respect de la commande. Un contrôle qualité rigoureux s’impose, Adrien Dequaire peut en témoigner. Ce jeune diplômé d’HEC, qui importe des équipements pour faire de la gymnastique en plein air, a réceptionné une fois des pièces de couleur grise, au lieu du vert demandé ! Encore étaient-elles conformes. Ce qui n’a pas été le cas des épilateurs électriques pour nez achetés dernièrement par un autre entrepreneur : au premier essai, ceux-ci ont pris feu ! 5.000 euros partis en fumée. Afin d’éviter ces mésaventures, tout en restant à la maison, vous avez aussi la possibilité de passer par un spécialiste du contrôle qualité. Des dizaines de cabinets, tenus par des expatriés, comme Asia Inspection, s’occupent de tout, en contrepartie d’une commission de 10% environ sur le montant de la cargaison.

    La marchandise a bien été livrée ? Reste à l’écouler. Oubliez la grande distribution. Aucune enseigne ne va référencer un inconnu du jour au lendemain. Deux options s’offrent à vous. La vente en direct, via Internet, permet de prendre plus de marge brute. Jusqu’à 200% du prix de revient. Ainsi, sur son site Menzzo, Barouk Cohen propose une table-console à 550 euros, achetée 200 euros à Canton et ramenée en France pour 50 euros. Les moins téméraires feront appel aux grossistes spécialisés. L’intérêt : ils achètent tout en bloc. Mais votre marge sera plus faible, de 20% maximum. On ne peut pas tout avoir.

    Source : Capital
     

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