C'est l'application pure du droit du plus fort : un retour décomplexé à la doctrine Monroe, un retour sur investissement express grâce à la manne pétrolière, le tout drapé d'une justification morale autour du narco-trafic.
Le parallèle avec l'intervention russe en Ukraine s'impose de lui-même. D'un côté, un pays qui s'en prenait aux populations russophones du Donbass et qui hébergeait des dizaines d'installations de renseignement pilotées en sous-main par Washington. De l'autre, un régime accusé de narcotrafic assis sur les plus grandes réserves de pétrole au monde (même si leur estimation, et leur délais / cout d'exploitation ne sont pas évidents). Même grammaire : installer un gouvernement aligné, mettre la main sur des ressources stratégiques.
On objectera que dans le cas ukrainien, ces fameuses bases de renseignement américaines avaient précisément permis de déjouer une opération similaire contre Zelensky au début du conflit. Soit. Mais une victoire pour qui ? Certainement pas pour le peuple des centaines de milliers de morts de part et d'autre. Plutôt pour des élites corrompues qui ont su se préserver et s'en mettre plein les poches pendant que leur pays saignait.
L'autre différence, ce sont les réactions en miroir. Ce qui était inacceptable, criminel, passible de sanctions massives quand Moscou le faisait devient soudain... gérable, compréhensible, voire salutaire quand Washington s'y emploie.
Deux poids, deux mesures mais une seule loi : celle du plus fort.
Pas impossible d'ailleurs que Trump ait dealé avec les Russes pour que l'intervention se passe sans embuches puisque manifestement il y a eu 0 resitance... et la VP est toujours en place.