Retournement de situation spectaculaire dans les relations sino-occidentales. Le Premier ministre canadien Mark Carney vient de conclure un accord commercial qualifié de « préliminaire mais historique » avec Xi Jinping, marquant une rupture nette avec l'alignement américain de son prédécesseur.
Côté canadien :
Côté chinois :
Le changement de cap est saisissant. Il y a un an, pendant la campagne électorale, Carney décrivait la Chine comme « la plus grande menace pour le pays ». Aujourd'hui, il parle de « nouveau partenariat stratégique » et qualifie les relations avec Pékin de plus prévisibles que celles avec Washington.
Plusieurs facteurs expliquent ce revirement :
C'est aussi la première visite d'un Premier ministre canadien en Chine depuis huit ans — un symbole fort de dégel diplomatique.
« Nous prenons le monde tel qu'il est, pas tel que nous voudrions qu'il soit » — Mark Carney
Cet accord envoie un signal clair : le découplage sino-occidental poussé par Washington n'est ni inévitable ni unanimement suivi, même parmi les alliés les plus proches des États-Unis. Le Canada reste ancré dans les cadres de sécurité américains et ne va pas se réaligner stratégiquement loin de Washington du jour au lendemain. Mais cette main tendue vers Pékin montre que les lignes bougent dans un contexte de tensions commerciales généralisées.
Pour la Chine, c'est une victoire diplomatique : démontrer que la pression de Trump sur ses alliés peut avoir l'effet inverse de celui escompté.
Sources :
Les termes de l'accord
Concrètement, voici ce qui a été négocié entre Ottawa et Pékin :Côté canadien :
- Ouverture du marché à 49 000 véhicules électriques chinois par an, avec un tarif de seulement 6,1% — contre les 100% imposés sous Trudeau en 2024
- Ce quota pourrait grimper à 70 000 véhicules sur cinq ans
Côté chinois :
- Réduction des tarifs sur les graines de canola de ~84% à 15% d'ici mars
- Levée des taxes sur le tourteau de canola, le homard, le crabe et les pois jusqu'à fin 2026 au minimum
Mark Carney a dit:C'est un partenariat qui reflète le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec un engagement réaliste, respectueux et fondé sur les intérêts.
Un virage à 180 degrés
Le changement de cap est saisissant. Il y a un an, pendant la campagne électorale, Carney décrivait la Chine comme « la plus grande menace pour le pays ». Aujourd'hui, il parle de « nouveau partenariat stratégique » et qualifie les relations avec Pékin de plus prévisibles que celles avec Washington.
Plusieurs facteurs expliquent ce revirement :
- Les tarifs de 25% imposés par Trump sur les produits canadiens
- Les menaces répétées du président américain de faire du Canada le « 51e État »
- L'impasse des négociations commerciales américano-canadiennes depuis octobre
C'est aussi la première visite d'un Premier ministre canadien en Chine depuis huit ans — un symbole fort de dégel diplomatique.
Une stratégie de diversification assumée
Carney ne s'en cache pas : l'objectif est de réduire la dépendance canadienne envers le marché américain. Actuellement, 75% des exportations canadiennes vont aux États-Unis, contre seulement 4% vers la Chine. Ottawa vise à doubler ses exportations non-américaines d'ici 2035.« Nous prenons le monde tel qu'il est, pas tel que nous voudrions qu'il soit » — Mark Carney
Ce que ça représente
| Indicateur | Avant l'accord | Après l'accord |
|---|---|---|
| Tarif VE chinois au Canada | 100% | 6,1% |
| Tarif canola vers Chine | ~84% | 15% |
| Quota VE chinois/an | 0 | 49 000 → 70 000 |
Ce qu'il faut retenir
Cet accord envoie un signal clair : le découplage sino-occidental poussé par Washington n'est ni inévitable ni unanimement suivi, même parmi les alliés les plus proches des États-Unis. Le Canada reste ancré dans les cadres de sécurité américains et ne va pas se réaligner stratégiquement loin de Washington du jour au lendemain. Mais cette main tendue vers Pékin montre que les lignes bougent dans un contexte de tensions commerciales généralisées.
Pour la Chine, c'est une victoire diplomatique : démontrer que la pression de Trump sur ses alliés peut avoir l'effet inverse de celui escompté.
Sources :