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Vu d’Inde : Lost in Translation

Discussion dans 'Cuisine Chinoise' créé par Orang Malang, 29 Janvier 2016.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

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    LE MONDE du 28 janvier 2016

    C’est une traduction litigieuse qui a gâché des mois d’efforts en matière de diplomatie culturelle. La Chine était l’invitée d’honneur du Salon du livre de New Delhi, début janvier, avec huit écrivains et 81 maisons d’édition du pays présents sur place. L’invitation avait été lancée au lendemain de la visite en Inde du président chinois, Xi Jinping, en septembre 2014. Quoi de mieux que la littérature pour sceller l’amitié entre les peuples ? C’était compter sans certains choix de traduction qui compliquent l’amitié plutôt qu’ils ne la facilitent. Fin décembre, la traduction chinoise du recueil de poésie Les Oiseaux de passage, rédigé par l’un des auteurs indiens les plus célèbres du XXe siècle, le Prix Nobel de littérature Rabindranath Tagore, a suscité le malaise. « Le monde, pour son amant, retire son masque d’immensité »a été traduit par : « Le monde, pour son amant, retire les sous-vêtements recouvrant son immensité. » C’est un lecteur chinois qui a relevé la maladresse et sauvé l’honneur du pauvre Tagore. Lequel avait, paix à son âme, visité Shanghaï en 1920 pour promouvoir l’amitié entre les deux peuples et inauguré une « Maison de la Chine » dans son ashram de Shantiniketan.

    Aussitôt révélée, début décembre 2015, la maladresse a été qualifiée d’« attaque terroriste culturelle » et son auteur, Feng Tang, d’« obsédé des hormones » dans la presse chinoise. D’autres sont au contraire venus au secours de ce traducteur, qui est aussi un écrivain populaire en Chine, au motif que son droit à l’interprétation devait être respecté. L’ouvrage a finalement été retiré de la vente. « L’œuvre de Tagore a d’abord été traduite du bengali à l’anglais, puis de l’anglais au chinois, ce qui explique sans doute cette approximation », relativise Bikash Niyogi, le directeur de la maison d’édition indienne Niyogi Books. Il faut dire que les éditeurs indiens sont sensibles aux opportunités du marché chinois. « Le Salon du livre de Delhi est un pas supplémentaire vers la création d’un marché pour nous en Chine et vice-versa, il est temps que nous nous redécouvrions », reconnaît Diya Kar Hazra, la directrice de l’éditeur Pan Macmillan India.

    http://pan.baidu.com/s/1ntRwyYP
     
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  2. xiao bai

    xiao bai Dieu

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    « attaque terroriste culturelle » encore entre guillemets, quelle honte!
     
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  3. ChrisHK

    ChrisHK Dieu créateur

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    Un coin du voile se lève : les 4 éditeurs hongkongais ont été invités en Chine pour relire les ouvrages avant parution et vérifier les traductions....:grin:
     

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