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Quelles Solutions face a la Crise ?

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par woodyshanghai, 25 Juil 2011.

Statut de la discussion:
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.
  1. WaliseE

    WaliseE Banned

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  2. Legume28

    Legume28 Membre Platinum

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    La guerre adresse de manière mécanique certains problèmes, oui. De même que brûler un document en gomme les fautes d'orthographe.

    Faut-il donc revenir aux méthodes les plus barbares dont la philosophie a déjà dénoncé depuis longtemps le côté abject ? La guerre est la méthode du déluge : on tue pour recommencer, mais tout recommencera à l'identique.

    Tuer, puis retrouver au final les même problèmes. C'est une garantie parce que la méthode de la guerre ignore les principes humanistes qui permettraient de dépasser l'approche purement matérialiste.
     
    #322 Legume28, 17 Août 2011
    Dernière édition: 17 Août 2011
  3. NEUF

    NEUF Guest

    Histoire de singes
    Une fois, dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu’il achèterait des singes pour 10 $ chacun.
    Les villageois, sachant qu’il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L’homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.

    Alors, l’homme annonça qu’il achetait désormais les singes à 15$. Les villageois recommencèrent à chasser les singes. Mais bientôt le stock s’épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations.
    L’offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu’il devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un.
    L’homme annonça alors qu’il achèterait les singes 50$ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s’occuperait des achats.
    L’homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : « Regardez ces cages avec tous ces singes que l’homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu’il reviendra, vous pourrez les lui vendre à 50$. »
    Les villageois réunirent tout l’argent qu’ils avaient, certains vendirent tout ce qu’ils possédaient, et achetèrent tous les singes.
    La nuit venue, l’assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui ni son patron ; que des singes qui couraient dans tous les sens.

    Bienvenue dans le monde de la bourse !
    Analyse,
    J’ai bien ri bien que l’actualité pourrait d’ailleurs me faire rire jaune. A moi de faire une petite analyse de ce texte remarquable en expliquant que certains villageois, malgré cela, ont pu quand même gagner de l’argent ou ne pas en perdre et qui finalement l’argent ça tourne.
    Voila donc les profils des villageois.​
    1. Le villageois incrédule qui n’a pas chassé le singe du tout, ne croyant pas à l’histoire de l’homme. Lui n’a rien perdu. Le villageois Geek fait partie de cette catégorie
    2. Le villageois ultra prudent qui a pris des singes pour les vendre à 10 $ mais et qui s’est arrêté là partant du principe qu’il avait déjà fait un gain respectable.
    3. Le villageois prudent qui a pris des singes et les a vendus à 10 $ et à 15$ et qui s’est arrêté là partant du principe qu’il avait déjà fait un gain respectable.
    4. Le villageois spéculateur moyen qui lui a pris des singes mais les a gardés pour les vendre à 15$
    5. Le villageois spéculateur avisé qui a pris les singes et les a gardés pour les vendre à 35 $
    6. Le villageois spéculateur risqueur qui a pris les singes et les a gardés pour les vendre à 50 $ et qui s’est retrouvé au même niveau que le villageois incrédule mais avec un stock de singe.
    7. Le Villageois prudent et spéculateur moyen qui a commencé à vendre des singes à 15 $ voyant que le business prenait forme, mais qui n’ a pas jugé nécessaire d’aller plus loin
    8. Le villageois baisé, en fait l’ incrédule du départ qui a acheté les singes à 35 $ voyant que le business devenait florissant qui lui a bien sûr emprunté de l’argent au villageois banquier.
    9. Le villageois stratège qui a vendu un petit stock à 10 $ un petit stock à 15 $ et a réinvesti la moitié des gains dans l’achat de singes à 35 $.
    10. Le Villageois initié qui connaissant la supercherie et qui a fait la même chose que le spéculateur avisé.
    11. Le Villageois banquier qui est le même que le villageois avisé et qui a ensuite prêté l’argent aux villageois baisés à un taux amical de 15% pour qu’ils puissent survivre.
    12. Le villageois banquier numéro 2, qui n’a pas spéculé sur le singe, mais qui prêtre l’argent aux villageois baisés en faisant un emprunt à 10% à l’homme qui s’est enfui et a prêté l’argent au villageois baisé à 15% pour qu’il puisse survivre.
    13. Le villageois besogneux qui a vendu les cages de singe à 1 € et a facturé le transport des singes aux différents profils de villageois. Il y a le villageois Geek qui a fait toute l’informatique des villageois besogneux qui fait partie de la même catégorie.
    14. Le Villageois intelligent qui avait fait des stocks de singes bien avant que l’homme arrive et a revendu les singes légèrement au dessous du prix du marché à 3 $ à 7$ à 30 $ et à 64$ aux différents profils de villageois
    15. Le villageois commerçant, qui lui a ouvert un restaurant, un bordel, une boutique pour que les villageois puissent acheter des produits avec l’argent des ventes de singes.
    16. Le villageois bâtisseur qui a construit des belles maisons aux villageois ayant fait des gains énormes sur les ventes de singes
    17. La villageoise prostituée qui a vendu son corps aux villageois vendeurs de singe, celle là était de tout façon baisée d’avance.
    18. Le villageois ultra spéculateur banquier 3 qui a réussi à vendre des singes à 70 $ à des villageois superbaisés en leur disant que le cours du singe allait de toute façon monter à plus de 100$
    19. Le villageois superbaisé
    20. Le trust des villageois banquiers 1, 2 et 3 qui a organisé l’affaire avec l’homme disparu.
    21. Le villageois ONG qui a fondé une ONG pour venir en secours aux villageois baisés. Il a trouvé l’argent pour financer son ONG auprès de tous les villageois non baisés
    22. Le villageois curé qui n’a fait que prier pendant tout ce temps et a refait sa chappelle grâce aux dons des villageois non baisés
    23. Le président du village qui va faire un emprunt géant pour relancer l’économie de singe au trust des villageois banquiers 1, 2 et 3.
    J’ai oublié plein de profil, mais c’est très ludique d’écrire tout cela
     
  4. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    Tu me touche tu fais preuve de beaucoup de modestie ...

    Amities
     
  5. NEUF

    NEUF Guest

    Je t'adore !
    Un petit cadeaux pour toi

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  6. NEUF

    NEUF Guest

    Voici ce qu'Albert Einstein disait du système capitaliste:
    "Le capital privé tend à se concentrer dans quelques mains... Le
    résultat de ces développements est une oligarchie du capital
    privé dont la puissance colossale ne peut être réellement
    contrôlée même par une société politiquement organisée de
    façon démocratique. Ceci est vrai puisque les membres des
    organisations législatives sont choisis par des partis politiques,
    financés en grande partie, ou, en tout cas, influencés par des
    capitalistes privés qui, pour des raisons d'ordre pratique,
    séparent l'électorat de la législature."
    "Ceci a pour conséquence que les représentants de la population
    ne protègent pas suffisamment efficacement les intérêts des
    parties sous privilégiées de celle-ci. De plus, dans certaines
    conditions, les capitalistes privés contrôlent inévitablement,
    directement ou indirectement, les sources principales
    d'information (presse, radio, enseignement). Il est donc
    extrêmement difficile, et, en réalité dans la plupart des cas tout à
    fait impossible, pour un individu de parvenir à des conclusions
    objectives et d'utiliser intelligemment ses droits politiques."
    Remarquons également que "la situation prédominante dans une
    économie basée sur la propriété privée du capital se caractérise
    par des principes incluant de façon primordiale, le fait que la
    production est poursuivie dans un but de profit, et non dans un
    but lié à l'utilisation de celle-ci."

    @lafoy : tu devrais mettre un frein a tes insinuations, sa deviens pour des gens sensés , de la stupidité extrême, de l'ignorance, de la peur et de la haine..... Voila pour quoi tu passes au final a vouloir t’entêter dans cette voix.
    La plus part, nous avons en vue , non pas comme tu le croies ou le pence, de mettre tout le système a genoux et crée un état chaotique , mais au contraire, le rendre plus sains et rendre le peuple plus responsable et qui sortent du voyeurisme, de la passivité, de l'impuissance pour une plus grande implication et justement d’éviter une guerre,un conflit , quel qu’elle soie . C'est justement par se que je suis indépendant de tous sa, depuis tres tres longtemps d'ailleurs que je veux du changement contrairement a tes insinuation de profiter des acquis sociaux(rmi,assedic) qui te maintient dans la paraisse entre autre et sert de levier justement au capitaliste pour agiter l'épouvantail "Voila se que vous risquez de devenir si vous n’obéissez pas au regles du jeu".Il a besoin de cette réserve de chômeur et parasite en tout genre pour imposer ses conditions de travail et le niveaux de rétribution.

    PS: Arrête le viagra
     
  7. Legume28

    Legume28 Membre Platinum

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    Hum si c'est vraiment Albert Einstein qui a dit ça, il a bien résumé le problème. Et il est d'accord avec nous sur l'origine du problème :

    L'idée du tirage au sort de Chouard revient à l'esprit.
     
  8. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    Ah ca change tout si Albert Einstein est d'accord avec "Vous "ca change tout ...
     
  9. Legume28

    Legume28 Membre Platinum

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    Ca ne change pas tout. Mais la cause selon lui de malfonctionnement du système, est précisément similaire à ce dont on a discuté quelques pages plus haut. Il n'y avait pas là fanfaronnade. Pour tout dire, je n'attend que ça de changer de point de vue.

    Justement..., en quoi cette manière de comprendre le système est-elle selon toi incorrecte ou naïve ?
     
  10. NEUF

    NEUF Guest

    Je serais très curieux de savoir aussi...
     
  11. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    Ben en fait ca change tout..Albert Einstein est decede le 18 Avril 1955 , je pense que dans ce cas, c'est plutot vous qui etes d'accord avec lui et pas l'inverse ..

    Je sais aujourdhui je suis taquin ...
     
  12. NEUF

    NEUF Guest

    Alexis de Tocqueville l’expliquait déjà dans De la Démocratie en Amérique, publié en 1835. Dans cette oeuvre célèbre, il fait l’analyse de la démocratie aux États-Unis, ce jeune pays libre regorgeant d’entrepreneurs dynamiques et individualistes : « La république américaine durera jusqu’au jour ou le Congrès découvrira qu’il peu corrompre le public avec l’argent du public. »
    Le confort relatif qui a rendu la population indifférente à cette problématique n’est pas là pour rester. Il est impératif que la population réalise que nous sommes bien engagés sur la route de la servitude et de la pauvreté.
     
  13. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    On va editer un guide a cette occasion , le guide du Proutard....
     
  14. Legume28

    Legume28 Membre Platinum

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    D'accord pas de problème.
     
  15. NEUF

    NEUF Guest

    On a beau prendre le problème dans tout les sens, on reviens donc a la case depard :

    Rand pose comme postulat que par essence ce sont les masses, entrainées par les politiques, qui entretiennent le conservatisme et les blocages aux changements.


    Romancière et philosophe russo-américaine Ayn Rand (1905-1982) et de l’école de pensée qu’elle a créé, l’« objectivisme »
    A écrit « Altas Shrugged » trad fr : "la révolte d'atlas"

    La solution se trouve t'elle dans son postulat ?
     
    #335 NEUF, 17 Août 2011
    Dernière édition par un modérateur: 17 Août 2011
  16. NEUF

    NEUF Guest

    @a Mr lafoy

    Le cancer de la société française


    Lors d’une interview durant laquelle il dénonçait les « dérives de l'assistanat », Laurent Wauquiez plaidait entre autres choses pour que le cumul des minima sociaux soit plafonné à 75% du Smic au motif que, selon lui, « un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au Smic ». Cette déclaration tonitruante a valu à monsieur Wauquiez une volée de bois vert d’autant plus cinglante qu’au-delà d’une remise en cause de nos précieux « acquis sociaux », ce ministre de la République a manifestement dit n’importe quoi.

    En effet, le mécanisme du RSA a été précisément conçu afin de tenir compte des autres aides perçues par les allocataires – ou du moins d’un certain nombre d’entre elles comme les allocations familiales ou l’aide personnalisée au logement (APL). Par exemple, si un couple de chômeurs avec trois enfants peuvent prétendre à 1 167,48 euros de RSA dit « socle » mais touche par ailleurs 286,78 euros d’allocations familiales et 420.93 euros d’APL, leur RSA effectif sera réduit de l’intégralité des allocations familiales et d’un montant forfaitaire de 138.70 euros au titre de l’APL – soit 742 euros qui amènent leurs revenus mensuels à 1 449,71 euros. Par ailleurs, si l’un des deux membres du couple trouve un travail payé au Smic, leur aide au logement baissera d’une centaine d’euros et leur RSA passera à 334.26 euros ce qui portera leurs revenus totaux à 2 005,65 euros ou 555.94 euros de la situation précédente. A moins donc que monsieur Wauquiez ne nous trouve un exemple concret qui illustre son propos, il semble bien qu’un ministre de la République se soit proposé de modifier un système auquel il ne comprend absolument rien.

    L’ingérable maquis

    Qu’un politicien cherche à s’attirer les faveurs de telle ou telle fraction du corps électoral en se proposant de légiférer sur un sujet qu’il ne maîtrise pas n’a rien de nouveau ; c’est même un lieu commun d’une banalité totale. Ce que cette petite mésaventure illustre parfaitement c’est que s’il y a, dans notre pays, des « dérives de l'assistanat », une des causes principales découle du fait que notre système d’aides sociales – comme notre fiscalité – est un inextricable maquis. Cette complexité pose au moins deux problèmes.

    L’opacité du système interdit tout débat rationnel sur son fonctionnement : de la même manière que nous sommes – vous et moi – parfaitement incapables de dire combien nous payons réellement d’impôts, nous sommes tout aussi incapables d’évaluer avec précision combien ceux de nos concitoyens qui bénéficient de ces systèmes touchent effectivement. Soyons honnêtes : en tant que citoyens de ce pays, nous avons totalement perdu la maîtrise de nos finances publiques. Nous ne savons pas qui paye pour quoi et pour qui et en sommes réduits à faire une confiance aveugle à des politiciens professionnels dont l’intérêt bien compris consiste précisément à ce que nous demeurions le plus ignorant possible. Nos jugements en matière fiscale comme en matière de redistribution ne reposent plus que sur les affirmations péremptoires de ceux qui nous gouvernent ou prétendent le faire et nous choisissons de croire celui qui a le mérite de conforter nos apriori.

    Il est un autre principe valable pour les aides sociales comme pour les prélèvements obligatoires qui veut que plus un système est complexe, plus il est facile à contourner. De la même manière que la multiplication infinie des niches fiscales, des abattements et autres passe-droits permet à ceux qui s’en donnent la peine – et qui y ont le plus intérêt – d’éluder l’impôt, l’opacité de notre système d’aides sociales le rend parfaitement incontrôlable et favorise ceux et celles qui cherchent à en profiter indument. La multiplicité des systèmes et des administrations à laquelle s’ajoute la nébulosité des conditions d’attribution encouragent la fraude et créent une situation ubuesque où ceux qui ont besoin d’aide ne savent pas à quoi ils ont droit alors que ceux qui trichent maîtrisent parfaitement les rouages de l’usine à gaz.

    Nous ne ferons pas l’économie d’une réforme du système

    Supposez un instant que monsieur Wauquiez ait eut raison et qu’en effet, il soit possible de mieux gagner sa vie en vivant d’aides sociales qu’en travaillant au Smic. Quel effet croyez-vous que cela puisse avoir ? Pouvez-vous sincèrement croire qu’un de nos concitoyens irait travailler 35 heures par semaine pour le plaisir de réduire son niveau de vie ? Imaginez maintenant qu’il soit possible de toucher exactement les mêmes revenus avec un RSA et quelques autres aides réservées aux chômeurs qu’en travaillant au Smic – même conclusion n’est-ce pas ? Au-delà de la fraude, le problème que pose tout système de minima sociaux et un problème d’incitations : à partir de quel montant de revenus supplémentaires accepteriez vous d’aller travailler ? Si, comme dans l’exemple proposé plus haut, vous touchiez 1 449,71 euros par mois sans travailler, accepteriez-vous de vous lever tout les matins pour gagner 555.94 euros de plus ? Peut être que oui, peut être que non…

    Le chômage volontaire existe. N’en déplaise aux naïfs, un nombre conséquent de nos concitoyens font le choix rationnel et conscient de refuser des offres d’emplois pour continuer à vivre des aides sociales. On peut débattre de l’ampleur du phénomène mais le nier relève de l’angélisme ou la malhonnêteté intellectuelle. Il ne s’agit pas – comme certains aimeraient le croire – de « stigmatiser les chômeurs » mais tout au contraire d’admettre que les gens ne sont pas des imbéciles et qu’un certain nombre d’entre eux exploitent le système. Refuser l’aller travailler pour rien, ce n’est pas être un fainéant ; c’est se comporter de façon parfaitement rationnelle. Nous avons fixé une règle du jeu, définit des « droits » ; comment s’étonner de ce que des êtres doués de raison exploitent cette règle dans le sens de leurs intérêts ?

    Trop complexe, mal conçu, bricolé mille fois par des générations de politiciens qui, à l’instar de monsieur Wauquiez, n’ont fait qu’empiler des systèmes bancals sur des « mesurettes » contradictoires ; c’est tout notre système d’aides sociales que nous devons remettre à plat aujourd’hui. Ce modèle social que le monde est supposé nous envier ne génère plus qu’injustices, effets pervers, clientélisme et déficits publics. L’heure n’est plus aux ajustements de paramètres mais à une refonte complète. Le véritable « cancer de la société française » c’est que nous refusons cette évidence.
    Publié par Georges Kaplan
     
  17. NEUF

    NEUF Guest

    En voila une autre mr lafoy (c'est fou l'admiration que je vous porte), je vais me mettre a vous donnez la foy & hommage si sa continue

    Nous vivons une époque troublée. Aussi loin que notre regard puisse nous porter, les crises ont de tout temps suscité chez les hommes le besoin d’être protégés et de chercher cette protection auprès de celui qui en est le pourvoyeur naturel, l’État. La mondialisation, les étrangers, les marchés et autres changements climatiques sont autant de sujets d’incompréhension et d’angoisse savamment entretenus par des politiciens trop heureux d’alimenter le pessimisme ambiant pour mieux en récolter les fruits électoraux. La question qu’élude complètement cette surenchère sécuritaire, qui quoiqu’on en dise n’est pas plus virulente à droite qu’à gauche, tient en deux mots : nos libertés.
    Être libre ne consiste pas, comme le répètent à l’envie ceux qui ont la mémoire trop courte ou la main trop lourde, à « n’être soumis qu’aux lois ». Ce n’est pas parce qu’une loi a été votée, y compris par un gouvernement démocratiquement élu, qu’elle n’est pas liberticide, arbitraire ou qu’elle n’opprime pas une grande partie de ceux qu’on oblige à s’y plier. « L’individu, écrivait Turgot [1], a aussi ses droits, que la nation ne peut lui ôter que par la violence et par un usage illégitime de la force générale ».

    « La liberté, nous dit la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (article IV). Cette définition n’a pas été donnée dans l’urgence de la pression médiatique ni pour complaire à telle ou telle fraction d’un électorat versatile ; elle est le fruit des Lumières, de la réflexion des philosophes et des encyclopédistes qui avaient eux-mêmes eu à subir le joug d’un État total. Les hommes libres ont des droits inaliénables ; des droits qu’aucune décision arbitraire, aucun gouvernement ni aucune loi ne devrait jamais pouvoir remettre en cause. L’attachement qui est le notre à la démocratie, qui reste – pour suivre Winston Churchill – « le pire système de gouvernement à l’exclusion de tous ceux qui ont été essayés », ne doit jamais nous faire oublier que le vote majoritaire c’est aussi deux loups et un agneau qui votent pour décider du menu du dîner. La démocratie n’est pas et ne sera jamais l’unique condition de nos libertés et peut, corrompue par la peur, la haine et la soif de pouvoir, donner naissance aux régimes les plus atroces. Faut-il que l’histoire ne nous ait rien appris pour que nous soyons obligés de rappeler qu’un des pires régimes que l’humanité n’ait jamais connu est sorti des urnes et que rien de ce qu’il entreprit – jusqu’aux camps de la mort – n’était illégal ? Ceux qui voient dans la seule démocratie l’alpha et l’oméga de la liberté commettent une erreur fatale ; un État démocratique est une condition nécessaire mais en aucune manière une garantie suffisante.
    Même en démocratie, voir dans le détenteur du monopole de la coercition la source de nos libertés est au mieux un contresens. La nature de l’État, son principe même, réside dans la protection qu’il nous accorde en échange d’une restriction de nos libertés individuelles. Il nous protège mais n’est pas le garant de nos libertés – il en est même l’ennemi le plus menaçant. Les philosophes des Lumières et ceux qui ont perpétué leur tradition l’avait compris. Le texte même de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 nous rappelle que, selon les termes de Friedrich Hayek, « ce n’est pas la source mais la limitation du pouvoir qui l’empêche d’être arbitraire ».
    Si nous voulons vivre dans une société libre, nous devons admettre que la désirabilité d’une chose ne justifie pas l’usage de la coercition. Un homme libre doit être capable d’admettre que ses concitoyens ne vivent ni ne pensent pas nécessairement comme il souhaiterait qu’ils le fassent. Lorsqu’un peuple prend et perpétue cette détestable habitude d’en appeler au législateur et à la police à chaque fois que quelque chose lui déplait ou lui semble « injuste » [2], il sème les graines de son propre esclavage. C’est oublier qu’un État qui peut tout nous donner peut tout aussi bien tout nous prendre. C’est là le vice profond des idées socialistes – de gauche comme de droite – qui confondent le gouvernement et la société : refuser au gouvernement le droit de faire quelque chose ne signifie pas qu’on ne souhaite pas que cette chose soit faite ; cela signifie qu’on préfère la confier à la société civile plutôt qu’à l’appareil coercitif. C’est de ce corps d’idées, qui fait de l’État la source même de toute société que sont nées toutes les idéologies totalitaires.
    Ceux d’entre nous qui aspirent encore à demeurer des hommes libres devraient toujours garder à l’esprit que derrière le protecteur pourrait bien se cacher le maître. Benjamin Franklin disait qu’« une société qui abandonne un peu de liberté pour gagner un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et perdra les deux ». L’histoire lui a-t-elle donné suffisamment raison ou devons nous encore sentir le poids des chaines pour mieux nous en convaincre ?

    Sa je n'est pas eu besoin de le lire pour le comprendre
     
  18. woodyshanghai

    woodyshanghai Membre Silver

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    Y a une vidéo de Arte Cut Up sur le "Business" qui fait un bon résumé de la situation (ainsi que d'autres petites vidéos: "Men of the City";... ). http://www.arte.tv/fr/4071382.html#8

    Il y a aussi le film "Inside Job" (depuis quelques temps) qui fait un bon résumé de la situation (en plus récent que "Capitalism A love story" de Michael Moore).
     
    #338 woodyshanghai, 17 Août 2011
    Dernière édition: 17 Août 2011
  19. A_zhongshan_un_chti

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    21 Oct 2009
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    1010
    Ouais ouais, bah à choisir

    + une société civilisée comme en France, où l'on traite la misère par le social

    OU

    - une société sauvage, comme les USA, où l'on traitre la misère au bout du canon, et on jette les pauvres en prison.

    JE préfère une société civilisée comme en France.
    Où l’accès aux armes est contrôlé , fort heureusement.

    Il est quand même franchement lamentable de claquer des fortunes pour balancer des bombes à l'outre bout du monde, et laisser les pauvres crever sur le pas de nos portes (USA).


    L'ultra capitalisme, le libéralisme à l’extrême se veut anti social, les chemises brunes ne sont plus loins.

    C'est la sélection à fond les manettes, où le plus fort écrase le plus faible.

    L'homme est un outil de production, une fois qu'il perd sa rentabilité, il est jeté en France, dans la poubelle du chômage, aux USA, en prison.
     
    #339 A_zhongshan_un_chti, 17 Août 2011
    Dernière édition: 17 Août 2011
  20. NEUF

    NEUF Guest

    Justement , on glisse lentement mais surement vers le modèle USA.
    Entièrement d'accord, c'est justement le sujet, trouvez une alternative qui ne soie ni ultra et ni extrême, Un juste un milieux
     
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