Armes nucleaires et traite de non-proliferation

guillaumeenchine

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09 Sept 2019
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Je ne comprend pas trop les pays ayant signes ce traite? Je vois l'interet pour les pays detenant deja l'arme nucleaire mais pas vraiment pour les autres. Surtout dans le contexte actuel ou les traites sont pietines. Je veux parler de l'OTAN dont Trump a clairement dit qu'il se t* le derriere avec, je veux parler du traite de non-aggression de l'Ukraine de 1991 qui de toute evidence n'est pas respecte par la Russie, etc.

Au lieu d'etre un traite protegant les plus faibles, c'est devenu un objet de chantage au service des plus fort qui s'en serve de parapluie pour attaquer les autres en sachant pertinament qu'ils sont proteges par l'arme nucleaire. Donc, pour eux, c'est gagnant a tous les coups.

Quelqu'un m'explique ce qui refroidit des pays comme l'Allemagne ou la Pologne de developer leur programme nucleaire? Quand on a affaire a des grandes puissances aussi irresponssables, on ne leur confie pas sa securite.
 
* L'Ukraine avant de procéder au vote d'adhésion a imposé à la Russie, les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne une déclaration écrite attestant l'engagement de ces puissances à étendre les garantie de sécurité à l'Ukraine. Ces garanties, formalisées le 5 décembre 1994 au cours d'une cérémonie solennelle à Budapest peuvent être résumées comme suit: la Russie, la Grande Bretagne et les Etats Unis s'engagent à respecter les frontières en accord avec les principes de l'Acte Final de la CSCE de 1975; à s'abstenir de la menace et du recours à la force contre l'Ukraine; à la soutenir en cas de tentative de pression moyennant la coercition économique; à recourir au Conseil de sécurité des Nations Unies en cas d'agression par une puissance nucléaire.

Mais dans le meme temps les conditions pour l'Ukraine de ne jamais envisager d'adherer a l'OTAN et de rester un etat neutre et tampon , n'ont pas ete respectees .
..

* Après son indépendance de l'URSS en 1991, l'Ukraine a d'abord adopté un statut "non-aligné", la Russie étant farouchement opposée à toute expansion de l'Otan à l'est, avant de l'abandonner fin 2014 au début de la crise avec Moscou. La Russie n'a eu de cesse de dénoncer le rapprochement de l'Otan de ses frontières, malgré les promesses de non-élargissement formulées, selon Moscou, lors de l'effondrement du bloc de l'Est.


Dossier : Le Traité New Start : bilan et perspectives ( 8 septembre 2020 )
TRAITES SUR LA REDUCTION DES ARMES STRATEGIQUES (START I et START II) ( 3 mars 2022 )

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L’origine de l’OSCE remonte à la période de détente du début des années 1970, lorsque la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) a été constituée pour servir d’instance multilatérale de dialogue et de négociation entre les blocs de l’Est et de l’Ouest.

Edito : Lors des réunions qui se sont déroulées deux années durant à Helsinki et à Genève, la CSCE est parvenue à un accord sur l’Acte final d’Helsinki, signé le 1er août 1975. Ce document contient un certain nombre d’engagements clés en matière politico-militaire, économico‑environnementale et des droits de l’homme, qui ont servi de base au processus dit «de Helsinki». Il a également établi les principes fondamentaux (le «Décalogue»)) régissant le comportement des États les uns envers les autres et à l’égard de leurs ressortissants.

Jusqu’en 1990, la CSCE tenait essentiellement des réunions et des conférences, qui complétaient et renforçaient les engagements des États participants, tout en examinant périodiquement leur mise en œuvre. Avec la fin de la guerre froide, le Sommet de Paris de novembre 1990 a toutefois engagé la CSCE sur une nouvelle voie. Dans la Charte de Paris pour une nouvelle Europe, la CSCE a été invitée à prendre part à la gestion du changement historique survenant en Europe et à répondre aux nouveaux défis de l’après-guerre froide, en se dotant d’institutions permanentes et de capacités opérationnelles.
Dans le cadre de ce processus d’institutionnalisation, la CSCE est devenue l’OSCE par une décision prise lors du Sommet des chefs d’État ou de gouvernement de Budapest en décembre 1994.

 
Dernière édition:
La Corée du Nord a annoncé
Lancement d'essai réussi d'un missile balistique hypersonique
Selon CCTV news, KCNA a rapporté le 3 avril 2024
La Corée du Nord a testé avec succès le 2eme Nouveau missile balistique hypersonique
par le Secrétaire général et Conseiller d'État du Parti des Travailleurs de Corée
Le premier teste au mois de janvier 2024.
site français


En échange de ces transferts d'armement, Pyongyang cherche à se procurer des équipements militaires russes et des «technologies sophistiquées», avait déclaré à la presse John Kirby.


 

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Ce qui est amusant dans ce "traite de non-proliferation", c'est que les pays ayant l'arme nucleaire ne s'engagent meme pas a ne pas attaquer les pays ne l'ayant pas :mur: Cherchez l'erreur.
 
Si l'Ukraine n'avait que ne serait-ce que 10 bombes nucleaires bien planquees qqpart, tu peux etre sur que la Russie n'aurait jamais pris le risque de l'attaquer. La Crimee ne vaut pas de voir Moscou et St Petersbourg rasees de la carte.
 
La Chine est le seul pays qui a déclaré, dès le premier jour de ses expériences réussies avec des armes nucléaires dans le désert de Lop Nur, le grand Mao Zedong a déclaré que la Chine n’allait pas utiliser d’armes nucléaires en premier, ce qui n’est jamais rapporté dans les médias occidentaux. Même la France n’a pas fait une telle annonce.
Israël possède déjà des armes nucléaires, cela fait bien des années, bien qu’il n’ait pas le droit de les posséder, mais les pays du monde ferment les yeux.
😝 qq表情.jpg:grin:
Dans la mythologie occidentale, il semble exister une « boîte de Pandore », et je comprends maintenant pourquoi ce mythe existe, et ce mythe continue de se jouer aujourd’hui.
 
Dernière édition:
Je me demande bien d'ailleurs comment la Chine a pu mettre la main sur l'arme nucleaire a une epoque c'etait un pays completement arriere. Les russes (encore eux) y sont sans doute pour qqchose.
 
Israël possède déjà des armes nucléaires, cela fait bien des années, bien qu’il n’ait pas le droit de les posséder, mais les pays du monde ferment les yeux.
Et la Corée du Nord, ce grand ami de la Chine ???
 
Je me demande bien d'ailleurs comment la Chine a pu mettre la main sur l'arme nucleaire a une epoque c'etait un pays completement arriere. Les russes (encore eux) y sont sans doute pour qqchose.
Va deja consulter des archives , et renseigne toi sur les travaux de Jonathan D. Pollack

Edito : L'entrée de la France dans le «club atomique», en 1960, avait porté le nombre de ses membres à quatre.La Chine continue pour sa part les recherches entreprises au cours des années 1950 avec l'assistance de l'Union soviétique (URSS). La fin des années 1950 et le début des années 1960 sont marqués par un refroidissement entre les deux géants du monde communiste. Les Chinois poursuivent néanmoins leurs recherches qui aboutissent, le 25 octobre 1964, avec l'explosion d'une première bombe atomique.


Nicolas Vichney, « Un premier pas »

«...Mais le fait que la Chine ait réussi, nonobstant des conditions économiques difficiles et en l'absence de toute aide étrangère, à faire éclater un engin nucléaire est généralement considéré comme apportant la preuve que l'on avait peut-être quelque peu sous-estimé les possibilités techniques de la Chine. Est-ce à dire que cette dernière a pu, en quelques années de travail, que l'on veut bien croire acharné, effacer le retard qu'elle avait sur les nations industrialisées et effectuer ainsi un extraordinaire bond en avant ? (...) La conclusion s'impose que tout pays, s'il le veut, s'il y consacre des hommes et l'argent nécessaires, peut très bien se donner la gloire de procéder à une explosion atomique. La maîtrise à des fins militaires de l'énergie atomique est accessible, sinon à tous, du moins à ceux qui savent s'atteler durant des années à des tâches techniques précises et bien planifiées, et consentir pour cela d'importants sacrifices. C'est une leçon qui risque d'être méditée par d'autres encore que la Chine. »

Le Monde (France), 18 et 19 octobre 1964, pp. 1 et 3.


Le « sale petit secret » du rapport Cox

Extraits choisis : Pour le lecteur non initié, le rapport Cox présente un tableau inquiétant d’un espionnage chinois omniprésent et soutenu et d’une acquisition illicite de technologies, époustouflant par son ampleur, son ampleur et son efficacité. Le document dénonce un laxisme extrême dans les procédures de sécurité américaines et un processus de contrôle des exportations gravement défectueux, qui auraient tous deux été exploités par les services de renseignement et les fabricants d'armes chinois. De l'avis du comité, ces actions ont été sciemment encouragées par des scientifiques américains prêts à divulguer les secrets américains sur les armes nucléaires et par des entreprises aérospatiales américaines désireuses d'obtenir un avantage commercial avec la Chine, quelles que soient les conséquences sur la sécurité nationale.

Compte tenu des omissions substantielles dans la version déclassifiée du rapport, il est impossible d'évaluer pleinement les conséquences potentielles de l'acquisition par la Chine des informations techniques et de conception d'armes nucléaires américaines, quelle que soit la manière dont Pékin a acquis ces données. Les jugements du rapport sont radicaux et sans équivoque, mais les preuves à l'appui de ces affirmations semblent bien plus limitées et ambiguës, ce qui suggère que la compromission des informations pourrait avoir été bien moins importante que ne l'affirment les auteurs du rapport.

Mais les lacunes de l’étude s’étendent bien au-delà de ses déductions et affirmations ; ils concernent ses prémisses et hypothèses de base. Malgré l'ampleur et le niveau de détail prodigieux du document, il est remarquablement anhistorique. En particulier, il est presque totalement dépourvu de référence aux liens politiques, militaires, de renseignement et technologiques à double usage avec la Chine, entretenus assidûment aux plus hauts niveaux du gouvernement américain au cours des années 1970 et 1980.


Au milieu des sinistres affirmations et prévisions du rapport, un sale petit secret passe totalement sous silence. Dès le début des relations sino-américaines, au début des années 1970, les administrations républicaines et démocrates successives ont estimé que le renforcement de la puissance chinoise – en guise de contrepoids à la puissance soviétique – était dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis, et ont constamment cherché à faire progresser cet objectif au cours des deux décennies suivantes. Cet engagement américain a été communiqué à plusieurs reprises aux hauts responsables chinois, tant en paroles qu’en actes. Les États-Unis étaient déterminés à renforcer leurs relations dans une multitude de domaines hautement sensibles et à façonner les attentes de la Chine à l’égard des États-Unis et sa poursuite de la haute technologie américaine. Les Chinois ont peut-être exploité ces opportunités par tous les moyens disponibles, mais ils franchissaient une porte que le gouvernement américain avait décidé depuis longtemps d’ouvrir.

Sous l’administration Carter, ces liens se sont élargis et approfondis. Les États-Unis ont fourni régulièrement aux responsables chinois des séances d’information sur les renseignements ; les deux pays ont également entrepris une collaboration active en matière de renseignement (en partie pour surveiller le respect par les Soviétiques des accords SALT). D'autres programmes ont intensifié la collaboration contre les actions soviétiques en Afghanistan et les actions vietnamiennes au Cambodge. Ces activités se sont encore accélérées sous l’administration Reagan, notamment la fourniture (avec l’aide de la Chine) de missiles anti-aériens américains Stinger aux insurgés moudjahidines résistant à l’invasion soviétique de l’Afghanistan.

Mais la décision de l’administration Reagan d’accélérer le transfert de technologie vers la Chine a un impact très direct sur les conclusions du rapport. Alors que les Chinois cherchaient à développer une base industrielle civile là où il n’en existait pas ou peu auparavant, le transfert de technologie en provenance des États-Unis était crucial. Une grande partie de ces efforts impliquait des technologies et un savoir-faire intrinsèquement pertinents pour les programmes civils et militaires. Il comprenait la fourniture d’une vaste gamme de données techniques et de conception pour l’assemblage des avions McDonnell-Douglas à Shanghai, y compris un accord de coproduction MD-82 signé en 1985 – le plus grand projet industriel américano-chinois des deux dernières décennies.


Suite >>>

 
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Apres comment les sovietiques ont obtenus la bombe ? j'ai illustre cela a l'occasion de la sortie du film " Oppenheimer " sur le forum en 2023 , notamment avec cette video ...


Duree 52:24

 
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Et la Corée du Nord, ce grand ami de la Chine ???
Bonjour Chris

Decembre 2002

Extrait choisi : Le passé appartient au passé et les Etats-Unis semblent - au moins tant que Washington aura besoin de l'assistance d'Islamabad dans la lutte antiterroriste - se satisfaire des démentis du Pakistan sur sa coopération avec la Corée du Nord en matière nucléaire. Mais la question reste d'autant plus sensible que Washington a affirmé, en octobre, que les autorités nord-coréennes avaient avoué développer un programme d'armement nucléaire, en violation de leurs engagements internationaux. « Le président pakistanais, Pervez Moucharraf, m'a assuré plus d'une fois qu'il n'y avait plus de contact » relatif au nucléaire entre Pyongyang et Islamabad, a encore affirmé récemment le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, interrogé sur un article du New York Times. Citant des sources de renseignements américaines, le quotidien notait que, six mois plus tôt, le Pakistan recevait encore des « pièces de missiles balistiques » en échange d'une aide au programme nucléaire militaire coréen sous forme de « plans pour des centrifugeuses et de matériels pour enrichir l'uranium ».

Autant d'informations démenties avec force par les responsables pakistanais.

 
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