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18e C - Ambiance à Pékin

Discussion dans 'Informations Chine' créé par C-E, 7 Novembre 2012.

  1. GuYong

    GuYong Alpha & Oméga

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    Dans ce que j'ai pu grapillé:
    - grosse réputation anti-corruption, d'ou le discours de Hu hier (vu ses pratiques concernant ses promotions, pas étonnant). Pas besoin de vous rappeler comment à fini le maire de Shanghai quand il a eu envie de lui prendre sa place.
    - Business first. Pas un idéologiste de parti. Bref branche droite libérale du PC (si si! ca se fait).
    - Etrangers.. bah il est chinois, on est pote tant que l'on paie. Vu la situation écomonomique, peu d'espoir de voire la politique d'immigration général de s'assouplir (en terme du controle et des critères demandés). Par contre, concernant ceux ayant déjà accés à des visas de travail, les cartes de résidence devrait etre plus facile à obtenir (discuté plusieurs fois ici).
    - Le Japon. Le PCC se fout royalement du Japon et ne veut bien sur pas d'une guerre (Hu comme XJP comme les autres membres du comité). Aprés, un incident mal placé, un dérapage, et boom, comme d'hab. Qui vivra verra.

    Au final, merci de lire l'article que j'ai collé plus haut, le président ne décide pas, jamais, de rien! Il ne faut confondre le role de président dans nos républiques et la pyramide chinoise... le comité permanent dirige, et la on a pas encore tout les noms, vu qu'ils se barrent tous à la retraite.
     
    #41 GuYong, 9 Novembre 2012
    Dernière édition: 9 Novembre 2012
  2. Alexish

    Alexish Demi-dieu

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    "Mais non, on ne se prépare pas pour une catastrophe".

    Hummer.jpg
     
  3. GuYong

    GuYong Alpha & Oméga

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    C'est le soucis majeur, vu la montée en puissance du PSB et la maintien du pouvoir de l'armée au sein du système politique; Si leurs représentants les plus corriaces arrachent des places aux comités, ca ne va pas rigoler dans les chaumières.....
     
  4. Cyril.G

    Cyril.G Dieu Supérieur

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    Merci Guyong pour l'article. Très intéressant.
     
  5. lsm79

    lsm79 Archange

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    Ce sont des bonnes interrogations et la un doute m'habite et je me dis avec HuHu on connaissait ses positions sur ces sujets???

    Modif: Le message de Guyong qui repond en parti s'est vu discretement inserer dans le thread sans que je le remarque.
     
    #45 lsm79, 9 Novembre 2012
    Dernière édition: 9 Novembre 2012
  6. manu13

    manu13 Dieu suprême

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    Je ne suis pas sur d'avoir vue circuler cet article sur le thread ... mes excuses si je me trompe:
    http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article7316

    [h=3]Le 18[SUP]e[/SUP] Congrès du Parti Communiste Chinois s’ouvre aujourd’hui jeudi 8 novembre et doit durer jusqu’au 14 novembre. Quels sont les objectifs de ce Congrès ? Quel est le fonctionnement de celui-ci ?[/h]
    [​IMG]
    Les objectifs de ce Congrès ne sont pas réellement la désignation de la future direction du Parti Communiste Chinois (PCC) puis de l’Etat chinois puis de l’armée chinoise, mais d’entériner des décisions qui ont déjà été prises d’une manière ou d’une autre au cours de réunions tout à fait informelles. Il y aura quand même des discussions, sans doute à huis clos, des discussions assez vives. Tout le monde est autorisé à s’exprimer dont les centaines de délégués présents, toujours derrière des « portes fermées » et nous ne saurons pas ce qui s’est passé. Les discussions peuvent aller assez loin avec des revendications locales qui très souvent se superposent à des revendications nationales. Ensuite, il y a un moment où le chef siffle la fin de la partie et dit « c’est terminé, maintenant vous êtes priés d’entériner les décisions qui ont été prises. Ce que vous avez dit, nous en tiendrons compte », et puis, en quelque sorte, ça s’arrête là. Le Congrès du PCC permet également de faire des rencontres interprovinciales et interministérielles qui ne peuvent avoir lieu dans d’autres occasions.

    [h=3]Quel bilan peut-on tirer des dix années de présidence de Hu Jintao ?[/h]Hu Jintao, qui avait été faussement présenté à son arrivée comme quelqu’un d’extrêmement fort et capable de gérer la Chine d’une main de fer, puisqu’il avait été l’homme de la répression au Tibet, s’est révélé finalement un président relativement mou, cherchant surtout à éviter les confrontations. Il a eu à gérer -et il l’a fait relativement bien-, un certain nombre d’affaires, en particulier le tremblement de terre au Sichuan. Il a évité un krach de la Chine sur le plan économique mais à l’heure actuelle, il n’a pas réussi à transformer le modèle chinois, à créer une consommation intérieure. Il n’a pas réussi non plus à régler les problèmes d’environnement, ni à régler les problèmes de société. La fracture sociale est de plus en plus violente en Chine. Il laisse donc de grands défis à ses successeurs.[h=3]Quels sont justement les grands défis qui attendent les futurs cadres du PCC et, à plus forte raison, le président ?[/h]Les grands défis pour le Parti Communiste Chinois, pour le gouvernement, et pour l’armée -puisqu’il s’agit de la même chose-, seront de gérer l’atterrissage d’une économie totalement tournée vers l’exportation et la transformer en une économie plus tournée vers l’intérieur.
    Il faut également empêcher la fracture sociale : les dynasties en Chine s’effondrent systématiquement quand il y a une perte de solidarité à l’intérieur du pays. Or, à l’heure actuelle, la solidarité est en train de disparaître à l’intérieur du pays. Il y a une petite classe qui est riche, voire même très riche, et tout le reste du pays ne bénéficie pas du tout des richesses de la même manière. Il y a bien une classe intermédiaire mais elle est trop peu importante. C’est un défi qu’il va absolument falloir gérer, et ce sera très difficile.
    Il s’agira également de relever le défi de l’amélioration du fonctionnement de la Chine à l’international. Pour le moment, le pays ne se comporte pas correctement dans beaucoup de domaines : respect des droits de l’homme, respect des propriétés intellectuelles et industrielles, respect d’un certain nombre de règles économiques, respect de la souveraineté des autres pays -en particulier en Mer de Chine méridionale-, tentative d’utilisation d’arrogance et d’imprécation au lieu de la discussion… tout cela devra être réglé. Si une partie du Parti Communiste voudrait travailler sur l’amélioration de ces dossiers, il y a également une grosse partie du PCC, essentiellement les gouvernements locaux, qui ne veulent absolument pas sortir d’une Chine « impériale » qui ne respecte pas les règles du jeu internationales.
    [​IMG]
     
  7. manu13

    manu13 Dieu suprême

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    Ainsi qu'un autre ci dessous, desole pour le flood, je vous fais passer mes lectures du lunch !
    http://www.latribune.fr/actualites/...e-a-l-effondrement-du-parti-et-de-l-etat.html

    Hu Jintao : la corruption pourrait conduire à "l'effondrement du parti et de l'Etat"

    [​IMG]



    Marina Torre
    Le PC chinois renouvelle sa direction. Dans son discours d'ouverture du XVIIIe congrès du parti, le président sortant Hu Jintao a fait le bilan de ses dix ans au pouvoir et passé le flambeau à son successeur Xi Jinping avec ce message : la Chine doit lutter contre la corruption. Le point en 8 citations.

    Discours d'adieu pour le président chinois. Ouvrant ce jeudi le XVIIIe congrès du PCC qui doit se poursuivre jusqu'à mercredi, le chef d'Etat sortant, Hu Jintao, s'est exprimé pendant une heure et demie devant un parterre plusieurs milliers de représentants du parti. Ces derniers sont réunis dans le Palais du peuple sur la place Tienanmen, bouclée par un important dispositif policier. Il laisse à son successeur Xi Jinping, actuel vice-président, ainsi qu'à Li Keqiang, vice-Premier ministre qui doit remplacer le Premier ministre Wen Jiabao, un appareil politique secoué par le scandal Bo Xilai. Ainsi qu'une croissance certes, toujours très forte, mais qui accuse un ralentissement notamment en raison de la crise européenne. Voici les grandes lignes du bilan qu'il a dressé dans cette allocution.

    • La corruption : "Si nous échouons à traiter cette question correctement, elle pourra s'avérer fatale"

    Pour Hu Jintao, la corruption pourrait même provoquer "l'effondrement du parti et de l'Etat". Entre les lignes, il fait allusion au scandale lié à la chute de Bo Xilai. Cet ancien cacique du parti, déchu du bureau politique après qu'une affaire de corrupion dans la ville de Chongqing dont il dirigeait le PC a été révélé et entâché par le meurtre d'un ressortissant britannique pour lequel son épouse Gu Kailai a été reconnue coupable. Plus largement, les Chinois eux-mêmes sont de plus en plus nombreux à se dire affectés par la corruption.

    • L'économie: vers "un nouveau modèle de croissance"

    Après une décennie de croissance à 10% de hausse du PIB par an, l'économie chinoise accuse un - relatif - ralentissement puisque le produit intérieur brut du pays affiche 7,5% de hausse. Il s'agit du plus bas niveau depuis la crise financière asiatique de 1997-1998. En dépit de ces difficultés, le Produit intérieur brut chinois (PIB) devra doubler d'ici 2020 par rapport à 2010, espère Hu Jintao. Il s'agit pour cela de développer le marché intérieur afin de moins dépendre des exportations. Les inégalités économiques du pays ont par ailleurs donné lieu à des mouvements sociaux violamment réprimés mais relayés notamment par des opposants sur internet malgré la censure.

    Le régime : "attacher plus d'importance à l'amélioration du système démocratique"
    Le président chinois sortant a toutefois bien mis les choses au clair: "Nous ne devons pas prendre l'ancien chemin qui est fermé et rigide, pas plus que nous devons prendre la route diabolique du changement de drapeaux et de bannières", a-t-il lancé. Il souhaite une "réforme de la structure politique" du pays en tant que "part importante des réformes globales de la Chine", mais pas de redirection brutale. Au contraire, il s'agirait à cet égard d'avancer "activement et prudemment". Hu Jintao n'appelle donc pas à un changement de régime, ni à la fin de la règle du parti unique.

    Un contrôle de l'Etat par le parti communiste qui s'illustre avec une évocation de l'armée que le président sortant veut voir modernisée avec plus d'informatisation et le développement de la "cyberdéfense". "Il importera de maintenir avec détermination le contrôle absolu du Parti sur l'armée [et] de faire en sorte que celle-ci s'inspire toujours du système théorique du socialisme à la chinoise", a-t-il ainsi lancé.

     
  8. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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  9. xiao bai

    xiao bai Dieu

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    Autre point de vue en anglais (juste les 1ers paragraphe, le reste en lien):
    http://www.telegraph.co.uk/finance/...-destiny-in-doubt-after-leadership-shock.html
    If reports from the Hong Kong press and China's blogosphere are correct, a
    remarkable upset has occurred on the eve of the ten-year power shift next week
    -- the greatest turn-over of top cadres since Mao's revolution.


    The South China Morning Post says the
    new line-up of the Politburo's Standing Committee is "packed with
    conservatives"
    . The succession deal agreed over the summer has been
    scuppered.


    The 86-year Mr Jiang -- who rose to supreme leader on the bones of Muxidi and
    Tiananmen in 1989 -- has placed his accolytes in charge of the economy,
    propaganda, as well as the Shanghai party machine.


    The hardliners seem poised to snatch control of the seven-man Committee,
    tying the hands of incoming president Xi Xinping and premier Li Keqiang. If
    confirmed, long-term investors may have to rethink their core assumption about
    the future course of China.


    This power struggle going into the 18th Party Congress matters more in the
    sweep of history than the run-off two days earlier between a centrist Barack
    Obama or the centrist Mitt Romney, though the stage drama is less compelling.
     
  10. lsm79

    lsm79 Archange

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    Je pense que les etrangers vivant en Chine donne plus d'importance aux affaires politiques chinoises que 99% des chinois et ceci n'est pas un troll...
     
  11. C-E

    C-E Dieu
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    best troll ever
     
  12. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    Chine : le premier congrès communiste de l'ère Weibo

    Le Monde.fr | 13.11.2012

    Le rituel et la propagande du Congrès du Parti communiste chinois (PCC) n'ont guère changé, le vocabulaire ampoulé et les formules creuses des rapports et des discours non plus. Mais, pour la première fois, ce grand-rendez vous politique, le 18[SUP]e[/SUP] qui s'achève mercredi 14 novembre – avec une présentation prévue à la presse le lendemain des nouveaux dirigeants, dont le numéro un Xi Jinping – se déroule à l'ère de Weibo (microblogs en chinois), qui compte plus de 300 millions d'utilisateurs, pour plus de 550 millions d'internautes. Le plus populaire des sites de microblogs, celui de Sina, a été lancé en 2009, au moment où Twitter, son modèle occidental, était bloqué en Chine à la suite des émeutes à Urumqi, dans la province du Xinjiang.

    Pour le PCC, le congrès est l'occasion de déployer une énorme propagande sur les réussites du régime. Tous les médias officiels sont mobilisés. La plupart du temps, pour les informations politiques, les journaux utilisent les dépêches de Chine Nouvelle (Xinhua), qui donnent le ton de la couverture quotidienne en fonction des directives du département de la propagande du PCC.

    Des conférences de presse sont organisées, mais certains journalistes étrangers ont beau lever la main pour poser des questions, ils ne sont pas désignés par le maître de séance... Lundi 12 novembre, l'une d'elles portait sur les "délégués de base" du PCC avec un déploiement de langue de bois sans pareil.

    [​IMG]

    Des tournées sont également organisées. Lundi, le thème était "Développement scientifique, résultats splendides". L'occasion de présenter, au pas de course, dans le quartier de Xicheng à Pékin, un des plus grands de la capitale, un " centre de service administratif ", où sont présentes une trentaine d'administrations. Le centre, flambant neuf, est destiné à faciliter les démarches des habitants. Sur le mur du local des "volontaires", mobilisés depuis les Jeux Olympiques à chaque occasion, sont affichées leurs différentes tenues, dont celle que portait M[SUP]me[/SUP] Chang pour le mausolée de Mao à Pékin.

    [​IMG]

    Puis un petit tour au centre de contrôle du trafic automobile de Pékin avant une visite dans une école en début d'après-midi. Les journalistes étrangers sont utilisés par les médias officiels pour bâtir des sujets sur la manière dont "le monde regarde le 18[SUP]e[/SUP] congrès". Toujours de manière positive avec des citations soigneusement triées, car il n'est pas question de donner une mauvaise image du pays. A chaque visite organisée par le centre de presse du congrès, les journalistes étrangers se voient donc entourés et interrogés par leurs collègues chinois pour leur tirer des phrases sur les merveilles qu'ils sont censés avoir vues.

    [​IMG]

    De manière intéressante, c'est une jeune fille de 11 ans, présente au Congrès pour un journal destiné aux adolescents, qui a semé le trouble parmi les délégués. Lors d'une réunion de travail, ouverte à la presse, où se trouvaient des ministres, elle a posé une question sur les problèmes de sûreté alimentaire, secouant d'un coup l'assemblée. "Comment peut-on être sûr de ce que nous mangeons à l'école ?", a-t-elle lancé.

    [​IMG]

    Cependant, grâce à Weibo, les voix critiques peuvent se faire désormais entendre en temps réel. Les dissidents, éventuels fauteurs de troubles, ont certes été éloignés de la ville, comme Wang Lixiong ou Hu Jia. Les intellectuels, qui travaillent dans les universités, sont tenus au silence. "La pression est grande", expliquait l'un d'eux au téléphone, refusant une interview.

    Mais sur Weibo, malgré la censure, "on a vu beaucoup de commentaires du discours de Hu Jintao au premier jour du congrès", relève Renaud de Spens, spécialiste d'Internet en Chine, basé à Pékin, auteur du Dictionnaire impertinent de la Chine(Bourin éditeur, 398 p., 22 euros). "On a pu mesurer à cette occasion les réactions extrêmement critiques non seulement envers le discours de Hu mais aussi de sa personne", poursuit-il.

    Les médias du régime, comme Chine Nouvelle, Le Quotidien du Peuple et la télévision CCTV, et certains délégués sont également présents sur Weibo, où ils essayent de porter la parole officielle, malgré une certaine hostilité. Ils ont ainsi tweeté les principaux points saillants du discours de Hu Jintao, le numéro un sortant, le jour de l'ouverture du Congrès. Un socialisme aux couleurs de la Chine en 140 signes...

     
  13. Orang Malang

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    Le Congrès du Parti communiste chinois à l'heure de Weibo

    LE POINT du 13 novembre 2012

    [​IMG]

    Tantôt machine à rumeurs, tantôt contre-pouvoir, Sina Weibo, la version chinoise de Twitter utilisée par 360 millions de personnes, s'est imposé en trois années seulement comme le point de rendez-vous virtuel de la jeunesse chinoise. Une jeunesse hyper-connectée, mieux informée que ses aînés, plus politisée aussi. Pas un jour ne passe ainsi en Chine sans qu'un officiel local soit épinglé sur le réseau social par ces wangmin, les citoyens du Net, l'un pour son goût immodéré des montres de luxe, l'autre pour sa collection de résidences privées.
    À l'heure où la Chine opère une transition politique historique, qui doit porter au sommet du pouvoir chinois le dauphin désigné Xi Jinping, les 3 000 journalistes accrédités pour le 18e Congrès du Parti communiste chinois s'attendaient naturellement à une avalanche de messages ironiques ou cyniques sur la rigidité des rituels du PCC, la plus grande organisation du monde avec 82 millions de membres.

    "Grande muraille cybernétique"

    Il n'en fut rien. Weibo est resté inerte depuis l'ouverture du Congrès, jeudi 8 novembre, dans les salles grandioses du Palais du peuple, place Tian'anmen à Pékin. Et pour cause : le mot clé "shibada" - "18e Congrès" en mandarin - a été purement et simplement bloqué sur le site de partage. Seules quelques informations anecdotiques sur les stars chinoises ont réussi à passer le filtre de la "grande muraille cybernétique", selon l'expression utilisée pour caractériser le système de contrôle mis en place par le régime chinois, augmenté pour l'occasion.Pourtant, c'est bien la première fois qu'un Congrès du Parti communiste se déroule à l'ère des réseaux sociaux. Créé en août 2009, Sina Weibo n'existait pas en 2002 lorsque le président Jiang Zemin confia les rênes du pays à Hu Jintao, l'actuel secrétaire général du Parti, lors du 16e Congrès du PCC. Cinq ans après, le 17e Congrès s'était déroulé lui aussi dans l'opacité que la Chine a héritée de sa longue histoire impériale.La déferlante des réseaux sociaux n'aura rien changé. Et c'est une surprise, car, jusqu'ici, Weibo avait laissé les internautes chinois commenter des affaires sensibles, comme les rebondissements sans fin de l'affaire Bo Xilai et, plus récemment, les manifestations environnementales de Ningbo. C'est également sur Weibo que circulent, chaque année au mois de mars pour l'ouverture de l'Assemblée populaire chinoise, des photos qui montrent certains parlementaires ronflant sur les bancs de l'Assemblée. Des photos qui rencontrent un vif succès, mais qui, visiblement, n'inquiètent guère les autorités chinoises.

    Mise en scène

    "L'ouverture du Congrès du PCC est un événement très différent de l'ouverture de l'Assemblée populaire, où l'on discute de politique publique. Le Congrès, en revanche, a pour seul but de mettre en scène la transition politique", explique Michael Anti, un blogueur chinois passé par le bureau du New York Times à Pékin. "Or, les changements de leadership en Chine sont le sujet sensible par excellence", rappelle ce commentateur politique.Malgré la censure, quelques commentaires ont réussi à émerger. Les internautes n'ont ainsi pas tardé à se moquer de Ju Xiaolin, un délégué de Pékin, qui a lu au cours d'une réunion un poème composé en l'honneur du "camarade Hu Jintao"... Une autre déléguée, Li Jian, a elle aussi été ridiculisée par les internautes. Elle avait affirmé qu'elle avait pleuré à quatre reprises au cours du discours pourtant soporifique prononcé jeudi 8 novembre par Hu Jintao. Aujourd'hui encore, deux déléguées du Sichuan, Jiang Min et Luo Wei, ont été la cible de commentaires ironiques sur Weibo après s'être rendues au Palais du peuple... en compagnie de leurs bébés, âgés respectivement de cinq et quatre mois.

    Double tranchant

    Les autorités ont bien compris l'intérêt à double tranchant des réseaux sociaux, qui représentent à la fois une aubaine et un défi. D'un côté, Weibo apparaît comme un nouveau moyen pour le régime de faire passer des messages, et même de récupérer des informations de première main. Mais, en ouvrant des comptes Weibo, les administrations chinoises s'exposent également à la vigilance accrue des internautes.Un numéro d'équilibriste auquel s'est maladroitement risqué le Conseil d'État chinois en lançant le 10 novembre, deux jours seulement après l'ouverture du Congrès, son propre compte Weibo. En quelques heures, cette administration-clé a réuni 310 000 fans... qui se sont vu interdire tout commentaire des messages officiels postés. "Le principe même des réseaux sociaux, c'est qu'ils permettent théoriquement une communication à double sens. Mais le PCC ne veut pas de cela. Il vit encore à l'ère soviétique et n'utilise Weibo que pour faire sa pub", conclut Michael Anti.
     
  14. Orang Malang

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    Troublante similitude des deux titres ...
     
  15. Orang Malang

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    Chine : rumeurs avant intronisation

    http://weibo.blog.lemonde.fr/2012/11/14/chine-rumeurs-avant-intronisation/

    Seront-ils neuf ou sept ? Wang Yang le réformateur fera-t-il partie du Comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois (PCC), le cœur du pouvoir en Chine, tout comme Liu Yandong, qui serait la première faire à y faire son entrée? Avant la présentation officielle, jeudi 15 novembre, au palais du peuple de Pékin, des nouveaux dirigeants chinois, les rumeurs vont bon train sur les microblogs. La composition du Comité permanent est traditionnellement entourée d'un grand secret, en raison des tractations entre les différents courants au sein du PCC, et suscite toujours de nombreuses rumeurs et spéculations.

    Mais cette année, en raison de l'importance prise depuis 2009 par les réseaux sociaux en Chine, elles se diffusent très rapidement. Mercredi, au dernier jour du 18e congrès du PCC, la page d'accueil du portail Sina.com a nourri les supputations des internautes. Dans la rubrique « reportage spécial du 18[SUP]e[/SUP] congrès », les membres les plus importants du comité central (l'organisme qui désigne le bureau politique) sont listés en trois lignes. Sur la première, Xi Jinping et Li Keqiang, futurs secrétaire général et numéro deux ou trois ; sur la deuxième ligne, Wang Qishan, Liu Yunshan, Liu Yandong, Li Yuanchao, Wang Yang ; sur la troisième ligne, Zhang Gaoli, Zhang Dejiang, Yu Zhengsheng, Fan Changlong, Xu Qiliang, etc. Les internautes se demandent pourquoi ce renvoi de ligne peu naturel entre les deuxième et troisième lignes.

    [​IMG]
    Certains y ont vu un signe.

    [​IMG]

    @maqiji : "Selon cet ordre de la liste publiée dans les news, est-ce que ça veut dire que les "7 doyens" sont confirmés?"


    @diqifangke : "J’estime que le nombre des membres permanents n’est pas encore fixé, c’est 7 ou 9, il faut encore négocier ce soir pour publier le résultat demain."


    @xiaolongLeee : "C’est demain où ils élisent les membres permanents... allons nous coucher aujourd’hui..."


    @roger_ai : "Est-ce que les membres permanents seront 10, y compris une femme ?"


    @haoningningMD : "Selon ce renvoi de ligne non naturel, cette rumeur des sept membres permanents sera réalisée."
     
  16. Orang Malang

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    Congrès du PCC : quel est l'héritage de Hu Jintao ?

    LE POINT du 14 novembre 2012

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    À quoi pouvait donc bien penser Hu Jintao en rassemblant lentement les documents étalés devant lui, mercredi après-midi, alors que se vidaient les rangs des derniers délégués à la clôture du 18e congrès du Parti communiste chinois ? Les notes de l'Internationale résonnaient encore dans les hauteurs de l'hémicycle et il est resté là, seul, sur l'estrade presque déserte. Pensant sans doute à ces dernières heures qu'il lui restait encore à la tête de ce parti de 82 millions de membres avant de passer la main, jeudi, à son dauphin désigné, Xi Jinping.
    Dix ans qu'il était là, à ce poste si exposé, s'efforçant de diriger cet empire chinois lancé à toute vitesse sur la route du développement économique, avec à son bord près d'un milliard et demi d'habitants et 57 ethnies différentes. Dix ans de batailles de coulisses, d'arbitrages, de compromis, de couleuvres à avaler pour ce technocrate au visage lisse, qui a réussi l'exploit de se livrer si peu que les observateurs le connaissent, à la veille de son départ, presque aussi peu que le jour de son arrivée...Pourquoi s'est-il concentré pendant cette dernière heure de cérémonie à souligner avec assiduité les textes des discours ? Sans doute parce qu'ils constituent le legs de son passage au pouvoir, l'inscription de sa trace dans l'histoire chinoise. Comme ses illustres prédécesseurs, Hu Jintao est finalement parvenu à faire voter mercredi, à l'unanimité, la révision des statuts du Parti communiste. Certes, sa contribution apparaît plus légère. Après le marxisme-léninisme, la "pensée" de Mao Zedong (le maoïsme), les "théories" de Deng Xiaoping (les réformes et l'ouverture) ou encore la "pensée importante" de Jiang Zemin (l'ouverture du Parti aux entrepreneurs privés), Hu Jintao n'ajoute qu'un "concept", celui du "développement scientifique"."

    Socialisme à la chinoise"


    Mais qu'est-ce, au juste, ce "développement scientifique" ? Lorsque le terme est apparu pour la première fois en juillet 2003, huit mois après l'arrivée de Hu Jintao à la tête du Parti, les analystes se sont consultés, perplexes. Était-ce donc là tout l'apport idéologique de cet ingénieur hydraulique ? Lors du 17e congrès, en 2007, le concept du développement scientifique est devenu le nouveau mot d'ordre, sans que personne ne comprenne encore très bien ce qu'il signifiait.Hu Jintao s'est donc employé à l'expliquer dans son discours d'ouverture, le 8 novembre 2007. "Le marxisme ne saurait manifester une vitalité, une créativité et une attractivité puissante que lorsqu'il est adapté aux conditions réelles d'un pays, qu'il évolue avec son temps et qu'il épouse le destin du peuple. Dans la Chine contemporaine, rester fidèle au marxisme revient à s'attacher au système théorique du socialisme à la chinoise. Le développement scientifique, c'est le dernier acquis de la sinisation du marxisme..."Cette année, la terminologie est devenue plus précise. La semaine dernière, Hu Jintao n'a prononcé que deux fois en 90 minutes de discours le mot "communiste". D'abord, dans sa première phrase en saluant "l'ouverture du 18e congrès du Parti communiste chinois" (PCC), qui n'a toujours pas changé de nom. Il s'est ensuite évertué à ne plus parler que du "Parti" - le seul parti politique au pouvoir depuis 1949 ! Puis, en toute fin de discours, le secrétaire général a également estimé : "L'intégrité est une qualité propre aux communistes (sic)."
    Tout le reste du propos a été consacré au développement du "socialisme à la chinoise", un terme inventé voilà 20 ans par Deng Xiaoping et qui s'impose clairement à la place de "communisme" pour qualifier le système politique chinois. En revanche, tout le décorum classique, des drapeaux rouges à la faucille et au marteau, était toujours au rendez-vous, donnant l'impression d'une dichotomie totale entre un discours qui se voulait moderniste et le cadre de musée vivant dans lequel il était prononcé, au coeur du Grand Hall du peuple.

    Décalage entre le discours et la réalité

    Le congrès a ainsi approuvé, sous le couvert du "développement scientifique", l'insertion de la "civilisation écologique" dans les statuts du Parti, de même que la construction d'un État de droit socialiste ou encore du "soft power" chinois... "L'introduction de tous ces éléments dans les statuts du Parti enrichit le contenu de la construction du socialisme sur les plans économique, politique, culturel et social", a précisé Hu Jintao.Après le précepte imagé de Deng Xiaoping resté célèbre, "peu importe qu'un chat soit noir ou gris pourvu qu'il attrape les souris", le "développement scientifique" de Hu Jintao devient donc le nouveau moyen de théoriser le pragmatisme chinois ! Mais si le Parti a manifesté sa volonté de "devenir plus réaliste", et de s'institutionnaliser pour favoriser son maintien au pouvoir, son chemin vers une véritable "démocratie socialiste" paraît encore bien long.La rigidité des délégués, qui ont une fois encore levé la main dans un même élan pour exprimer leur approbation sur tous les textes qui leur étaient proposés, ne laissant aucune voix aux oppositions ni même aux abstentions, en disait suffisamment sur le décalage total entre le discours et la réalité. Hu Jintao avait pourtant affirmé quelques minutes plus tôt : "La démocratie dans ses rangs, c'est la vie même du Parti... Nous créerons une atmosphère politique favorable à la délibération et à l'aménagement d'une excellente camaraderie basée sur l'égalité." Voeu pieux à ce stade.

    Corruption autodestructrice

    L'autre défi qui mine le Parti et dont Hu Jintao a pris pleinement conscience est la corruption qui gangrène l'ensemble du système. La lutte anti-corruption a pourtant été le cheval de bataille du secrétaire général pendant ses dix années au pouvoir. En 2002, lorsque son prédécesseur Jiang Zemin avait prononcé sur le même pupitre son discours de départ, traçant sa feuille de route, il affirmait déjà : "Si on ne lutte pas contre la corruption, les liens de chair et de sang entre le Parti et le peuple en souffriront beaucoup, et le Parti risquera de perdre son pouvoir ou même d'aller à l'autodestruction". Plusieurs sanctions retentissantes et des dizaines de condamnations n'ont pourtant rien changé. En 2012, la corruption est apparue plus endémique que jamais, et s'est surtout révélée dans les plus hautes sphères du régime par l'affaire Bo Xilai, puis les accusations de la presse américaine sur les avoirs colossaux des familles de plusieurs responsables du Parti.La corruption est pourtant très présente dans l'histoire chinoise : elle a été à l'origine de la chute de la dynastie des Ming (17e siècle), puis du discrédit du parti nationaliste de Chiang Kai-shek dans les années 1940, qui permis aux Communistes de remporter la guerre civile. Aujourd'hui, c'est sans doute la principale bataille qui attend le Parti. "La lutte anti-corruption est une question politique d'importance majeure à laquelle les masses populaires portent une haute attention. À défaut d'un règlement correct de cette question, le Parti risquerait d'essuyer un coup fatal, voire d'aller vers sa propre perte, avec l'État qu'il dirige", a prévenu Hu.

    Voilà pourquoi le congrès a voté mercredi en faveur d'une indispensable "supervision des cadres", et de l'attribution du délicat dossier de la commission de la discipline (la lutte anti-corruption) à Wang Qishan, l'un des principaux mandarins du régime, réputé pour son habileté à gérer les finances de l'État chinois, son franc-parler et... son intégrité, notamment parce qu'il n'a pas d'enfant ! Malgré de bonnes intentions, la route est encore longue pour la Chine !
     
  17. C-E

    C-E Dieu
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    Ben alors ? Ca fait une demie-heure qu'on attend les résultats !
    Qu'est-ce qu'ils ont Xinhua ? Il faut qu'ils fassent chauffer la machine ??
     
  18. C-E

    C-E Dieu
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    40 minutes de retard ! 真不礼貌
    Etrange, ça leur ressemble pas ?
    Un projo a pété ? La maquilleuse s'est trompée de flacon ?
    B Xilai a fait une apparition surprise dans les coulisses ???
     
  19. Orang Malang

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    D'après les chinois dans mon bureau, c'est tombé ...

    Présence d'une femme confirmée ...

    Pour le reste, pas eu le temps de vérifier ...

    Enfin, cela ne changera pas grand chose, sauf à savoir quel clan aura le plus d'influence dans le comité
     
  20. C-E

    C-E Dieu
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    En tout cas, rien d'officiel pour le moment... 45 minutes !!!
    Le retard c'est très malpoli en Chine ! Si les dirigeants donnent le mauvais exemple... où va-t-on ?

    Liu Yandong élue membre permanent ?
     

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