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Wuzhen, Zhouzhuang,... le business des villages touristiques

Discussion dans 'Aux alentours de Shanghai' créé par samz, 25 Septembre 2004.

  1. samz

    samz Membre Gold

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    Shanghai
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    Les vieux bourgs traditionnels, nouvelle mode du tourisme en Chine


    Grâce au tourisme, des petites villes historiques chinoises sont désormais protégées contre l'arrivée des bulldozers, mais leurs habitants se plaignent de ne pas être les premiers bénéficiaires de l'afflux massif de visiteurs.


    A Wuzhen, une bourgade aux vieilles maisons de bois située à deux heures de route à l'ouest de Shanghaï, il faut payer 60 yuans (7,2 dollars) pour pouvoir entrer dans le quartier historique, qui borde un canal sur lequel évoluent des jonques sans moteur.


    L'entrée principale est située au bout d'un vaste parking sur lequel stationnent plusieurs cars, même en semaine.


    Dans les étroites ruelles préservées de toute circulation automobile, des groupes de touristes visitent des ateliers où se recréent des activités d'antan, comme une teinturerie, une distillerie d'alcool de riz ou un atelier de gravure sur bambou.


    Toutes ces activités sont gérées par la Wuzhen Tourism Development Co., qui emploie près de 400 personnes et a entrepris un vaste programme de développement et de marketing du site.


    Dans le vieux bourg, il ne reste presque plus que des personnes âgées. "Comme nous n'avons pas le droit d'ouvrir nos boutiques avant cinq heures de l'après-midi, il est impossible de s'enrichir en restant ici", explique un jeune marchand d'antiquités de la rue Dongda, qui préfère taire son nom.


    Le salon de thé situé en bordure du canal ferme ses portes à cinq heures, au moment où des guides armés de mégaphones intiment l'ordre aux groupes de touristes de rejoindre les cars. "Nous ne sommes pas d'ici et il nous faut 45 minutes pour rentrer à la maison", explique une vendeuse.


    Une fois parti le gros des visiteurs, les autochtones proposent des petits plats ou des articles de souvenirs aux chalands. "Si nous commençons avant cinq heures, ils nous confisquent notre matériel", déclare Mme Zhang, qui vend du tofu (pâte de soja) grillé.


    M. Kong, un retraité âgé de 67 ans qui vend des cartes postales et des livres, se plaint : "tous les jours, il y a plein de gens qui défilent chez nous pour prendre des photos, mais nous n'en tirons aucun bénéfice".


    "Il faut absolument empêcher les habitants d'ouvrir des commerces à leur guise. Ce serait détruire notre potentiel touristique", se défend Chen Xianghong, directeur du bureau du tourisme de la municipalité de Tongxiang, dont dépend Wuzhen.


    "Dans le plan de développement, il y a un endroit spécifique pour les gens qui veulent ouvrir des boutiques. Malheureusement, les gens ne veulent pas y aller", explique Wen Jie, une responsable du Comité de gestion du vieux bourg.


    Selon les habitants de la rue Dongda, il faut payer pour ces boutiques excentrées entre 20.000 et 30.000 yuans (2.400 et 3.600 dollars) de loyer par an, ce qui les rend trop chères pour eux.


    Alors que des dizaines de milliers de touristes de la région de Shanghaï affluent le week-end et les jours fériés, les recettes des tickets d'entrée dans le vieux bourg servent à reconstruire dans l'ancien style des maisons délabrées ou déjà détruites à l'ouest et au sud de la ville.


    Dans le cadre d'un investissement de plus de 100 millions de yuansmillions de dollars), la municipalité a entrepris de "d'agrandir les voies de circulation, restaurer les rues piétonnes, de détruire des logements d'habitation", selon son site internet (www.wuzhen.com.cn).


    Rien que dans la région du bas Yangtsé, Wuzhen est en concurrence avec Zhouzhuang, Tongli, Xitan ou Nanxun, qui attirent aussi des cohortes de visiteurs.


    Un grand nombre de livres ont récemment été publiés en Chine sur ces joyaux d'architecture ancienne, de plus en plus recherchés par des citadins qui vivent dans des villes ayant fait table rase du passé. En 2001 déjà, Wuzhen a accueilli 1,85 million de touristes chinois et 50.000 étrangers.


    "Je suis venue pour me reposer du rythme effréné de la grande ville. Je dors chez l'habitant. C'est moins cher que dans un hôtel à l'extérieur et on profite de l'endroit", explique Bennie Bao, une jeune Shanghaïenne qui travaille dans une entreprise allemande.



    Source: AFP
     

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