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Un sceau impérial chinois vendu en France malgré les protestations

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 18 Décembre 2012.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    http://www.lepoint.fr/culture/un-sc...re-les-protestations-17-12-2012-1602960_3.php


    Un sceau impérial chinois a été adjugé 1,12 million d'euros lundi aux enchères par Artcurial à Paris, malgré les protestations d'une association affirmant que l'objet provient du sac du Palais d'été de Pékin en 1860, ce que la maison de vente parisienne juge "impossible".

    Ce "cachet impérial en jade vert épinard sculpté, de la dynastie Qing, époque Qianlong (1736-1795)", a été adjugé à un acheteur étranger privé au téléphone, a constaté un journaliste de l'AFP. Il était estimé entre 150.000 et 200.000 euros.

    Le sceau a été acquis après une longue bataille d'enchères entre deux enchérisseurs étrangers, l'un dans la salle et l'autre au téléphone. Aucune protestation n'a été observée dans la salle.
    Ce tout petit objet provient d'une collection particulière française et se trouve dans la même famille depuis la fin du XIXème siècle.

    Depuis plusieurs jours, l'Association pour la Protection de l'Art chinois en Europe (Apace) demandait à la maison d'enchères Artcurial Briest Poulain F. Tajan de retirer le lot de la vente, faute de quoi elle envisageait de déposer une plainte au pénal.
    "

    Selon Kai Shan Yan, ancien conservateur du Musée de la Cité interdite, ce sceau aurait appartenu aux empereurs de la dynastie Qing et aurait été volé lors du sac du Palais d'été de Pékin en 1860" par les troupes franco-britanniques, assure l'Apace.

    Le 18 octobre 1860, pendant la seconde guerre de l'opium, le haut commissaire britannique en Chine, Lord Elgin, avait ordonné la destruction du Palais d'été de Pékin et de ses jardins, édifiés par les empereurs Yongzheng et Qianlong, qui furent pillés et brûlés.

    Ce saccage a représenté pour les Chinois une humiliation et un traumatisme qui demeurent encore vivaces aujourd'hui.
    "En sous-main"Pour les experts d'Artcurial, "il est impossible que ce sceau se soit trouvé au Palais d'été et donc, ait été pillé"."Ce sceau, comme ses inscriptions l'attestent, était attaché à la bibliothèque privée des empereurs Qianlong et Jiaqing. Cette bibliothèque se situait au coeur de la Cité Interdite et non au Palais d'été (soit environ à 20 km de là)", a indiqué à l'AFP Artcurial.

    Présidée par l'expert Bernard Gomez, l'Apace affirme être mandatée par une association à but non lucratif "créée par l'Association Fondation chinoise pour le développement culturel et social dirigée par le ministère de la Culture de Chine".
    "A aucun moment, les autorités chinoises n'ont contacté Artcurial Briest Poulain F.Tajan pour lui demander de retirer le lot. Les demandes de l'Apace ne sont donc pas +officielles+ comme elle le prétend", déclare Artcurial qui estime être victime d'une "vaste campagne de désinformation".

    A l'issue de la vente, le secrétaire général de l'Apace, Jacques Guimezanes, a déclaré à la presse que l'association n'en resterait pas là.

    "Il est question de déposer plainte contre X pour vol et recel de vol sur mandat d'une autorité chinoise, des fondations et des associations proches du ministère chinois de la Culture", a-t-il déclaré.

    L'Apace était déjà intervenue en février 2009 pour s'opposer à la vente de deux bronzes chinois (une tête de rat et une tête de lapin) provenant du sac du Palais d'été, au moment de la dispersion de la collection Yves Saint Laurent/Pierre Bergé.
    Son action en référé avait été rejetée. Mais les bronzes n'ont finalement pas été vendus car le collectionneur chinois, qui avait remporté l'enchère pour plus de 31 millions d'euros, n'a pas voulu s'acquitter de cette somme.

     

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