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Un "permis à points" sur les réseaux sociaux chinois

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 29 Mai 2012.

  1. Orang Malang

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    Le Monde.fr | 28.05.2012

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    Afin d'éviter l'"expansion des rumeurs" sur la Toile chinoise, Sina Weibo a modifié, lundi 28 mai, les conditions d'utilisation de son service de micromessagerie. L'entreprise, qui revendique 300 millions de comptes ouverts, va introduire un système à base de points, censé correspondre à la bonne conduite de l'internaute.


    L'usager disposera au départ de 80 points, pouvant en perdre s'il contribue à"répandre des rumeurs", "à porter atteinte à l'ordre public" ou s'il "révèle des secrets de la nation". D'après le site spécialisé The Next Web, l'internaute recevra une alerte si son crédit passe en dessous des 60 points. Le compte pourrait être supprimé s'il tombe à 0. L'utilisateur du site de micromessagerie peut également regagner des points s'il participe à des "activités promotionnelles", non précisées par
    Sina Weibo.


    >> Lire :
    Les nouvelles conditions d'utilisation de Sina Weibo


    "C'est le signe que les autorités essaient de restreindre l'accès à Internet en Chine, mais de petits groupes parviendront toujours à trouver des manières de les contourner"
    , explique Kerry Brown, expert de l'Asie, cité par la BBC. Sur les réseaux sociaux chinois, c'est souvent la fonction "recherche" qui est soumise à une censure automatique : lorsque l'internaute cherche un mot interdit, le site lui renvoie un message d'erreur. Mais les utilisateurs peuvent ruser, notamment en utilisant d'autres mots clés.


    DÉFIANCE DES AUTORITÉS


    Ce n'est pas la première fois que les autorités chinoises marquent leur défiance à propos des réseaux sociaux et des sites de micromessagerie. Ces sites sont de plus en plus souvent utilisés pour se plaindre d'abus de pouvoir de fonctionnaires corrompus ou dénoncer de nombreux scandales, allant des aliments frelatés aux dangers de la pollution atmosphérique.


    Lire :
    L'anonymat proscrit des réseaux sociaux à Pékin

    Depuis mars, les internautes chinois doivent indiquer leur vrai nom avant de s'enregistrer sur les sites de micromessagerie. Fin octobre, les autorités avaient déjà ordonné un renforcement du contrôle d'Internet afin d'empêcher la publication de "rumeurs" et de matériel "vulgaire".
     
  2. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    L'anonymat proscrit des réseaux sociaux à Pékin

    Le Monde.fr | 16.03.2012

    Avant de s'enregistrer sur les sites de micromessagerie, les internautes chinois, doivent, depuis vendredi 16 mars, indiquer leur vrai noms. Cette fin de l'anonymat sur les réseaux sociaux avait été annoncée à la fin de l'année 2011 par les autorités chinoises.

    Pour l'heure, la mesure, appliquée par arrêté municipal, ne concerne que les services hébergés à Pékin, mais d'autres villes, comme Shanghaï et Guangzhou devraient suivre. "Les sites Internet gérant des microblogs doivent mettre en place et améliorer le système de censure de leurs contenus", selon les nouvelles règles publiées par le site officiel de la municipalité de Pékin. Le nombre d'utilisateurs de ce genre de site, qui permet de mettre en ligne des micromessages- sur le modèle de Twitter - ont explosé.

    Si la Chine compte un peu plus de 500 millions d'internautes, Sina Weibo revendique à lui seul 300 millions de comptes ouverts. A la fin 2010, ils n'étaient que 63 millions d'utilisateurs. Les services chinois bénéficient de l'interdiction sur le territoire de concurrents américains, comme Twitter. D'après les analystes, Sina Weibo est valorisé à près de 5 milliards de dollars (3,8 milliards d'euros), sur l'indice américain du Nasdaq.

    Ce n'est pas la première fois que les autorités chinoises marquent leur défiance à propos des réseaux sociaux et des sites de micromessagerie. Fin octobre, les autorités avaient déjà ordonné un renforcement du contrôle de l'Internet afin d'empêcher la publication de "rumeurs" et de matériel "vulgaire".

    LIEU DE CONTESTATION

    Ces sites sont de plus en plus souvent utilisés par les Chinois pour se plaindre d'abus de pouvoir de fonctionnaires corrompus ou dénoncer de nombreux scandales, allant des aliments frelatés aux dangers de la pollution atmosphérique. A la fin du mois de juillet, la collision de deux TGV près de la ville de Wenzhou, qui a fait 40 morts, a ainsi été signalée en premier par un utilisateur de ces sites.

    Officiellement, Sina Weibo indique dans ses conditions générales d'utilisation que les internautes ont droit à la liberté d'expression, mais une série d'alinéas vient amender la déclaration de principe. "Le fait que des formules comme 'portant atteinte à l'honneur ou aux intérêts de l'Etat' ne sont pas clairement définies fait partie du système de censure chinois", indique le site wagingnonviolence.org, qui suit le fonctionnement de la censure chinoise.

    La censure des micromessages, qui n'est que l'une des nombreuses méthodesutilisées par les autorités pour contrôler Internet, n'est pas directe. Les censeurs ne suppriment pas directement les messages contraires à la loi. En revanche, la fonction "recherche" de ces sites est soumise à une censure automatique : lorsque l'internaute cherche un mot interdit, le site lui renvoie un message d'erreur.

    Les mots clés à censurer font l'objet d'une mise à jour hebdomadaire, et c'est ensuite aux fournisseurs des services de la mettre en œuvre. Cette technique de filtrage, relativement flexible, permet de rendre peu visible du contenu, sans pour autant effacer directement les messages incriminés, ce qui réclamerait davantage de moyens.

    PERSONNALITÉS DU PARTI ET PORNOGRAPHIE BLOQUÉES
    Un étudiant de l'université de Pittsburgh, Jason Q. Ng., s'est appuyé sur le fonctionnement du système de censure pour élaborer une liste, mise à jour régulièrement, des termes censurés par les autorités chinoises. En utilisant un robot informatique, il a testé automatiquement l'ensemble des mots de la version chinoise de Wikipédia dans le moteur de recherche de Sina Weibo, et élaboré une liste des mots qui ne "passaient pas", qu'il compile et analyse au fur et à mesure sur un blog.


    [​IMG]
    Nécrologie

    Pas de nécrologies sur les réseaux sociaux chinois : a priori, le terme est interdit pour éviter la propagation de rumeurs de décès. Le blocage du mot est tributaire de l'actualité : Blockedonweibo note que "nécrologie" a été interdit et réautorisé à plusieurs reprises ces derniers mois. De nombreuses rumeurs avaient circulé sur les conditions de la mort de Kim Jong-il, dont plusieurs évoquant un assassinat.

    Crédits : http://blockedonweibo.com/ /


    D'après les premières observations, la majorité des mots bloqués concernent des membres du Parti - de peur que les réseaux sociaux ne soient utilisés pour les critiquer - et la pornographie, interdite par la loi chinoise.

    De nombreux sujets politiques, comme le Tibet, l'islam, Falun Gong et les références à des dissidents complètent le tableau, qui comporte aussi des mots pour lesquels la raison du blocage est parfois difficile à comprendre, comme celui du mot "Deauville".
    Le filtrage est toutefois relativement "souple" : certains mots se retrouvent bloqués temporairement, en fonction de l'actualité, et sont réautorisés après quelques jours ou semaines.

    Le système n'est pas "particulièrement sophistiqué", indiquent les auteurs du site wagingnonviolence, décrivant les limites du dispositif. Si un utilisateur tape la requête "Nintendo 64", celle-ci renverra à un message d'erreur, car "64" fait référence au 4 juin 1989, jour des révoltes de la place Tiananmen. Les internautes se livrent donc à un jeu du chat et de la souris permanent avec les autorités, rivalisant d'ingéniosité pour modifier les mots clés de leurs messages.
     
  3. Cyril.G

    Cyril.G Dieu Supérieur

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    Merci pour l'article
     

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