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Un Chinois prend les manettes d'Airbus China

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 24 Janvier 2013.

  1. Orang Malang

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    Le Monde.fr avec AFP | 22.01.2013


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    Le Chinois Eric Chen a pris en charge l'ensemble des opérations d'Airbus en Chine a annoncé l'avionneur européen, mardi 21 janvier, qui poursuit un ambitieux développement international. Nommé président d'Airbus China depuis le 1[SUP]er[/SUP] janvier, "il est chargé de l'ensemble des opérations d'Airbus en République populaire de Chine, et notamment du développement, des activités commerciales, des services clients et de la coopération industrielle", a annoncé Airbus dans un communiqué.


    Né à Shanghaï, diplômé de l'université de Nanjing en 1982, Eric Chen a poursuivi ses études en France. Il est entré au sein d'Airbus en 1994 après avoir travaillé pour différentes sociétés à Shanghaï et en France. "Eric Chen a participé au succès d'Airbus en Chine, et notamment à l'expansion de la flotte d'appareils Airbus en service, qui est passée de 6 % en 1994 à environ 50 % aujourd'hui pour les catégories de plus de cent sièges", poursuit le communiqué.


    "UN HONNEUR" ET "UN DÉFI"


    "Ma nomination à ce nouveau poste de président d'Airbus China est certes un honneur, mais avant tout un défi"
    , a déclaré Eric Chen, en soulignant que "la Chine est l'un des marchés aéronautiques qui connaissent la croissance la plus rapide au monde". M. Chen succède à Laurence Barron, qui devient président d'EADS, la maison-mère d'Airbus, pour la Chine.


    Airbus a ouvert en 2008 à Tianjin, à 150 kilomètres de Pékin, sa première usine d'assemblage hors d'Europe. Elle y produit des moyen-courriers A320. L'avionneur compte ouvrir une usine d'assemblage aux Etats-Unis, en Alabama, en 2016. Né d'une collaboration entre la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Espagne, Airbus est devenu une entreprise internationale qui recrute dans le monde entier. Elle se flatte de nommer ses cadres "en fonction des compétences et pas de leur passeport".

     
  2. Orang Malang

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    Airbus continuera à produire en Chine, mais pour le marché chinois seulement

    LE MONDE | 31.08.2012

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    Airbus n'a pas l'intention de partir de Chine. Bien au contraire ! En marge de la visite à Pékin de la chancelière allemande, Angela Merkel, l'avionneur européen devait annoncer, vendredi 31 août, un protocole d'accord avec les autorités chinoises pour étendre la durée de l'exploitation de son usine d'assemblage de Tianjin au-delà de 2016. Un accord dont le volet financier est évalué à 1,6 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros).

    En pratique, cette annonce tombe pile avec la sortie vendredi de la chaîne d'assemblage du centième exemplaire d'A320 construit en Chine. In fine, Airbus conforte durablement son ancrage industriel chinois. Jusqu'à présent, l'avionneur européen n'a eu qu'à se féliciter des résultats obtenus par son premier site industriel installé hors d'Europe.

    Grâce notamment à l'usine de Tianjin, Airbus a rééquilibré sa part de marché en Chine face à son grand rival Boeing. Airbus, qui ne pesait que 6 % du marché chinois, contre 71 % à Boeing en 1995, fait désormais presque jeu égal avec l'américain : 49 % de part de marché pour Airbus en juillet, contre 51 % pour Boeing.

    Il n'empêche, malgré ce succès commercial, les négociations entre Airbus et Pékin auraient été "difficiles mais rapides", laisse entendre l'avionneur européen.

    Pourtant, Airbus avait pris les devants. Laurence Baron, président d'Airbus Chine, avait soudainement annoncé, dès juin, l'ouverture de négociations anticipées avec Pékin pour étendre la durée d'exploitation de son usine de Tianjin.
    L'avionneur européen s'était donné jusqu'en 2014 pour boucler ces discussions. En pratique, ces négociations ont laissé entrevoir des divergences stratégiques entre Airbus et Pékin.

    COMMANDES DÉCEVANTES


    Les autorités chinoises aimeraient qu'Airbus pousse la production de l'usine d'assemblage pour fournir des avions au-delà du seul marché domestique. Pékin voudrait que Tianjin devienne une sorte de "hub" pour alimenter en Airbus tout le marché asiatique.

    Un développement auquel Fabrice Brégier, le nouveau président d'Airbus, se refuse. Pour ne pas réduire la production des sites de Toulouse et d'Hambourg dont les salariés ont déjà été alarmés par l'annonce cet été de l'ouverture d'une usine d'assemblage, d'ici à 2016, à Mobile, en Alabama.
    "Ces dix dernières années, Airbus a doublé sa production en Chine et mécaniquement la production chinoise de pièces détachées a doublé dans le même temps", indique la direction de l'avionneur européen.

    Durant cette période, les sous-traitants chinois ont acquis un savoir-faire dans la fabrication de certaines "pièces mobiles", comme les portes ou les volets de l'A320 made in China.

    Airbus voulait aussi étendre la durée d'exploitation de l'usine de Tianjin pour"sécuriser l'approvisionnement du marché chinois". A partir de 2016, l'avionneur y produira son A320 Neo, le best-seller des ventes de moyens courriers.

    Airbus a été, en revanche, un peu déçu de la commande de 50 A320 annoncée, mercredi 29 août, par Pékin pour 3,5 milliards de dollars. Il attendait une commande de 100 appareils. Mais il ne désespère pas. "Les Chinois pourraient en avoir gardé sous le pied", indique le groupe. Pékin pourrait annoncer une commande de 50 appareils supplémentaires à l'occasion d'une visite, en Chine, de François Hollande dans quelques mois.

    Airbus compte beaucoup sur le marché chinois pour refaire son retard, en 2012, sur son concurrent Boeing. Depuis le début de l'année, l'américain a annoncé près de 700 commandes d'avion, quand Airbus n'en totalise qu'autour de 200. Toutefois, l'avionneur européen, dominateur en terme de commandes les années précédentes, prévoit toujours d'atteindre 600 commandes d'ici à fin 2012.


     

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