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Révolution culturelle : le dernier jour de Lao She

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 27 Juillet 2016.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

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    LE MONDE du 27 juillet 2016

    Août 1966. La torpeur estivale qui gagne Pékin cette année-là n’est en rien politique. Lancée en mai par le Grand Timonier, la Grande Révolution culturelle prolétarienne bat son plein. Les gardes rouges ont pris le contrôle des campus, accusant les universités de fournir le terreau des idées bourgeoises. Les anciens propriétaires terriens et ceux qui ont travaillé avec le régime du Kouomintang avant la Libération sont pris pour cible, de même que les intellectuels, battus et humiliés dans les rues.

    Depuis le début de l’été, Lao She se sent fragile, affaibli physiquement par une bronchite aiguë. Une nuit, il se met à cracher du sang. L’écrivain, parmi les plus respectés que la Chine ait connu au XXe siècle, est aussitôt hospitalisé. Lorsqu’ils l’autorisent à sortir, les médecins lui conseillent de se reposer quelques jours à son domicile, une de ces maisons de briques grises qui sont l’âme de Pékin, situé entre la grande avenue Wangfujing et les murs orientaux de la Cité interdite. Mais Lao She, Shu Qingchun de son vrai nom, entend reprendre du service au plus tôt. Il se rend dès le 23 août à la Ligue littéraire municipale, qu’il dirige. Comme l’écrira plus tard son fils, « contre toute justice, ce vers quoi il se précipitait aussi vite que possible était sa propre mort ».

    Voilà un demi-siècle que Shu Yi s’interroge sur les dernières heures de la vie de son père. Il reçoit dans son appartement, à quelques pas du parc de la Terre, juste au nord du deuxième périphérique, qui sépare la vieille ville de la forêt anarchique d’immeubles à perte de vue qu’est le nouveau Pékin. Il s’installe sur un fauteuil en bois laqué. Cet homme élégant, en chemise blanche et pantalon beige, n’a, malgré les décennies, pas trouvé toutes les réponses.

    http://pan.baidu.com/s/1boU5NMv
     
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  2. Manyo

    Manyo Membre Actif

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    Je vous encourage d'ailleurs fortement à lire 四世同堂, "Quatre générations sous un même toit" (entre autres) de cet auteur. C'est aussi lu par les chinois que "Le Petit Prince" chez nous. Et c'est un excellent roman.
     
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  3. wanbatin

    wanbatin Dieu souverain

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    Mouais. J'ai lu le tout Lao She. Ça casse pas des briques (sa traductrice française était ma prof de chinois...)

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