Reflexions & ruptures sociologiques de notre epoque ...

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Le stoïcisme, une philosophie par temps de crise (5/5) : faire bon usage de nos émotions par Flora Bernard
18/06/2020
Aujourd'hui, enseignement n°5 : faire bon usage de nos émotions.

Extrait :
Cette période de confinement a été le théâtre d'un panel d'émotions variées : la colère, la tristesse, l'anxiété, la joie aussi, ont toutes eu leur rôle à jouer, avec certaines tenant le rôle principal. L'éthique stoïcienne a toujours eu pour ambition de nous aider à ne pas subir nos émotions négatives, pour laisser la place aux émotions positives. Les émotions sont source de l'une des confusions fréquentes à l'endroit du stoïcisme : il ne s'agit pas tant de les supprimer que de ne pas se laisser envahir par elles. Prenons l'exemple de la colère.

Sénèque nous a laissé un magnifique essai sur cette émotion qui détruit tout sur son passage (De Ira, De la colère). Pour lui, elle est le fléau qui coûte le plus au genre humain, elle n'a aucun effet positif et nous empêche de réaliser ce qui fait de nous des êtres humains : l'usage de notre raison. « Elle oublie les liens les plus étroits, s'obstine, s'acharne dans ce qu'elle entreprend, elle n'écoute ni les conseils ni la raison, s'embrase pour des motifs futiles, incapable de discerner le juste et le vrai ; et ressemble à ces ruines qui se brisent sur ce qu'elles écrasent. » Sénèque n'est pas tendre. Mais à tout ravage, son remède (c'est d'ailleurs le sous-titre de l'essai : De Ira, ravages et remèdes).

Suite de l'analyse >>>


 
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Covid-19 et expertise sanitaire Entretien avec Daniel Benamouzig directeur de recherche au CNRS et directeur de la chaire santé de Sciences Po.
par
Florent Guénard & Jules Naudet / 1er juillet 2020

La pandémie a mis l’expertise scientifique en demeure de réagir très vite à une crise qui a surpris par son ampleur. D. Benamouzig, membre du Comité scientifique Covid-19, revient sur le rôle de cet organe consultatif dans l’épidémie et sur l’aide qu’il a apportée à la décision publique.

La Vie des idées : Sociologue, vous êtes membre du Conseil scientifique Covid-19, constitué en mars 2020 afin d’éclairer la décision publique dans la gestion de la pandémie. Quelle a été votre place dans un comité majoritairement composé de personnalités issues du monde médical ?

Daniel Benamouzig :
Aux yeux du public, le Conseil scientifique Covid-19 est apparu de manière brutale, le 12 mars, lorsque le Président de la République a fait référence à cette instance en présentant aux Français une situation épidémique dramatique, et en adossant ses décisions aux avis du Conseil scientifique. Cette situation a constitué une entrée en matière particulièrement tendue.
Le Conseil scientifique a été créé quelques jours auparavant, sous la présidence du Pr. Jean-François Delfraissy. Composé en majorité de médecins, souvent expérimentés dans la gestion d’épidémies, en France ou à l’étranger, le comité a inclus des profils variés. L’anthropologue Laetitia Atlani-Duault et moi-même avons apporté un regard issu des sciences sociales. D’autres profils ont par la suite complété le groupe. La vice-présidente d’une grande association humanitaire, ATD Quart-Monde, et un spécialiste du numérique ont été associés à nos travaux. De sorte que la dynamique du groupe n’a jamais été exclusivement médicale. Cela correspondait au souhait et à l’expérience personnelle de Jean-François Delfraissy, qui avait en tête des crises précédentes, dans lesquelles il s’est fortement impliqué. L’épidémie de Sida a fortement mobilisé les sciences sociales, à travers l’analyse du vécu ou des mobilisations de patients. Dans la lutte contre la fièvre Ebola, l’anthropologie a favorisé une adaptation de rites funéraires contagieux. Enfin, les modalités ordinaires d’expertise sanitaire sont aujourd’hui interdisciplinaires et font couramment appel aux sciences sociales.

La participation de chercheurs en sciences sociales au comité est d’emblée apparue légitime aux autres membres du groupe, notamment aux médecins. Il aurait pu en être autrement car certains cercles médicaux restent peu familiers des sciences sociales, notamment à l’hôpital. Nous avons d’ailleurs essuyé quelques critiques publiques de médecins ne trouvant pas très sérieux d’inclure des spécialistes en sciences sociales dans un comité de scientifiques. À titre personnel, la participation des sciences sociales m’est apparue au contraire très banale. Une épidémie n’est pas un simple fait sanitaire, c’est aussi évidemment un fait social. Ayant depuis longtemps travaillé comme sociologue dans des instances d’expertise en santé, il m’a semblé de bonne pratique d’inclure des spécialistes en sciences sociales. C’était à mes yeux ordinaire, même si la situation a vite basculé vers l’extraordinaire.

Suite de l'entretien >>>


Inclure l'analyse sociale et comportementale dans le cadre d'une pandemie est essentiel c'est une evidence malgre les divisons larvees et les querelles de clochers ! Nous noterons egalement les cafouillages des medias dans leurs communications publiques reveles dans cet entretien , celles du gouvernement ne sont plus a mettre en exergue !

Entretien a parcourir dans tout les cas , car riche d'enseignement !
 
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Alpha & Oméga
03 Mar 2010
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Nanning
Inclure l'analyse sociale et comportementale dans le cadre d'une pandemie est essentiel c'est une evidence malgre les divisons larvees et les querelles de clochers ! Nous noterons egalement les cafouillages des medias dans leurs communications publiques reveles dans cet entretien , celles du gouvernement ne sont plus a mettre en exergue !

Entretien a parcourir dans tout les cas , car riche d'enseignement !
Sociale, sociétale, sociologique... La lecture de l'entretien met en évidence en effet que le Conseil scientifique à surtout cherché à calmer les esprits, empêcher l'embrasement social et tenté par la même de pallier à la carence politique en prenant les coups après avoir été mis en première ligne...

Le comité n'a en effet pas eu la tâche facile devant l'ampleur du phénomène et le déferlement de tous les problèmes apparaissant au fur et à mesure qu'il ne pouvait que constater l’extrême dénuement de l'intendance (moyens médicaux et sanitaires disponibles)...

A partir de ce constat, le Conseil a pensé n'avoir guère d'autre choix que la gestion pétainiste de la débâcle... Alors que d'autres auraient choisi d'affronter l'ennemi avec les moyens du bord !
Je comprend mieux pourquoi Raoult à claqué la porte ! :hum:
 
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Sociale, sociétale, sociologique... La lecture de l'entretien met en évidence en effet que le Conseil scientifique à surtout cherché à calmer les esprits, empêcher l'embrasement social et tenté par la même de pallier à la carence politique en prenant les coups après avoir été mis en première ligne...

Le comité n'a en effet pas eu la tâche facile devant l'ampleur du phénomène et le déferlement de tous les problèmes apparaissant au fur et à mesure qu'il ne pouvait que constater l’extrême dénuement de l'intendance (moyens médicaux et sanitaires disponibles)...

A partir de ce constat, le Conseil a pensé n'avoir guère d'autre choix que la gestion pétainiste de la débâcle... Alors que d'autres auraient choisi d'affronter l'ennemi avec les moyens du bord !
Bonjour Toto
Nous avons en France le meme probleme au sujet de * l'hyperphenomene concernant la * * "radicalisation islamiste" en France , il suffit de de remplacer " Conseil scientifique ,moyens medicaux et sanitaires etc ..." par " Senat et autres vaines commissions de pleurnichards , moyens judiciaires de terrain , loi en vigueurs et laxisme devant celle -ci etc... " dans ton texte rien d'autre a modifier ! Tout est dit ...

Impuissance Totale ..." gestion pétainiste de la débâcle " ...

* hyperphénomène , subst. fém.« Phénomène par excellence » (Lar. Lang. fr.). Une sorte de réveil pourrait dissiper (...) tout ce que nos sens, notre entendement, notre expérience nous donnent pour milieu, agent, moyens, détermination de nos actions, (...) mais cet hyperphénomène n'a jamais été observé, et je crains bien que toutes les tentatives que l'on pourrait faire pour l'imaginer avec quelque précision ne soient vaines (Valéry, Variété V,1944, p. 235)

* * Voir le sujet dans la rubrique suivi des attentats en France et analyses ...
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Statues controversées: «il faut expliquer, pas déboulonner», juge Stéphane Bern

Le journaliste et animateur estime que «supprimer la statue va effacer l'histoire».

Communique :
L'animateur Stéphane Bern qualifie de «vision de l'histoire totalement anachronique» le déboulonnage de statues de personnages liés à l'histoire de l'esclavage, dans un entretien aux quotidiens régionaux du groupe Ebra à paraître dimanche. «Il faut expliquer, pas déboulonner», juge-t-il, estimant qu'on ne peut pas «jauger nos ancêtres avec nos yeux d'aujourd'hui» et que «supprimer la statue va effacer l'histoire». «Il faudrait peut-être s'intéresser d'abord à l'esclavage moderne, celui des Asiatiques retenus au Qatar pour construire des stades», ajoute l'animateur missionné depuis 2017 par l'Elysée sur les questions de patrimoine.
Dans la foulée des manifestations contre les inégalités raciales déclenchées par la mort de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai, de nombreuses statues de personnages historiques liés à l'esclavage ou la colonisation ont été déboulonnées ou vandalisées, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Un geste «contre-productif et un peu stupide» pour l'animateur très populaire de l'émission de France 3 «Secrets d'histoire».

Il revient aussi sur la décision jeudi du président de la République de reconstruire à l'identique la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, plutôt que d'opter pour le le «geste architectural contemporain» envisagé un temps. Restaurer à l'identique, «C'est la loi! Il faut restaurer dans l'état en vigueur lors du classement» au patrimoine de l'Unesco, insiste Stéphane Bern, ajoutant avoir «agacé» Emmanuel Macron sur ce sujet.


Bonne chance pour expliquer tout ceci a la faune qui degrade monuments et statues ,faune composee d'analphabetes en grande partie ! :hum: