Reflexions & ruptures sociologiques de notre epoque ...

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lafoy-china

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Science décalée : les petits garçons préfèrent les poupées aux camions

À cinq mois, les petits garçons, comme les filles du même âge, manifestent davantage d'intérêt pour les poupées que pour les voitures. De quoi remettre en cause les cadeaux de Noël ?

Extrait :
Les camions, c'est pour les garçons. Les poupées, c'est pour les filles. Ces affirmations légèrement sexistes pourraient tomber à l'eau, au moins pour les premiers mois de la vie des bébés. En effet, une étude menée par Paola Escudero de l'université occidentale de Sydney a remis en cause ces schémas traditionnels.

Le contexte : un monde bleu et rose

Notre société est-elle vraiment équitable ? À priori non. Les origines ethniques ou sociales peuvent favoriser (ou au contraire désavantager) dans certains contextes un genre ou l'autre. Globalement, les schémas familiaux et professionnels restent le plus souvent de l'ordre du traditionnel. Les femmes réalisent toujours l'essentiel des tâches ménagères (alors que cela pourrait rendre les hommes heureux d'y participer) et n'occupent globalement pas les mêmes fonctions que leurs homologues masculins. La distinction commence même dès le plus jeune âge. Les petites filles reçoivent en cadeau des poupées et des costumes de princesse, alors que les garçons se voient offrir des camions et des Lego.

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Yiyuan

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Les femmes réalisent toujours l'essentiel des tâches ménagères (alors que cela pourrait rendre les hommes heureux d'y participer)
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nan en fait ça fait chier tout le monde de faire les taches ménagères.
 
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Vous avez aimé ceci, vous aimerez cela

HOMO NUMERICUS. Les algorithmes savent presque tout de nous. Ces outils omniprésents dans les nouvelles technologies iront-ils jusqu'à nous ravir notre libre arbitre ? Par Philippe Boyer, directeur de l’innovation à Covivio.

Extrait :
« Inspiré de votre historique de navigation », « Notre sélection pour vous » ou encore « Vous avez aimé ceci, vous aimerez cela » ... sont des injonctions que nous connaissons presque tous pourvu que nous achetions déjà sur Amazon, Netflix, Deliveroo et bien d'autres plates-formes numériques. Derrière ces phrases en apparence anodines se cachent une mécanique algorithmique bien huilée destinée à alimenter une stratégie de big data et d'intelligence artificielle qui vise à inciter les utilisateurs à passer toujours plus de temps, et accessoirement dépenser plus d'argent, sur ces sites.
Grâce aux multiples traces numériques que nous laissons derrière nous, nous devenons de plus en plus prévisibles au point que les applicatifs technologiques en arriveraient presque à anticiper notre propre avenir sans que nous ayons besoin d'y penser nous-mêmes, sorte de renoncement à notre libre-arbitre à « l'insu de notre plein gré ».

Leibniz

Pour qui s'intéresse à la philosophie1, ces questions de l'affirmation de l'individu face à une entité qui dirige et décide de tout ont animé de très nombreux débats, en particulier au 17ème siècle, quand Descartes et Leibniz, philosophes de la modernité naissante, se demandaient déjà comment affirmer sa liberté face à Dieu, par nature omniscient et grand ordonnateur de toute chose. Leibnitz, est sans conteste le philosophe dont nous pourrions le plus nous inspirer aujourd'hui pour décrire la puissance des algorithmes développés par les entreprises du numérique. Qu'expose-t-il ? Dans son écrit paru en 1714, Monadologie2, il oppose deux principes censés fondés l'équilibre du monde. D'une part, la connaissance scientifique, nécessairement vraie. En écrivant que la somme des angles d'un triangle est forcément égale à 180°, il s'agit-là d'une vérité universelle, que le philosophe appelle « principe de contradiction ». Et d'autre part, le « principe de raison suffisante » via lequel des événements se produisent en raison d'un nombre infini de causes qui, assemblées les unes aux autres, finissent par produire un résultat au-dessus de ce qu'un simple humain aurait été capable de penser, de prédire et a fortiori de réaliser.

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Un Exemple ce sont les lois qui ne sont plus adaptees aux systemes , nous devons plier devant les influences des reseaux numeriques et tout remettre en question ! C'est gravissime ...

 
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La psychanalyse, du triomphe à l'autodestruction

Si elle ne cesse de perdre du terrain, c’est qu’elle doit faire face à des thérapies concurrentes, mais aussi à ses propres contradictions. Serait-elle devenue incapable de se renouveler, et tout simplement de se définir ?

Extrait : Depuis une quinzaine d’années, le mouvement psychanalytique français traverse une période difficile de critiques et de remises en question venant de toutes parts. Au-delà des nombreuses polémiques qui ont occupé les médias, à propos du Livre noir de la psychanalyse (Catherine Meyer, 2005), du Crépuscule d’une idole (Michel Onfray, 2010), ou encore de la prise en charge de l’autisme, les difficultés actuelles de la psychanalyse ne relèvent-elles pas plus profondément d’une véritable « crise d’identité » ?

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nan en fait ça fait chier tout le monde de faire les taches ménagères.
Ce n’est pas parce que pour toi, moi, l’ensemble de nos connaissances proches et éloignées, ça nous fait tous bien c*** de faire le ménage que cela est vrai.

C’est ça la rupture sociologique: te faire découvrir que tu aimes faire le ménage, que ton surmoi adore faire le ménage.

Ca vient de futura-sciences, journal on ne peut plus sérieux. C’est le journal de reference, tous les prix nobels ont dedans.
 
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HOMO NUMERICUS. La numérisation de nos vies laisse sur le bord de la route une population nombreuse qui ne maitrise pas les codes de la technologie. Une situation qui doit nous interroger sur le modèle de société que nous voulons. Par Philippe Boyer, directeur de l’innovation à Covivio.

Extrait :
Dans moins d'un mois sera publié le très attendu et commenté rapport annuel du Défenseur des droits[1], autorité administrative indépendante créée en 2011. Les missions de cette récente institution sont doubles : défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et permettre l'égalité de tous les citoyens dans l'accès aux droits. C'est au titre de cette notion « d'égalité » de tous devant la loi et les services publics que le Défenseur des droits profita de la publication de son dernier rapport annuel, sorti en janvier de cette année[2], pour lancer un véritable cri d'alarme.


Inquietant ! " 48 % de la population possèdent des capacités numériques faibles ou nulles. " :oops:
 
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Quelles sont les valeurs des Français ?

Les Français plébiscitent avant tout le libre choix, la tolérance et la participation démocratique


Extrait : Alors que les opinions peuvent être assez changeantes, les valeurs sont pérennes. Ce que chacun valorise est le fruit de son éducation et des expériences accumulées. On ne réagence son système de valeurs que lentement. C’est ce qui explique que les traits caractéristiques d’un pays soient valides sur le long terme et que les cultures nationales aient de la consistance. Les enquêtes sur les valeurs des Européens, mises en œuvre tous les neuf ans avec un questionnaire très détaillé (une heure d’entretien) portant sur les relations sociales, la famille, le travail, la religion, la politique, permettent de repérer finement ce qui est le plus caractéristique des valeurs des Français, lorsqu’on les compare à leurs voisins (voir www.valeurs-france.fr). Elles permettent aussi de découvrir les tendances significatives sous-jacentes, souvent lentes mais inexorables.

Parmi les tendances lourdes, il faut d’abord noter une forte individualisation, c’est-à-dire une culture de l’autonomie individuelle. Chacun veut être autonome dans ses choix de vie, sans avoir à obéir à des prescriptions morales toutes faites, que ce soit celles d’une religion, de l’État ou même de sa famille pour tout ce qui concerne la vie privée. Chacun veut pouvoir faire ses expériences, se concocter sa petite philosophie pratique, en relativisant ce que disent les maîtres à penser. Pour tout ce qui concerne la vie privée, la demande majoritaire est donc en faveur de législations libérales qui laissent ouverts le maximum de possibles pour les individus. C’est pourquoi, quelle qu’ait pu être la force des manifestations en 2013, mobilisant fortement le milieu catholique, l’opinion est en permanence restée majoritairement favorable au mariage pour tous.

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Islam et antiaméricanisme:le premier nourrit-il le second?
Jean-Herman Guay, Sami Aoun et Eugénie Dostie-Goulet∗Perspective monde, Note de recherche, février 2015

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, on associe fréquemment islam et anti américanisme comme si les valeurs intrinsèques de l’islam s’opposaient catégoriquement à celles qui prévalent aux États-Unis . Selon cette interprétation, l’islam fournirait une rhétorique en vue de «venger le prophète» en menant une «guerre» contre le « grandSatan », le « croisé » des temps modernes.

1 Problématique


Extrait :
Ce djihadisme pratique trouverait dans le Coran certains appuis : «Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez ; chassez-les des lieux d’où ils vous auront chassés. [. . . ] S’ils vous attaquent, baignez-vous dans leur sang.» (II/2 186-187)2. À la limite, l’islam justifierait les attentats terroristes qui visent les États-Unis, et plus globalement l’Occident.Cette association est parfois recadrée . Pour plusieurs, ce qui poserait «problème» à la sécurité de l’Occident ne serait pas l’islam en soi, mais sa version plus virulente, désignée comme étant l’intégrisme ou l’islamisme ; le danger serait celui de la radicalisation d’un contenu religieux.

L’islam, combiné à d’autres composantes, serait malgré tout un affluent rhétorique de l’antiaméricanisme , ne serait-ce que par une passivité conciliante envers un discours radical dans ses rangs. L’économiste allemand Thilo Sarrazin soutenait : «La communauté musulmane porte une grande responsabilité. Elle nedoit pas tolérer d’interprétations violentes de l’islam dans ses mosquées.[. . . ] La communauté musulmane doit faire régner l’ordre dans son bourbier. Elle doit dires stop ! et agir.» (Le Point, 16-01-2015)À l’opposé, on retrouve ceux qui soutiennent une indépendance causale des deuxphénomènes. Le président Hollande, lors de son allocution du 9 janvier, déclaraitpar exemple : «L’islam n’a rien à voir avec les attaques terroristes.» La cause seraitplutôt à chercher au plan politique : «L’islamisme radical s’est nourri de toutes les contradictions, de toutes les influences, de toutes les misères, de toutes les inégalités,de tous les conflits non réglés depuis trop longtemps.» Le 16 janvier 2015, il ajoutait :«Nous devons donc tout faire, et je m’y emploie, pour empêcher les amalgames.»

La Maison-Blanche va encore plus loin dans la dissociation. Son porte-parole parle d’extrémisme violent, mais refuse d’utiliser l’expression «Radical Muslim Terrorism». Discutant du Groupe État islamique, le président Obama affirme même que celui-ci“is not Islamic” (Washington Post, 2014-09-011). Les défenseurs de cette interprétation évoquent du reste fréquemment des extraits pacifistes du Coran : «Repousse le malpar ce qui est meilleur.» (Coran, 23,96)

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A quoi ressemblera le travail demain ?

IDEE. S’il semble excessif de prédire une fin du travail ou de nier que certaines transitions seront difficiles, il est clair que la nature du travail évoluera fortement. Comment s’y préparer ? Par Thierry Weil, Mines ParisTech .

Extrait : À quoi ressemblera le travail demain ? Y en aura-t-il pour tous ? Faudra-t-il être plus qualifié ? Plus autonome ? Le travail sera-t-il moins pénible ? Quelles aptitudes faudra-t-il développer ? Pourquoi promouvoir un design du travail ?
Ce sont quelques-unes des questions que nous étudions à la Chaire Futurs de l'industrie et du travail de l'école Mines ParisTech. Nous présentons ici quelques résultats, souvent provisoires, que détaillent de nombreuses publications.

Y aura-t-il encore du travail ?

Certains rapports alarmistes évoquent une « fin du travail », un remplacement de l'ouvrier par des robots et de l'employé, voire du cadre, par des logiciels. D'autres prétendent que la numérisation sera créatrice nette d'emplois.

Rappelons que l'impact de l'automatisation sur l'emploi est la résultante de 4 effets :
  • une substitution de capital au travail, de l'automate à l'homme : il faut moins de temps humain pour produire le même bien ou service ;
  • une augmentation de la compétitivité de l'entreprise, qui l'aide à conquérir des parts de marchés (nous allons voir que cet effet compense souvent le premier) ;
  • des créations d'emplois liés à la conception, la fabrication, l'installation, la formation des utilisateurs des logiciels et des robots : ces emplois seront-ils chez nous ou ailleurs ?
  • Les emplois induits par l'usage du temps ou du pouvoir d'achat libéré : va-t-on regarder une série américaine sur un téléviseur coréen ou assister à un spectacle puis dîner au restaurant avec ses amis ?
Le résultat net de ses effets n'est pas évident à prédire. Empiriquement, on observe deux choses :

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Jérôme Fourquet: «2019 a creusé les fractures de l’archipel français»

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Analyste remarqué de l’évolution de la société, Jérôme Fourquet a observé tout au long de l’année 2019 la restructuration du paysage politique et la fragmentation de l’opinion.Jérôme Fourquet est directeur du département «Opinion et stratégies d’entreprise» de l’institut de sondages Ifop, et auteur de L’Archipel français (Seuil)

FIGAROVOX.- Quels événements significatifs ont marqué, au titre des fractures françaises que vous étudiez, l’année qui s’achève?

Jérôme FOURQUET.-
Il y a d’abord, sur le plan social, économique et politique, les prolongations du conflit des «gilets jaunes»: cette année encore, plusieurs scènes marquantes ont montré l’importance symbolique de cette mobilisation. Et l’année s’achève avec le conflit des retraites et une grève d’une durée sans précédent à la SNCF et à la RATP. Le corps social est toujours en tension, et la politique d’Emmanuel Macron se heurte à des oppositions très virulentes et déterminées, mais fragmentées: ce sont des illustrations de l’archipelisation.

Au plan politique, les élections européennes sont un événement important car elles ont acté la domination d’un duopole entre La République en Marche et le Rassemblement national, qui sont les deux forces principales, malgré les interrogations suscitées par la contreperformance de Marine Le Pen à l’élection présidentielle et, du côté de la majorité, la très grave crise des «gilets jaunes». Ces deux mouvements-là ont su surmonter leurs difficultés. Un autre enseignement de ces élections, dont on verra aux municipales s’il se confirme, est la montée en puissance du vote écologiste, en parallèle du «phénomène» Greta Thunberg qui montre une préoccupation environnementale qui entend peser sur le plan électoral. Dans ce nouveau paysage, le PS ne semble pas s’etre remis de 2017 et c’est la droite républicaine, qui à son tour, a été durement frappée. L’opposition traditionnelle entre la droite et la gauche a été mise à mal et ce clivage n’est plus dominant. La situation est certes instable mais nous ne retrouverons manifestement pas le statu quo ante.

Sur un autre registre, après l’attaque du marché de Noël à Strasbourg en décembre 2018, l’attaque à la préfecture de police de Paris enseigne, malgré la couverture médiatique relativement limitée dont elle a été l’objet, que la société française est loin d’en avoir fini avec le terrorisme islamique et la radicalisation religieuse dans certains territoires de la République.

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L’année 2019 vue par nos chroniqueurs - Babeau: «La France est dans une incroyable bulle»

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Attentif à l’affaiblissement de la démocratie et au rétrécissement du débat public, notre chroniqueur Olivier Babeau espère que 2020 sera l’occasion de réhabiliter davantage le savoir et la culture, plus que jamais nécessaires à l’âge du numérique et de l’information.Olivier Babeau décrypte l’air du temps pour FigaroVox. Il est président du think-tank l’Institut Sapiens et, par ailleurs, professeur en sciences de gestion à l’université de Bordeaux. L’auteur a récemment publié Éloge de l’hypocrisie (Éditions du Cerf, 2018).

 
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Garrett J. Hardin et la tragédie des biens communs

Garrett James Hardin, né le 21 avril 1915 à Dallas, et mort le 14 septembre 2003 à Santa Barbara en Californie, est essentiellement connu pour sa publication de 1968 intitulée « The Tragedy of the Commons » (ou Tragédie des biens communs). Biologiste de profession, il reste une figure importante de l’histoire des théories et des concepts économiques contemporains. Il met en évidence la compétition qui se met en place à partir du moment où des ressources naturelles limitées en quantité sont placées dans un terrain « commun ». Cette compétition sur le domaine commun mène à la destruction des ressources communes à plus ou moins court-terme.

Extrait : Reprenant en quelques sortes les théories de Malthus, la tragédie des biens communs montre la surexploitation qui résulte de la non-attribution d’une ressource, donc du caractère « public » de celle-ci. Cette théorie concerne des biens ayant deux caractéristiques. D’abord, ce sont des biens sur lesquels il serait difficile d’octroyer un droit de propriété (par exemple une partie de l’océan), et ensuite ce sont des biens rivaux. Un exemple de biens rivaux sont les animaux sauvages: si, à la chasse, je tue un animal sauvage pour le manger, cet animal n’existera plus pour le prochain chasseur. Cette tragédie peut être réglée par trois solutions imaginées par Hardin: la nationalisation, la privatisation, la gestions par les locaux.


 
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Élisabeth Lévy: «Nous n’aimons plus assez la liberté!»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Cinq ans après Charlie, la directrice de la rédaction de Causeur craint que «l’esprit du 11 janvier» n’ait jamais été autre chose qu’un fantasme . Élisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. Le dernier numéro est intitulé «Charlie, es-tu là?»

FIGAROVOX.-
Vous consacrez le dernier numéro de
Causeur à Charlie Hebdo. Cinq ans après l’attentat, Charlie, c’est fini ?

Élisabeth LÉVY.-
Je ne sais pas si l’esprit du 11 janvier a jamais été autre chose qu’un fantasme nous permettant de nous rassurer. Rappelez-vous ces quelques jours qui ont suivi les attentats des 7, 8 et 9 janvier: tout le monde était Charlie. Et flic. Et juif. S’agissant des flics et des juifs, on sait ce qu’il en est advenu. La haine de la police est un lieu commun, voire un devoir civique. Et il semble que les objurgations gouvernementales n’aient pas plus fait régresser l’antisémitisme que les sommations du petit bonhomme de Sempé («Couché!») ne font reculer l’océan. Quant à l’esprit Charlie, il n’est plus qu’une ritournelle que l’on entonne pour les commémorations. Et encore: je crois l’avoir déjà écrit l’année dernière mais on attend toujours le grand hommage de Macron qui, en d’autres occasions, ne mégote pas sur le lyrisme. Une partie de la gauche défile avec le CCIF contre la prétendue islamophobie, c’est-à-dire pour interdire que l’on critique l’islam, mais l’a-t-on entendue défendre Georges Bensoussan, Pascal Bruckner et tous les autres, poursuivis en justice pour avoir dit ce qu’ils voyaient? Pendant ce temps, Riss et toute la rédaction de Charlie, Zineb, Philippe Val, Richard Malka, continuent à vivre sous haute protection.

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Love hotels : une globalisation rose

Les love hotels connaissent un succès planétaire. Presque partout sur la planète, on trouve désormais ce type d’établissements destinés à abriter en toute discrétion des échanges amoureux. Que dit leur large diffusion sur la globalisation du monde ?

Extrait :
Ils fleurissent presque partout. Du Japon au Brésil, de l’hémisphère Nord à l’hémisphère Sud, en Orient comme aux Amériques… Selon les lieux, on les appelle love hotels, motels, adult hotels… Ces établissements sont conçus comme des temples de l’amour charnel ou passionnel. La pratique est répandue à l’échelle du globe : des couples (ou quelquefois un groupe de personnes) louent des suites dans des établissements urbains explicitement conçus pour y exercer des relations amoureuses et sexuelles. Même les « classiques » motels d’Amérique du Nord, censés être des lieux de repos pour automobilistes de passage, sont aussi recherchés par certains clients pour abriter leurs relations sexuelles plus ou moins furtives.

Tous ces établissements ont la particularité de garantir anonymat et confidentialité à leur clientèle. L’entrée s’effectue généralement en voiture, un rideau ou une porte de garage privé permettant aux véhicules de ne pas être identifiés. Ou même à pied, par une porte discrète ou dérobée. L’organisation des lieux est conçue pour ne croiser personne (surtout pas un autre client) et pour occulter ou minimiser le contact avec les employés ; il est possible de régler en espèces pour ne laisser aucune trace de paiement. Pour cette clientèle adulte, les locations sont généralement de courte durée (short stay rooms), quoi qu’on puisse aussi y passer la nuit ou la journée entière.
Le love hotel ne se confond pas avec des établissements liés à la prostitution et à l’industrie du tourisme sexuel, tels les bordels ou autres « salons de massage » offrant des services sexuels.

 
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« Trop d’Occidentaux » au programme d’histoire de l’art à Yale: vers la dictature des identités?Laurent Dubreuil est professeur de littérature à l’université Cornell aux États-Unis. Il a publié une douzaine d’ouvrages, dont le dernier, La dictature des identités, vient de paraître chez Gallimard.

FIGAROVOX/ENTRETIEN - L’université de Yale va supprimer un cours d’introduction à l’histoire de l’art, accusé de véhiculer un «canon occidental idéalisé». Laurent Dubreuil, professeur à Cornell, dénonce une épuration artistique moraliste fondée sur l’identité.

FIGAROVOX.- L’université de Yale a annoncé transformer son cours traditionnel d’histoire de l’art qui portait de la Renaissance à nos jours, au motif qu’il serait trop occidentalo-centré et ne prendrait en compte que des auteurs blancs, masculins et hétérosexuels. Que vous inspire cette volonté? Est-on là face à un exemple de la «dictature des identités» que vous évoquiez dans votre essai?

Laurent DUBREUIL.-
Nous avons affaire ici à l’un de ces grands cours d’introduction dispensé en première année («survey»), destinés à procurer en un semestre ou deux une sorte de culture minimale dans un domaine donné. À Yale, cette «Introduction à l’histoire de l’art» s’en tenait à «l’art occidental» et n’incluait pas la période précédant la Renaissance, traitée dans un cours analogue (avec, cette fois, inclusion de l’Égypte ancienne et du Moyen-Orient). Ce diptyque sera supprimé au profit d’un ensemble de quatre classes qui changeront au fur et à mesure. Aux États-Unis, chaque département ayant la liberté de décider de son cursus, rien n’empêche Yale de modifier sa «maquette» et la nouvelle solution, certes moins simple que la précédente, n’est pas scandaleuse en soi.
Les explications avancées pour justifier la refonte sont toutefois contradictoires. Le communiqué officiel du département insiste sur la volonté d’offrir la perspective la plus large possible, ce qui est raisonnable. La sophistication formelle des arts asiatiques, océaniens, africains et amérindiens mérite assurément des présentations à part .

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JeSuisMila : ce que révèle le harcèlement d’une ado menacée pour avoir critiqué l’islam par Chloé Morin, ex-conseillère opinion du Premier ministre de 2012 à 2017, et experte associée à la Fondation Jean Jaurès.

FIGAROVOX/TRIBUNE - Mila, une ado de 16 ans, a fait l’objet d’un harcèlement très violent pour avoir injurié l’islam. Chloé Morin y voit un symptôme des affrontements identitaires qui secouent la société, amplifiés par les réseaux sociaux.

Extrait :
C’est une de ces polémiques dont les réseaux sociaux sont si friands: Mila, une jeune fille de 16 ans, subit une vague d’insultes homophobes et de menaces physiques depuis qu’elle s’en est prise à l’islam dans une vidéo publiée sur Instagram. Une polémique dont les ressorts sont malheureusement devenus familiers aux usagers de Twitter et aux commentateurs politiques, et qui mérite que l’on s’y arrête pour trois raisons.

D’abord, pour ce qu’elle révèle de notre usage des réseaux sociaux et de la manière dont leur fonctionnement tord la réalité. Cette polémique a généré plus de 100 000 tweets en une journée. Des positions tranchées sont exprimées, traduisant l’intensité émotionnelle des réactions, mais aussi et surtout la radicalité des points de vue en présence. Les réseaux sociaux ne sont pas l’espace de la mesure, on le sait. Ils amplifient la polarisation et l’émotion, créant ainsi un effet de loupe médiatique assez terrifiant. Si Twitter était représentatif de la France, ce serait une France irréconciliable, en guerre civile.

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Défiance et arrogance - par Serge Champeau Philosophe, chercheur à l’Instituto de Gobernanza Democratica (Espagne)

Deux mots semblent désormais solidement installés dans les analyses de la situation politique actuelle : les gouvernants déplorent la défiance des citoyens à l’égard de leurs représentants et les citoyens dénoncent l’arrogance des gouvernants. Il est rare que l’on évoque l’arrogance des citoyens et la défiance des gouvernants à l’égard de la démocratie représentative, même si cette inversion pourrait rendre compte de bien des aspects de notre vie politique.

Extrait :
L’excessive défiance des citoyens se nourrit souvent de l’excessive confiance en leur jugement. Quant au comportement des gouvernants, il semble aujourd’hui relever davantage de la faiblesse que de l’arrogance et témoigner parfois d’un découragement à l’égard de la démocratie représentative. C’est le cas, dans nos démocraties, lorsque l’État est réduit au statut de « bureau des réclamations » (selon l’expression du juriste Robert Lafore dans son récent ouvrage L’Individu contre le collectif. Qu’arrive-t-il à nos institutions ?). Mais ce pourrait bien être aussi le cas, paradoxalement, dans les « démocratures » illibérales et dans les mouvements populistes. Le philosophe américain Harry Frankfurt, dans On bullshit, soutient que cet illibéralisme est bien loin de pouvoir se laisser ranger sous les figures traditionnelles de l’arrogance politique.

Les gouvernants des sociétés démocratiques sont évidemment peu enclins à se suicider en évoquant l’arrogance des citoyens. Et personne ne s’est jamais spontanément avoué arrogant (les récents travaux français sur la défiance étayent leurs analyses sur des enquêtes d’opinion, dans lesquelles les citoyens ne font évidemment jamais part de leur arrogance). Si par ce dernier terme on entend un « vice intellectuel » – que le philosophe Pascal Engel, dans Les vices du savoir, définit comme l’incapacité à juger nos propres jugements et à prendre en compte les jugements que les autres portent sur les nôtres – il est clair qu’une telle immodestie caractérise aujourd’hui le comportement de certains citoyens. Les formes de cette arrogance sont multiples. Invoquer « mon intérêt » ou « mon droit » comme un absolu indiscutable nie l’idée même de démocratie en réduisant la politique à un rapport de force et le bien commun à une résultante de celui-ci.

 
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Deepfake, vidéos falsifiées... Quelle politique appliquent les différents réseaux sociaux?

À l’approche de l’élection présidentielle américaine, Facebook, YouTube et Twitter ont mis à jour leur position sur ces contenus bien spécifiques. Des avertissements à la suppression pure et simple, tour d’horizon des différentes politiques en vigueur.

Extrait :
Donald Trump, Barack Obama, Mark Zuckerberg... De nombreuses personnalités ont été malgré eux utilisés dans des deepfake, ces vidéos trafiquées par une technologie d’intelligence artificielle, qui permet de placer un visage sur le corps d’une autre personne, ou de faire dire à quelqu’un des mots qu’il n’a jamais réellement prononcés.
Ces deepfake sont à distinguer d’un autre type de modification de vidéo, plus rudimentaire mais non moins trompeuse (dorénavant surnommée cheapfake, ou dumpfake). Ainsi des proches de Donald Trump ont relayé une vidéo de la démocrate Nancy Pelosi, qui la faisait apparaître ivre. En réalité, la vidéo partagée avait simplement été ralentie à 75% de sa vitesse originale, donnant une impression d’ébriété.

Que font les réseaux sociaux par rapport à ce type de contenus, qui se multiplient? Les politiques diffèrent fortement selon les plateformes.

 
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Jonathan Curiel: «La société de la vitesse est une société du désengagement» Jonathan Curiel est directeur général adjoint des programmes de M6, W9 et 6TER en charge des magazines et des documentaires.

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Jonathan Curiel, dans un essai percutant intitulé «Vite!», dénonce la nouvelle tyrannie de l’immédiateté et prône l’urgence de ralentir au milieu du tumulte.

FIGAROVOX.- Vous avez eu l’idée de ce livre lorsque vous vous êtes rendu compte que vous n’écoutiez plus les messages vocaux de votre téléphone. Pourquoi? Que s’est-il passé?

Jonathan CURIEL.-
Je me suis rendu compte progressivement que j’éprouvais des difficultés à lire un journal en entier sans consulter frénétiquement mon téléphone, que j’avais le même mal en lisant un livre, que tout le monde avait l’œil rivé sur son portable dans des réunions au travail, dans les transports…et que je ne prenais effectivement plus le temps d’écouter les messages vocaux sur mon téléphone! Qui ne sont pourtant pas bien longs.

Parallèlement, j’éprouvais la sensation d’une information qui chasse l’autre en permanence, d’un tumulte permanent de l’actualité. On célèbre l’instant puis on en fait table rase. On passe, dans cette société sans mémoire, du départ de Meghan et Harry au Canada à la réforme des retraites en passant par l’évasion de Carlos Ghosn et le coronavirus. On ne parle que de cela pendant quelques jours puis… On oublie tout.

Suite de l'entretien >>>

 
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Faudra-t-il interdire la notation sociale ? Par Philippe Boyer, directeur de l’innovation à Covivio.

HOMO NUMERICUS. Un procès fictif a permis de mettre en lumière les dangers des dispositifs de notation sociale destinés à surveiller les citoyens, déjà une réalité en Chine. Au cœur des enjeux, la préservation des droits fondamentaux de la personne.

Extrait : Le temps d'une soirée, l'Assemblée nationale s'est transformée, le 4 décembre dernier, en un palais de justice. Jusque dans les moindres détails, oripeaux et décorum de la justice avaient été reproduits pour ce procès hors du commun. Il faut dire que la question au centre de cet évènement méritait de figurer dans ce haut-lieu de la représentation nationale.

Organisé par l'association Jurisnautes1, incubateur de questions sociojuridiques d'aujourd'hui et de demain, ce procès fictif, le troisième du genre, avait pour sujet la notation sociale (aussi appelée « social ranking »). Avocats, juges, témoins, victimes, jurés... se relayant tour à tour afin de faire toute la lumière et finalement décider si la société (fictive) « Rank my life » (que l'on pourrait traduire par « Noter ma vie »), proclamée leader mondial de ce secteur en forte croissance, devait être condamnée pour avoir porté atteinte aux droits fondamentaux des individus. A partir d'un cas presque réel - à l'occasion des Jeux Olympiques de 2024, la notation sociale s'applique à tous jusqu'à devenir hors de contrôle - plaidoiries et réquisitoires furent à la hauteur de cet enjeu de société. Si les membres des Jurisnautes aiment à mettre sur le devant de la scène des thématiques d'anticipation et de science-fiction par le prisme du droit (intelligence artificielle, transhumanisme...), pour ce procès-là, la fiction s'inspirait de la réalité.

Suite de l'analyse >>>