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Pesticides dans le pinard

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par bison ravi, 25 Avril 2012.

  1. bison ravi

    bison ravi Membre Gold

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    [h=1]Résidus de pesticides dans le vin[/h] 100% des vins conventionnels testés contaminés
    [h=3]

    Niveau de contamination : 5800 fois plus élevée que pour l’eau potable ![/h] Les niveaux de contamination dans cette étude sont variables et ne dépassent pas les limites maximales autorisées (LMR). Cependant, il est à noter qu’il n’existe pas de LMR vin a proprement parler mais qu’on se réfère à celles utilisées pour le raisin qui sont très élevées. Il faut en outre préciser que les niveaux de contamination observés dans le vin sont considérablement plus élevés que les niveaux tolérés pour les pesticides dans l’eau puisque qu’on a trouvé dans certains vins testés des quantités jusqu’à plus de 5800 fois supérieures aux Concentrations Maximales Admissibles (CMA) autorisées par pesticide dans l’eau du robinet !
    Risques sanitaires. Ces nombreux résidus témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques [1].
    Vins biologiques. Les vins biologiques analysés ne renferment pas de résidus de pesticides à l’exception d’un échantillon de Bourgogne dans lequel on a trouvé des quantités faibles d’un produit. Cette présence est expliquée par les dérives des pulvérisations en provenance des parcelles voisines [2]. Cette contamination des viticulteurs biologiques, quoique rare et à de faibles quantités, est totalement inacceptable pour le MDRGF.
    « L’étude réalisée par PAN et le MDRGF montre que l’utilisation très intensive de pesticides en viticulture - 20% des pesticides utilisés sur 3% de la surface agricole - a comme conséquence la présence systématique de nombreux résidus dans les vins. Il est grand temps, conformément aux décisions du Grenelle, que la viticulture réduise sa consommation de pesticides pour réduire l’exposition des consommateurs en privilégiant les techniques alternatives aux pesticides. Ce sont ces systèmes alternatifs dont le MDRGF fait la promotion lors de la 3ème semaine sans pesticides84 qui a lieu jusqu’au 30 mars. » déclare F. Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe. « En outre, les représentants du gouvernement français devront absolument tout faire pour que les législations européennes sur les pesticides en préparation éliment les pesticides les plus dangereux et favorisent les systèmes qui réduisent fortement, ou se passent complètement, de ces toxiques » ajoute F. Veillerette.
    Extraits de l’étude
    [h=3] Pesticides dans l’agriculture en Union Européenne[/h] L’abondance de résidus de pesticides dans les produits alimentaires est une préoccupation majeure des consommateurs européens. Pourtant, ces préoccupations des consommateurs sur les pesticides semblent être ignorées. Les résultats de l’étude de l’UE sur les analyses des aliments au regard des pesticides publié en 2007 montrent que l’industrie mondiale des agrochimiques laisse des traces importantes dans la chaîne alimentaire européenne. 349 pesticides différents ont été identifiés dans les échantillons alimentaires européens testés. Sur les 62000 échantillons testés 45,7% contenait des pesticides. Un échantillon sur 20 montraient des résidus au-delà des limites légales. Et plus de 5% des fruits, légumes et céréales contenaient cinq ou plus résidus de pesticides différents.
    Ces études portent surtout sur les aliments bruts non transformés. La présente étude montre que cette contamination peut aussi concerner les aliments transformés à haute valeur comme le vin - qui reçoit peu de contrôles au titre des programmes de surveillance alimentaire nationale. Le message que ce rapport porte est que les hommes politiques européens, les agriculteurs et les distributeurs doivent trouver des moyens pour travailler ensemble afin :
    [​IMG] de réduire de manière substantielle l’utilisation de pesticides dangereux,
    [​IMG] de satisfaire la demande des consommateurs pour abaisser les niveaux de contamination. La production de vin sans pesticides est possible - comme en témoignent les résultats de l’analyse du vin biologique décrits ci-dessous.
    Chaque année, plus de 220 000 tonnes de pesticides sont annuellement épandus dans l’environnement européen. Les résultats annuels de l’Union européenne sur l’utilisation des pesticides montrent qu’on utilise 108 000 tonnes de fongicides, 84 000 tonnes d’herbicides, 21 000 tonnes d’insecticide, et 7 000 tonnes de régulateurs de croissance – ce qui représente environ un demi-kilo de substances actives pour chaque homme, femme et enfant vivant au sein de l’Union européenne.
    [h=3] Pesticides dans le raisin[/h] Les raisins figurent parmi les aliments les plus fortement contaminés dans la chaîne alimentaire européenne. Sur les 24 produits alimentaires différents analysés dans le cadre des programmes de surveillance de 2001-2005, le raisin est classé en 4ème position pour le plus grand nombre de dépassements des LMR, se classant parmi les fruits les plus touchés. Les raisins ont également montré un haut niveau de contamination globale juste après les poires, les oranges et les fraises. Sur les 2163 échantillons de raisins évalués, 57% des tests se sont révélés positifs pour au moins un pesticide. 5% des échantillons contenaient des pesticides au-delà des limites légales. Parmi les résidus les plus souvent détectés se trouvaient plusieurs fongicides synthétiques : la procymidone, le dicarboximidequi était présent dans 22,41% des échantillons de raisins évalués, l’iprodione, l’ imidazole qui a été détecté dans 16,26% des échantillons de raisins évalués etc. Une analyse de la Commission publiée en 2007 a montré que les raisins et les poivrons sont les deux aliments les plus fréquemment identifiées comme contenant plus de dix résidus de pesticides.
    [h=3] Pesticides dans le vin[/h] Alors que la Communauté européenne doit encore procéder à un programme d’essais alimentaire coordonné mettant l’accent sur le vin, des preuves substantielles démontrent le potentiel de transfert des pesticides au cours du processus de vinification. En 2005, le ministère français de l’agriculture a publié des données provenant des producteurs de vins français, étude effectuée dans l’ensemble des 13 régions viticoles de France portant sur 14 ans. 1316 échantillons de raisins entrant dans le processus de vinification ont été évalués pour la présence de pesticides. Une fois que la production de vin a été achevée, les vins ont ensuite été analysés de nouveau pour la présence de pesticides. L’étude française a conclu que 30% des pesticides inclus dans l’analyse pourraient être transférés dans les vins, et a identifié 15 pesticides "systématiquement" détecté à la fois dans le raisin et le vin. Ces 15 pesticides comprennent sept fongicides synthétiques lié à des dangers spécifiques pour la santé humaine.
    Tous les producteurs de vin inclus dans cette étude ont été incités à suivre les "bonnes pratiques agricoles" dans la production de raisins. En outre, la grande majorité des échantillons de raisins utilisés dans l’élaboration du vin ne contenait pas de pesticides à des concentrations supérieures aux limites légales. L’étude française présente en quelque sorte les « meilleurs des cas » - pour lesquels pesticides présents dans les raisins ont néanmoins été transférés dans les vins. Les niveaux de contamination dans cette étude sont variables et ne dépassent pas les limites maximales autorisées (LMR). Cependant, il est à noter qu’il n’existe pas de LMR vin à proprement parler pour le vin mais qu’on se réfère à celles utilisées pour le raisin qui sont très élevées. Il faut en outre préciser que les niveaux de contamination observés dans le vin sont souvent considérablement plus élevés que les niveaux tolérés pour les pesticides dans l’eau (0,0μg/l par pesticides – 0,05μg/l pour plus de 5 pesticides). La substance active avec le plus haut taux de transfert était l’iprodione qui a été détectée dans 100% des échantillons de vins à partir de raisins contaminés par les pesticides. La Procymidone (93%), l’azoxystrobine (90%), l’iprovalicarbe (86%) et le pyriméthanil (85%) ont également montré une forte présence parmi les échantillons de vin élaboré à partir de raisins contaminés.
    [h=3] Quelles conséquences pour la santé ?[/h] Des études montrent que les personnes travaillant dans les vignes et qui sont exposées aux pesticides ont une plus grande incidence de rhinite allergique, de problèmes respiratoires, de certains cancers et d’anomalies chromosomiques, ainsi qu’une altération des capacités neurologiques, voire un risque de développer des maladies neurodégénératives.
    Capacités intellectuelles : En 2001, des tests psychologiques d’aptitude mentale ont été menés sur 528 ouvriers employés dans le vignoble bordelais [3]. En moyenne les hommes ont été exposés de manière directe pendant 22 ans aux pesticides - essentiellement par l’intermédiaire de mélange et de pulvérisations dans les vignes. Les psychologues ont aussi évalué 173 personnes ayant travaillé dans les vignobles et qui ont été exposées de manière indirecte aux pesticides par contact avec des feuilles traitées, et un groupe témoin de 216 travailleurs agricoles qui n’ont jamais été exposés. Les travailleurs exposés à des pesticides avaient de plus faibles capacités mentales (attention sélective, mémoire de travail, traitement de l’information et des analyses abstraites). Sur deux épreuves, les personnes directement exposées aux pesticides avaient trois fois plus de chance que le groupe témoin de répondre de manière erronée. Alors que ce groupe témoin a eu de meilleurs résultats sur tous les tests d’aptitude mentale, les personnes exposées aux pesticides de manière indirecte répondaient presque aussi mal que celles directement exposées.
    Cancer : Les agriculteurs exposés à de forts niveaux de pesticides, mais aussi ceux qui les utilisent pour leurs plantes d’intérieur, ont un plus grand risque de développer une tumeur cérébrale, selon une étude publiée en juin 2007, dans la revue britannique spécialisée Occupational and Environmental Medicine. L’étude a été conduite par Isabelle Baldi (Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement, Bordeaux) dans le sud-ouest viticole français. Les premiers résultats avaient été présentés en mars 2006 à Paris. Selon cette étude, l’augmentation du risque est statistiquement significative pour de forts niveaux d’exposition aux pesticides. Pour les agriculteurs exposés aux niveaux les plus élevés, le risque est ainsi plus que doublé, toutes tumeurs cérébrales confondues. Il est même multiplié par plus de trois si l’on ne considère que les gliomes (tumeurs du cerveau les plus fréquentes chez l’adulte). L’étude porte toutefois sur un échantillon limité (221 adultes domiciliés en Gironde ayant une tumeur cérébrale et 442 témoins non malades). Le Dr Baldi souligne la nécessité de travaux ultérieurs sur des échantillons plus importants afin de déterminer si le risque est plus spécifiquement lié aux gliomes et d’approfondir une possible association avec une famille particulière de pesticides. En outre, une étude de 1998 avait évalué les taux de mortalité chez les travailleurs des vignes dans 89 espaces géographiques en France et avait trouvé une incidence significativement plus élevée de cancer du cerveau chez les personnes exposées aux pesticides par rapport à la population française [4]. Une autre étude menée par les mêmes auteurs a démontré une corrélation positive entre le degré d’exposition aux pesticides dans le vignoble français parmi les travailleurs agricoles et le risque de cancer de la vessie [5].
    Parkinson et Alzeheimer : Isabelle Baldi a aussi montré en 2003 que l’exposition à des pesticides semble liée à un risque plus grand de développer les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Ainsi son étude avait montré que, chez des agriculteurs hommes utilisant des pesticides, le risque de développer la maladie de parkinson était multiplié par 5.6 et celui de développer la maladie d’Alzheimer multiplié par 2.4 par rapport à des groupes non exposés à des pesticides (I ; Baldi et al. 2003)




    Edit : curieux de voir les études en Chine histoire de comparer
     

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