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Pékin tente d'évaluer la résistance de son économie à un krach immobilier

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par Orang Malang, 16 Août 2010.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    LEMONDE Août 2010

    Les banques chinoises et un certain nombre d'industries exposées au secteur immobilier telles que l'acier et le ciment vont être soumises à une nouvelle série de tests de résistance par les autorités de régulation chinoises : ces tests envisageraient un krach immobilier de 60 % dans sept des plus grandes villes chinoises (dont Pékin, Shanghaï et Shenzhen), selon la presse économique locale.

    Les premiers résultats sont attendus vendredi 13 août. La Commission de régulation bancaire chinoise n'a pas confirmé le chiffre de 60 %, mais avait déjà lancé en mai des tests envisageant une chute de 30 % des prix de l'immobilier en Chine, sans noter de détérioration majeure dans le ratio de mauvaises créances des banques.

    L'initiative, qui fait suite aux mesures prises en avril pour décourager les achats spéculatifs d'appartements, pourrait signaler que les autorités chinoises souhaitent davantage refroidir ce secteur en surchauffe. Les prix de l'immobilier dans les villes chinoises étaient toujours en hausse de 11,4 % au mois de juin par rapport au même mois de l'année précédente.

    Même si la hausse des prix ralentit, et que certains professionnels du secteur signalent une chute des transactions, l'hypothèse d'une correction se répand : "Dans les villes de premier rang, les prix devraient baisser de 20 % à 30 % d'ici à la fin de 2010, soit le niveau du début de l'année", estime dans le China Daily, l'analyste Wang Xia de CCCB International à Pékin.

    La formidable expansion de la construction en Chine nourrit les interrogations sur l'étendue de la bulle chinoise, sa volatilité et sa vitesse de progression. Andy Xie, l'ancien analyste en chef pour la Chine de Morgan Stanley et désormais chroniqueur du magazine en ligne Caixin, y voit une bulle de "quantité", et non de "prix" : "Ce qui distingue la bulle immobilière chinoise, c'est la quantité sans précédent d'espace d'habitation disponible. Ce surplus colossal d'appartements vides représente la "bulle quantitative" que traverse la nation", écrivait-il, mardi 3 août.

    L'analyste, basé à Shanghaï, part d'une statistique qui circule dans les médias chinois, selon laquelle 64,5 millions de compteurs d'électricité urbains n'auraient enregistré aucune consommation sur les six derniers mois - un chiffre considérable, qui représenterait près de 40 % des foyers urbains, mais que les fournisseurs d'électricité n'ont pas confirmé.

    Andy Xie tente d'y voir clair dans un paysage immobilier très segmenté, où coexistent par exemple des logements cédés à bas prix par les entreprises à leurs employés qui les louent, des dortoirs d'usines pour migrants, et une quantité croissante d'appartements vides. Qui ne trouvent pas preneurs, soit parce que les loyers sont trop chers ou parce que les louer n'est pas rentable. "On ferait bien d'avoir peur de la bulle quantitative chinoise", estime Andy Xie. Quant au parc de nouveaux appartements en construction, il est proprement "terrifiant", dit-il.

    Un éclatement de la bulle immobilière chinoise provoquerait une réaction en chaîne : les collectivités locales ont fortement emprunté sur la foi de leurs avoirs fonciers. Et, selon un rapport de l'agence Fitch publié mi-juillet, les banques chinoises auraient en outre volontairement sous-estimé l'encours de leurs crédits, de l'ordre de 28 %, soit près de 200 milliards de dollars, durant les six premiers mois de l'année en transférant des créances vers des fonds de gestion chargés de les "repackager" en produits d'investissements.

    Les banques chinoises affichent pour l'instant un ratio de mauvaises créances de seulement 1,3 %, grâce notamment aux marges confortables dont elles disposent dans une économie où les taux d'intérêt sont administrés, et à la pratique, généralisée selon certains spécialistes du secteur, du "roll-over", c'est-à-dire l'extension de "rallonges" à certains de leurs débiteurs
     
  2. billcarson

    billcarson Guest

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    il y a un article dans le marianne de cette semaine, sur une ville fantome chinoise.....
     
  3. GuiZm0

    GuiZm0 Membre Platinum

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    Ben il ne faut pas trop se leurrer... il y a toujours un retour de baton... et quand le baton reviendra dans les dents de la Chine.... ca va faire tres tres mal... C'est une question de temps et ce ne sera pas forcement pour les raisons que l'on croit mais ca finira par arrivé... malheureusement
     

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