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OU allons-nous ?

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par lafoy-china, 31 Janvier 2012.

  1. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    Menacés par la famine, comme pendant la Seconde Guerre mondiale, les Grecs ont l’impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.


    Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule».

    L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.


    Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture.

    La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde. «Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an», rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour un café. J’en ai oublié le goût.»


    Années fastes. En Grèce, on les appelle les «néopauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

    Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de 25% et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

    «J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde. Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources.«Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»

    Diktats.
    Jeudi, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à 83 km de la capitale, distribuent 50 tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance. L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.


    Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers !» s’exclame Andreas.

    Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici, il y a 300 crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»

    «Laboratoire».
    Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times. Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne.»


    Source: Libération
     
    #1 lafoy-china, 31 Janvier 2012
    Dernière édition: 31 Janvier 2012
  2. Zhu Li An

    Zhu Li An Ange

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    Dans le mur...en toute évidence...anim_mur
     
  3. soalone

    soalone Membre Bronze

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    Le mieux pour tous serait qu'ils quittent l'Europe et qu'ensuite, la BCE soit autorisée à prêter aux Etats.
     
  4. woodyshanghai

    woodyshanghai Membre Silver

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    Ou allons nous ?

    "Ou allons nous ?"

    Droit vers le Nouvel Ordre Mondial...


    Bonne annee chinoise !!!
     
  5. bison ravi

    bison ravi Membre Gold

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    Tu t'ennuies sur BC...
     
  6. Legume28

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    Cette opinion en fin d'article est assez intéressante. Papademos est un docteur en économie, et un ancien de la Goldman, il est l'homme de la situation. J'ai confiance.
     
    #6 Legume28, 1 Février 2012
    Dernière édition: 1 Février 2012
  7. gdr

    gdr Membre Gold

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    c'est quoi son mandat à papandreou ?
     
  8. Legume28

    Legume28 Membre Platinum

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    Il manque la chute de la blague non ? :p
     
  9. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    Bonjour " Lou Ravi"

    Il y a parfois des situations intolerables qui outrepassent l'entendement , et les regles que l'on se fixe ,et pour moi le fait que des enfants crevent de faim , fait partie d'une de ces situation !!

    A ce niveau ce n'est plus de la politique ..

    Cordialement

    Lafoy
     
    #9 lafoy-china, 2 Février 2012
    Dernière édition: 2 Février 2012
  10. woodyshanghai

    woodyshanghai Membre Silver

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    @ Lafoy,
    Serais tu entrain de devenir un e-wok toi aussi ? Tu sors a peine de ton hybernation ?
     
  11. Jean7

    Jean7 Dieu créateur

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    Je crois que ce genre de réflexion a tout à fait sa place ici.
    Je crois qu'il devrait être partout.

    Je crois qu'une seule chose explique qu'on ait si peu de réactions ici ou ailleurs à ce qui se passe et se prépare :
    le sentiment d'impuissance.

    On ne sais même pas générer d'idée pour lutter contre ce fléau qui s'avance.
    Est-ce parce que nous sommes trop bien éduqués ?

    Imaginez-vous la puissance de la censure qui nous tient dans l'acceptation de ces événements ?
    "Nous", qui sommes européens.
    C'est chez nous que ça se passe.
    Nous l'autorisons.

    C'est ce qui sera dit.
    Quoi que vous pensez, on lira que les Européens ont voulu le sacrifice des Grecs.
     
  12. woodyshanghai

    woodyshanghai Membre Silver

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    :hum: suis pas tout a fait d'accord... Je dirais qu'on a trop longtemps cru qu'on allait echapper (individuellement) au systeme et rejoindre les 1%. Et cela aussi s'explique par le fait que malgres la crise et tout ce qui se passe, l'annee derniere par exemple a ete une annee record pour les jeux (loto, euromillion...). J'ai vu une photo en Espagne des gens faire la queue pour jouer a Euromillion. Avec ca c'est sur qu'il y aura une vraie revolution.
    On croit encore a ce reve d'echapper a "l'abattage" plutot que de prendre les choses en main nous memes.

    Bref, c'est peut etre simpliste comme explication mais en tout cas c'est ce qu'on peut observer.

    Aussi, quand tu dis impuissant, pourquoi est ce que ceux qui essaient de vehiculer des informations (qui ne demandent qu'a etre verifiees) sont tout simplement pas ecoutes par la masse, on prefere les ignorer pour continuer a croire a ce reve. Ca coute quoi aux gens de chercher, de se poser des questions surtout sur ce qui les concerne directement ?

    Tres simpliste peut etre comme analyse...

    Re-bref, il parait qu'on a que ce qu'on merite...
     
  13. Jean7

    Jean7 Dieu créateur

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    Tu veux dire qu'on aurait réussi à faire croire à une majorité des 99% qu'ils sont du coté des 1% ?

    C'est vrais que j'ai entendu des explications de ce genre pour des résultats d’élections aux USA où les victimes votaient en masse pour ceux qui organisent leur exploitation.

    C'est encore plus grave que je pensais alors...

    On peut aussi évoquer la peur de la dégringolade. La "classe moyenne" ayant peur de perdre ce qu'elle a acquis refusant de bouger.
    Et en général, on refuse les thèses qui nous pousseraient à bouger...
     
  14. woodyshanghai

    woodyshanghai Membre Silver

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    Je crois que t'as raison sur ce point la. J'ajouterai juste que la "degringolade" on l'accepte mieux quand elle est collective...
     
  15. Legume28

    Legume28 Membre Platinum

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    Oui, enfin c'est la politique qui a généré cette situation. De quoi parle-t-on dans nos discussions sinon de bien public ? Breeeef.
     
    #15 Legume28, 2 Février 2012
    Dernière édition: 2 Février 2012
  16. bison ravi

    bison ravi Membre Gold

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    Rien à ajouter...
     
  17. 何昂湍

    何昂湍 Demi-dieu

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  18. Legume28

    Legume28 Membre Platinum

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    Le plus dur est de savoir que cette classe politique vendue aux banques (ou selon les cas, issue d'elle/instaurée par elle) est toujours là, et peut-être là pour durer. Ce sont en effet les banques qui récupèrent le remboursement de la dette que les Etats ont souscrit. Ce sont elles qui récupèrent les lambeaux d'entreprises publiques dont se laisse dévêtir la Grèce aujourd'hui (poste, aéroport, autoroutes, entreprise de téléphone, port etc). Ce sont aussi pour elles que travailleront sans doute (si on laisse faire sans se révolter) les esclaves de demain. On leur dira, comme le dit déjà Attali à la télé, que c'est de leur faute, qu'ils ont trop emprunté, qu'ils sont solidaires de leurs Etats. Et les hommes politiques, les media même s'en sortiront blanc comme neige.

    Il y a quelques années, les économistes interrogés sur le sujet nous sortaient des phrases telles que "je ne m'inquiéterai pas trop sur ce sujet, le pourcentage du déficit annuel n'est pas si important, ce qu'il faut c'est en fait rapporter le déficit au PIB, et dans ce cas tout va bien". Bref on joue au paquebot–sous-marin : l'eau s'engouffre dans les cales et on calcule que ça ne rentre pas si vite. Sauf que, ah oui merde en fait on est pas vraiment un sous-marin, et on a pas de pompe… bah ça devrait le faire jusqu'à la prochaine élection de capitaine de navire, ne gâchons pas la fête, d'ailleurs allons prendre un cocktail au mini-bar, en cas de problème de toutes façons on a notre petit canoe de sauvetage personnel.
     
    #18 Legume28, 3 Février 2012
    Dernière édition: 3 Février 2012
  19. _GF_

    _GF_ Membre Actif

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    Marrant, quand même, comme la réaction qui consiste à dire "c'est la faute des politiques" est courante, ces temps-ci, quand même. Si je suis très clairement d'accord avec, vu les pignoufs à la tête de l'Europe (tous les gouvernements sauf deux qui sont libéraux ou conservateurs, voire fascistes en Hongrie, si je ne me trompe pas), ce n'est qu'à moitié vrai, malgré tout. J'ai parfois l'impression que les gens ont oublié que c'est eux qui ont le vrai pouvoir*. Manifester, faire grève, pétitionner, demander des comptes à son député, faire de la désobéissance civile, occuper Wall street, La défense ou le parlement, etc... bref, montrer qu'on existe et qu'un mandat électoral n'est pas un chèque en blanc, c'est quand même pas bien nouveau, non ?
    Enfin, il parait que les gens ont encore confiance dans le système, et vu qu'on est dans une année électorale, chez nous, c'est pas pour tout de suite, je crois...

    *Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, comme disait l'autre. On peut pas dire qu'on y soit...
     
  20. woodyshanghai

    woodyshanghai Membre Silver

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    Youths attack Papoulias's house

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    A group of between 30 and 50 youngsters attacked the house of President Karolos Papoulias on Saturday evening.
    The result of the attack was some minor damage to the entrance of the house at Asklipiou Street in central Athens and to the car that Papoulias uses.
    The hooded youngsters, who arrived by motorbike and on foot just after 8 p.m, hurled a Molotov cocktail, rocks and paint at the house but stopped short of attacking the two guards at the President’s house.
    Papoulias was inside at the time of the attack.
    Police is searching for those responsible for the unexpected attack.
    http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_15449_04/02/2012_426098


    PM’s talks with leaders spill over deadline


    Papademos reports progress on 'key issues' but hurdles remain on thorny wage question[​IMG]
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    After a five-hour meeting with the leaders of the three parties in his fragile coalition government, Prime Minister Lucas Papademos announced on Sunday night that agreement had been reached on certain “basic issues” -- though the heads of the two smaller parties indicated that they remained opposed to excessive austerity -- and that fresh talks would be held Monday to finalize the details of a second bailout package for Greece.
    A written statement issued after the meeting by the premier’s office said that Papademos and the party leaders had agreed to implement measures within 2012 to curb public spending by 1.5 percent of gross domestic product, to secure the viability of auxiliary pensions, to tackle a competitiveness deficit by taking measures which include the reduction of ”wage costs and non-wage costs,” and to recapitalize banks “using a combination of methods that secure the promotion of public interest with the banks’ corporate independence.” The statement, which omitted key details about controversial issues such as proposed cuts to wages in the private sector, concluded that the premier and party leaders would meet again Monday “to finish discussions on the content of the program.”
    Earlier, comments by conservative New Democracy leader Antonis Samaras suggested that major sticking points remained. “They are asking for more recession than the country can take,’’ he said, referring to the country’s foreign creditors. “I am fighting against this.’’
    The leader of the right-wing Popular Orthodox Rally (LAOS), Giorgos Karatzaferis, also struck an indignant tone, telling reporters that he “will not contribute to the explosion of a revolution due to a wretchedness that will then spread across Europe.’’
    In a letter to Papademos, Socialist PASOK party leader and former Premier George Papandreou reiterated his position on the recapitalization of Greek banks, insisting that the new state shares should include voting rights. He also called for the extension of Papademos’s mandate through October 2013 to allow for the implementation of all decisions.
    Meanwhile, in central Athens, a few hundred self-styled anarchists and members of left-wing organizations who had gathered in central Syntagma Square Sunday evening for an anti-austerity protest were involved in minor scuffles with police who tried to disperse them. There were no reports of injuries however.
    In comments made late on Saturday after talks with foreign envoys, who also met with Papademos earlier Sunday, Finance Minister Evangelos Venizelos gave an indication of just how tough the negotiations had been. “The gap between the successful completion of procedures and a deadlock, which could be accidental or due to a misunderstanding, is very small. We are on the razor’s edge,” he said.
    Speaking after a teleconference call with his eurozone peers, Venizelos said the conversation had been “difficult” and that there had been “great concern and great pressure” from creditor states.
    http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_15_05/02/2012_426181

    Ca promet !!!
    "Perfect mess" et on y va tout droit.
    Ce qui se passe en Grece se passera en Italie, au Portugal, en Espagne, Angleterre, France... Ca arrive, doucement mais surement, juste au ralenti
     

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