Moyen Orient: Actualites, debats, infos, opinions... Son avenir!?

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lafoy-china

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Tunisie: Al-Qaïda confirme le décès du fondateur d'un groupe djihadiste tunisien

La branche maghrébine d'Al-Qaïda a confirmé le décès du fondateur du principal groupe djihadiste tunisien, Abou Iyadh, tué par un raid de l'armée française au Mali, dans une vidéo d'hommage évoquant d'autres dirigeants djihadistes morts.

Extrait :
Le dirigeant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abou Moussab Abdoul Wadoud, a parlé de décès intervenus «dernièrement», sans préciser de date, dans une vidéo signalée par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE et relayée samedi par un site qui suit l'actualité djihadiste, Emaad. L'un des autres dirigeants mentionnés, l'Algérien Djamel Okacha, alias Yahya Abou El Hamame, numéro deux de la principale alliance djihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda, avait été tué le 21 février 2019 par des militaires de l'opération Barkhane, selon le gouvernement français.

 
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Pour la diplomatie française, l’Otan doit avoir une « grande explication franche » avec la Turquie

Alors qu’il venait de lancer l’opération « Bouclier de printemps » en riposte à des frappes attribuées à la Syrie contre ses troupes envoyées dans la province syrienne d’Ildeb, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a décidé de rompre un accord conclu avec l’Union européenne [UE] en 2015 en ouvrant ses frontières avec l’Europe [et en particulier avec la Grèce] aux migrants et autres réfugiés [*] présents dans son pays, dont le nombre est évalué à 3,6 millions.

Extrait :
Le président turc a justifié sa décision en faisant valoir que la Turquie ne serait pas en mesure de faire face à une nouvelle vague migratoire venue de la province d’Idleb, où près d’un millions de civils sont massés près de la frontière turque. Le 2 mars, lors d’un entretien téléphonique avec la chancelière allemande, Angela Merkel, il aurait réclamé un » « juste partage du fardeau ».
Mais M. Erdogan a un autre objectif : faire chanter l’UE pour que celle-ci lui apporte son soutien dans la crise syrienne. « Depuis que nous avons ouvert nos frontières, le nombre de ceux qui se sont dirigés vers l’Europe a atteint les centaines de milliers. Bientôt, ce nombre s’exprimera en millions », a-t-il d’abord affirmé, lundi. Puis, ce 4 mars, lors d’un discours prononcé à Ankara, il a déclaré que « si les pays européens veulent régler le problème, alors ils doivent apporter leur soutien aux solutions politiques et humanitaires turques en Syrie. »


Il ne faut pas discuter avec ces engeances d'hommes politiques de ce pays , ils ne comprennent que la trique ! Virez le de l'Otan et profitons de l'occasion pour faire de meme !
 
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Poutine et Erdogan concluent une trêve en Syrie

Le président russe et son homologue turc se sont retrouvés jeudi à Moscou après des semaines de fortes tensions sur le terrain.

Extrait choisis : Après six heures de discussions, dont la moitié en tête-à-tête, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont accordée sur un cessez-le-feu en Syrie qui devait prendre effet jeudi à minuit.
Les dirigeants russe et turc sont convenus de mettre en place un «corridor de sécurité» de six kilomètres de part et d’autre de l’autoroute M4, l’axe stratégique traversant la région d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie et de mener à partir du 15 mars des patrouilles conjointes. Russes et Turcs ont aussi assuré qu’ils feraient en sorte que l’aide humanitaire parvienne aux personnes déplacées - environ un million- dans cette province, dernier bastion rebelle toujours en prioie à de violents combats et où prévaut une situation catastrophique pour les civils.

L’accord de Sotchi de 2018 violé

Les griefs russes à l’égard de la Turquie ne manquaient pas. Moscou accuse en effet Ankara d’avoir violé l’accord de Sotchi de 2018 sur la présence militaire turque dans une «zone de sécurité» au nord-ouest de la Syrie et d’avoir lancé des attaques contre ses bases militaires. Moscou n’a pas «fait le tri» entre les rebelles «modérés» et les djihadistes. La Turquie, déplore-t-on à Moscou, a massivement transféré à Idlib des troupes équivalents à une division mécanisée. Les mesures annoncées jeudi sont censées conduire à une désescalade - qui devra se concrétiser sur la durée...

Vladimir Poutine était en position de force, jeudi au Kremlin, lors d’un tête-à-tête qui a duré trois heures, suivi de discussions élargies. Pour rompre son isolement, Recep Tayyip Erdogan avait voulu faire pression sur les Européens et les amener à un grand marchandage en ouvrant ses frontières aux réfugiés déjà présents en Turquie -ils sont plus de 3,5 millions-, et qui cherchent à rejoindre les rivages de l’UE. En vain, le président turc n’a pas obtenu gain de cause, à ce stade tout au moins. Vladimir Poutine s’en est peu ou prou tenu à sa ligne traditionnelle - ne pas mettre la crise humanitaire dans la balance, même si la gravité de la situation a pu l’inciter à faire un geste. Le président russe avait évoqué cette situation dantesque - la pire peut-être en neuf années de guerre-, jeudi matin au téléphone avec le président du conseil européen, Charles Michel. La veille du sommet, une délégation américaine était à Ankara avec pour objectif de conduire la Turquie à prendre quelque distance, à la fois avec Moscou et Téhéran - les deux autres piliers du groupe d’Astana (Turquie, Iran, Russie), dont Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont une nouvelle fois vanté les mérites jeudi. Le chef du Kremlin, invoquant le dépôt cette semaine de ses amendements constitutionnels a obtenu que le sommet se déroule à Moscou plutôt qu’à Ankara et a décliné la demande d’Erdogan de convier également Emmanuel Macron et Angela Merkel à une rencontre «à quatre» sur la Syrie. «La Russie tenait à jouer seule le rôle de pourvoyeuse de sécurité dans la région», note un observateur occidental. «Pour Moscou, l’une des tâches importantes est d’empêcher que s’accroisse l’influence des États-Unis et de l’Europe dans l’évolution du conflit syrien», souligne le quotidien Kommersant.

Le caniche islamiste qui se prend pour un pitbull , a bien compris ou etait son interet " assis ,coucouche panier , papattes en rond " a decrete le President Poutine ...
 
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Poutine et Erdogan concluent une trêve en Syrie

Le président russe et son homologue turc se sont retrouvés jeudi à Moscou après des semaines de fortes tensions sur le terrain.

Extrait choisis : Après six heures de discussions, dont la moitié en tête-à-tête, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont accordée sur un cessez-le-feu en Syrie qui devait prendre effet jeudi à minuit.
Les dirigeants russe et turc sont convenus de mettre en place un «corridor de sécurité» de six kilomètres de part et d’autre de l’autoroute M4, l’axe stratégique traversant la région d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie et de mener à partir du 15 mars des patrouilles conjointes. Russes et Turcs ont aussi assuré qu’ils feraient en sorte que l’aide humanitaire parvienne aux personnes déplacées - environ un million- dans cette province, dernier bastion rebelle toujours en prioie à de violents combats et où prévaut une situation catastrophique pour les civils.

L’accord de Sotchi de 2018 violé

Les griefs russes à l’égard de la Turquie ne manquaient pas. Moscou accuse en effet Ankara d’avoir violé l’accord de Sotchi de 2018 sur la présence militaire turque dans une «zone de sécurité» au nord-ouest de la Syrie et d’avoir lancé des attaques contre ses bases militaires. Moscou n’a pas «fait le tri» entre les rebelles «modérés» et les djihadistes. La Turquie, déplore-t-on à Moscou, a massivement transféré à Idlib des troupes équivalents à une division mécanisée. Les mesures annoncées jeudi sont censées conduire à une désescalade - qui devra se concrétiser sur la durée...

Vladimir Poutine était en position de force, jeudi au Kremlin, lors d’un tête-à-tête qui a duré trois heures, suivi de discussions élargies. Pour rompre son isolement, Recep Tayyip Erdogan avait voulu faire pression sur les Européens et les amener à un grand marchandage en ouvrant ses frontières aux réfugiés déjà présents en Turquie -ils sont plus de 3,5 millions-, et qui cherchent à rejoindre les rivages de l’UE. En vain, le président turc n’a pas obtenu gain de cause, à ce stade tout au moins. Vladimir Poutine s’en est peu ou prou tenu à sa ligne traditionnelle - ne pas mettre la crise humanitaire dans la balance, même si la gravité de la situation a pu l’inciter à faire un geste. Le président russe avait évoqué cette situation dantesque - la pire peut-être en neuf années de guerre-, jeudi matin au téléphone avec le président du conseil européen, Charles Michel. La veille du sommet, une délégation américaine était à Ankara avec pour objectif de conduire la Turquie à prendre quelque distance, à la fois avec Moscou et Téhéran - les deux autres piliers du groupe d’Astana (Turquie, Iran, Russie), dont Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont une nouvelle fois vanté les mérites jeudi. Le chef du Kremlin, invoquant le dépôt cette semaine de ses amendements constitutionnels a obtenu que le sommet se déroule à Moscou plutôt qu’à Ankara et a décliné la demande d’Erdogan de convier également Emmanuel Macron et Angela Merkel à une rencontre «à quatre» sur la Syrie. «La Russie tenait à jouer seule le rôle de pourvoyeuse de sécurité dans la région», note un observateur occidental. «Pour Moscou, l’une des tâches importantes est d’empêcher que s’accroisse l’influence des États-Unis et de l’Europe dans l’évolution du conflit syrien», souligne le quotidien Kommersant.


Le caniche islamiste qui se prend pour un pitbull , a bien compris ou etait son interet " assis ,couche , papattes en rond " a decrete le President Poutine ...
imagine une seconde si Dada Xi lève la voix et tape du poing, non seulement Erdogan baisse les yeux mais met sa queue entre les jambes.
Voila les russes gère le problème de façon pragmatique alors que l'UE ne peut rien faire faute d'accord car trop d'intérêts divergents.
Mais bon heureusement l'UE c'est la pais!! (grâce aux grande puissance qui en ont et ne se laissent pas faire).
 
Naxshe

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imagine une seconde si Dada Xi lève la voix et tape du poing, non seulement Erdogan baisse les yeux mais met sa queue entre les jambes.
Voila les russes gère le problème de façon pragmatique alors que l'UE ne peut rien faire faute d'accord car trop d'intérêts divergents.
Mais bon heureusement l'UE c'est la pais!! (grâce aux grande puissance qui en ont et ne se laissent pas faire).
Xi a du pouvoir en Chine, c'est pas pareil à l’international. La Chine a toujours préféré ne pas être impliqué dans ces rapports de force. La Russie, allié de la Chine, rempli très bien cette fonction. Avec les accords de Sotchi rompu et autres bévues de Erdogan, Poutine était en grande position de force pour négocier ce qu'il voulait.

Erdogan avait demandé la présence de la France et l’Allemagne pour ces négociations, Poutine a refusé, et il a fait la négociation de son coté. C'est très bien joué.
 
Yiyuan

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La Chine a toujours préféré ne pas être impliqué dans ces rapports de force
c'est vrai et c'est même culturel. Après je pense quand même que pour son prestige, Xi devrait s'impliquer un peu plus à l'international.
 
lafoy-china

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Le gouvernorat irakien de Diyala : un point d’appui historique et récurrent pour les groupes terroristes. Partie 1 : la province irakienne de Diyala, un repaire historique de groupes insurgés djihadistes

La principale zone d’activités de Daech » : c’est ainsi que le think tank israélien « Intelligence & Terrorism Information Center » (1) décrit la résurgence de Daech dans le gouvernorat irakien de Diyala. L’Etat islamique y a pourtant été officiellement déclaré vaincu dès 2015, soit trois ans avant l’annonce du Premier ministre irakien en décembre 2017 de la défaite de Daech en Irak. Aujourd’hui, la province apparaît en effet en ébullition : les attaques djihadistes s’y multiplient et les efforts de l’armée et de la police irakiennes pour sécuriser le gouvernorat s’avèrent des échecs répétés.

Extrait : Au cœur de la problématique du vide sécuritaire des « territoires disputés » entre Bagdad et Erbil et bénéficiant de caractéristiques sociales et géographiques hautement favorables à la guérilla, la province de Diyala apparaît, de fait, comme un terrain particulièrement propice à la résilience de Daech et, de plus en plus, à sa résurgence. La Coalition internationale mise en place pour lutter contre l’Etat islamique, tout comme les forces de sécurité irakiennes et les milices chiites, en font de fait l’un de leurs principaux points d’attention.

Le présent article va s’attacher à présenter dans un premier temps l’histoire insurrectionnelle de cette province et les caractéristiques sociogéographiques qui en font un terreau favorable à l’insurrection (I), avant d’exposer la teneur actuelle de l’activité terroriste dans le gouvernorat et les raisons pour lesquelles, malgré tous ces facteurs favorables à l’implantation de groupes djihadistes, les grandes villes de la province de Diyala n’ont jamais été prises par l’Etat islamique, comme ce dernier a pu le faire dans la province de Nineveh ou de l’Anbar, par exemple en 2014 (II).

Suite de l'analyse 1 >>>


Le gouvernorat irakien de Diyala : un point d’appui historique et récurrent pour les groupes terroristes. Partie 2 : le gouvernorat de Diyala, point d’appui de l’Etat islamique en Irak

Pourquoi l’Etat islamique ne s’est-il jamais emparé de la province de Diyala, au plus fort de ses succès en Irak, malgré tous les facteurs favorables précédemment évoqués ? En effet, le mouvement semblait disposer de nombreux atouts pour déborder les forces de sécurité irakiennes en 2014 et saisir les grandes villes de la province. Les capitales provinciales des autres gouvernorats à majorité sunnite (Mossoul, Ramadi et Tikrit) ont effectivement toutes été prises par le groupe et tenues pendant de longues périodes, mais pas Baqubah ou Muqdadiyah. De la même façon, les divisions irakiennes à Nineveh, Kirkouk et Salah al-Din se sont rapidement effondrées, mais pas la 5ème division irakienne à Diyala. Quels éléments ont fait la différence dans la province ?

Extrait :
L’une des premières raisons consiste en la présence initiale bien moindre de l’Etat islamique dans la province de Diyala, lorsque Mossoul est tombée en juin 2014. En comparaison avec la province de Nineveh, où une moyenne de 347 incidents sécuritaires par mois touchait le gouvernorat dans les cinq premiers mois de 2014, seuls 71 incidents frappaient la province de Diyala (1). Dans la semaine précédant la chute de Mossoul, ces chiffres sont même allés jusqu’à 208 attaques à Nineveh contre 32 à Diyala. Des documents internes à Al Qaeda et Daech récupérés par les forces de sécurité irakiennes montrent, en outre, que la province n’était qu’une priorité périodique pour ces groupes, d’autant qu’elle ne générait pas de revenus et représentait même, au contraire, un déficit budgétaire. Le gouvernorat est par ailleurs éloigné de la Syrie, depuis laquelle l’Etat islamique a planifié et soutenu son offensive sur Mossoul.

De plus, l’Etat islamique n’est pas assez bien parvenu à contrer ses adversaires les plus dangereux dans la province, qui n’étaient, ni plus ni moins, que les autres groupes insurgés. Daech était en effet engagé dans de réguliers affrontements avec Ansar al-Sunna et des éléments du JRTN à l’été 2014, même si ces groupes ont conclu, à plusieurs reprises, de fragiles trêves avec l’Etat islamique, voire lui ont prêté allégeance dans certaines provinces (à l’instar de celle de Mossoul, par exemple) (2).

Suite de l'analyse 2 >>>


l'Otan se met dans de sales draps en Irak , ce qui permet aux Etats Unis de filer a l'anglaise en laissant un quota minimal de forces militaires apres avoir mis le pays sans dessus dessous depuis 2003 ...
 
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Washington demande à l'Onu d'endosser l'accord avec les talibans

Les Etats-Unis ont demandé un vote mardi à 20 heures du Conseil de sécurité de l'Onu pour endosser, via une résolution, l'accord conclu avec les talibans le 29 février, engageant un retrait militaire américain d'Afghanistan, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.

Extrait :
Cette demande de vote est survenue après d'ultimes tractations sur le projet de résolution américain, notamment à la requête de la Chine, très attachée à son projet de développement des Routes de la Soie, qui voulait une mention sur la «coopération régionale», ont précisé ces sources à l'AFP. Elle intervient sur fond de grave crise institutionnelle en Afghanistan, après la double prestation de serment lundi par le chef de l'Etat Ashraf Ghani et son principal adversaire Abdullah Abdullah comme nouveau président .

Selon le projet de texte américain obtenu par l'AFP, le Conseil de sécurité «exhorte le gouvernement afghan à faire avancer le processus de paix via notamment une participation à des négociations inter-afghanes, avec une équipe de négociateurs diverse et inclusive composée de dirigeants politiques et de la société civile, incluant des femmes» .

 
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Syrie: le président turc demande le «soutien concret» de l'Otan

erdo.jpg

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé à l'Otan son «soutien concret» dans le conflit en Syrie, lors d'une visite à Bruxelles lundi.

Extrait : «Nous attendons un soutien concret de la part de tous nos alliés»
, a lancé le dirigeant après une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg. «L'Otan est dans un processus critique dans lequel elle doit clairement montrer sa solidarité d'alliance» avec la Turquie, a ajouté M. Erdogan.

Ankara souhaite que l'Otan applique pleinement ses décisions prises entre 2012 et 2015 de soutenir la défense aérienne turque, a-t-il expliqué. La visite de M. Erdogan dans la capitale de l'UE intervient après sa décision d'ouvrir les frontières turques au passage des migrants et des réfugiés qui se trouvent sur son territoire, pour forcer les pays européens à «apporter leur soutien aux solutions politiques et humanitaires turques en Syrie».

La Turquie accueille 3,6 millions de réfugiés syriens. Près d'un million de personnes dans la province syrienne d'Idleb, au nord-ouest du pays, ont fui vers la frontière turque après une offensive du régime syrien soutenue par la puissance aérienne russe, mettant Ankara sous pression. A Idleb, la Turquie a perdu plus de 50 soldats sous le feu du régime rien qu'en février. «Nos alliés devraient montrer leur solidarité avec notre pays sans discrimination et sans poser de conditions politiques», a insisté M. Erdogan. «Il est très important que le soutien que nous demandons soit apporté sans plus tarder», a-t-il martelé. Il a également reproché à la Grèce de tenir la Turquie pour responsable de la récente crise des migrants. «Il est irrationnel et inconsidéré qu'un allié, et un pays voisin, rejette la faute sur la Turquie», a-t-il déclaré.

 

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La France pourrait vendre des hélicoptères au gouvernement libyen de Sarraj

Lors de sa visite à Paris, le ministre de l'Intérieur libyen Fathi Bachagha pourrait conclure la vente de quelques hélicoptères.


Communique :
Après la visite lundi en France du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye reçu par Emmanuel Macron, ce sera au tour du ministre de l'Intérieur libyen du gouvernement national d'union (GNA), dirigé par Fayez Sarraj et reconnu par l'ONU, de venir à Paris du 16 au 18 mars pour rencontrer son homologue, Christophe Castaner. A cette occasion, la France pourrait discrètement conclure la vente avec Fathi Bachagha quelques hélicoptères fabriqués par Airbus, selon des sources concordantes. Ce qui est surprenant car la France est soupçonnée de soutenir en coulisses le maréchal Haftar. Ce qu'elle dément, elle affirme qu'elle n'est "pas pro-Haftar ou pro-Sarraj".

Plongée dans le chaos depuis 2011, la Libye est divisée en deux camps rivaux entre le GNA, qui siège à Tripoli et qui est reconnu par la communauté internationale, et un gouvernement parallèle soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, dans l'est du pays. Le GNA est soutenu par la Turquie et le Qatar tandis que le maréchal Haftar, reçu mardi par Angela Merkel, par les Emirats arabes unis, la Russie, l'Egypte et l'Arabie saoudite. Paris dénonce régulièrement l'envoi d'armes et de mercenaires syriens par la Turquie en Libye en violation de l'embargo. A l'Elysée, Khalifa Haftar, qui a lancé une offensive depuis avril 2019 sur Tripoli, s'est engagé à signer un cessez-le-feu tout en prévenant que cet engagement cesserait si les milices soutenant le GNA violaient la trêve.

 
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Le Covid-19 a-t-il un impact sur Daech et sa stratégie terroriste (1/2) ?

Daech semble se montrer prudent face à la pandémie du Covid-19. Il concentrerait ses efforts à la libération des djihadistes détenus en Syrie et en Irak, selon une note de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS),

Extrait :
Comment Daech, qui a perdu son califat à la suite de sa défaite militaire, fait face au virus du Covid-19 ? Une note de la FRS (Fondation pour la recherche stratégique) tente d'analyser comment l'organisation terroriste gère la pandémie pour protéger ses troupes et compte éventuellement profiter de la déstabilisation de ses ennemis pour se lancer dans des opérations terroristes. Selon l'auteur de cette note, Jean-Luc Marret, maître de recherche, Daech, doté d'un appareil de propagande et d'effectifs très amoindris, a "communiqué d'une façon que l'on qualifiera de non surprenante au regard de sa vision du monde sanglante"

Directives de sûreté

Dans un premier temps, l'organisation a considéré, au même titre d'ailleurs que certains cénacles et réseaux islamistes radicaux, que le Covid-19 était un "châtiment divin contre la Chine, en raison de son athéisme et du traitement que ce pays inflige à sa minorité ouïghour musulmane", explique Jean-Luc Marret. Par la suite, le groupe a accusé le "gouvernement infidèle de Chine" de minimiser sciemment l'étendue de la pandémie (février 2020), selon la FRS.


Comment le Hezbollah profite du Covid-19 pour renforcer son rôle d'acteur central au Liban (2/2)

Les groupes armés non étatiques font eux aussi face au Covid-19. Après Daech, qui n'a pour l'heure qu'une réponse opportuniste, le Hezbollah profite de cette crise majeure pour renforcer son action sociale déjà importante au Liban.

Extrait : Le Hezbollah pourrait être le grand bénéficiaire de la crise sanitaire générée par le Covid-19 au Liban, où il est implanté sur un territoire dans lequel il exerce un contrôle, grâce à une stratégie semble-t-il efficace. C'est ce que souligne la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) dans une note consacrée à la "la crise pandémique et les groupes armés non étatiques : l'exemple de Daech et du Hezbollah". Selon l'auteur de cette note, Jean-Luc Marret, maître de recherche, "le Hezbollah pourrait bien, sur fond de crise du Covid-19, raffermir sa position politique centrale au Liban, et dans le monde diasporique libanais, en tant qu'acteur sanitaire disposant d'une capacité médiatique pour promouvoir son action".

L'auteur s'interroge toutefois sur "le caractère tous azimuts de son intervention sanitaire" compte tenu de son ADN chiite et, donc, très proche de l'Iran sur le plan religieux et stratégique. Une proximité avec l'Iran qui a valu au Hezbollah d'être "parfois accusé par certains de ses opposants d'avoir introduit le Covid-19 au Liban, via la Syrie, où l'organisation est très engagée depuis des années ou, surtout, depuis l'Iran et la ville religieuse de Qoms". Une ville d'où les étudiants du Hezbollah ont semble-t-il pu longtemps revenir sans mise en quarantaine, alors que la pandémie était importante en Iran.

 
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Daech au Khorasan : loin d’un « État » islamique par Georges Lefeuvre Chercheur associé à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), zone Afghanistan-Pakistan, ex-attaché politique de l’Union européenne au Pakistan

khorasan.jpg

Si la branche locale de Daech n’a pas réussi à ériger une structure étatique hiérarchisée pérenne dans la zone Afghanistan-Pakistan-Asie centrale, son ultraradicalité et sa capacité renouvelée à mener des actions violentes sont redoutées, au point de faire de son élimination un enjeu des négociations de paix en cours avec les talibans.

Extrait :
Les organisations terroristes internationales ne s’occupent pas des frontières, dont elles œuvrent plutôt à la destruction, dans le but d’ouvrir l’espace dans lequel s’épanouira le Califat de leurs rêves. Ainsi, l’idée répandue selon laquelle Daech au Khorasan serait né en Afghanistan avant de déborder sur le Pakistan, est une idée fausse qui biaise l’analyse. La première formation apparaît sous un autre nom, avant même la proclamation de l’État islamique par Al-Baghdadi en juin 2014, dans les entrelacs complexes du djihad et des structures tribales, des deux côtés de la frontière dite « Af-Pak ». Mais cette genèse est tragique et marquera définitivement le caractère ultraradical de Daech-Khorasan.

Genèse tragique, 2014

En février 2014, le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif semble avoir de bonnes chances de réunir quelques talibans modérés à une table de négociations, mais un ultraradical du Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), Omar Khalid, fait capoter le processus en égorgeant 23 soldats pakistanais qu’il détenait depuis juin 2011 ! Or Omar Khalid, un Pachtoune de la tribu Mohmand, se faisait déjà appeler « Khorasani » depuis l’entrée en scène du TTP en 2007. Chacun sait que Khorasan était le nom d’usage, avant la création de l’Afghanistan en 1747, d’une vaste région qui allait de l’Est iranien à la vallée de l’Indus en englobant au nord le Khanat de Boukhara. Ainsi la référence à ce vieil ensemble aux contours imprécis évite aujourd’hui d’avoir à nommer l’Afghanistan, le Pakistan et les républiques d’Asie centrale qui sont des États nations — un concept que les djihadistes radicaux récusent, contrairement d’ailleurs aux talibans afghans. Le décor est planté : Omar Khalid se situe résolument dans le djihad international et affiche d’emblée sa violence extrême.

Mais « Khorasan » est aussi l’objet d’un « hadith » (dire du prophète) selon lequel la libération (conversion) de l’Inde, signe annonciateur de la fin des temps, se ferait depuis le Khorasan. Ce n’est donc pas un hasard si, après avoir fait sécession du TTP en février 2014, Khalid Khorasani fonde le « Ahrar-ul-Hind » (libération de l’Inde), rejoint le « califat » d’Al-Baghdadi dès sa proclamation en juin et fonde l’État islamique Khorasan Province (EIKP) en septembre. Entre-temps, le Ahrar-ul-Hind est rebaptisé Jamaat-ul-Ahrar (Société de la libération), une manière d’indiquer que l’Inde n’est pas la seule cible de EIKP.

Al-Baghdadi attendra cependant janvier 2015 avant de reconnaître cette extension de Daech en Khorasan. Il est au départ assez réticent à cause des imbrications tribales, contraires à l’idéologie universaliste de Daech, de ce nouveau groupe ; il ne lui déplaît toutefois pas de battre en brèche l’autorité d’Al-Qaïda, dont le berceau de naissance est justement la frontière Af-Pak ! (1) Mais pourquoi Khaled ne se rallie-t-il pas plutôt à Al-Qaïda, dont la vocation est aussi celle du djihad international ? Parce que les groupes exogènes (ouzbeks, tchétchènes, ouïghours, etc.), qui sont autant de cellules d’Al-Qaïda, font déjà partie du TTP dont il ne reconnaît plus l’autorité en général et encore moins celle de son nouveau chef Fazlullah.

Suite de l'analyse >>>

 
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Trump et Macron s'inquiètent des ingérences étrangères en Libye

Communique : WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump et Emmanuel Macron ont exprimé mercredi leur inquiétude au sujet des "ingérences étrangères croissantes" en Libye et ont souligné l'urgente nécessité de désamorcer le conflit, lors d'un entretien téléphonique, rapporte la Maison blanche.
Le président des Etats-Unis et son homologue français ont par ailleurs évoqué la reprise des activités économiques dans leurs pays respectifs après le confinement dû à l'épidémie de coronavirus, précise-t-elle. Donald Trump s'est en outre dit impatient de rassembler les chefs d'Etat et de gouvernement du G7.

Une chose est claire nous ne manquons pas d'air ni de culot , on peut faire un petit come-back en 2011 au niveau ingerences etrangeres en Libye ! :hum:
 
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Trump et Macron s'inquiètent des ingérences étrangères en Libye

Communique : WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump et Emmanuel Macron ont exprimé mercredi leur inquiétude au sujet des "ingérences étrangères croissantes" en Libye et ont souligné l'urgente nécessité de désamorcer le conflit, lors d'un entretien téléphonique, rapporte la Maison blanche.
Le président des Etats-Unis et son homologue français ont par ailleurs évoqué la reprise des activités économiques dans leurs pays respectifs après le confinement dû à l'épidémie de coronavirus, précise-t-elle. Donald Trump s'est en outre dit impatient de rassembler les chefs d'Etat et de gouvernement du G7.

Une chose est claire nous ne manquons pas d'air ni de culot , on peut faire un petit come-back en 2011 au niveau ingerences etrangeres en Libye ! :hum:
C'est parce-ce que les Français et les Américains ne sont pas étrangers, ils sont chez eux ! CQFD...
La preuve, ils font partout comme chez eux ! :siffle:
 
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Daech et pandémie de coronavirus : une instabilité sociopolitique et un « repli sur soi » étatique qui profitent à l’EI Par Emile Bouvier
18/05/2020

« Daech redevient une menace ; [ses militants] se remobilisent de plus en plus et nous tuent dans le nord, et ne devrait plus tarder à s’en prendre à nouveau à Bagdad » , déclarait le 3 mai 2020 Qubad Talabani, vice Premier ministre du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK).

Extrait :
De fait, depuis le début de la pandémie de COVID-19, l’Etat islamique semble redoubler d’activité : le 17 avril, Daech conduisait avec succès une embuscade aux Philippines contre un convoi militaire chargé de mener une opération contre le leader de l’Etat islamique dans le pays, tuant 11 soldats ; le même jour, aux Maldives, des « soldats du califat » détruisaient à l’aide de bombes incendiaires plusieurs navires appartenant au « gouvernement apostat des Maldives et ses fidèles » ; le 24 avril, les autorités mozambicaines reconnaissaient pour la première fois la présence de Daech dans leur pays, après le massacre de 52 villageois dans la région de Cabo Delgado ].
Le Moyen-Orient ne fait pas exception à cette tendance. Responsables militaires américains, cadres des services de renseignement irakiens [5] … Tous les adversaires de Daech présents dans la zone soulignent un regain d’activités substantiel en ces temps de pandémie, témoin d’une volonté de l’EI de capitaliser sur l’instabilité internationale afin d’amorcer avec davantage de vigueur un retour en force que l’état-major de Daech orchestre depuis plusieurs mois déjà, notamment dans le gouvernorat irakien de Diyala où cette résurgence est la plus notable : En Irak, l’EI aurait ainsi réalisé trois fois plus d’attaques en avril qu’en mars .

Quelle est l’ampleur exacte de ce regain d’activités ? Quelles sont les principales zones de résurgence de l’EI ? En quoi la pandémie lui fournit-elle une fenêtre d’opportunité pour accélérer son retour ? C’est à ces questions que le présent article répondra, en établissant tout d’abord un état des lieux des activités de Daech au Levant (I), avant d’exposer les facteurs favorisant, sinon pérennisant, cette situation (II).

Suite de l'analyse >>>


Monsieur Erdogan nous octroie egalement le privilege de les acheminer en toute impunite afin de combattre en Libye les forces du marechal Haftar , Libye qui comme chacun le sait est le principal point de depart des candidats a l'immigration incontrolee en provenance du Moyen Orient et d’Afrique a destination de l' Europe , Europe qui se contente d' adopter l'attitude des 3 petits singes vis a vis de monsieur Erdogan qui en profite egalement pour coloniser des parcelles europeennes ! Globalement un membre de l'Otan favorise et amplifie le terrorisme international , avec la benediction de Etats Unis mais bon ce n'est pas une scoop il y a des precedents en Syrie ...

 
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Pour Paris, l’escalade militaire en Libye est une « menace pour la sécurité de l’Europe »

Lors de sa dernière audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Thierry Burkhard, a pris l’exemple de la Libye pour illustrer « l’évolution de la conflictualité ».

Extrait : « Nous sommes […] passés là-bas d’une guerre de milices à guerre de semi-intensité où chacun amène ses soutiens équipés de moyens de lourds : défense sol-air, blindés, drones, avions capables de conduire des actions de ciblage. Il y a également une guerre de l’information particulièrement féroce », a en effet expliqué le général Burkhard. Pour autant, il s’est gardé de faire un parallèle avec la Syrie, où le régime en place a été contesté par des groupes rebelles, qui ont fini par être débordés par les organisations jihadistes, dont l’État islamique [EI ou Daesh].

En Libye, deux camps s’affrontent. Et chacun peut revendiquer une certaine légitimité. Ainsi, le gouvernement de Tobrouk tire la sienne du Parlement élu en juin 2014 tandis que celui de Tripoli, dit d’union nationale [GNA] à été installé sous l’égide des Nations unies, ce qui fait qu’il est reconnu [du moins officiellement] par la communauté internationale. Ce conflit dure depuis 2015… Et les tentatives de l’État islamique pour en profiter ont tourné court, l’organisation ayant été chassée de Syrte, dont elle avait pris le contrôle.
En Syrie, la Turquie appuie des groupes rebelles, qui servent ses intérêts, face aux forces gouvernementales syriennes, soutenues par la Russie, mais aussi par l’Iran et des milices chiites. Ce qui fait un point commun avec ce que connaît la Libye actuellement.

 
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Libye : Les États-Unis envisagent l’envoi d’unités d’une brigade d’assistance à la sécurité en Tunisie
31 mai 2020
Les États-Unis et la Tunisie ont toujours entretenu de bonnes relations, notamment dans le domaine militaire. Et depuis 2011, en raison notamment des menaces terroristes visant l’Afrique du Nord, le soutien américain aux forces tunisiennes s’est accentué, Washington ayant octroyé à ces dernières des aides d’un montant total supéreur à un milliard de dollars.

Extrait :
En outre, en 2015, alors qu’elle faisait face aux menaces de l’État islamique [depuis la Libye voisine] ainsi qu’à celles de la Phalange Okba Ibn Nafaa [liée à al-Qaïda] dans la région du mont Chaambi, la Tunisie a obtenu le statut, de la part des États-Unis, le statut d’allié « majeur non membre de l’Otan ».
Pour le Pentagone, la priorité était alors de renforcer les capacités des forces armées tunisiennes, dont la faiblesse avait été en quelque sorte voulue en raison de la méfiance que ces deernières inspiraient au régime renversé en 2011 à la faveur du Printemps arabe.


L' ambiguite voir l' hypocrisie de ces situations est invraisemblable ! :hum:
 
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Le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique tué au Mali par l'armée française

La ministre des Armées Florence Parly a confirmé ce vendredi soir que l'émir Abdelmalek Droukdal et plusieurs de ses collaborateurs ont été «neutralisés».

Extrait : Lorsque Florence Parly s'exprime jeudi devant la commission défense de l'Assemblée nationale, Abdelmalek Droukdal est déjà mort. L'armée française déployée au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane a «neutralisé» la veille, le 3 juin, l'émir d'Al-Qaida au Maghreb islamique «et plusieurs de ses collaborateurs lors d'une opération dans le nord du Mali».
Mais la ministre des Armées ne l'a annoncé que vendredi soir. «Le combat essentiel pour la paix et la stabilité dans la région vient de connaitre un succès majeur», a-t-elle commenté sur Twitter. Abdelmalek Droukdal «commandait l'ensemble des groupes qaidistes d'Afrique du Nord et de la bande sahélienne dont le JNIM, l'un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel», a-t-elle ajouté .
L'armée française vient de remporter une victoire symbolique importante dans sa lutte contre les formations djihadistes qui gangrènent le nord du Mali. Alors qu'un effort supplémentaire a été demandé depuis le mois de janvier à l'opération Barkhane (lancée dans la foulée de l'opération Serval en 2014), l'élimination d'un important leader terroriste va déstabiliser sérieusement ces organisations.


 
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Islamisme, livraisons d’armes, et désinformation : le rôle des puissances régionales dans le conflit libyen par Aude Thomas Chargée de recherche
26 mai 2020
La dimension internationale du conflit libyen n’a cessé de s’étoffer depuis l’intervention de l’OTAN en 2011 et le renversement du régime de Kadhafi.

Extrait :
En avril 2019, elle apparaît au grand jour tandis qu’une offensive militaire est initiée contre Tripoli. La guerre en Libye est celle de deux camps rivaux : le Gouvernement d’union nationale (GUN) et l’Armée nationale libyenne (ANL). La résolution du conflit est entravée par les initiatives des puissances européennes, la politique feutrée de la Russie, et le retrait américain. La paralysie des Nations unies qui en résulte a permis la concrétisation des ambitions de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et de l’Egypte. Ces derniers sont devenus, par la force des choses, les principaux parrains de la violence en Libye. Les leviers par lesquels ils influent sur le cours des évènements sont multiples : financement de groupes islamistes, armements, et campagnes de désinformation.

L’intervention des puissances régionales en Libye résulte, entre autres, d’une confrontation idéologique. La problématique madkhaliste étudiée au niveau national – objet d’une précédente note .
– se pose également au niveau régional. L’hypothèse défendue était la suivante : la mouvance peut contribuer à renforcer un camp au détriment de l’autre mais elle n’a pas la capacité de mettre un terme au conflit en raison de l’implication d’une multitude d’acteurs nationaux, armés et financés par des puissances étrangères. A travers le madkhalisme s’expriment, en partie, les rivalités idéologiques entre, d’une part, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Egypte et, d’autre part, le Qatar et la Turquie. Cette rivalité, qui apparaît au lendemain des révolutions arabes, s’est particulièrement exacerbée en juin 2017 lors de la crise des Etats du Golfe .
. L’enjeu étant pour ces puissances régionales d’asseoir leur conception d’un régime politique et de répandre celle-ci dans le monde musulman.

Cette note a pour objectif d’étudier l’influence des puissances régionales (Emirats arabes unis, Egypte, Arabie saoudite, Qatar et Turquie) en Libye à travers deux éléments. Le premier s’attarde sur l’instrumentalisation des mouvements islamistes, dont les madkhalistes font partie. Le second s’intéresse aux soutiens apportés à la Libye par les pays susmentionnés dans le contexte des rivalités régionales