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Merkel : la crise en Europe «durera encore cinq ans»

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par lafoy-china, 4 Novembre 2012.

  1. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    La chancelière se montre moins optimiste que le président français sur la sortie de crise en zone euro.

    [​IMG] Il y a un an, Angela Merkel misait sur une durée d'une décennie pour faire sortir l'Europe de la crise de la dette. Ce week-end, la chancelière a revu son pronostic à la baisse: «Nous devrons encore retenir notre souffle pendant cinq ans… au moins.»

    Une déclaration faite lors du congrès régional de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), dans la circonscription du Land de Mecklembourg-Poméranie dont elle est l'élue. Depuis un an, sous son impulsion, l'Europe a mis en place des pare-feu pour dompter la frénésie des marchés: le fonds de secours permanent (MES), le changement de cap de la Banque centrale européenne, le pacte budgétaire et le lancement de l'union bancaire.

    Selon Angela Merkel, il faut poursuivre l'effort «pour convaincre les investisseurs mondiaux qui ne croient pas que nous puissions tenir nos promesses qu'il est rentable d'investir en Europe». Lancée en pleine campagne électorale, cette prévision est interprétée en Allemagne comme une pierre dans le jardin de son concurrent direct, le social-démocrate Peer Steinbrück. Cinq ans, c'est le temps d'une année électorale suivie des quatre ans de mandat du prochain mandat du chancelier. La chancelière suggère à l'électeur allemand de la maintenir au pouvoir le temps nécessaire pour sortir le pays de l'ornière.
    Destiné d'abord au public allemand, le message de la chancelière prend aussi une dimension européenne, lorsqu'il est comparé aux dernières déclarations de François Hollande.

    «Nouvelle Grèce?»


    Dans l'entretien accordé au journal Le Monde la semaine dernière, le président français table sur «une reprise rapide au deuxième semestre 2013 et le début de l'inversion de la courbe du chômage», sans exclure toutefois «un scénario noir, celui de la récession». La chancelière, elle, envisage une sortie de crise à moyen terme à condition qu'il «soit fait preuve d'un peu de rigueur».

    La divergence d'analyse entre les deux dirigeants européens n'aura échappé à personne. Surtout lorsque la chancelière affirme: «tous ceux qui pensent que la crise sera réglée en un ou deux ans se trompent». Ces derniers temps, Angela Merkel ne cesse de gloser, dans ses discussions «off the record» avec les journalistes «sur les piètres résultats économiques de la France», tableaux de chiffres à l'appui sur le chômage des jeunes, la balance commerciale ou la fiscalité des entreprises.

    Non pas pour s'en réjouir mais pour s'inquiéter de voir son principal partenaire commercial s'essouffler. Au risque de porter préjudice par ricochet aux résultats économiques de l'Allemagne et d'annihiler les efforts entrepris par quasiment tous les autres pays de la zone euro.

    Le tabloïd Bild n'est pas le seul à craindre de voir la France devenir «une nouvelle Grèce». Dimanche, le correspondant à Paris de la chaîne publique ZDF persiflait: «Pas étonnant que la France se fasse le porte-parole des pays du sud de l'Europe car leurs problèmes vont bientôt devenir le sien.»

    La reprise reste «fragile» dit le G20


    Réuni ce week-end à Mexico, les ministres des Finances du G20 ont jugé la reprise mondiale «fragile», alors que le FMI table sur une hausse du PIB mondial de 3,3 % cette année, son plus faible rythme depuis la récession de 2009. Deux sujets préoccupent les grands argentiers du monde: l'impasse budgétaire aux États-Unis qui menace de les faire replonger en récession l'an prochain, entraînant le reste du monde dans la tourmente, et la crise de la dette en zone euro. «Il est essentiel que les dirigeants des plus grandes économies mondiales mettent en place les réformes structurelles nécessaires à la croissance», a insisté le ministre des Finances australien Wayne Swan. Les pays de la zone euro sont autant sous pression de leurs pairs du G20 que les États-Unis.

    En l'absence d'accord au Congrès sur le budget américain, les États-Unis risquent de voir les dépenses publiques automatiquement coupées de 600 milliards de dollars au 1er janvier 2013, alors qu'au même moment expirent les baisses d'impôts de l'époque George W. Bush. Cet abîme budgétaire - «fiscal cliff» en anglais - risque de faire chuter la croissance américaine. «Les Américains sont conscients du danger. Il y aura un accord à temps au Congrès», estime Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE.

    Source:http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...la-crise-en-europe-durera-encore-cinq-ans.php
     
    #1 lafoy-china, 4 Novembre 2012
    Dernière édition: 4 Novembre 2012
  2. Zhu Li An

    Zhu Li An Ange

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    bon... et bien, je sais maintenant la durée que je vais négocier pour mon prochain contrat de travail...
     
  3. elmanouch

    elmanouch Demi-dieu

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    Ah notre cher président!
    Comme quoi la démocracie a aussi ses inconvénients, on donne le droite de vote à tout le monde (y compris les gens qui croient au père Noël), et on donne à tout le monde le droit d'être candidat (y compris des gens avec des idées irréalisables)!
     

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