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Lil' Kim en treillis

Discussion dans 'Informations Chine' créé par C-E, 12 Mars 2013.

  1. C-E

    C-E Dieu
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    La Corée du Nord de Kim sur le sentier de la guerre

    Alors que les États-Unis et la Corée du Sud engagent des manœuvres militaires de grande ampleur, Kim Jong-un, qui a multiplié les provocations depuis son accession au trône, mobilise tout le pays.

    The Figaro

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    Bruits de bottes sur la péninsule coréenne. Les États-Unis et la Corée du sud ont démarré ce matin des manœuvres militaires de grande ampleur, aussitôt dénoncées comme une tentative d'invasion par Pyongyang. Une escalade qui fait craindre un dérapage militaire, en particulier durant l'exercice annuel Key Resolve, qui se déroulera jusqu'au 21 mars. Le régime nord-coréen a suspendu l'armistice conclu en 1953, en réplique à ce jeu de guerre géant auquel participent 3500 GI et 10.000 militaires sud-coréens.

    Pendant que la propagande nord-coréenne chauffe à blanc sa population en exaltant la stature de commandant suprême de Kim Jong-un, Séoul a placé ses troupes en état d'alerte le long de la DMZ, la frontière barbelée qui déchire la péninsule depuis soixante ans. «Le Nord va passer à l'action, soit bombarder une île, comme celle de Yeonpyeong en 2011, soit mener une provocation ciblée sur la DMZ. S'ils ne font rien, ils perdront la face», estime Paik Wooyeal, expert à l'université Sungkyunkwan, à Séoul.

    À Pyongyang, les médias officiels ont créé un climat de mobilisation martiale au royaume ermite en multipliant les images de son jeune leader visitant des unités sur le front, déclenchant des scènes d'hystérie sur son passage. Ce matin, le Rodong Sinmun, le quotidien du Parti, consacre neuf pages à la crise, dépeignant une péninsule au bord de la guerre, à grand renfort de photos de tanks et de missiles. La une est bien sûr consacrée à une chanson à la gloire du jeune héritier, qui succéda à son père Kim Jong-il fin 2011.

    «Arracher des concessions»
    Quinze mois après son accession au trône, le dirigeant, qui n'aurait pas encore la trentaine, peut utiliser cette crise pour consolider sa stature sur la scène internationale, mais aussi intérieure, notamment vis-à-vis des puissants généraux. Fort du succès du lancement de la fusée Unha 3 en décembre, qui mit un satellite en orbite, le jeune homme veut pousser son avantage pour affermir son emprise. «Toute concession qu'il pourra arracher des États-Unis ou de la Chine lui permettra de renforcer encore son prestige sur la scène intérieure», juge Paik.

    Depuis le mois de janvier, la Corée du Nord a multiplié les provocations à l'encontre de la communauté internationale, en conduisant un essai atomique le 12 février et en menaçant les États-Unis de «frappes préventives thermonucléaires». Depuis ce matin, Pyongyang ne répond plus aux appels de Séoul sur le «téléphone rouge», une ligne établie pour limiter le risque de dérapages le long de la frontière.
    Dans la capitale sud-coréenne, la nouvelle présidente Park Geun-hye a tenu lundi, dans un climat de crise, sa première réunion de cabinet. La fille de l'autocrate Park Chung-hee affiche sa fermeté, mais refuse de dévoiler son jeu et l'ampleur de sa réplique en cas de provocation. «La Corée du Sud répondra durement, mais Park attend que Kim bouge pour tirer», juge Dong Yong-sueng, du Samsung Economic Research Institute (SERI).

    «La Corée du Nord ne survivrait pas à une guerre»
    Néanmoins, le danger d'un conflit général est jugé limité, tant le risque d'autodestruction est élevé, en particulier pour le régime totalitaire de Kim. «En cas de guerre, la Corée du Nord n'y survivrait pas. Le régime n'attaquera pas durant l'exercice Key Resolve, car il risque une réplique directe des États-Unis, prédit Dong. Il attendra son heure pour mener une opération surprise ciblée.»

    Les stratèges de Séoul redoutent un coup tordu surprise, à l'image du torpillage de la corvette Cheonan qui avait emporté 46 de leurs marins en 2010. Cette humiliation a laissé des traces amères chez les militaires, qui ont soif de revanche et plaideront pour une réplique plus ferme que par le passé. De quoi attiser le risque d'engrenage.
     
    #1 C-E, 12 Mars 2013
    Dernière édition: 12 Mars 2013
  2. C-E

    C-E Dieu
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    #2 C-E, 12 Mars 2013
    Dernière édition: 12 Mars 2013
  3. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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  4. sanlaurenzu

    sanlaurenzu Membre Gold

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    Et si, en fait, le but était de déclencher un guerre, pour la perdre, et ainsi avoir une "sortie honorable"...une sorte de suicide collectif en fait?
     
  5. C-E

    C-E Dieu
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