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L'espace, nouvel eldorado ?

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par Orang Malang, 25 Avril 2012.

  1. Orang Malang

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    Le Point.fr - Publié le 25/04/2012

    Une société vient d'être créée dans le but d'exploiter les métaux précieux dont regorgent certains astéroïdes.


    De riches investisseurs visionnaires, dont le P-DG de Google Larry Page et le cinéaste James Cameron, ont dévoilé mardi une société pour exploiter les métaux précieux dont regorgent des astéroïdes croisant près de la Terre, faisant de l'espace le nouvel eldorado. "Un grand nombre de ces métaux et minéraux rares sur notre planète se trouvent en quantités quasi illimitées dans l'espace", explique le Dr Peter Diamandis, co-fondateur et co-président de cette entreprise baptisée Planetary Resources Inc.

    "Alors que l'accès à ces matériaux s'accroît, non seulement le coût de nombreux équipements, de la microélectronique aux batteries, va baisser, mais des applications nouvelles et importantes vont émerger", prédit-il. L'extraction des richesses dans ces corps célestes devenus plus accessibles avec les technologies actuelles aura selon ces entrepreneurs de multiples retombées bénéfiques pour l'humanité et engendrera un jour une activité économique pesant des dizaines de milliards de dollars annuellement. Ces activités permettront d'exploiter les fortes concentrations de minéraux rares et des métaux dont notamment le platine qui se trouvent dans les astéroïdes et d'en assurer une source durable à la population grandissante du globe.

    Mieux que l'or... le platine

    Un simple astéroïde de 500 mètres de long renferme une quantité de platine équivalente à la totalité de ce métal extrait dans l'histoire de l'humanité, selon les créateurs de Planetary Resources. Le platine, qui vaut actuellement 1 500 dollars l'once (28,3 grammes), est très utilisé pour des bijoux, dans les composants électroniques et les pots d'échappement catalytiques. L'analyse des météorites tombées sur la Terre révèle qu'elles peuvent avoir des concentrations en platine vingt fois supérieures à celles de nos mines.

    De plus, les astéroïdes proches de la Terre, qui contiennent beaucoup d'eau sous forme de glace, serviront "de sorte d'oasis" pour les expéditions d'exploration spatiale lointaines, fournissant les ressources nécessaires en eau et en carburant. Ces "réservoirs d'eau" vont bouleverser l'exploration spatiale et rendre les voyages dans l'espace beaucoup plus économiques, juge Éric Anderson, co-fondateur et co-président de Planetary Resources. "L'eau est sans doute la ressource la plus essentielle dans l'espace et accéder à des astéroïdes qui en contiennent beaucoup va énormément faciliter l'exploration du système solaire", selon lui. "Outre la fonction essentielle de l'eau pour la vie, on peut aussi séparer l'oxygène et l'hydrogène qui la forment, la première permet de respirer et la seconde sert de carburant aux moteurs des vaisseaux spatiaux", précise Éric Anderson.

    25 ingénieurs et un ancien de la Nasa

    Sur les quelque 9 000 astéroïdes recensés par la Nasa dont l'orbite se situe dans le voisinage terrestre, plus de 1 500 sont d'un accès aussi facile que la Lune, expliquent ces investisseurs. La firme a déjà mis au point des télescopes spatiaux qui seront placés d'ici deux ans sur orbite terrestre basse pour repérer les astéroïdes les plus prometteurs. Ensuite, la société prévoit de lancer de petits engins spatiaux (Arkyd-300) pour aller les explorer. Les activités minières proprement dites débuteront sur les premiers astéroïdes riches en eau et en platine. Planetary Resources compte 25 ingénieurs dirigés par Christopher Lewicki, le directeur général, un ancien responsable des missions martiennes à la Nasa. La firme a déjà des contrats pour développer des technologies de communication laser dont elle aura besoin pour trouver les astéroïdes les plus prometteurs.

    L'idée d'exploiter les richesses des astéroïdes n'est pas nouvelle et remonte au moins à 1926 avec un projet théorique du scientifique russe, Konstantin Tsiolkovsky. La Nasa prévoit aussi une mission habitée vers un astéroïde à l'horizon des années 2020.
     
  2. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    Jamais entendu de déclaration de la Chine allant dans ce sens, mais qu'ils soient également sur le coup, ne m'étonnerait pas ...
     
  3. Ludovico

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    Une infection bactérienne en 2032:

    alien_asgard_stargate.jpg

    Un accident du travail en 2032:

    asteroid4.jpg

    Tout est une question de point de vue...
     
  4. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    Le cofondateur de Google investit dans l'"or spatial"

    LE MONDE | 26.04.2012


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    Les Américains ont peut-être trouvé leur Jacques Cheminade : il s'appelle Larry Page. Le patron-fondateur de Google, associé à son prédécesseur Eric Schmidt et au réalisateur du film Titanic James Cameron, a décidé d'investir dans Planetary Resources Inc, une petite société créée à Seattle (Etat de Washington) pour financer la ruée vers l'"or spatial", ces minerais rares et les énormes réserves d'eau contenus dans les astéroïdes.


    C'est ce qu'ont annoncé ses fondateurs Eric Anderson et Peter Diamandis, mardi 24 avril, depuis le très symbolique Cap Canaveral (Floride), d'où sont parties toutes les fusées des programmes américains de conquête spatiale Mercury, Gemini et Apollo. "Un grand nombre de ces métaux et minéraux qui sont rares sur notre planète se trouvent en quantité quasi illimitée dans l'espace", assurent-ils. Leur initiative s'inscrit, selon eux, dans le sillage des "Européens qui ont suivi les routes des épices" ou des "colons américains qui ont exploré l'Ouest à la recherche d'or, de pétrole, de bois ou de terre".


    Des vaisseaux de petite taille dix à cent fois moins coûteux que ceux de la Nasa, des stations orbitales, des télescopes géants braqués sur les astéroïdes pour en évaluer le potentiel... Le projet, un peu fou, associe également d'anciens acteurs de la conquête spatiale américaine, comme l'astronaute Thomas D. Jones. M. Diamandis a annoncé le lancement, d'ici à deux ans, d'une première mission de démonstration.


    N'en déplaise à M. Cheminade, éternel candidat à l'élection présidentielle française, c'est bien "l'oligarchie financière de Wall Street" qui, à travers des personnalités comme Larry Page, Eric Schmidt ou Ross Perot Jr, le fils du milliardaire texan, paiera en partie cette aventure. C'est ainsi, les milliardaires américains ont souvent été fascinés par ces "nouvelles frontières", autant par appât du gain que par goût du risque.


    L'aventure relève encore de la business-fiction, tant sont grandes les inconnues comme les coûts de l'exploitation minière dans l'espace ou les droits de propriété sur ces richesses gravitant autour de la terre. Le jour de l'annonce de l'initiative Planetary Resources, Google est revenu sur terre en lançant son service de stockage en ligne "Google Drive". Ou plutôt dans les nuages, puisqu'il s'agit de "cloud computing"...
     
  5. Bing&Phil

    Bing&Phil Membre Bronze

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    [h=1]Nouvelle Solidarité est le journal de Solidarité & Progrès,
    le parti de Jacques Cheminade mentionné par Le Monde.

    L’austérité européenne menace la compétivité de la fusée Ariane
    [/h]
    5 avril 2012 - 17:37 ​


    Le 4 avril 2012 (Nouvelle Solidarité) – Les patrons et les syndicats du secteur aérospatial ont conjugué leurs efforts au cours des dernières semaines pour dénoncer la décision du gouvernement français de réduire à 35 millions d’euros le budget consacré au développement d’Ariane 5 ME (qui signifie Middle Evolution), une version améliorée du célèbre lanceur qui devait permettre, d’ici 2017, d’augmenter de 20% (de 10 à 12 tonnes) la charge utile sans coût de fonctionnement supplémentaire.
    La version actuelle d’Ariane 5 a été capable d’envoyer, de manière fiable et à un coût compétitif, jusqu’à 10 tonnes de charge utile en orbite géostationnaire, soit deux satellites commerciaux de 5 tonnes chacun en moyenne par tir. Le poids des satellites a cependant progressé de manière significative au cours des dernières années, ce qui limitera de plus en plus souvent la capacité de lancement à un seul satellite à la fois, provoquant un surcoût important et une perte de contrats. Par exemple, Ariane 5 a lancé le 1er juillet 2009 le satellite Terrestar-1, d’un poids de 6,9 tonnes, un record jusqu’à aujourd’hui, mais beaucoup de satellites seront amenés à franchir régulièrement la barre des 6 tonnes au cours des prochaines années.
    Or, comme l’explique dans un communiqué la CFE-CGC Astrium (la division spatiale d’EADS maître d’œuvre d’Ariane 5), « le programme Ariane 5 ME est absolument indispensable pour maintenir la compétitivité d’Ariane 5 face à des concurrents capables dès aujourd’hui de lancer des satellites de 6 tonnes en orbite géostationnaire. En effet, Ariane 5 n’est économiquement viable qu’à la condition de lancer 2 satellites à la fois ».
    De plus, Astrium travaillait à la mise au point d’un étage supérieur de nouvelle génération pour la nouvelle fusée, équipé d’un nouveau moteur Vinci pouvant être ré-allumé plusieurs fois et permettant d’optimiser la mise en orbite des équipements transportés.
    En raison des différentes mesures d’austérité imposées à travers toute l’Europe, l’Etat français a décidé de mettre en berne ce programme jusqu’à la réunion ministérielle européenne prévue pour novembre prochain, au cours de laquelle doivent débuter les pourparlers pour la mise en œuvre de la génération Ariane 6, beaucoup plus puissante mais qui ne devrait voir le jour qu’à partir de 2025.
    Le patron d’Astrium François Rauque a vivement dénoncé ces économies de bout de chandelle lors d’une conférence de presse le 19 janvier dernier : « Je lance un cri d’alarme sur le risque que constituerait le passage à un nouveau lanceur sans payer l’assurance que représente Ariane 5 ME. Je pèse mes mots : ne pas payer cette assurance serait un crime. » Rauque a rappelé que « lors du passage d’Ariane 4 à Ariane 5, nous avons refusé de payer l’assurance qu’aurait constitué la coexistence, pendant quelque temps, des deux lanceurs. Les problèmes d’Ariane 5 au démarrage auraient pu tuer l’industrie spatiale européenne ! Heureusement qu’on avait un peu d’argent disponible à l’époque : on a été obligés de faire une Ariane 5 transitoire. »
    La CFE-CGC souligne pour sa part que les progrès accomplis sur Ariane 5 ME seront répercutés sur Ariane 6, correspondant selon ses estimations (ainsi que celles du patron d’Astrium) à la moitié des investissements réalisés. Le syndicat conclut à juste titre qu’« un abandon d’ Ariane 5 ME pourrait porter un coup fatal au programme Ariane, à sa viabilité commerciale, au maintien des compétences études, et à terme à l’indépendance européenne en matière d’accès à l’espace. »
    Cette politique d’austérité a fait également d’autres victimes dans le secteur, en l’occurrence l’abandon de l’ATV, le cargo automatique européen capable, après son lancement en orbite basse par Ariane V, de s’amarrer automatiquement à la Station spatiale internationale. C’est une technologie que seule l’Europe, incluant la France, maîtrise à l’heure actuelle.
    Ainsi, le 23 mars dernier, le troisième cargo de ce genre, baptisé Edoardo Amaldi, constituait, avec ses 20 tonnes au total dont plus de 6 en charge utile, la plus lourde charge jamais envoyée par l’Europe dans l’espace. Il s’est raccordé avec succès à la station le 29 mars, transportant de précieux vivres et équipements à l’intention des six occupants actuels de l’ISS. Deux autres véhicules « frères » doivent être lancés au cours des deux prochaines années, mais la poursuite du programme au-delà de ces deux autres lancements a été arrêtée, ainsi que les efforts pour en développer une version permettant aux stationautes de revenir sur Terre de manière autonome en cas d’urgence.
    Il est clair dans ce contexte que toute prétention européenne à la poursuite d’un programme d’exploration spatiale digne de ce nom devient un vœu pieux, et que ses ambitions même commerciales vont finir par mourir asphyxiées faute d’oxygène.
     
  6. sanlaurenzu

    sanlaurenzu Membre Gold

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    J aurais du voter cheminade....
     

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