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L'économie du partage en Chine (1/4) - (2/4) - (3/4) - (4/4)

Discussion dans 'Informations Chine' créé par lafoy-china, 18 Août 2016.

  1. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    L'économie du partage en Chine (1/4) : vivre sans voiture, mais rouler en Ferrari ?

    chine-ferrari-velo-auto-luxe-richesse-pauvrete-voiture-vehicule-shopping.jpg

    [ Série d'été ] Dans un contexte de lutte anti-corruption et alors que la société est encore marquée par la Révolution culturelle, les Chinois font attention à leurs dépenses. Mais ils sont aussi attirés par un mode de vie occidental plus consumériste. Un conflit entre consommation de luxe et frugalité que l'économie du partage permettrait de résoudre.


    Extrait : « Vivre frugalement, mais avoir l'air riche », c'est ainsi que Weiwei Zhang, chercheuse en sociologie, décrit les jeunes Chinois. Ils ont intégré les habitudes de consommation de leurs parents ayant vécu la Révolution culturelle, attentifs au moindre centime. Ils sont aussi largement influencés par le mode de vie occidental et s'offriraient bien une paire de Nike ou de lunettes Gucci de temps à autre. Mais, pas question de laisser ces derniers au placard comme pourraient le faire leurs aînés mal à l'aise avec les signes extérieurs d'opulence: eux, ils veulent que leur richesse soit bien visible. A choisir entre un iPhone dernier cri et la paire de lunettes, ils choisiront l'iPhone, qu'ils auront ostensiblement toujours à la main.

    Cependant, pour les plus riches des Chinois, l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012 a marqué un tournant. Le chef de l'Etat a lancé une vaste campagne anti-corruption, qui a fait plonger la consommation de biens de luxe. Si les ventes ont repris depuis, il reste mal vu de dépenser trop.

    L'économie du partage, pour s'absoudre de tous les péchés?
    Dans ce contexte, l'économie du partage est une aubaine : elle permet à ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir une voiture de luxe, ou ceux qui ne le souhaitent pas, d'en louer une pour un week-end ou d'acheter d'occasion un sac à main Chanel. En effet, le principe de base de cette nouvelle économie est de rentabiliser (par la revente, la location ou le don) des biens ou des ressources qui étaient jusque-là sous-exploités.

    Les entrepreneurs Chinois ont bien compris le potentiel du partage dans une société écartelée entre de puissantes aspirations au luxe et l'appel au respect d'un mode de vie frugal. S'agissant du logement, le premier équivalent d'Airbnb en Chine, Tujia, propose essentiellement des villas de luxe. Même tendance côté partage de véhicules entre particuliers, où les autos de luxe ou de sport ont particulièrement vite afflué, notamment sur la plateforme ATzuche (voir écran ci-dessous).

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    Source : LA TRIBUNE
     
    #1 lafoy-china, 18 Août 2016
    Dernière édition: 22 Août 2016
  2. mahu

    mahu Modo en carton

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    j'ai vu qu'à HK, y avait moyen faire un blablacar dans une bentley.
    la classe
     
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  3. parapluie

    parapluie Dieu suprême

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    je m'attendais à ce que l'article parle des vendeurs à la sauvette, qui vendent des chaussures à 50 yuan sur depuis le coffre d'une porsche

    porsche qu'ils ont en fait emprunté à des potes le temps de la vente
     
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  4. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    L'économie du partage en Chine (2/4) : pourquoi Tujia n'arrive pas à copier Airbnb

    tijua-airbnb-chine-site-internet.png

    [ Série d'été ] En Chine, l'économie du partage est d'abord motivée par l'intérêt financier. Trente ans de communisme n'y ont rien changé. Pourtant, la nouvelle génération d'entrepreneurs de l'économie du partage, elle, s'attèle à rendre cette pratique plus spontanée et, surtout, plus créatrice de lien social.

    Extrait : Tujia est souvent considéré comme l'équivalent d'Airbnb en Chine. Mais il existe une différence de taille entre les deux plateformes : le tête-à-tête entre propriétaires et locataires, qui est à la base du modèle d'Airbnb, n'était pas prévu à la création de Tujia, en 2011. Cela ne fait que quelques mois que la plateforme chinoise de location de résidences de luxe permet une rencontre directe entre ses membres.

    Pour une entreprise se revendiquant de l'économie du partage, c'est un comble : ce nouveau mode de consommation a beau être fondé sur un principe économique (la rentabilisation de biens ou de services sous-utilisés), il est censé favoriser la rencontre et l'échange social entre particuliers. Mais cette conception n'est peut-être valide qu'en Europe et en Amérique du Nord. En effet, qu'entend-on par « partage » dans cette nouvelle économie chinoise ?

    Comment Tujia a réussi à convaincre les particuliers
    A première vue, l'intérêt financier a pris le dessus sur l'aspect social. Par exemple, les premiers clients de Tujia étaient essentiellement des investisseurs immobiliers cherchant à rentabiliser leurs propriétés face à la baisse des prix à la revente. En aucun cas, ils n'auraient loué leur propre logement.

    Depuis, le concept a réussi à séduire des particuliers. Mais pour venir à bout de leur méfiance naturelle envers des inconnus, Tujia a acquis un vrai rôle d'intermédiaire : ce sont ses propres employés qui prennent les photos des habitations apparaissant sur les annonces, et qui proposent même un service de nettoyage. C'est sûr, la confiance et le partage tel qu'on le conçoit dans l'Hexagone ne sont pas encore au cœur du service.

    Pourtant, les acteurs occidentaux de l'économie du partage ont beau insister sur la convivialité des échanges, ces-derniers ont aussi tendance à se résumer à une transaction économique : une étude américaine relève que les relations sociales créées dans ce cadre se révèlent souvent décevantes, anonymes ou même « stériles ».

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    Source : LA TRIBUNE
     
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  5. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    L'économie du partage en Chine (3/4) : Pourquoi ce n'est pas (encore) une menace pour le salariat

    chine-taxis-aeroport-pekin.jpg

    [ Série d'été ] Alors que les pratiques de partage explosent en Chine, peu de voix se sont élevées pour dénoncer, comme en France, une menace pour le modèle salarié. Dans un pays où une bonne partie de la population vit encore dans des conditions précaires, l'économie du partage a surtout des avantages.

    Extrait : En France, l'économie du partage s'est rapidement fait des ennemis parmi les défenseurs des droits du travail : certes, les particuliers qui mettent leur temps, leurs talents ou leurs biens à disposition via des plateformes de partage sont libres de travailler quand et autant qu'ils le souhaitent. Mais ils le font en tant qu'indépendant. Autrement dit, si cela devient leur activité principale, ils n'ont ni sécurité de l'emploi ni salaire minimum, et ne parlons pas des cotisations retraite. L'entreprise qui leur donne du travail via la plateforme de partage refuse de les considérer comme salariés. C'est précisément ce qui dérange les défenseurs des droits du travail. Mais en Chine, où les pratiques de partage ont généré environ... 275 milliards d'euros en 2015, le problème ne se pose pas.

    Salarié ou indépendant, c'est presque du pareil au même
    Tout d'abord, l'essentiel de la sécurité sociale en Chine ne passe pas par les entreprises. Seuls les employés des compagnies d'Etat et certains cadres du privé bénéficient d'aides sociales supplémentaires via leur employeur. Pour la retraite, la moitié des cotisations seulement sont ponctionnées par les entreprises. Enfin, en cas d'abus de la part d'un employeur, le salarié n'a quasiment aucune chance d'être indemnisé: le droit du travail a beau exister en Chine, il est rarement respecté. Dans ce contexte, les avantages sociaux liés au statut de salarié ne sont pas particulièrement enviables par rapport au statut d'indépendant. En d'autres termes, un chauffeur d'Uber voyant son compte désactivé du jour au lendemain sera presque aussi démuni que le salarié d'une entreprise de taxi, même s'il existe une législation censée le protéger.

    "Tout ce que veulent les chauffeurs d'Uber et de Didi Chuxing [le principal concurrent d'Uber en Chine] c'est du cash", résume Isaac Mao, chercheur sur les pratiques de partage.

    Qu'il s'agisse de travailleurs indépendants ou de salariés, "la principale préoccupation des Chinois est leur paye, qui devrait leur être versée régulièrement et à hauteur du travail fourni", complète Aiqing Zheng, professeure de droit à l'université Renmin de Pékin, pour Métis.

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    Source : LA TRIBUNE
     
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  6. draxdrax

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    "la principale préoccupation des Chinois est leur paye, qui devrait leur être versée régulièrement et à hauteur du travail fourni"
    non, c'est plutôt "à hauteur de ce qu'il pense valoir"

    je me rappelle d'un candidat "traducteur", sorti d'école, aucune expérience, qui ne se pointe pas le premier jour de travail ... on lui téléphone, le mec nous sort "mes parents pensent que je ne gagne pas assez, il faut m'augmenter"
     
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  7. Johann@easyMandarin

    Johann@easyMandarin Membre Gold

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    Je pense que les jeunes diplômés peu importe le pays sont tous les mêmes. De même pour les parents qui ont payé leurs études.
    Mes parents et grands parents m'ont fait les mêmes réflexions.
     
  8. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    L'économie du partage en Chine (4/4) : Taxi-VTC : Didi évince Uber et accélère l'ubérisation

    uber-perd-plus-d-un-milliard-chaque-annee-en-chine.png

    Branle-bas de combat dans le secteur du VTC en Chine. Alors que les services de véhicule de transport avec chauffeur viennent d'être légalisés et que le numéro un du secteur, Didi Chuxing, a fusionné avec son rival Uber China, "l'ubérisation" des taxis chinois avance à vitesse grand V.


    Extrait : Les services de VTC en Chine ne seront pas restés illégaux très longtemps. Cela fait tout juste deux ans qu'Uber y est disponible et déjà, le gouvernement a pris la décision de légaliser son activité au niveau national, alors que les décisions d'autorisation se font encore à l'échelon municipal partout ailleurs. Malgré certaines résistances de la part des chauffeurs de taxis et des interrogations sur le futur de cette profession, une grande partie des Chinois sont persuadés que le modèle du taxi est à repenser fondamentalement. Avec l'adoption des VTC, la Chine se montre radicalement en faveur de l'innovation technologique. Décryptage.

    Une solution populaire
    Tout commence en février 2014, quand Uber lance officiellement sa filiale chinoise. Si l'entreprise n'a pas encore de concurrents directs dans le pays, il existe déjà deux systèmes de réservation de taxi via des applications. Ce sont celles de Didi Kuaidi et Didi Dache, qui se partagent le marché avant de fusionner sous le nom de Didi Chuxing, pour mieux lutter contre le nouvel arrivant.

    De leur côté, les citadins saluent l'arrivée d'une application supplémentaire pour faciliter la réservation d'une course. Dans des mégalopoles surpeuplées comme Schenzhen, Guandzhou et Shanghai où Uber s'est d'abord implanté, les taxis sont souvent pris d'assaut aux heures de pointe. Surtout, les chauffeurs refusent souvent de prendre des passagers quand le traffic est trop dense car ils risquent de rouler à perte. Au même moment, les wagons de métro sont pleins à craquer, les bus sont paralysés dans les embouteillages, et les bicyclettes depuis bien longtemps ne suffisent plus pour traverser la ville. En soirée, les seules options pour rentrer chez soi sont le taxi ou la voiture personnelle. Les mégapoles chinoises ont donc grand besoin, en 2013 et 2014, d'une révolution dans les transports.

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    Source : LA TRIBUNE
     
  9. why

    why Dieu souverain

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    J'ai eu la même mauvaise expérience avec des jeunes ingénieurs (mais réellement des techs plutôt) avec 3 ans d'expérience qu'on prend, on forme et qui au bout d'un moment se barrent parce que le boulot est trop dur et pour se lancer dans un business wechat, c'est moins dur hein...
     

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