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Le trafic d’inscriptions universitaires, ça ne paie plus

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par Orang Malang, 16 Mai 2011.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    Paru sur un blog de LE MONDE - 15 mai 2011

    Les affaires de trafic présumé d’inscription d’étudiants chinois ont fait une nouvelle victime. Après la révocation de la fonction publique, en mai 2010, de Laroussi Oueslati, ancien président de l’université de Toulon, Arezki Dahmani, un maître de conférence de gestion de l’université Paris-XIII, a été suspendu de ses fonctions, avec suppression de salaire, pour trois ans le 10 mai 2011 par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche.

    L’universitaire est accusé d’avoir permis l’inscription frauduleuse en 2009 d’une soixantaine d’étudiants chinois. “Quand nous avons entendu parler d’un trafic présumé d’inscriptions d’étudiants chinois à Toulon, nous avons décidé de vérifier les conditions d’inscription de nos 750 étudiants chinois, explique Jean-Loup Salzmann, président de Paris-XIII-Villetaneuse. Après vérification, nous avons constaté des irrégularités au sein de la faculté de droit.”

    Après une enquête plus poussée de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, doublée d’une enquête judiciaire, plusieurs faits troublants ont été établis. M. Dahmani vendait pour 4000 euros le droit de s’inscrire aux étudiants chinois. Pour rendre effectives les inscriptions, l’universitaire a réussi à court-circuiter la procédure officielle. Il faisait valider des dossiers d’inscription, constitués de faux, par le service administratif chargé des équivalences au sein de la faculté de droit. L’enseignant-chercheur profitait de sa position d’autorité pour imposer ses dossiers auprès de personnels vacataires, “qui ne connaissaient pas bien les procédures”, assure-t-on à Paris-XIII.

    Munis de l’autorisation d’inscription, les étudiants se rendaient auprès des services centraux de l’université qui délivraient dès lors la carte d’étudiant. Une fois inscrits, les dossiers pédagogiques des étudiants étaient vidés de tous les documents compromettants. “L’enquête n’a pu prouver qu’une soixantaine d’inscriptions frauduleuses”, constate M. Salzmann. “Tous ces étudiants ont été convoqués par la présidence, mais la majorité ne se sont jamais présentés. Je les ai donc radiés. Pour les autres, nous avons décidé de les aider. Et pour les nouveaux recrutements, nous avons modifié et sécurisé la procédure d’admission”, ajoute-t-il.

    Plus d’étudiants en “mobilité encadrée”

    “D’une part, nous avons arrêté dans la mesure du possible, tous les recrutements individuels. Nous privilégions les recrutements via des conventions passées avec des universités partenaires en Chine. Nos enseignants présélectionnent, là-bas, les étudiants susceptibles de venir à l’université”, précise M. Salzmann. Pour les inscriptions d’étudiants internationaux individuels, une commission centrale, composé d’universitaires de chaque composante, sélectionne désormais de manière collégiale les candidats. “Cela a deux avantages. Chaque dossier fait l’objet de plusieurs avis et, à plusieurs, il y a toujours un professeur qui connaît la valeur du diplôme ou de l’université d’où provient le candidat.” En un an, le nombre de Chinois a baissé d’un tiers à Villetaneuse, passant à 500, sur les 7000 étudiants internationaux inscrits.

    Le recours à la “mobilité encadrée” est encouragé par Valérie Pécresse. La ministre de l’enseignement supérieur a en effet annoncé une évolution de la politique d’accueil des étudiants internationaux, le 10 mai lors d’une conférence sur ce thème au Quai d’Orsay. La ministre demande aux universités françaises d’accueillir d’ici à trois ans 50 % de leurs étudiants internationaux dans le cadre de partenariats avec des établissements étrangers. Aujourd’hui, selon la ministre, 20% des 278 000 étudiants étrangers - dont plus de 29000 chinois - viennent dans ce cadre.
     

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