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Le textile chinois est concurrencé par les produits du Bangladesh et du Vietnam

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 17 Février 2012.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    LE MONDE du 16 février 2012

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    Dans le domaine du textile, la Chine est toujours leader en Europe avec 31 milliards d'euros exportés en 2011.AFP



    [h=2]Peut-on faire fabriquer en France, en moins de quinze jours, près de 15 000 tee-shirts à l'effigie d'un candidat à l'élection présidentielle ? A encroire les professionnels, les délais seraient plutôt de trois à quatre semaines. Une agence spécialisée, mandatée par un candidat, sonde en ce moment plusieurs industriels, aussi bien dans le Nord que dans l'Ouest, mais aucun choix n'est encore arrêté.[/h]Dans l'Hexagone, les plus de 61 millions de tee-shirts importés entre janvier et décembre 2011 étaient fabriqués majoritairement au Bangladesh (à 28 %), mais aussi en Chine (13 %), en Turquie (12 %) et en Inde (11 %), selon une étude de la fédération de la maille et de la lingerie, réalisée à l'occasion du Salon Zoom by Fatex, qui a eu lieu à Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 14 au 16 février.


    Directement liée au prix du coton et au coût de la main-d'oeuvre spécialisée dans le textile, la provenance d'un tee-shirt met en évidence les effets de la mondialisation et des aléas de la politique internationale sur le "sourcing" (l'approvisionnement et la confection textile à l'étranger).


    Selon cette étude, les tendances du sourcing mondial en 2012 vont évoluer au détriment de la Chine, même si ce pays reste, de loin, le principal exportateur de textile en Europe (avec 31 milliards d'euros en 2011). "Il va devenir de plus en plus difficile de travailler avec la Chine", affirme l'une des auteurs de l'étude, Anne-Laure Linget.


    L'augmentation du coût de la main-d'oeuvre chinoise est l'une des raisons essentielles : le salaire mensuel oscille entre 188 et 300 euros, loin devant ce qui se pratique au Bangladesh, qui reste le moins cher de la planète, à près de 80 euros par mois en moyenne.


    La question de la disponibilité de la main-d'oeuvre pourrait se poser rapidement, dans la mesure où l'industrie textile ne fait pas partie des secteurs prioritaires du plan quinquennal chinois. "Après chaque Nouvel An chinois, les industriels savent qu'entre 20 % et 50 % de leurs ouvriers ne reviennent pas", souligne M[SUP]me[/SUP] Linget. Ce qui engendre forcément des incertitudes sur les délais de livraison des collections.


    De plus, les industriels chinois se concentrent, plus qu'avant, sur la demande nationale. La consommation de coton en Chine a plus que doublé en dix ans. Face à l'accroissement de la demande interne, les industriels chinois ont tendance àdélaisser les clients internationaux qui ne commandent pas des volumes suffisants.


    D'autres pays profitent de cette remise à plat. Au niveau européen, l'étude souligne que les importations de textile en provenance du Bangladesh, du Pakistan et du Vietnam ont "considérablement augmenté". L'Egypte, malgré sa révolution, a continué à exporter davantage en Europe.


    "ON A SAUVÉ LES MEUBLES"


    En France, la même tendance est constatée entre janvier et novembre 2011: le Bangladesh enregistre une hausse de 26 %, le Pakistan de 29 % et la Bulgarie, même si elle reste très faible en valeur, enregistre une belle progression de 56 %.
    De même, le "printemps arabe" n'a apparemment pas affecté les commandes."On a sauvé les meubles", affirme l'industriel tunisien Habib Miled. Même si, sans ces événements, "la Tunisie aurait gagné 20 % de commandes françaises en plus, prises aux Chinois", selon lui.


    Sur le Salon, une délégation de confectionneurs tunisiens a fait part de son agacement vis-à-vis de son grand concurrent, la Turquie, qui bénéficie d'un accord d'union douanière avec l'Europe : les tissus achetés en Chine et cousus en Turquie sont exemptés de droits de douane quand ils arrivent en Europe. Pour les Tunisiens, cette situation est "inéquitable et très pénalisante". Tout comme la récente autorisation, par l'Union européenne, d'exempter le Pakistan de droits de douane sur l'importation de textile en Europe, pour l'aider à surmonter un préjudice lié à une catastrophe naturelle. "C'est un scandale", juge Jean-François Limantour, président du cercle euro-méditerranéen des dirigeants du textile-habillement, qui rappelle que les inondations datent de... juillet 2009.
     

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