1. Bienvenue sur Bonjourchine.com, le 1er forum francophone sur le travail, les études et le voyage en Chine.

    Pour poser une question ou répondre à une discussion déjà ouverte, inscrivez vous. C'est facile, rapide et gratuit !

    Cela vous permettra de sucroit de ne plus avoir de pub qui s'affiche à l'écran (0 pub pour les membres du forum!).
    Rejeter la notice

Le portrait-robot de l'acheteur de biens de luxe dans les années qui viennent ....

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par Orang Malang, 26 Octobre 2010.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    23 Octobre 2005
    Messages:
    15 970
    Localité:
    常熟,江苏
    Ratings:
    +8 171 / -35
    Le portrait-robot de l'acheteur de biens de luxe dans les années qui viennent : un homme, chinois et jeune

    La crise dans le luxe est bel et bien finie. La contraction du marché de 8 % en 2009 est oubliée, et les ventes mondiales du secteur devraient atteindre cette année 10 % de croissance, pour représenter 168 milliards d'euros, selon l'étude annuelle du cabinet de conseil américain Bain & Co, publiée lundi 18 octobre, et réalisée avec la Fondation Altagamma, qui réunit les grands noms italiens du luxe.

    Le secteur va donc presque retrouver son plus haut niveau de 2007 (170 milliards d'euros). Bain & Co a fortement revu à la hausse, en cours d'année, ses prévisions initiales. Cette bonne conjoncture s'explique par un très vif rebond des ventes aux Etats-Unis (12 %) et par une expansion impressionnante en Chine (30 %). La géographie du luxe poursuit donc sa métamorphose en 2010, même si l'Europe représente toujours l'essentiel des ventes (36,9 % du marché), devant les Etats-Unis (27,4 %). La Chine constitue 5,5 % du marché.

    La progression du marché chinois s'assied sur des bases plus solides. Jusqu'à présent, celui-ci était tiré par les ouvertures de nouveaux magasins. En 2010, il devrait pour la première fois enregistrer une croissance "organique", c'est-à-dire une hausse des ventes à nombre de magasins constant. "L'acheteur de produits de luxe dans les dix prochaines années sera surtout un homme, chinois et jeune", anticipe Claudia D'Arpizio, l'un des auteurs de l'étude.

    Autre nouveauté, le commerce en ligne décolle, et devrait progresser de 20 % en 2010, pour atteindre 4,2 milliards d'euros, tandis que les ventes de produits de luxe déstockés, qui continuent de croître chaque année de 12 % depuis 2007, devraient franchir cette année le cap des 8,2 milliards d'euros.

    Les progressions les plus fulgurantes reviennent à la maroquinerie, aux accessoires en cuir (20 %) et aux chaussures (16 %), suivis par les bijoux et la joaillerie (13 %), le prêt-à-porter haut de gamme (8 %) et les parfums (4 %). Les ventes réalisées dans les magasins en propre (détenus par les marques) se portent mieux que les autres circuits : elles ont enregistré une croissance à deux chiffres.

    Flux touristiques

    La quasi-totalité des groupes de luxe a enregistré un fort rebond des ventes au premier semestre 2010, notamment grâce aux flux touristiques nourris par les effets de change. Sans ceux-ci, le secteur du luxe n'aurait progressé que de 6 % cette année. Pour 2011, Bain & Co reste assez prudent dans ses prévisions en raison de l'évolution des parités monétaires. Le cabinet parie sur un tassement de la croissance du secteur, entre 4 % et 5 %.

    Seule exception au tableau, le marché nippon devrait poursuivre son déclin. Bain & Co ne prévoit pas de signe de reprise cette année (avec - 1 %), ni l'année prochaine. Une léthargie qui s'explique par "un important glissement générationnel" des consommateurs, selon les auteurs de l'étude. Les Nippons fortunés qui achètent des produits de luxe et arrivent à la retraite sont déjà suréquipés en babioles griffées, tandis que les jeunes générations sont davantage tournées vers des marques pointues, et souvent plus créatives. Le marché des marques de luxe, après avoir envahi l'Archipel dès les années 1970, arriverait donc à son asymptote.

    Article paru dans l'édition du 20.10.10 (LEMONDE)
     

Partager cette page