1. Bienvenue sur Bonjourchine.com, le 1er forum francophone sur le travail, les études et le voyage en Chine.

    Pour poser une question ou répondre à une discussion déjà ouverte, inscrivez vous. C'est facile, rapide et gratuit !

    Cela vous permettra de sucroit de ne plus avoir de pub qui s'affiche à l'écran (0 pub pour les membres du forum!).
    Rejeter la notice

Le FMI pointe un risque de récession mondiale

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par lafoy-china, 9 Octobre 2012.

  1. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe

    Inscrit:
    8 Mars 2009
    Messages:
    9 183
    Localité:
    Hong-Kong - Dongguan - Beijing
    Ratings:
    +5 021 / -64
    Le fonds abaisse sa prévision de croissance mondiale pour 2013 en raison de la crise en zone euro.

    Ils n'en mour­­ront pas tous, mais aucun ne sera épargné. Le Fonds monétaire international a de nouveau revu à la baisse ses prévisions 2012 et 2013. L'économie mondiale dans son ensemble devrait progresser de 3,3 % cette année, et de 3,6 % l'an prochain, ce qui n'est pas si mal, sauf que ces chiffres marquent un net repli par rapport au printemps dernier. C'est principalement le cas des pays avancés dont la croissance 2012 a été ramenée de 2 % à 1,5 % en l'espace de six mois, mais aussi pour les émergents. Leur PIB augmentera certes de 5,6 % au lieu de 6 %, mais bien loin de leur taux d'expansion de 7,4 % de 2010. Même la Chine est touchée, et pour la première fois depuis le début du millénaire, sa croissance sera inférieure à 8 % (voir tableau) en 2012.

    L'origine de ce coup de frein se trouve en Europe et aux États-Unis. La zone euro manifeste à l'évidence un état de faiblesse extrême. La récession de 0,4 % de son PIB en 2012 fera place à une très faible reprise en 2013, de 0,2 % à peine. L'Espagne et l'Italie subiront à nouveau une chute d'activité sur l'ensemble de l'année 2013 (respectivement de 1,3 % et 0,7 %) . Quant à la France, le FMI rejoint le consensus des prévisionnistes privés pour la créditer d'une croissance de 0,4 % seulement, deux fois moins que ne l'espère le gouvernement.

    Les États-Unis s'en tirent en apparence beaucoup mieux, parvenant à se maintenir au-dessus de 2 %. En tant que chef économiste du FMI, Olivier Blanchard ne fait pas de réelle distinction entre les économies avancées, qui doivent toutes faire face à «un ajustement budgétaire et à un système financier encore fragile». Il souligne à quel point leur ralentissement se propage aux pays émergents, comme ce fut le cas lors de la récession de 2008- 2009, à travers les échanges commerciaux et le canal de la finance.

    Pérennité de l'euro


    Comme il est d'usage, ces chiffres constituent un scénario central, rappelle le FMI. Or «les risques d'une récession mondiale sévère sont de façon alarmante élevés», estiment les experts. «La probabilité que la croissance mondiale tombe en dessous de 2 % en 2013 est désormais de 17 % au lieu de 4 % en avril dernier», ont-ils calculé. Leur crainte est que «la crise de la zone euro s'exacerbe» et que les interventions promises par la BCE ne parviennent pas à rassurer les marchés sur la pérennité de l'euro. Déjà mal en point, les «économies périphériques» de l'union monétaire, dont l'Italie, l'Espagne et le Portugal, pourraient connaître une chute d'activité de l'ordre de 6 % d'ici à un an. Cela se traduirait alors par une réduction de 1,75 % des prévisions centrales du FMI pour la zone euro, et par une moindre croissance de 1 % à 1,5 % pour les économies non européennes.
    Le seul moyen d'éviter ce scé­nario du pire est que l'Europe rende effectifs ses engagements ­récents de «Mécanisme de stabilité financière (MES), de cheminement crédible vers une union bancaire et une plus grande intégration fiscale».

    Cet appel solennel lancé aux responsables politiques nationaux de la zone euro, le FMI l'adresse également aux Américains. Il s'agit là de trouver une solution au «mur budgétaire» (fiscal cliff) auquel les Américains sont confrontés: faute d'un accord au Congrès sur une stratégie d'assainissement budgétaire, les mécanismes automatiques qui se mettraient en place pourraient entraîner «une perte de PIB de l'ordre de 3 %», par rapport à la pré­vision centrale de croissance retenue pour les États-Unis, selon les calculs du FMI.

    [​IMG]

    [​IMG]




    Source :http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...mi-pointe-un-risque-de-recession-mondiale.php


    Le Fonds monétaire international juge intenable l'objectif de déficit budgétaire français à 3 %.


    Dans ses nouvelles perspectives économiques mondiales 2012 et 2013 publiées ce matin, le Fonds monétaire international a fortement revu à la baisse sa prévision pour la France. Le PIB français progressera d'à peine 0,2 % cette année, au lieu de 0,4 % envisagé en juillet dernier. Et surtout la croissance française ne devrait pas dépasser 0,4 % en 2013, ce qui signifie une révision à la baisse de 0,5 point.

    Le FMI désavoue implicitement le scénario publié le 28 septembre dernier par le gouvernement, qui table sur une progression de 0,8 % du PIB l'an prochain. Ce chiffre que le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, avait alors qualifié «de réaliste et de volontariste» semble surtout bien improbable aux yeux du FMI. De même les experts internationaux ne croient pas que la France sera en mesure de ramener à 3 % du PIB son déficit public en 2013.

    Alors que les comptes consolidés de l'État, des collectivités locales et des organismes sociaux, seront déficitaires à hauteur de 4,7 % du PIB en 2012 selon eux, ce déséquilibre devrait atteindre encore 3,5 % l'an prochain. Soit 0,4 point de plus que ce que le FMI entrevoyait en avril dernier, lors de la publication de son Fiscal Monitor, qui examine à la loupe les comptes publics des principaux pays de la planète.

    Le FMI se montre quelque peu dubitatif vis-à-vis de la politique budgétaire menée à Paris, avec d'un côté l'accent mis «d'abord sur les hausses de recettes fiscales», et ultérieurement «un changement vers plus de contrôle des dépenses à partir de 2014» note-t-il

    Baisse de la croissance mondiale


    Le tableau conjoncturel français que dressent les économistes de Washington, en ouverture des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent cette semaine à Tokyo, n'est guère réjouissant. Le taux de chômage devrait passer de 10,1 % à 10,5 % de la population active, correspondant à une augmentation de l'ordre de 150.000 du nombre de demandeurs d'emploi. Par ailleurs nos comptes extérieurs ne devraient pas s'améliorer, le déficit de la balance des paiements courants se stabilisant à 1,7 % du PIB.

    Le seul point positif pourrait être du côté des prix à la consommation, dont la hausse serait contenue à 1 % en 2013, après avoir atteint 1,9 % cette année. Cette bonne performance en soi serait la conséquence mécanique d'une activité économique manquant totalement de ressort, même si le FMI ne parle pas de récession à propos de la France ni de l'Allemagne.

    En revanche la zone euro dans son ensemble devrait subir cette année une contraction de 0,4 % de son PIB, qui pourrait faire place à une très légère amélioration en 2013 (+ 0,2 %). La déprime de l'économie européenne constitue la principale explication de la révision à la baisse de la croissance mondiale dans son ensemble. Le FMI table désormais sur une progression de 3,3 % en 2012 et de 3,6 % en 2013 (au lieu de 3,5 % et 3,9 % précédemment).

    Source:http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...t-a-la-baisse-sa-prevision-pour-la-france.php
     
    #1 lafoy-china, 9 Octobre 2012
    Dernière édition: 9 Octobre 2012

Partager cette page