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Le "blues" des petits porteurs chinois face à la chute de la Bourse de Shanghaï

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 10 Septembre 2012.

  1. Orang Malang

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    LE MONDE | 04.09.2012
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    A 82 ans, Jiang Nanyu en a vu des vertes et des pas mûres tout au long de la folle histoire politique de son pays. C'est pourtant l'économie qui lui donne des vertiges en 2012. Le marché d'actions de Shanghaï a décliné en août, pour le quatrième mois consécutif, sur fond d'annonces de mauvais résultats des piliers de l'industrie chinoise et d'espoirs déçus de nouveaux assouplissements monétaires.

    L'indice Shanghai Composite est tombé à son plus bas depuis quarante-deux mois, vendredi 31 août, bridé par le ralentissement intérieur et les faibles commandes à l'exportation.

    Les placements de Jiang Nanyu ne vont guère mieux. Dans une salle de marché pour petits porteurs à deux pas de l'immense place du Peuple il a, derrière d'épaisses lunettes, les yeux rivés sur l'écran sur lequel il passe directement ses ordres d'achat. Le vieil homme confie sa stratégie d'investissement, "entrer lorsque le cours est bas, sortir quand il est haut, ne pas s'attendre à ce que ça monte pour l'éternité".

    50% DE BAISSE EN DEUX ANS

    Il se félicite aussi d'avoir confié l'autre partie de ses économies à son banquier, pour sauver les meubles. Car au cours des deux dernières années, Jiang Nanyu estime à 50 % les pertes sur les 130 000 yuans (16 300 euros) qu'il a placés lui-même en Bourse, pour l'essentiel dans deux sociétés.

    a première, l'agence chargée du développement de la zone financière et commerciale de Lujiazui, le quartier d'affaires de Shanghaï, a annoncé cet été un chiffre d'affaires en baisse de 47,81 % sur les six premiers mois de l'année, conséquence d'un marché immobilier morose.

    Le cours de la seconde, Chaohua Technology, un exportateur de cartes électroniques, a chuté de 24,88 % sur un an et de 60 % depuis le printemps 2010.

    L'ancien ébéniste voudrait croire que des jours meilleurs approchent, car "le gouvernement a commencé à faire de la politique de relance". Tout le monde ne partage pas son optimisme, notamment parce que le premier ministre, Wen Jiabao, a déclaré, samedi 1[SUP]er[/SUP] septembre, qu'il n'est pas encore temps de relâcher la bride du marché immobilier.

    UNE SÉRIE DE MESURES ANNONCÉES

    "Plusieurs sources d'inquiétude demeurent, en premier lieu la croissance économique. Nombre d'entreprises cotées sont, par ailleurs, structurellement exposées au ralentissement de la demande extérieure. Les leviers sont donc limités, surtout à l'approche du changement de direction à la tête du Parti communiste", constate Peter Yao, directeur de la recherche sur les marchés d'actions de la Bank of China International.

    Pour tenter d'augmenter le volume des échanges, le régulateur boursier a annoncé une série de mesures parmi lesquelles une réduction de 20 % des frais de transaction, effective depuis le 1[SUP]er[/SUP] septembre, qui devrait permettre aux investisseurs d'économiser 600 millions de yuans sur les quatre derniers mois de l'année. Mais Peter Yao les juge marginales, pas de quoi corriger le pessimisme général.

    Jiang Nanyu préfère rester philosophe. Si ça ne marche pas, c'est aussi sa faute, car "si tu comprends le marché, tu constates qu'il répond à une certaine logique". Il s'informe grâce à la télévision et à un ordinateur acheté il y a quatre ou cinq ans, fait ses propres analyses. Il craint de trouver les journées un peu longues si les pertes le contraignaient à cesser de jouer au trader, un centre d'intérêt qui ne rassure pas toujours sa famille.
     

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