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L'automobile chinoise veut monter en gamme

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 24 Avril 2012.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    LE MONDE | 23.04.2012
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    Le haut de gamme. C'est "le" sujet de préoccupation du moment des constructeurs automobiles chinois. Ils ont l'ambition d'établir des marques respectables et de s'emparer d'un segment occupé par leurs concurrents étrangers.

    Chacun y va de sa stratégie pour sauter une étape en principe indispensable, l'épreuve du temps. En 2010, le groupe Geely a repris le suédois Volvo dans l'espoir de voir ce nom déteindre sur lui et d'apprendre son savoir-faire.

    En 2012, le groupe public FAW, habitué à travailler en coentreprise sur des marques étrangères, opte pour une autre approche : se trouver des racines prestigieuses. Il relance ainsi l'emblématique Hongqi, littéralement, "drapeau rouge", la marque des limousines dans lesquelles circulaient les plus hauts dirigeants du pays et qui ne sont aujourd'hui plus que des pièces uniques continuant de transporter le camarade Hu Jintao lorsqu'il passe en revue les troupes.

    Une nouvelle Hongqi, la H7, est présentée au Salon de l'automobile de Pékin, qui ouvre ses portes du lundi 23 avril au 2 mai. Le président du groupe, Xu Jianyi, vante la renaissance de cette marque, pour laquelle 5,2 milliards de yuans (624 millions d'euros) ont été investis, comme "un nouveau départ pour l'innovation indépendante de l'industrie automobile chinoise".

    Le style de berline relativement sobre de la H7 vise à séduire les officiels qui jusqu'alors préfèrent l'Audi de qualité allemande. Car la Chine a beau être devenue le premier marché automobile mondial, elle demeure incapable de produire une seule marque de voiture respectée des Chinois.

    "Les Coréens et les Japonais ont mis le nationalisme au premier plan dans leurs décisions d'achat. Pas les Chinois, qui ont choisi la qualité à bon prix, ce qui signifie des marques étrangères", constate Michael Dunne, consultant sur les marchés automobiles asiatiques.

    Le grand groupe automobile de la capitale économique chinoise, Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC), prépare de son côté le retour de la marque Shanghai, du nom d'une petite auto bleue, sorte de Trabant orientale, apparue en 1963 et dont la production a cessé en 1991 pendant les réformes. Selon une source chez SAIC, le nom Shanghai pourrait, dans un premier temps, être apposé sur des modèles existants plutôt haut de gamme, comme les Roewe, désignation chinoise des Rover. L'incapacité à établir des champions chinois sérieux et haut de gamme s'explique notamment par la structure de l'industrie."Les gérants chinois des entreprises publiques travaillant avec les étrangers ont longtemps été promus sur les résultats de ces coentreprises, c'est-à-dire sur le succès de marques étrangères ", explique M. Dunne.

    BAISSE DES VENTES

    Les petits entrepreneurs souhaitant se lancer ont dû le faire souvent sur du bas de gamme, et en étant perçus par les officiels comme des fauteurs de trouble. Ainsi de Chery, qui s'est fait connaître avec la QQ, un pot de yaourt inspiré de la Chevrolet Spark, réputée pour son coût aussi faible que sa qualité. Faute de soutien officiel, le groupe a dû s'implanter à Wuhu, une ville reculée de la province rurale de l'Anhui (à l'est du pays).

    Le gouvernement a réalisé que ces stratégies ont freiné l'émergence d'une industrie locale capable de rivaliser avec l'américain General Motors, le japonais Toyota ou l'allemand Volkswagen. Il change de cap, imposant par le haut à chaque groupe étatique de proposer au moins une marque chinoise.

    Ce mouvement intervient alors que le marché ralentit. Les ventes n'ont progressé que de 2,5 % en 2011, contre + 32 % en 2010, et ont dévissé de 3,4 % au premier trimestre 2012. Les marques chinoises n'ont écoulé que 6,1 millions d'unités l'an passé, sur les 18,5 millions de véhicules vendus en Chine en 2011.

    Dans ce contexte, l'Etat s'interroge sur les moyens de favoriser l'industrie locale. Un projet de liste de 412 modèles de véhicules pouvant être inclus dans les appels d'offres publics, publié le 24 février, ne mentionnait aucune marque étrangère. Ce qui a provoqué l'ire de la Chambre de commerce européenne.

    Encore faut-il que les Chinois parviennent à proposer du haut de gamme de qualité. Ce qui n'est pas évident. "Il leur faudra du temps pour développer leurs propres marques haut de gamme, elles ne sont pas encore sur le marché mais prétendent faire concurrence à BMW ou Mercedes", relève Ivo Naumann, directeur général d'AlixPartners. Mais, ajoute-t-il, "l'intention est là : occuper l'ensemble de la gamme".
     
  2. kurisutofue

    kurisutofue Membre Gold

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    Je suis sur qu'ils vont y arriver, mais c'est pas pour toute de suite, evidemment.
     

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