La nouvelle route de la soie

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En Tanzanie, la Chine remporte un contrat pour 1 430 wagons de fret


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23/03/2022
Le port de Dar es Salaam est, vu sa situation géographique, une infrastructure stratégique pour l’approvisionnement des pays environnants. Pour mieux profiter de cet atout, la Tanzanie entend développer sa couverture ferroviaire.

Comunique : L’opérateur des chemins de fer tanzaniens, Tanzania Railways Corporation (TRC) a attribué le mardi 8 février 2022 un contrat de 172,2 millions $ (398,3 milliards de shillings tanzaniens) à la Chinese Corporation Limited (CRRC) pour la fourniture de 1 430 wagons de fret modernes.
« La construction des wagons prendra 12 mois. Ils seront utilisés pour transporter des véhicules, du bétail, du carburant et d’autres marchandises », rapporte le directeur général de la TRC, Masanja Kadogosa, ajoutant que la livraison des véhicules est attendue pour le 25 février 2023.

La Tanzanie affiche ces dernières années son ambition de devenir une plaque tournante du commerce régional en Afrique de l’Est. Le pays consent d’énormes investissements pour étendre son réseau ferroviaire, avec des embranchements prévus pour déboucher sur les Etats voisins, dont le Burundi, la RD Congo, la Zambie, le Rwanda et l’Ouganda.

Le plan d’extension vise à porter le linéaire total de chemin de fer à 2 561 km.


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Le groupe Bolloré cède ses activités de logistique en Afrique à l'armateur MSC

Le groupe est parvenu à un accord avec le géant mondial du transport par conteneur d'un montant de 5,7 milliards d'euros.

Extrait :
Le groupe Bolloré poursuit sa mue en se retirant des activités logistiques sur le continent africain, qui avaient largement participé à la diversification de l'entreprise familiale bicentenaire, en les cédant à son ancien rival MSC pour 5,7 milliards d'euros.

L'annonce intervient à l'extrême limite de la période de négociations exclusives entre les deux groupes ouverte le 20 décembre, l'opération devant être finalisée «d'ici la fin du premier trimestre 2023», selon un communiqué publié par Bolloré jeudi soir. La branche Bolloré Africa Logistics, qui possède des infrastructures dans plus de 20 pays sur l'ensemble du continent parmi lesquelles un réseau de seize concessions portuaires, des entrepôts et des hubs routiers et ferroviaires, suscitait également l'intérêt d'autres acteurs du transport maritime, Maersk et CMA-CGM. Mais Bolloré avait accordé à MSC (Mediterranean Shipping Company) une exclusivité après que l'armateur italo-suisse a transmis une offre initiale de 5,7 milliards d'euros, déjà.

Basé à Genève, MSC appartient à la famille italienne Aponte et revendique une flotte de 560 navires et plus de 100.000 employés, avec la gestion de terminaux à Singapour, Long Beach (Californie) ou Rotterdam. «L'acquisition de Bolloré Africa Logistics confirme l'engagement de long terme du groupe MSC pour investir en Afrique et renforcer les chaînes d'approvisionnement sur le continent, tout en le reliant au reste du monde», a souligné l'armateur dans un communiqué distinct.

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Nous perdons encore en influence economique en Afrique , desormais le match va etre principalement italo / chinois !
 
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La Chine en Algérie, une relation historique


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31 Mars 2022
Qualifiées d’historiques, les relations sino-algériennes remontent au temps de Mao Zedong. Parmi tous les pays maghrébins, l’Algérie occupait une place prépondérante dans la politique de la Chine qui apercevait dans le soulèvement anticolonialiste algérien une affinité avec son passé colonial. La Chine n’a donc pas cessé d’attribuer une assistance politique à l’Algérie en étant le premier pays non-arabe à reconnaître le gouvernement provisoire algérien et en soutenant la révolution algérienne sans se soucier des réactions de la France, contrairement à l’ex Union Soviétique.

Extrait :
Ce soutien chinois pour la cause algérienne a poussé Alger à rendre la faveur en appuyant la position de la Chine de siéger au Conseil de Sécurité en tant que membre permanent, et ce, en mobilisant les pays africains nouvellement indépendants à reconnaître la République Populaire de Chine. Par le biais de cette initiative algérienne, la Chine a pu consolider ses premières relations avec le continent africain.


Paradoxalement, c’est dès les années 1990, tandis qu’Alger abandonnait le socialisme, que les échanges entre les deux pays s’accéléraient.En effet, le basculement dans les relations internationales du politique à l’économique n’échappait pas à la relation sino-algérienne. Mais, c’est en 2014 que ces dernières ont connu un grand essor et se sont hissé du statut de partenariat stratégique, conclu en 2004, à un partenariat stratégique global.

Bien que les relations entre les deux pays soient étroites, l’Algérie n’a dévoilé son intention d’adhérer à la BRI que très récemment, en 2019. Cette incertitude d’intégrer l’initiative chinoise peut être justifiée par la stratégie de développement conduite par Alger ; celle-ci vise une autonomie économique et politique centrée sur l’exploitation et l’exportation des ressources en hydrocarbures. Cette stratégie protectionniste se traduit, actuellement, par un taux d’endettement presque nul. Economie rentière, l’Algérie s’est tournée vers son marché intérieur, plutôt que vers le marché international, avec un accroissement de la production nationale. Bien qu’il y ait eu des efforts d’ouvrir l’économie algérienne à l’international, notamment à travers les accords d’association signés avec l’UE en 2005, l’adhésion à la Zone Arabe de Libre Echange en 2009, et les négociations d’adhésion à l’Organisation Mondial du Commerce qui sont toujours à l’ordre du jour, l’Algérie semble ne pas être prête à abandonner ses mesures protectionnistes. Il est alors fort possible que cette orientation explique la frilosité algérienne à l’égard de la BRI.


 

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Route Maritime de la Soie – Le développement des ports chinois Par Roxanne Andrieux, spécialisée en géostratégie, défense et sécurité à Sciences Po Aix-en-Provence et en chinese politics à l‘université Hankuk des études étrangères de Séoul


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Port de Qingdao
05/04/2022
Outre la hausse du commerce extérieur de la Chine, un des premiers aspects de la mise en place de la BRI est le développement des ports maritimes chinois à l’échelle du pays, notamment via la Route Maritime de la Soie.

Extrait :
La prédominance de l’Asie dans les échanges maritimes mondiaux s’est développée ces dernières années, supplantant la route commerciale traditionnelle transatlantique. En 2020, la région asiatique concentrait 41% du total des marchandises embarquées. Elle est une plaque tournante pour le trafic de conteneurs en concentrant près des deux tiers. Participant à l’essor de cette attractivité, le développement des ports chinois, qui ont supplanté les ports coréens comme celui de Busan. Ainsi, le State Council Information Office of the People’s Republic of China notait en 2015 que l’accent dans le cadre de la mise en oeuvre de la Belt and Road Initiative était mis sur l’utilisation des ports clés comme noeuds pour construire conjointement un corridor de transport fluide, sûr et efficace, et sur le renforcement de la construction de 15 ports côtiers (Shanghai, Tianjin, Ningbo-Zhoushan, Guangzhou, Shenzhen, Zhanjiang, Shantou, Qingdao, Yantai, Dalian, Fuzhou, Xiamen, Quanzhou, Haikou et Sanya).

Ce développement des ports chinois grâce à la mise en place d’une Route de la soie maritime s’inscrit également dans la volonté de redonner vie à la première route officielle de commerce maritime international de l’histoire de la Chine, qui reliait la Chine à l’Asie du Sud-Est, à l’Inde et au Moyen-Orient. Cette voie commerciale a fait de la Chine une nation maritime importante et a entraîné la réussite économique de plusieurs dynasties chinoises, une période de grandeur et de prééminence régionale du pays que le PCC souhaite raviver.3

Ainsi, l’essor de ces ports servant la montée en puissance de l’économie maritime chinoise veut tendre vers la construction d’un réseau de transport mondial (交通强国). Le débit global de fret des ports chinois a été multiplié par presque 1500 entre 1949 et 2018 De même, selon le World Shipping Council, parmi les 10 premiers ports à conteneurs mondiaux, sept sont chinois ((Shanghai, Shenzhen, Ningbo-Zhoushan, Hong Kong, Guangzhou, Qingdao et Tianjin). Actuellement, le port de Busan ne se trouve plus qu’à la sixième place. La mise en place d’une Route Maritime de la Soie instaure ainsi des changements structurels dans les systèmes de transport, les réseaux portuaires et la logistique internationale, en réduisant les coûts du commerce et du transport et en stimulant le commerce entre la Chine et les pays de l’ASEAN, l’Afrique, et l’Europe. En améliorant la connectivité entre des pays actuellement mal reliés, la mise en place de cette route profite ainsi au développement des économies locales et des ports maritimes chinois assurant le transfert des marchandises.6


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Traffic total en millions d’EVP

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ChrisHK

Alpha & Oméga
27 Déc 2013
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Hong Kong et Shanghai

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Cela illustre aussi la dégringolade du port de Hong Kong, passé du 2eme rang, au coude à coude avec Singapour, en 2005, au 7eme rang, avec tout juste la moitie du trafic de Singapour en 2019 (les chiffres de 2020 et 2021 doivent être encore plus catastrophique, sans parler de 2022)
Bonjour Chris
De toutes facons Hong Kong niveau trading commercial c'est cuit aux patates depuis longtemps , il n'y a plus d'interet d'expedier depuis Hong Kong depuis belle lurette , on continue de facturer depuis Hong Kong mais le shipping se fait depuis le Mainland ... Dans mon cas j'ai meme ajoute une structure 100 % chinoise quitte a payer des Taxes car les clients ne veulent plus engraisser les societes de tradings a Hong Kong ils veulent passer en direct ( c'est psychologique , pour un resulat identique ) , nous ne sommes plus dans les annees 2000 !
 

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China-made very large ethane carrier delivered in Shanghai

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Un très grand transporteur d'éthane (VLEC) de fabrication chinoise, d'une capacité de 99 000 mètres cubes, a été livré lundi à Shanghai, a annoncé son fabricant.

Communique :
Le VLEC a été fabriqué par le chantier naval de Jiangnan sous l'égide de China State Shipbuilding Co., Ltd. Il fait partie de la série Panda de Jiangnan, avec une longueur de 230 mètres, une largeur de 36,6 mètres et un tirant d'eau de 22,5 mètres.

Le chantier naval Jiangnan, basé à Shanghai, a commencé à reprendre ses activités à la fin du mois d'avril, favorisant le retour des travailleurs et assurant la livraison en temps voulu de ses produits navals dans le cadre de COVID-19.

Le VLEC a été le premier navire livré par la base de construction navale de Changxing dans le cadre de la récente résurgence du COVID-19 à Shanghai. Il s'agit d'une réalisation significative des efforts de la ville pour faire avancer la reprise du travail et de la production sur la base d'un contrôle efficace de l'épidémie, a déclaré Li Zheng, chef du Parti du district de Chongming à Shanghai.

 
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Entretien / « Pékin enverra des ingénieurs, pas des armes, dans la Corne de l’Afrique »


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13mai 2022
L’envoyé spécial de la Chine pour la Corne de l’Afrique, Xue Bing, a effectué une tournée dans quatre pays de la région afin de présenter la proposition alternative de son pays pour mettre fin aux conflits incessants. Le diplomate affirme toutefois que la Chine ne fera pas concurrence aux puissances occidentales pour armer les combattants dans la région. Au contraire, elle a l’intention d’envoyer des ingénieurs et des scientifiques pour aider à résoudre les problèmes de pauvreté et d’infrastructure qui, selon lui, pourraient cimenter la paix à long terme.

Question : Pourquoi la Chine se concentre-t-elle désormais davantage sur la Corne de l’Afrique ?

Xue Bing :
La Corne de l’Afrique est un groupe de huit pays, qui sont tous de véritables amis de la Chine. Nous avons des partenaires très stratégiques avec lesquels nous entretenons des échanges à long terme – politiques, économiques, culturels, entre les peuples – et depuis longtemps, la Chine a fait beaucoup pour améliorer le développement et le niveau de vie des populations et a déployé beaucoup d’efforts pour améliorer ces relations. D’autre part, cette région présente également de nombreux problèmes qui provoquent de nombreux conflits, qu’il s’agisse de problèmes de frontières, de conflits ethniques ou de conflits religieux. Nous pensons que ces problèmes doivent être résolus, sinon il ne peut y avoir de développement approprié. C’est pourquoi la Chine a mis en avant les perspectives de paix et de développement. La paix et la sécurité sont des conditions préalables au développement, tandis que le développement est une base pour la paix et la sécurité.

La Chine veut jouer un rôle dans ce domaine pour promouvoir la sécurité, le développement et la gouvernance dans cette région. Je suis venu ici pour demander l’avis des dirigeants régionaux sur la proposition de paix de la Chine, et je profiterai également de ce voyage pour encourager les pays de la région à organiser la première conférence de paix au cours du premier trimestre de cette année.


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Chine en Tunisie, genèse d’une coopération ambitieuse par Donia Jemli, Cheffe de pôle Afrique du Nord, diplômée de l’université européenne de Tunis. Elle se spécialise dans les relations internationales, diplomatiques et stratégiques.

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18 mai 2022

Depuis l’antiquité, l’empire punique, véritable puissance maritime méditerranéenne, entretenait de bonnes relations commerciales avec l’Empire du Milieu. Les puniques, génies commerçants, partageaient avec les chinois un intérêt commun pour le commerce, et ce dans le cadre des anciennes routes de la soie. Ainsi, les relations entre la Tunisie et la Chine s’inscrivent dans une histoire riche et lointaine.

Extrait : Néanmoins, cette richesse demeure mal exploitée et dévalorisée. En effet, la Tunisie a été le dernier Etat maghrébin à reconnaître la République Populaire de Chine, et ce en 1964. Sous le régime Bourguibien, la relation entre Pékin et Tunis était plutôt distante et antagoniste. Sa politique anti-communiste et pro-occidentale a rendu difficile le rapprochement entre les deux parties. Ces récurrentes mésententes sur les questions diplomatiques n’ont pas empêché l’établissement des liens commerciaux, et ce depuis 1958. Toutefois, la Tunisie voyait son destin intimement lié à celui de l’occident, avec qui elle entretenait des relations diplomatiques et commerciales très denses. Cela se traduit aujourd’hui par une relation commerciale sino-tunisienne la moins développée au Maghreb : les importations des produits chinois ne représentent que 6.6% du total des importations de la Tunisie, et les exportations des produits tunisiens ne représentent que 1.4% du total des exportations de la Chine. Malgré que les relations commerciales se sont bien développées, elles demeurent marginales.

Contrairement au Maroc et l’Algérie, la Tunisie s’est aperçue très tardivement de l’importance du géant asiatique. En aspirant à développer une coopération plus fructueuse, la Tunisie a dévoilé son intention d’intégrer le projet BRI dès 2017 lors d’une visite officielle du ministre tunisien des affaires étrangères à Pékin. Divers accords ont été alors signés et sont en cours de réalisation, notamment dans le secteur du tourisme et des infrastructures.


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9 septembre 2018
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