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F1: Cherche Schumi chinois

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par samz, 28 Septembre 2004.

  1. samz

    samz Membre Gold

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    F1. Après avoir accueilli son premier Grand Prix (remporté par Barrichello) à Shanghai ce week-end, le pays attend de voir courir l'un de ses ressortissants. Et les candidats sont déjà nombreux.
    Cherche Schumi chinois

    Par Lionel FROISSART

    lundi 27 septembre 2004 (Liberation - 06:00)

    Shanghai envoyé spécial




    aintenant que la Chine est inscrite au calendrier de la Formule 1 pour au moins sept ans, la question est de savoir qui sera le premier pilote chinois à participer à cette épreuve. Et quand ? En matière de sport automobile, la Chine part de loin mais devrait, comme dans d'autres domaines, combler son retard à une vitesse fulgurante. A regarder les courses d'encadrement du Grand Prix de Chine et à en croire les magazines spécialisés et les pages sportives des quotidiens, qui rendent largement compte de l'événement, ils sont une bonne demi-douzaine à pouvoir entretenir l'espoir de devenir celui qui sera le premier représentant du pays le plus peuplé de la planète à prendre place sur une grille de départ de F1. Ce qui devrait survenir dans un avenir proche.

    Impressionné. A coup sûr, ce pilote deviendra un héros national au même titre que deux autres natifs de Shanghai, Liu Xang, le champion olympique du 110 mètres haies, et Yao Ming, l'une des attractions de la NBA dans l'équipe des Houston Rockets. Le vainqueur du premier Grand Prix de Chine de l'Histoire (lire page 26), le Brésilien Rubens Barrichello, qui a pourtant grandi au milieu du chaos mécanique qu'est São Paulo, s'est dit très impressionné par la façon de conduire des Chinois, qui rivalisent, en adresse et en prise de risques, avec ses compatriotes brésiliens.

    Avec la voiture individuelle qui est en train de devenir un bien de consommation courant (Libération de samedi), il suffit, selon lui, de piocher dans la rue pour trouver le prochain champion du monde. La bonne méthode s'annonce un peu plus compliquée. Mais, avec une multitude de candidats potentiels, la Chine a la faveur du nombre. Les autorités chinoises veulent mettre en place, avec l'aide des grandes industries automobiles du pays, et l'apport intéressé des différents constructeurs automobiles, les structures nécessaires pour développer le sport automobile en Chine.

    Sport de riches. L'idée est bien sûr de populariser un sport qui reste une activité coûteuse et ne peut se pratiquer qu'avec l'aide de sponsors, même si la Chine compte déjà plus de 100 millions de riches. Ce pays fait même du développement du sport automobile une mission sociale qui passera par une commission baptisée CCC (pour Challenge, Confidence et Cooperation), chargée de s'adapter aux règles internationales et surtout d'accompagner les espoirs les plus prometteurs. Tous ont la possibilité de courir dans deux catégories soutenues par des grands constructeurs : la Formule Renault, avec six courses disputées en Chine et en Malaisie (cette catégorie existe aussi en Europe), ou la Formule BMW Asie, dont les courses se déroulent à Bahreïn, en Malaisie, en Thaïlande, en Corée, au Japon et en Chine (1).

    Pour l'instant, quatre noms se détachent chez les prétendants. Sur le papier, Marchy Lee, un natif de Hongkong, possède les meilleurs arguments. Avec un cursus typiquement européen (le karting dès l'âge de 13 ans puis la monoplace à partir de 16 ans), il est désormais engagé en Formule BMW. Il a remporté dix courses sur douze en 2004 (victime d'un accrochage hier au départ). Il est déjà soutenu par de nombreux sponsors, mais son ambition d'arriver en F1 risque d'être contrariée par son âge. Alors qu'il vient tout juste de fêter ses 28 ans, Lee voit une ribambelle de jeunes apprentis champions lui débouler dans les jambes. Ainsi, Cheng Congfu, né à Pékin il y a vingt ans, a intégré l'année dernière le Junior team McLaren-Mercedes et court déjà en Grande-Bretagne. Il guette l'opportunité de pouvoir essayer une F1 de McLaren.

    Prodiges exilés. Jiang Tengyi, lui, a l'avantage d'être né à Shanghai, qui est devenu en l'espace d'un week-end la référence chinoise en matière de sport automobile. Il n'a que 19 ans, mais il pilote depuis l'âge de 13 ans, et, à l'instar des Brésiliens ou des Japonais, il s'est exilé en Europe, où il court en Allemagne et en Italie. Tengyi se réjouit du soudain engouement pour le sport auto en Chine. «Je suis d'une famille très ordinaire et ce dont j'ai le plus besoin, c'est de l'aide des sponsors pour démontrer mon potentiel.» Il a la chance d'être intégré à la filière Toyota, avec l'objectif de devenir l'un des pilotes d'essais de l'écurie de F1 du constructeur japonais. Mais ces trois espoirs regardent avec envie leur jeune compatriote Ho-Pin Tung, qui est devenu l'hiver dernier, à 22 ans, le premier chinois à tester une monoplace de F1, sa victoire dans le championnat d'Asie en Formule BMW l'ayant propulsé dans la Williams-BMW.

    Ho-Pin possède la double nationalité chinoise et néerlandaise, ses parents ayant quitté une petite ville de l'est de la Chine pour immigrer à Amsterdam. Le jeune homme, aidé par quelques solides sponsors, avance des ambitions certaines et a démontré de sérieuses aptitudes pour le marketing dans les coulisses du Grand Prix de Chine. «Je ne veux pas seulement devenir le premier Chinois à courir en F1, je veux devenir le premier Chinois vainqueur en F1.» C'est maintenant une question de temps.

    (1) Outre le circuit de Shanghai, la Chine dispose d'un deuxième stade automobile à Zhuhai.
     

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