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En Chine, une multinationale à la conquête des élèves ingénieurs français

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par odiokla, 6 Septembre 2016.

  1. odiokla

    odiokla Membre Gold

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    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/articl...cais_4992776_4401467.html#tPrO6KgvT4zFWV4l.99

    "Hilares et heureux, une quinzaine de jeunes Français, élèves ingénieurs et apprentis développeurs, s’égarent dans le dédale d’une métropole verticale et chinoise. Bienvenue à Shenzhen, microscopique port de pêche il y a trente-cinq ans, devenue une cité tentaculaire de seize millions d’habitants où les tours poussent à la vitesse du bambou...
    ...c’est en 2008 que le champion des télécoms a commencé à tisser sa toile à l’étranger, quand une poignée d’étudiants thaïlandais ont été invités à découvrir le savoir-faire de leur puissant voisin du nord. En 2011, la France, le Luxembourg et le Royaume-Uni sont les premiers pays européens à entrer dans le radar de la multinationale. Aujourd’hui, l’entreprise a établi des relais sur tous les continents et dispose d’un outil de repérage de jeunes talents dans 77 pays...
    ...pour les centaines d’étudiants qui ont bénéficié du programme, ils ne sont qu’une poignée à avoir rejoint la compagnie. Huawei ainsi que de nombreuses entreprises chinoises pâtissent d’un défaut de notoriété sur les marchés européens et américains. La priorité n’est pas de les attirer au siège, mais d’utiliser leurs talents et leur influence, dans les pays qui les ont formés...
    ...Les futurs ingénieurs et développeurs invités seront les cadres des entreprises de télécommunication de demain, bâtiront des projets, contrôleront les politiques d’achat de leur entreprise dans des dizaines de pays. « Il est nécessaire qu’ils connaissent nos produits », explique Holy Ranaivozanany, directrice de la responsabilité sociale de l’entreprise. Se faire connaître donc...
    ...
    Quelles sont les compétences que le géant chinois cherche dans les écoles de l’Hexagone ? « L’ingénierie à la française possède un socle technique en télécommunicationet réseaux solide, ainsi que dans les matières scientifiques poussées », répond Narendra Jussien, directeur de Télécom Lille. Mais pas seulement. La dimension supplémentaire qu’on trouve également en France, ce sont les softs skills : le savoir-être, des compétences managériales. Nous avons mis en place une formation qui nous permet de travailler entre deux façons de penser. » Une valeur à forte valeur ajoutée pour une entreprise planétaire dont la culture de la maison mère est très éloignée de ses filiales.

    Le design fait également partie des atouts des étudiants tricolores, selon Philippe Picard. C’est en effet en Ile-de-France que la compagnie a implanté son centre de design, chargé de façonner l’identité visuelle de la marque et de ses produits. Autre atout tricolore : « Paris compte une forte concentration de mathématiciens », souligne Roland Sladek, vice-président en charge des médias internationaux chez Huawei. Les mathématiques sont la base de toute technologie, mais pas question de délocaliser ces cerveaux. C’est au centre de recherche de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, que les « as » des nombres complexes vont, à terme, permettre le fonctionnement en 5G de produits qui seront estampillés made in China. En un an, 74 mathématiciens ont été recrutés et 38 brevets déposés...
    ...Comme une bande d’enfants lâchés dans un magasin de jouets, les quinze étudiants sont esbaudis par la démonstration de déploiement de la 4.5G et des applications de la future 5G que leur présente leur hôte, notamment la voiture sans conducteur. Yves Baudet, 21 ans, élève à Centrale-Supélec, qui n’est pas pourtant pas dupe de l’aspect « prosélyte » de son séjour chinois, se dit conquis. Les communicants de cette « opération séduction » lui ont donné le nom de code « Graine pour le futur ». "
     

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