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En Chine, le chantier de l'EPR avance plus vite que ceux de Flamanville et d'Olkiluot

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par Orang Malang, 27 Novembre 2010.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    LE MONDE du 25 novembre 2010

    Taishan (Chine) Envoyé spécial - Face à la mer de Chine méridionale, les ouvriers en bleu de travail et casque jaune s'activent. "Ils ne chôment pas", lance Rémi Sénac, représentant d'Areva à Taishan, dans le sud-est de la Chine (Guangdong), où la construction de deux EPR va bon train. L'avancement du chantier des réacteurs nucléaires de troisième génération vendus à la Chine en novembre 2007 fait la fierté du groupe français. En comparaison, ses projets en Finlande et à Flamanville (Manche), sont à la traîne.

    Le bâtiment du premier réacteur, pour l'instant un cylindre de métal de 39 mètres, trône au centre d'un terrain lunaire de 450 hectares où se relaient une vingtaine de grues. A quelques pas, le dôme qui fermera cette boîte nucléaire d'une puissance de 1 660 mégawatts n'attend plus que deux anneaux.

    La symbolique étape de sa levée sur le bâtiment est promise pour mai 2011, tandis qu'elle ne devrait intervenir qu'un mois plus tard sur le chantier français, pourtant lancé avant. Selon le calendrier actuel, la durée de construction de l'EPR finlandais est de 86 mois - entre la coulée du premier béton et la mise en service commerciale - contre 54 mois assortis de deux années de retard dans le Cotentin, et seulement 52 mois en Chine.

    Ce décalage s'expliquerait par l'apprentissage. L'ingénierie des deux réacteurs chinois bénéficie des retours d'expérience des chantiers européens, une "raison fondamentale", expliquant cette rapidité, selon Areva. Le "saucissonnage" des contrats de sous-traitance a ainsi été limité pour simplifier la tâche. Certaines méthodes de soudage ont été corrigées.

    Le partenaire d'Areva, China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC), l'un des deux géants chinois du nucléaire civil, bénéficie en parallèle de l'expérience de ses sous-traitants, hyperactifs depuis le milieu des années 1980, au cours desquelles la Chine s'est tournée vers l'atome dans l'espoir de réduire sa dépendance au charbon. "Leurs entreprises de génie civil n'ont jamais cessé de faire des centrales depuis", constate Roger Seban, vice-directeur général de la coentreprise par laquelle EDF s'est associé au projet.

    La clé du succès repose aussi sur la main-d'oeuvre chinoise (9 000 personnes sont actuellement mobilisées sur le chantier). Au lieu des "trois-huit" pratiqués en Europe, les ouvriers de Hua Xing, le bétonneur de la première tranche de Taishan, travaillent par quarts de dix heures, sept jours sur sept.

    Un système d'intéressement financier au respect des délais explique la motivation des troupes, tant des travailleurs que des cocontractants. "Un des facteurs très importants de l'économie des projets repose sur le respect du planning initial", explique Eric Neisse, directeur adjoint d'Areva en Chine. CGNPC étant mis en concurrence avec une autre entreprise appartenant comme elle au gouvernement central et ayant de son côté adopté la technologie de troisième génération américaine de Toshiba-Westinghouse, on imagine qu'il a tout intérêt à finir dans les temps.

    Malgré les typhons

    Paradoxalement, le chantier chinois concentre davantage d'obstacles que ses deux cousins européens. La province du Guangdong, dont l'activité industrielle nourrit d'importants besoins en énergie, est balayée chaque été par les typhons. Il a donc fallu construire une digue le long de la côte et des tranchées canalisant les pluies de la mousson sur les collines alentours. L'eau de mer étant plus chaude, un tunnel de quatre kilomètres est nécessaire, pour chacun des réacteurs, afin de la puiser au large et de garantir leur refroidissement.

    Les deux réacteurs, qui ont dix mois d'écart, devraient donc être mis en service respectivement à la fin de l'année 2013 et à l'automne 2014. D'ici là, Areva espère avoir lancé la construction d'EPR supplémentaires, par le biais de sa nouvelle coentreprise Wecan, dans laquelle son partenaire chinois CGNPC est majoritaire, condition sine qua non pour avancer dans ce domaine stratégique intéressant beaucoup la Chine. Le site de Taishan peut d'ailleurs en accueillir six, ne manque-t-on pas de souligner. La construction de deux d'entre eux n'attend plus que le feu vert du gouvernement chinois. Les travaux de terrassement ont déjà été réalisés, par anticipation.
     
  2. billcarson

    billcarson Guest

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    concernant flamanville ( pour habiter presque à coté),le chantier avance à pas de fourmis à cause d'une clique d'écolos et d'ultra gauchistes qui font des procès pour tout et n'importe quoi, font des happening, sortent des études bidons etc.
     
  3. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    Malgré le weekend, Victor75 veille ... ;-)
     
  4. Denz

    Denz Membre Silver

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    En Chine, on avance. En Europe on recule.
     
  5. EoL

    EoL Demi-dieu

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    Ce qui m'inquiète, c'est la course à la première place... Toujours plus vite, trop vite. C'est bien donc de rémunérer ceux qui fabriquent dans les temps, mais si c'est pour faire vite et mal... Sachant qu'on parle pas de fabriquer une centrale. Franchement, quand on voit que le barrage des trois gorges a des problèmes, que le fameux canal de Pékin a aussi des problèmes, je préfère franchement un travail bien fait qu'on travail bâclé et livré dans les temps.
     

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