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En Chine, au pays des enfants délaissés

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 28 Mars 2016.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

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    LE MONDE du 28 mars 2016

    Si les autorités locales craignent autant d’être stigmatisées et ont la fâcheuse habitude d’intimider les journalistes, c’est que la préfecture de Bijie, à laquelle appartiennent Nayong et les comtés voisins, a été le théâtre de deux drames qui ont frappé les esprits en Chine. En 2012, cinq garçonnets sont morts asphyxiés dans un conteneur à déchets après avoir allumé un feu pour se réchauffer. Ils étaient cousins, leurs pères trimaient à Shenzhen. Puis, en juin 2015, un garçon de 13  ans a empoisonné ses trois petites sœurs avant de se donner la mort en ingurgitant du pesticide, révélant une détresse psychologique insondable. Ses parents, séparés, travaillaient loin du foyer. Si l’instituteur et le principal de l’école ont été sanctionnés pour n’avoir pas su «  prévenir  » la tragédie, l’opinion publique chinoise y a bien vu le révélateur de dysfonctionnements profonds.

    La préfecture de Bijie, grande comme la Bretagne, cumule les handicaps  : 70 % de ses 6,5 millions d’habitants vivent encore en zone rurale, contre moins de 50 % désormais pour l’ensemble du pays. Pas loin de 20 % de sa population, soit 1,2 million de personnes, est au-dessous du seuil de pauvreté chinois de 2 300 yuans par an (316 euros). Etre « enfant de l’arrière » y a longtemps été moins un stigmate qu’être un enfant pauvre tout court.

    Les souffrances psychologiques et le désarroi émotionnel provoqués par ces séparations au long cours ont été longtemps sous-estimés en Chine. Ils commencent à faire l’objet d’études plus approfondies. Selon une enquête de l’ONG pékinoise Shangxuelushang (littéralement « sur le chemin de l’école  ») portant sur «  l’état mental des liushou ertong  », publiée à l’été 2015, 15 % des enfants délaissés – soit 9 millions d’enfants – verraient leurs parents moins d’une fois par an. Environ 30 % ne les voient pas plus d’une ou deux fois par an. « Le détail des statistiques montre des tendances alarmantes », estime Pia MacRae, représentante de l’ONG Save the Children à Pékin.

    http://pan.baidu.com/s/1qY8A2zq
     
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