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Économie Moody's retire son AAA à la France

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par lafoy-china, 20 Novembre 2012.

  1. lafoy-china

    lafoy-china Alpha & Oméga
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    L’agence d'évaluation Moody’s a privé lundi à son tour la France de la note financière d’excellence Aaa, dix mois après Standard and Poor’s, une sanction aussitôt prise par le gouvernement comme une incitation à appliquer «rapidement» ses réformes.

    La dette publique de long terme de la France est désormais notée Aa1 par Moody’s, soit un cran en-dessous de la meilleure distinction dont elle jouissait jusque-là. Mais l’agence a aussi assorti cette note d’une perspective négative, ce qui signifie qu’elle menace de l’abaisser à nouveau à moyen terme.
    La France «est encore bien notée», a réagi le ministre des Finances Pierre Moscovici, en marge d’un déplacement à Grenoble.

    Selon le ministre, «cette décision concerne la situation laissée par nos prédécesseurs: perte de compétitivité, faible croissance, déficit croissant». «C’est une sanction de la gestion du passé», a-t-il dit.

    Moody’s est la deuxième des trois grandes agences de notation internationales à retirer à la France son prestigieux «triple A». Standard and Poor’s (SP) avait dégainé la première, le 13 janvier 2012, en pleine campagne présidentielle française alors même que le chef de l’Etat de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait fait du maintien du AAA une priorité.

    La troisième agence, Fitch est désormais la seule à noter la France «triple A», même si elle menace aussi de l’abaisser, en 2013.
    Depuis la décision de SP en début d’année, seuls quatre pays de la zone euro bénéficient encore d’un AAA auprès des trois grandes agences: l’Allemagne, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Il s’agit d’Etats du nord de l’Europe, ce qui a accentué les divisions politiques, face à la crise, avec des pays du Sud, comme l’Italie ou l’Espagne, mais aussi avec la France.

    Pour autant, la décision de SP n’avait pas eu d’effet sur les marchés et, dix mois plus tard, la France emprunte même à des taux d’intérêt historiquement bas, plus faibles qu'à l'époque de la dégradation. L’ouverture des bourses européennes mardi, au lendemain d’un net rebond et alors que la crise de la zone euro
    traverse plutôt une accalmie depuis l'été, sera donc scrutée avec attention. Cependant les experts interrogés ne s’attendaient pas à un impact significatif.

    Pour justifier sa décision, Moody’s, qui menaçait d’abaisser la note française depuis le 13 février, a invoqué un «risque» qui plane sur la croissance économique de la France, et donc sur ses finances publiques, en raison de «multiples défis structurels», dont «une perte de compétitivité graduelle mais continue» et «des rigidités des marchés du travail, des biens et des services».

    L’agence salue les réformes récemment annoncées par le gouvernement, et son «fort engagement» à les mettre en oeuvre. Mais elle rappelle que la France a rarement réussi à faire aboutir de telles réformes ces vingt dernières années, et juge que les mesures promises aux entreprises «ne devraient pas, seules, avoir l’ampleur suffisante pour rétablir la compétitivité».

    La dégradation «nous incite à mettre en oeuvre rapidement nos réformes» en faveur de la compétitivité et la modernisation du marché du travail, a assuré Pierre Moscovici.

    Moody’s cite aussi des «perspectives budgétaires incertaines en raison de la dégradation» économiques. Enfin, selon elle, la capacité de la France à résister à d'éventuels nouveaux chocs futurs de la zone euro «diminue», et ce d’autant que son exposition aux pays fragiles de l’Union monétaire, via les liens commerciaux ou bancaires, «est beaucoup trop importante».

    Avant l'élection présidentielle de mai, le candidat socialiste François Hollande avait prévenu: si Moody’s dégrade la France, il s’agira d’une «note accordée à la gestion de Nicolas Sarkozy».

    Sur la scène européenne, la décision de l’agence peut aussi avoir des répercussions.

    L’abaissement de la note de la France par SP en janvier a coûté son «triple A» aussi au fonds de secours temporaire de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), garanti par les Etats de l’Union monétaire. La situation devrait être un peu différente avec le Mécanisme européen de stabilité (MES), car ce pare-feu permanent dispose d’un capital de 80 milliards d’euros qui lui permet d'être moins sensible aux changements de notation des Etats de la zone euro.

    (AFP)
     
  2. lsm79

    lsm79 Archange

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    Mais qui s'en tappe serieusement de ces agences de notation a la con? C'est qui ces agences qu'il y a 2 ans encore pour 99,9% des gens n'existaient pas? A quoi servent elles mise a part creer plus de problemes? C'est vraiment une aberration mediatique que de donner de l'importance a ce genre d'etablissement qui ne representent rien pour tous les travailleurs qui font la force des pays. Plutot que d'evaluer si ce sont des experts magnifiques avec un pouvoir divin, qu'ils aillent en Grece resoudre le probleme de la dette qu'ils ont stimule.
     
  3. Legume28

    Legume28 Membre Platinum

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    Baisser la note précipite certes mécaniquement la chute de ces pays (t'as du mal ? Attend... Ok, je vais descendre ta note. Tu paieras encore plus cher pour emprunter). Ceci dit l'évaluation n'est pas la cause première du problème. Sans ces agences les banques détermineraient de toutes façons leur risque d'une autre façon et le fait d'avoir des agences indépendantes offre à ce titre davantage de transparence.

    Le regret qu'on peut avoir réside dans le fait qu'une partie importante de l'argent est dérivé vers les circuits financier. En effet, si une part importante des intérêts revenait aux titulaires de comptes bancaires, l'argent reviendrait dans le circuit économique et on aurait une situation équilibrable.

    Vu l'argent que ça brasse y a fort à parier que l'acceptation de ce système soit un pré-requis à l'ascension dans les partis politiques principaux, on n'y aime jamais trop les personnes qui s'adaptent pas à ce qui a été précédemment négocié, il y faut à la fois des personnes lisses, ambitieuses et capables de répondre à leurs intérêts immédiats (ce sont les seules qu'on peut détourner). On ne s'étonne donc pas trop de la politique qui consiste à davantage polémiquer sur des sujets de société que sur les vrais et graves problèmes qui sont au seuil de notre porte.
     
    #3 Legume28, 23 Novembre 2012
    Dernière édition: 23 Novembre 2012

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