1. Bienvenue sur Bonjourchine.com, le 1er forum francophone sur le travail, les études et le voyage en Chine.

    Pour poser une question ou répondre à une discussion déjà ouverte, inscrivez vous. C'est facile, rapide et gratuit !

    Cela vous permettra de sucroit de ne plus avoir de pub qui s'affiche à l'écran (0 pub pour les membres du forum!).
    Rejeter la notice

Des centaines de Chinois bâtissent 12 h par jour et sans salaire une autoroute en Pol

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Loremis, 26 Mai 2011.

  1. Loremis

    Loremis Membre Gold

    Inscrit:
    11 Octobre 2009
    Messages:
    447
    Ratings:
    +79 / -1
    Midilibre.fr
    26/05/2011, 09 h 56

    Les Chinois travaillent jour et nuit, 12 heures par jour, sept jours sur sept, même pendant les jours fériés. (Archives)
    Au coeur de la campagne polonaise, quelque 500 ouvriers chinois s'affairent jour et nuit sur le chantier de l'autoroute A2 qui reliera Berlin à Varsovie, du jamais vu dans ce nouveau pays-membre de l'UE, le premier des 27 à entrouvrir sa porte à une entreprise chinoise de BTP.

    Là où l'année dernière poussaient des pommes de terres, une brigade d'ouvriers chinois installent des armatures métalliques qui seront noyées dans le béton du futur embranchement de Wiskitki, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Varsovie.

    "Ces deux tronçons de l'A2, c'est un projet prioritaire pour nous", déclare Wang Junmin, directeur adjoint de China Overseas Engineering Group (Covec). C'est aussi une priorité pour la Pologne. Ce pays qui, au moment de son entrée dans l'Union européenne en 2004, avait un réseau autoroutier quasiment inexistant, veut disposer d'ici un an de 1 800 km d'autoroutes, pour l'Euro-2012 de football.

    "Outre les 500 ouvriers venus en janvier, quelque 300 ne tarderont pas à venir en renfort de Chine. Avec les Polonais, il devrait y avoir 1.300 personnes sur le chantier", assure-il. Covec a arraché le contrat à ses concurrents européens grâce à des prix défiant toute concurrence. Pour expliquer ses bas coûts, la direction de Covec se borne à dire qu'elle a son "propre style de management".

    Cette gestion se traduit notamment par des dortoirs collectifs avec des lits superposés, aménagés dans une ancienne école. A midi, les repas sont apportés aux ouvriers directement sur le chantier. "Les Chinois travaillent jour et nuit, 12 heures par jour, sept jours sur sept, même pendant les jours fériés", raconte Krzysztof Lenarczyk, responsable des infrastructures à la mairie de Wiskitki.

    "Ils ont lancé les travaux en janvier (période d'arrêt pour le BTP en Pologne) et ont travaillé même par les plus grands froids", ajoute-t-il. "Le travail n'est pas plus dur qu'ailleurs", explique Xu Chengbing, 38 ans de la province Anhui, rentré du chantier au petit matin, au bout des 12 heures de travail nocturne. Il ne sait pas encore combien il va gagner, l'argent doit être versé directement en Chine.

    "En Pologne, on ne reçoit pas d'argent. On n'en a pas besoin, ici on est logés et nourris", dit-il en mangeant une bouillie de riz, du shou zo avec quelque fruits de jujube préparé par des cuisiniers chinois dans un garage transformé en cuisine. Pour décrocher son premier contrat BTP en Pologne, Covec avait proposé pour les 49,2 kilomètres 1,3 mds PLN (330 M euros), un prix inférieur de 52% aux prévisions de l'investisseur. Le choix d'une entreprise chinoise a dès le début suscité des controverses.

    La Chambre polonaise des constructeurs de routes a accusé Covec de dumping et prédit des problèmes. "A coup sûr, ils seront obligés d'y perdre de l'argent", affirme le président de la Chambre Wojciech Milusi. "Ils sont prêts à le faire pour avoir de bonnes références et briguer d'autres chantiers dans l'UE. Et comme c'est une société contrôlée par l'Etat, les pertes seront couvertes par l'Etat chinois", explique-t-il.

    Encore faut-il que le chantier se termine, après les retards dus à un récent arrêt des travaux: les sous-traitants polonais de Covec avaient suspendu leurs livraisons à cause de factures impayées. Pour sortir de l'impasse, Covec a dépêché à Varsovie son président Fang Yuanming. Au bout de plusieurs jours de négociations au ministère des Infrastructures, un accord a été finalement trouvé: le groupe s'est engagé à régler les arriérés avant le 30 mai.

    "Dès que nous avons l'argent, nous retournerons sur le chantier", explique à l'AFP, Robert Grzybowski, propriétaire de Techno Car à qui Covec doit 131 000 euros pour la location de camions et pelleteuses. Ironie de l'histoire, c'est le "plombier polonais" qui a illustré, il y a quelques années, les difficultés créées par les écarts de coût de la main d'oeuvre en Europe en proposant ses services en Europe de l'Ouest au salaire de son pays d'origine.
     
  2. Gormaz

    Gormaz Membre Silver

    Inscrit:
    22 Septembre 2010
    Messages:
    263
    Localité:
    Shenyang
    Ratings:
    +0 / -0
    "Le travail n'est pas plus dur qu'ailleurs"

    Ca en dit vraiment long sur le sujet....
     
  3. niceal

    niceal Membre Platinum

    Inscrit:
    1 Juillet 2010
    Messages:
    618
    Localité:
    shenzhen
    Ratings:
    +181 / -9
    Ce qui contredis le titre sensationnaliste.

    Sinon oui, même si cela peut choquer ce sont des conditions de travail classiques pour des ouvriers chinois dans le secteur du bâtiment et dans les usines.
     
  4. Loremis

    Loremis Membre Gold

    Inscrit:
    11 Octobre 2009
    Messages:
    447
    Ratings:
    +79 / -1
    L'article m'a plus interesse par ce qu'il revele de l'Europe que par ce qu'il revele de la Chine.
     
  5. WaliseE

    WaliseE Banned

    Inscrit:
    1 Septembre 2010
    Messages:
    594
    Ratings:
    +0 / -0
    Bien dis !
     

Partager cette page