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Dégradation des conditions de reportage pour les journalistes étrangers en Chine

Discussion dans 'Informations Chine' créé par LiTongNian, 21 Août 2012.

  1. LiTongNian

    LiTongNian Membre Bronze

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    Alors que 2012 est une année charnière pour les autorités chinoises, le contrôle sur la presse s'est renforcé au cours des derniers mois. Dans le collimateur, les journalistes étrangers qui ont de plus en plus de mal à faire leur travail.

    C'est le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC) qui tire la sonnette d'alarme : les incidents visant les journalistes étrangers se sont multipliés en Chine au cours des derniers mois. Et la tendance est inquiétante : aux interdictions de reportage, se mêlent désormais de plus en plus des violences physiques.
    Dans un communiqué, le FCCC cite plusieurs exemples récents : le 28 juillet, un journaliste japonais qui voulait couvrir une manifestation à Nantong a été battu par la police et son équipement saisi. Le 10 août, un reporter de Hong Kong a été agressé par des policiers en civil devant le palais de justice de Hefei.

    L'un des incidents les plus graves est arrivé à une équipe de la chaîne de télévision allemande ARD. Le 11 août, alors que les journalistes filmaient dans une usine, ils ont soudainement été pris à parti par une foule d'ouvriers, qui les ont accusés d'être des espions, avant de les retenir pendant 9 heures dans l'usine. Ils ont dû être libérés par la police.

    Insécurité

    La Chine n'a jamais été une terre de liberté pour les journalistes (chinois ou étrangers), mais un tel niveau d'insécurité pour les reporters est quasiment sans précédent. D'autant que la plupart des violences sont désormais ouvertement l'oeuvre de forces de sécurité officielles, et non d'hommes de main, comme c'était souvent le cas (notamment dans l'affaire Chen Guangcheng). Certains y voient une volonté de contrôler l'information à tout prix, à la veille d'un Congrès crucial pour la succession à la tête de l'Etat. Volonté renforcée par les différentes affaires qui ont secoué la Chine récemment, à commencer par l'épisode Bo Xilai.

    Mais une telle attitude des autorités pourrait se prolonger au-delà du XVIIIè Congrès, et viser à décourager toute tentative de reportage indépendant sur la Chine. Les visas sont de plus en plus difficiles à obtenir pour les correspondants étrangers qui souhaitent venir dans le pays, les autorisations de reportage ne sont souvent plus accordées, pour des raisons plus ou moins absurdes. Ce qui pourrait laisser entrevoir une nouvelle stratégie à long terme de la Chine : ne laisser accessible que la vision officielle, policée et contrôlée, afin de projeter à l'extérieur de l'Empire du milieu l'image de la propagande officielle, véhiculée par Chine Nouvelle et CCTV. Une application toute trouvée du "soft power" chinois.

    Heureusement, on n'en est pas encore là, mais on est bien loin des promesses d'ouverture faites au moment des JO de Pékin, et de la nouvelle loi (toujours en vigueur, mais rarement appliquée) qui promettait une liberté de mouvement totale aux journalistes. Les événements de ces derniers mois prouvent, s'il en était besoin, que la Chine n'usurpe pas sa 174è place sur 179 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse.

    http://chine.aujourdhuilemonde.com/...tage-pour-les-journalistes-etrangers-en-chine
     

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