De la géopolitique à la géoéconomie > conflit commercial Chine <Russie> Etats Unis > le piège de Thucydide > guerre informationnelle ...

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -

L'Australie fera en sorte qu'il n'y ait pas de base militaire chinoise aux Salomon, promet le premier ministre

L'Australie travaillera avec ses alliés pour faire en sorte que la Chine n'installe pas une base militaire sur les îles Salomon, qui ont conclu avec Pékin un pacte de sécurité, a déclaré dimanche le premier ministre australien Scott Morrison lors d'un débat électoral.

Communique : Les îles Salomon ont déclenché l'inquiétude de l'Australie, son allié traditionnel, et des États-Unis en signant le mois dernier un pacte de sécurité avec la Chine. Canberra et Washington craignent que cet accord permette à Pékin d'installer une présence militaire dans l'archipel, situé à 2000 km de l'Australie.

Cet accord est devenu un sujet de polémique dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 21 mai en Australie.
Scott Morrison a été critiqué pour n'avoir pas réussi à empêcher la signature de cet accord, dans une région où l'Australie a traditionnellement une grande influence.
Lors du débat télévisé qui l'a opposé au Premier ministre conservateur, le chef de l'opposition travailliste Anthony Albanese a qualifié ce pacte de sécurité avec la Chine d'«échec massif de la politique étrangère».

Scott Morrison a souligné pour sa part que l'installation d'une base militaire chinoise sur les îles Salomon serait le franchissement d'une «ligne rouge». «L'Australie travaillera avec ses partenaires pour qu'une telle issue soit empêchée», a-t-il assuré. Il a toutefois ajouté qu'il serait «malavisé» de se livrer à des spéculations sur les mesures que l'Australie pourrait prendre pour empêcher l'installation d'une base militaire chinoise sur l'archipel.

«Le gouvernement des îles Salomon lui-même nous a fait très clairement comprendre qu'il ne recherche ni ne soutient» l'installation d'une présence militaire chinoise, a-t-il dit. «Ce n'est pas dans leur interêt national d'avoir une telle présence», a-t-il poursuisi.

Lors d'une rencontre vendredi à Brisbane avec son homologue des Salomon Jeremiah Manele, la ministre australienne des Affaires étrangères Marise Payne, a exprimé la «profonde inquiétude» de l'Australie «à propos de l'accord de sécurité avec la Chine et son manque de transparence».
De son côté, le premier ministre des îles Salomon Manasseh Sogavare a affirmé mardi devant le parlement qu'il n'y avait «aucune inquiétude à avoir au sujet du pacte de sécurité et déploré »le manque de confiance« des autres pays.

Sans citer l'Australie, Manasseh Sogavare a affirmé qu'il existait un «risque d'intervention militaire» par des pays qui jugeraient leurs intérêts aux Salomon en danger.


1652030396594.png

Donc reflechissons un court instant ! :hum:

Etant moi meme oppose a l'invasion de l'Ukraine par le President Poutine car privilegiant la paix et la mise en application des accords de Minsk II , le president Poutine ayant pris pretexte d'empecher l'adhesion de cette meme Ukraine a l'OTAN et de bases americaines qui vont avec cela va de soi , de ce fait envahi l'Ukraine , , situation evidemment mise en oeuvre par nos amis americains , Ukraine qui se trouve a 50 cm de la Russie sur une frontiere de 1800 km , des lors invasion russe mise en oeuvre et mettant de ce fait en emoi l'Occident , et par la meme occasion dechainements des sanctions economiques contre la russie qui a osee installer son pays au milieu des bases de l'OTAN et livraisons massives d'armements a l'Ukraine par les Etats Unis et cie , et de ce fait escalade du conflit ...

Les Iles Salomon ( Etat Souverain ) concluent un accord avec la Chine , et immediatement les menaces militaires d'interventions et d'invasions contre les Iles Salomon fusent ou sont evoquees , alors que 'Australie est a 2000 km ? :eek:


Morale de la Fable ...
Les bases americaines et de l'OTAN en Ukraine , c'est bien !!
Une base chinoise aux Salomon , c'est pas bien ! Bref ... Tavu ... ;)
 
Dernière édition:

guillaumeenchine

Mahu en Chine
09 Sept 2019
4 929
392
118
47
J'ai du manquer un episode. Je croyais que les iles Salomon faisiaent partie du Commonwealth et etaient plus ou moins gouvernees par le RU. D'ailleurs notre amie Elizabeth 2 est officiellement la Reine des Iles Salomon. Pourquoi vont-ils s'acoquiner avec les Chinois???

 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Attendons de voir si ça justifie une guerre....
Bonsoir Dgibe
La probabilite d'une guerre est plus probable en Europe vu les proportions que cela prend ( ne le souhaitons en aucun cas ), les chinois n'installerons pas de base militaire dans ces iles , a l'inverse une extension des Routes de la Soie et un tissage de toile dans cette partie du Pacifique est evidente , il vont simplement equiper les Salomon d'installations portuaires adaptees aux Porte - Conteneurs qui font approx la meme dimension que le 003 et ameliorer les capacites aeroportuaires deja existantes afin d'accueillir de gros aeronefs , apres recevoir une unitee de surface militaire ou un sous marin occasionellement dans des infrastrutures civiles pour relache n'est pas considere comme une base militaire permanente , une base militaire permanente ne servirait a rien de toutes facons dans cette zone , nous ne sommes plus en 1942 ,...


Cette histoire , c'est juste un caillou dans la chaussure du Five Eyes et de l'Aukus ...
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Quatre leçons qui devraient bouleverser la stratégie quinquennale du Pentagone By John Ferrari /John Ferrari is a visiting fellow at the American Enterprise Institute (AEI). A retired three-star Army general, he has served as the U.S. Army’s director of program analysis and evaluation.

1652185294106.png
9 mai 2022

De la consommation rapide d'armes en Ukraine à l'inflation croissante, le plan de ressourcement actuel est intenable.

Analyse : Bien que la plupart des discussions actuelles sur la sécurité nationale soient axées sur la guerre en Ukraine ou sur l'action du Congrès concernant le budget 2023, une bataille bien plus importante, stratégique et bureaucratique se déroule au Pentagone au sujet de l'élaboration du programme 2024.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le jargon et les calendriers du Pentagone : de janvier à juillet, les services élaborent leurs propositions budgétaires quinquennales, appelées "le programme". Le budget 2023 étant désormais entre les mains du Congrès, les services armés élaborent actuellement le programme 2024-29, qui sera soumis au bureau du secrétaire à la défense en juillet. Les services élaborent leur programme sur la base du Defense Planning Guidance, des instructions détaillées et des niveaux de ressources qui leur sont donnés par l'OSD. D'août à novembre, les services défendent ces programmes devant le personnel de l'OSD, de la même manière qu'un candidat au doctorat défend sa thèse. En décembre, l'Office of Management and Budget du président fournit les orientations financières finales et en janvier, le budget est envoyé chez l'imprimeur pour être soumis au Congrès en février. (Bien entendu, ce calendrier s'inscrit dans un monde idéal).

Aujourd'hui, les services prennent leurs décisions finales en matière de programmation, notamment en ce qui concerne les armes à supprimer, la structure des forces à réduire et les niveaux de préparation à maintenir. Compte tenu de ce que nous apprenons avec la guerre en Ukraine, il y a quatre leçons cruciales à tirer qui, si elles étaient acceptées, bouleverseraient la stratégie actuelle qui sous-tend l'élaboration du budget de la défense.

Premièrement, il est probable que nous soyons à court de balles et d'armes dans une guerre prolongée et multifrontale. Nous disposons désormais de deux données concernant des guerres de petite envergure qui nous ont montré qu'il faut des années pour reconstituer les munitions utilisées : la guerre de la dernière décennie contre ISIS et la guerre actuelle en Ukraine. Cela fait partie de la stratégie délibérée du département de la défense, qui espère que le "choc et l'effroi" rendront les guerres plus courtes. Les guerres sont un test de volonté, et si votre adversaire sait que vous allez manquer de munitions, il trouvera un moyen de tenir bon et de se battre jusqu'à ce que vous soyez à court de balles. Les Russes le découvrent en ce moment même, mais il y a trois ans, la Commission de la stratégie de défense nationale déclarait : "Presque tout conflit entre les États-Unis et leurs concurrents les plus performants entraînerait une demande importante de munitions de haute précision à longue portée. De grandes quantités de munitions de haute précision à plus courte portée seront également nécessaires."


* Deuxièmement, il faut se préparer à la guerre de cette décennie, et pas seulement à celle de la prochaine. Le secrétaire d'État Robert Gates a prévenu que le Pentagone souffrait de la "guerre suivante". Dans le cas de l'actuel programme 2024, la stratégie consiste à se préparer à une guerre avec la Chine dans les années 2030 en prenant des risques dans les années 2020. Cela se voit, par exemple, dans la proposition de dépenser presque autant en recherche et développement (130 milliards de dollars) qu'en achats (145 milliards de dollars). Mais la Russie nous a montré qu'une puissance en déclin frappe plus tôt que tard. Beaucoup pensent que la croissance de la Chine n'est plus assurée, ce qui pourrait rendre Pékin beaucoup plus dangereux en 2027 qu'en 2037. L'accent que met actuellement le Pentagone sur les armes futures par rapport aux armes actuelles doit être modifié ; autrement dit, nous devrions voir beaucoup plus d'argent dépensé sur les armes actuelles au détriment du développement d'armes futures. Il est important de noter que si vous dépensez davantage pour l'acquisition d'armes utilisables sur le terrain dès maintenant, bon nombre des problèmes de chaîne d'approvisionnement rencontrés aujourd'hui s'amélioreront. À l'inverse, si le DoD reste concentré sur le développement futur, la chaîne d'approvisionnement ne fera que s'affaiblir à mesure que les lignes de production réelles s'étioleront dans un effort de recherche et de prototypage plutôt que de fabrication et de production.

Troisièmement, la modernisation nucléaire, bien qu'essentielle à notre dissuasion, ne doit pas se faire au détriment de la force conventionnelle. La Russie est forte sur le plan nucléaire et faible sur le plan conventionnel. ** Cette posture, comme nous le voyons maintenant, augmente le risque de guerre nucléaire, et non le réduit. Les factures associées à la modernisation différée de la triade nucléaire américaine s'élèvent à près de 1 000 milliards de dollars. Sans financement supplémentaire, nous risquons de devenir une puissance nucléaire modernisée avec une capacité limitée dans nos forces conventionnelles. Notre armée de terre, notre marine, notre corps des Marines et notre armée de l'air sont déjà trop petits. La recapitalisation de la triade est importante, mais elle doit se faire grâce à un financement supplémentaire de l'OMB, et non par des réductions internes des dépenses des forces conventionnelles pour payer la facture de la triade.

Enfin, l'inflation pourrait causer plus de dommages à notre force de combat que n'importe quel ennemi ou même la période de séquestration de la dernière décennie. Il semble que les États-Unis soient sur le point de connaître une hausse cumulative de près de 20 % sur deux ou trois ans. Pour mettre cela en contexte, cela revient à réduire le budget de la défense de 160 milliards de dollars. Depuis qu'elle a commencé à nier l'existence d'une inflation galopante au début de l'année dernière, qu'elle a insisté sur le fait qu'elle était simplement transitoire, puis qu'elle a affirmé qu'elle n'affecterait pas vraiment le Pentagone, l'administration induit sérieusement en erreur le Congrès et le public. Nous voyons maintenant des rapports d'entrepreneurs qui veulent abandonner les contrats à coût fixe et négocier de fortes augmentations dans les futurs contrats à plus long terme pour s'assurer qu'ils sont également compensés pour l'inflation. Si l'on ne s'attaque pas à ce problème, l'inflation va vider les forces armées, tout comme en 1979. L'OMB doit fournir au DoD les fonds supplémentaires, même si cela n'est pas politiquement acceptable.

Ensemble, une chaîne d'approvisionnement non résiliente, une réduction des achats d'armes actuelles, l'échange de forces conventionnelles contre des forces nucléaires et la sous-estimation de l'impact de l'inflation conduiront certainement à un futur désastre militaire et encourageront nos adversaires à agir plus tôt que tard. L'OMB et l'OSD peuvent et doivent prendre immédiatement des mesures pour faire face à ce déclin et ils doivent le faire aujourd'hui, avant que les services ne terminent leurs programmes. Il est facile de s'asseoir et de se moquer de l'état de l'armée russe, mais il est beaucoup plus difficile de se regarder dans un miroir et de se demander quelle partie des expériences que vivent les Russes serait similaire pour nous si nous nous engagions dans une guerre à grande échelle. La stratégie de ressourcement qui a été élaborée avant la guerre en Ukraine, associée à une inflation record, ne peut être acceptée comme correcte. Au contraire, notre stratégie de financement de la défense doit être mise à jour, en tenant compte des quatre leçons ci-dessus, afin de garantir que nous ne connaîtrons pas le même sort que l'armée russe. Nous ne devons rien de moins au peuple américain.


* Tout est programme voir planifie a l'avance , tout comme cette boucherie actuelle en Ukraine ,** mais tout de meme conscients de la spirale infernale et des risques inherents ... :siffle:
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -

Ukraine : Poutine va «probablement» imposer la loi martiale pour soutenir l'effort de guerre, selon Washington

D'après la cheffe du renseignement américain, Avril Haines, le président russe souhaiterait étendre le conflit à la Transnistrie, et compterait sur un essoufflement du soutien occidental à Kiev.

Communique :
Vladimir Poutine n'a pas l'intention de limiter sa volonté d'occupation à la seule région du Donbass en Ukraine, mais veut porter le conflit à la Transnistrie, région de Moldavie qui a fait sécession en 1990, a déclaré mardi 10 mai la cheffe du renseignement américain, Avril Haines.
«Nous estimons que le président Poutine se prépare à un conflit prolongé en Ukraine, durant lequel il a encore l'intention d'atteindre des objectifs au-delà du Donbass», a déclaré Avril Haines lors d'une audition au Congrès.

«Atteindre la Transnistrie et inclure Odessa»

Les services de renseignement américains estiment que l'armée russe veut «étendre le pont terrestre (dans le sud de l'Ukraine) à la Transnistrie», a-t-elle ajouté. S'il est «possible» que les forces russes réalisent cet objectif dans les mois qui viennent, «ils ne pourront atteindre la Transnistrie et inclure Odessa sans décréter une forme de mobilisation générale», a-t-elle ajouté.
Le président russe «compte probablement sur un affaiblissement de la détermination des États-Unis et de l'Union européenne lorsque les pénuries de biens alimentaires et la hausse des prix de l'énergie vont s'aggraver», a-t-elle prévenu.

«Mesures» russes «plus drastiques»

Les ambitions de Vladimir Poutine dépassent selon elle les capacités de l'armée russe et cela «signifie probablement que nous allons évoluer dans les prochains mois selon une trajectoire plus imprévisible et potentiellement une escalade», a ajouté Avril Haines.
«La tendance actuelle augmente les chances que le président Poutine se tourne vers des mesures plus drastiques, y compris l'instauration de la loi martiale, la réorientation de la production industrielle ou une potentielle escalade militaire afin de libérer les ressources nécessaires pour atteindre ses objectifs», a-t-elle poursuivi. «Nous continuons de penser que le président Poutine n'ordonnera l'usage de l'arme nucléaire que s'il perçoit une menace existentielle pour l'État ou le régime russe», a-t-elle noté.

Le président russe pourrait néanmoins y recourir «s'il pense qu'il perd la guerre en Ukraine et que l'Otan est soit en train d'intervenir, soit se prépare à intervenir», a-t-elle précisé. Mais, même dans cette hypothèse, «il est probable qu'il enverrait des signaux» avant de le faire, a noté Avril Haines.


1652198812862.png

:bravo: Beau resultat , alors qu'un status quo a peu pres respecte mais nonobstant des incidents sporadiques existait jusqu'a novembre 2021!
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -

Pour l’US Marine Corps, les pertes russes en Ukraine justifient l’abandon de ses chars M1A2 Abrams


10 mai 2022

Dévoilé en mars 2020 et faisant régulièrement l’objet de mises à jour, le plan « Force Design 2030 » vise à restructurer d’une manière radicale l’US Marine Corps, afin de permettre à celui-ci de disposer d’unités plus légères et réactives. L’objectif est de « se concentrer sur la guerre maritime, en refusant l’utilisation des mers aux adversaires et en garantissant la liberté d’action des forces américaines », en particulier en Indo-Pacifique. En clair, il s’agit avant tout de contrer les visées chinoises dans la région.


Extrait : Aussi, ce plan prévoit une réduction des effectifs de l’USMC [ainsi que, paradoxalement, leur fidélisation, l’idée étant de disposer de combattants expérimentés] et la suppression de capacités « traditionnelles » jugées « trop lourdes », tout en misant sur de nouvelles capacités reposant sur des technologies émergentes.

L’une des mesures emblématiques de ce plan est la dissolution des unités mettant en oeuvre des chars lourds M1A2 Abrams, ceux-ci étant jugés inadaptés pour reprendre de vive force des îles tombées aux mains de l’Armée populaire de libération [APL] chinoise. Un tournant pour l’USMC qui se dota pour la première fois de chars en 1923 [des Renault FT en l’occurrence, ndlr].


 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Quatre façons pour la Chine d'accroître son influence médiatique en Asie du Sud-Est by Daniel Shats / Daniel Shats is a research analyst with BluePath Labs, a D.C. defense and tech-focused consulting firm . and P.W. Singer / P.W. Singer is Strategist at New America and the author of multiple books on technology and security, including Wired for War, Ghost Fleet, Burn-In, and LikeWar: The Weaponization of Social Media.

10 mai 2022


Pékin tente de redorer son image dans la région. Et si elle visait plutôt l'Amérique ?

Analyse :
Alors que le président Biden accueille les dirigeants de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) à l'occasion d'un sommet spécial cette semaine à Washington, son administration affirme que Pékin est le principal rival des États-Unis et souligne l'importance de la région dans la concurrence entre les États-Unis et la Chine. Cet événement de deux jours s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour séduire les membres de l'ASEAN pris dans un délicat jeu d'équilibre entre les superpuissances.

Mais la Chine fait également la cour, et pas seulement dans le domaine du commerce et de l'investissement, qui sont probablement ses leviers d'influence les plus puissants en Asie du Sud-Est. Au cours de la dernière décennie, Pékin a régulièrement étendu son influence médiatique dans ces pays de quatre manières principales, afin de façonner leurs opinions.

La méthode la plus directe de la Chine pour atteindre les médias consiste à diffuser ou à publier directement le contenu de ses médias d'État dans les pays cibles de l'ASEAN . Xinhua, l'agence officielle des médias d'État chinois, possède des bureaux de presse dans chaque pays d'Asie du Sud-Est. Les chaînes d'information télévisées CCTV-4 et CGTN, de langue anglaise, sont également présentes dans presque tous les pays de la région, tandis que Radio Chine Internationale diffuse des contenus multilingues au Viêt Nam, au Laos, au Cambodge, en Thaïlande et au Myanmar. Xinhua est une agence ministérielle qui dépend directement du Conseil d'État, tandis que les autres organisations médiatiques relèvent toutes du département de la publicité du Parti communiste chinois.

La Chine diffuse également ses médias par le biais de partenariats et d'accords de partage de contenu avec des organisations médiatiques étrangères dans les pays cibles. Ces accords sont attrayants pour les pays d'Asie du Sud-Est, en partie parce qu'ils fournissent du contenu gratuit que les médias locaux peuvent utiliser. La Chine, bien sûr, les utilise pour injecter dans les foyers de toute la région les récits qu'elle préfère, blanchis par des sources d'information familières. En Thaïlande, par exemple, au moins 12 organismes d'information et sites Web avaient signé des accords de partage de contenu avec Xinhua à la fin de 2019, y compris le réseau d'information thaïlandais TNN24 et la société mère de Khaosod, l'un des plus grands journaux de Thaïlande. La chaîne indonésienne MetroTV a signé un accord similaire en 2019. Aux Philippines, le Bureau présidentiel des opérations de communication, qui gère l'Agence de presse philippine et d'autres médias d'État, a signé de multiples accords avec le gouvernement chinois au cours des cinq dernières années pour le partage de contenu, la production conjointe de médias et d'autres formes de coopération médiatique.

La Chine a également noué des relations avec les journalistes de ces pays par d'autres moyens. Depuis 2007, Pékin a organisé de multiples forums conjoints avec l'ASEAN pour promouvoir les échanges et la coopération entre les médias, parfois sous les auspices de l'initiative "Belt and Road". Depuis 2014, l'association nationale à but non lucratif China Public Diplomacy Association, soutenue par le gouvernement, a mis en place un programme de formation de dix mois pour les journalistes étrangers, qui comprend des conférences sur la société et la politique chinoises, des stages dans des organes d'État comme le China Daily, et des visites de terrain (fortement contrôlées) au Xinjiang pour y promouvoir le récit du PCC. Le programme a attiré une centaine de journalistes en 2019, dont beaucoup de pays d'Asie du Sud-Est. Le gouvernement chinois soutient également diverses associations journalistiques telles que l'Association des journalistes thaïlandais-chinois, ostensiblement pour promouvoir la compréhension et les bonnes relations entre les journalistes chinois et étrangers.

Le Département du travail du Front uni de la Chine et les entités subordonnées comme le China News Service ciblent et courtisent également les Chinois de souche dans d'autres pays pour tenter de façonner leurs opinions ou de les recruter au service des priorités du PCC. En 2019, par exemple, le China News Service a organisé le Forum mondial des médias chinois, une conférence qui a invité des centaines de personnalités des médias en langue chinoise du monde entier, dont plus de 50 des pays d'Asie du Sud-Est (et plus de 50 autres des États-Unis). Les journalistes ont eu droit à des discours du directeur adjoint du Département du travail du Front uni, du directeur du 10e Bureau du département (chargé de surveiller et d'influencer les Chinois d'outre-mer) et d'autres responsables du PCC qui les ont exhortés à promouvoir le développement prospère, stable et pacifique de la Chine à l'étranger, à façonner une image positive de la Chine dans leur pays d'origine et à raconter l'histoire de la gouvernance du PCC. Il est évident que ces journalistes locaux sont considérés comme une extension du travail de propagande de Pékin. C'est en partie grâce à ces efforts de sensibilisation que les médias en langue chinoise des pays d'Asie du Sud-Est ont tendance à adopter des positions pro-Pékin sur des questions telles que Hong Kong et le Xinjiang.

Enfin, les entreprises privées chinoises ont également joué un rôle dans le façonnement de l'environnement médiatique de l'Asie du Sud-Est. Par exemple, WeChat, une application très polyvalente qui propose des messages texte, des paiements électroniques et le partage de nouvelles, a gagné en popularité dans les pays d'Asie du Sud-Est. En 2020, son utilisation a été autorisée par la banque centrale indonésienne, ce qui en fait une forme légale de paiement dans la plus grande économie d'Asie du Sud-Est. Détenu et développé par le géant de la technologie Tencent, WeChat a la réputation de pratiquer la censure politique et de partager des données privées avec le gouvernement chinois, y compris, semble-t-il, les messages supprimés des utilisateurs.

L'influence des entreprises chinoises s'étend également par le biais de l'acquisition d'entreprises étrangères. ByteDance, l'entreprise chinoise responsable de TikTok, a acheté l'agrégateur de nouvelles indonésien BaBe en 2018. BaBe a alors commencé à censurer les nouvelles qui critiquaient le gouvernement chinois. Même les grandes entreprises ostensiblement privées comme Tencent ont souvent des liens avec le Parti communiste chinois, notamment un comité du Parti composé de cadres supérieurs de l'entreprise qui existe pour servir les priorités du Parti-État.

Pourquoi Pékin a-t-il déployé tous ces efforts ? Sans surprise, l'une des principales motivations est d'améliorer l'image de la Chine dans cette région clé. Les orientations officielles du PCC préconisent d'utiliser les médias pour "bien raconter l'histoire de la Chine" et pour accroître le "pouvoir de discours international" du pays, tandis que les textes militaires parlent des médias comme d'une "arme" dans la "guerre de l'opinion publique". En d'autres termes, Pékin cherche à utiliser ses médias à l'étranger pour gagner en influence et contrer ce qu'il perçoit comme des récits injustement négatifs sur la Chine diffusés par les médias occidentaux. Les principaux récits consistent à blanchir les violations des droits de l'homme et de la démocratie par la Chine, à minimiser sa responsabilité dans l'affaire COVID-19 et à mettre en avant des réalisations telles que la réduction de la pauvreté et le développement de vaccins.

Jusqu'à présent, ces efforts semblent avoir eu des résultats mitigés. Une enquête menée en 2021 auprès des élites de l'ASEAN (universitaires, décideurs, journalistes et hommes d'affaires) a révélé que la plupart d'entre elles considèrent la Chine comme plus influente dans leur région que les États-Unis, mais aussi que la "guerre de l'opinion publique" menée par Pékin n'a pas réussi à surmonter la grande méfiance régionale à l'égard de la Chine. Des majorités écrasantes dans chaque pays - allant d'environ 69 % au Laos à près de 98 % au Vietnam - étaient "inquiètes" de l'influence politique et stratégique croissante de la Chine.

Cela ne devrait toutefois pas apaiser les inquiétudes des États-Unis. L'enquête - la troisième d'une série annuelle - a également montré que les opinions sur les États-Unis sont mitigées et peut-être plus malléables. Si la confiance dans les États-Unis est passée de 35 % à 55 % après l'élection du président Biden, une majorité dans six des dix États de l'ASEAN s'inquiète de l'influence politique et stratégique des États-Unis dans leur pays. Cela suggère que la Chine pourrait adopter une approche de guerre de l'information plus proche de celle de la Russie, en cherchant non pas tant à se faire aimer qu'à dégrader les puissances concurrentes.

Si Pékin utilise son implantation médiatique dans les pays d'Asie du Sud-Est pour influencer les perceptions des États-Unis plutôt que par pure autopromotion, elle pourrait réussir à faire pencher la balance d'influence délicate dans la région.

 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
A bord du groupe aéronaval : face aux Russes en Méditerranée centrale Par Vincent Groizeleau

1652255293786.png
Le GAN début avril avec devant le porte-avions Charles de Gaulle les frégates Normandie, Alsace et Forbin, puis en arrière la frégate grecque Hydra,
le ravitailleur Marine et le destroyer américain Ross (© MARINE NATIONALE - ALEXANDRA ALIAS)
8 mai 2022
Grand reportage. Dans un contexte de tension inédit depuis la Guerre froide, suite à l'invasion russe de l'Ukraine, Mer et Marine a pu embarquer sur le groupe aéronaval français avant son retour à Toulon le mois dernier. A bord du porte-avions Charles de Gaulle mais aussi des frégates Forbin et Normandie, nous avons pu suivre au plus près le déroulement des opérations depuis la Méditerranée centrale. L'occasion de mieux comprendre le rôle du GAN et de ses 3000 marins, confrontés pour la première fois à une telle situation, face à des forces navales russes omniprésentes dans la région, et mesurer l'importance et l'efficacité de la coopération entre alliés au sein de l'OTAN.

Extrait : Le Charles de Gaulle et une partie de son escorte sont rentrés jeudi 7 avril à Toulon, après deux mois de déploiement en Méditerranée. Cette mission, nommée Clemenceau 22, visait en premier lieu à affirmer la volonté française et européenne de défendre les intérêts stratégiques et approches maritimes de l’UE ; ainsi que la liberté de naviguer et d’agir conformément au droit international dans cette zone sous tension. Les eaux de la Grande Bleue sont en effet de plus en plus contestées, au point d’être comparées désormais à la situation en mer de Chine. La guerre en Ukraine a constitué un nouveau tournant, marqué par une concentration inédite de forces aéromaritimes en Méditerranée et un face à face parfois tendu entres les armadas russe et occidentale.

Contrôler l’espace aérien à l’Est et tenir en respect la flotte russe en Méditerranée Depuis la Méditerranée centrale, la TF 473 a pu déployer des avions contribuant quotidiennement à des missions de surveillance et de police du ciel au-dessus des pays d’Europe de l’Est, à commencer par la Bulgarie et la Roumanie. Mais aussi en mer, où le GAN était chargé de tenir à l’œil et en respect la marine et l’aviation russes. Leurs moyens avaient été sensiblement renforcés en février et elles n’ont pas manqué, elles-aussi, de marquer ostensiblement leur présence et de suivre de près les groupes navals occidentaux. Avec forcément, compte tenu d’une telle concentration de moyens militaires dans une petite mer comme la Méditerranée, et des échanges parfois très vifs entre Moscou et les Occidentaux après le début de la guerre en Ukraine, des périodes de tensions plus ou moins fortes.


Suite du reportage >>>


Long reportage tres interessant , illustre de tres nombreuses et magnifiques photos ...
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -

Gazprom annonce cesser d'utiliser un gazoduc clé pour le transit via la Pologne

L'adoption des contre-sanctions russes «signifie une interdiction d'utiliser un gazoduc appartenant à EuRoPol GAZ pour transporter du gaz russe à travers la Pologne», a expliqué le géant gazier russe.

Extrait : Le géant gazier russe Gazprom a annoncé jeudi cesser d'utiliser un gazoduc clé pour le transit de gaz vers l'Europe via la Pologne, en réplique aux sanctions occidentales imposées à la Russie à cause de son offensive en Ukraine. L'adoption des contre-sanctions russes «signifie une interdiction d'utiliser un gazoduc appartenant à EuRoPol GAZ (qui exploite la partie polonaise du gazoduc Yamal-Europe, ndlr) pour transporter du gaz russe à travers la Pologne», a indiqué Gazprom dans un communiqué sur Telegram.

1652370605545.png
 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
L'indifférence du Moyen-Orient à l'égard de l'Ukraine est un avertissement by Jon B. Alterman /Jon B. Alterman holds the * Zbigniew Brzezinski Chair in Global Security and Geostrategy and directs the Middle East program at CSIS.

Ce qui ressemble à une solidarité internationale contre une invasion anarchique est quelque chose de bien plus transactionnel et fragile.

12 mai 2022

Analyse : Nous avons maintenant dépassé de plus de deux mois le point culminant de la solidarité internationale lors de l'invasion russe en Ukraine. À l'époque, plus de 140 pays ont voté en faveur d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à la fin de l'offensive russe, avec 35 abstentions. Un observateur occasionnel pourrait penser que ce vote est la preuve que l'ordre international fondé sur des règles que les États-Unis entretiennent depuis 75 ans est bien vivant.

Au lieu de cela, la crise ukrainienne est un avertissement brutal que les investissements américains dans l'ordre international n'ont pas laissé beaucoup de résidus. Les États-Unis ont dépensé des billions et sacrifié plus de 100 000 vies, mais pour une grande partie du monde, la décision de soutenir les États-Unis ou un semblant de droit international est un calcul de valeur actuelle. Le soutien international aux sanctions est presque inexistant en dehors de l'Europe et de l'Asie du Nord-Est, et en dehors de ces régions, il n'y a pas d'appétit pour toute autre action visant à influencer les actions de la Russie.

Cela n'est nulle part plus évident qu'au Moyen-Orient. Bien que les États-Unis aient peu d'alliés officiels au Moyen-Orient, la région a été le moteur de la plupart des combats menés par l'armée américaine au cours du dernier demi-siècle. La perception d'une menace soviétique a été à l'origine des premiers efforts d'engagement régional des États-Unis, qui ont cherché à bloquer les efforts soviétiques pour accéder aux gisements de pétrole et à priver l'URSS d'un port en eau chaude.

Avec la disparition de l'Union soviétique, les États-Unis se sont concentrés sur un effort plus général de promotion de la stabilité. La sécurisation des flux énergétiques mondiaux, la dissuasion de l'Iran et la protection des voisins contre Saddam Hussein représentaient un aspect de l'équation ; la protection des gouvernements régionaux contre les menaces terroristes transnationales ayant leurs racines dans leurs propres communautés en constituait un autre.

D'un point de vue général, l'effort constant consistait à envelopper la région dans un ordre fondé sur des règles et dirigé par les États-Unis. Pendant des décennies, les États-Unis ont consacré du sang et des trésors à la poursuite de cet objectif. Pourtant, dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les partenaires des États-Unis au Moyen-Orient ne voient pas l'intérêt de promouvoir l'ordre fondé sur des règles qui a justifié les efforts des États-Unis dans la région. Au lieu de cela, ils évitent de choisir un camp dans une compétition entre superpuissances, arguant que leurs intérêts économiques et de sécurité avec la Russie excluent leur alliance avec les États-Unis.

Certains affirment qu'il s'agit d'une revanche sur un effort de guerre en Irak qui n'a accordé que peu d'attention à la légalité, tandis que d'autres prétendent qu'il s'agit d'une revanche sur l'approche prétendument douce de l'administration Biden vis-à-vis de l'Iran, ou sur son approche sceptique des droits des Palestiniens. Plus probablement, cependant, cela reflète la conviction que les États-Unis sont une puissance en recul dans la région. Dans cette optique, l'évolution des rôles entre les puissances extérieures oblige les États régionaux à adopter une stratégie de couverture plus prudente. Les gouvernements ont le sentiment que les États-Unis ne les abandonneront pas par dépit, et la justification d'un engagement durable des États-Unis ne dépend pas de leur comportement vis-à-vis de la Russie. On observe des attitudes similaires dans l'ensemble du Sud.

Pour les responsables politiques américains, la sonnette d'alarme devrait être tirée. L'idée qu'il existe un large soutien en faveur d'un ordre dirigé par les États-Unis et fondé sur des règles est au cœur de la façon dont les États-Unis envisagent de faire face au défi émergent de la Chine. Pourtant, pour la plupart des pays du monde, y compris ceux qui sont proches des États-Unis depuis des décennies, la préservation de l'État de droit en Ukraine semble peu préoccupante. Ils chercheront à renforcer leurs relations bilatérales avec les États-Unis, mais ils n'ont aucun intérêt à prendre parti dans les conflits entre superpuissances, et ils ne ressentent aucun besoin de le faire.

Il va presque sans dire que la Chine est un type de superpuissance et un type de rival fondamentalement différent de la Russie. Les liens économiques de la Chine avec la plupart des pays du monde, y compris les États-Unis, sont dérisoires par rapport à ceux qu'ils entretiennent avec la Russie. À quelques exceptions près en Asie du Nord-Est, la crainte d'une menace russe plutôt que l'affinité avec les États-Unis semble être une meilleure explication de la raison pour laquelle ils se sont rangés contre l'agression russe. Plus les pays sont éloignés de la Russie, moins ils s'en soucient.

Et cela soulève une question très sérieuse : Y a-t-il une raison de penser que le monde s'alignerait sur les États-Unis dans un futur conflit avec la Chine ?

L'indifférence mondiale à l'égard des actions de la Russie en Ukraine représente une victoire pour la diplomatie chinoise, qui soutient que les pays n'ont pas à choisir entre des liens étroits avec les États-Unis et ses superpuissances concurrentes. Si l'on en croit l'attitude des pays du Moyen-Orient à l'égard de l'Ukraine, les États-Unis ont tort de penser que trois quarts de siècle de leadership mondial leur donnera un avantage dans une confrontation avec la Chine. La puissance de feu et la force économique compteront toujours dans le combat, mais même certains de nos amis les plus proches risquent de rester en dehors de la mêlée.

On pourrait adopter une vision à long terme, en suggérant que le monde a toujours alterné entre des périodes d'ordre et de guerre, et que l'ordre relatif du monde de l'après-guerre a fait son temps. On pourrait voir cela de façon étroite, comme un signe de l'incertitude du monde quant au fait que les États-Unis restent engagés dans le maintien d'un ordre mondial. On peut voir cela de manière spécifique, comme le fait que les pays ayant des voisins plus puissants doivent calibrer leurs actions avec soin. Mais il est difficile de soutenir que l'alarme bipartisane aux États-Unis concernant la guerre en Ukraine, et le désintérêt général du monde, ne sont pas le signe d'un scepticisme beaucoup plus profond à l'égard du leadership mondial des États-Unis. Si les États-Unis ne peuvent obtenir un soutien que lorsque les pays estiment qu'il est dans leur intérêt direct de le faire, nous sommes dans un monde bien différent de celui dans lequel nous nous sommes convaincus d'être.


* A propos de monsieur Zbigniew Brzezinski ...


Les nouvelles routes de la soie : le cauchemar de Brzezinski passe par l’Asie centrale
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Le ministre de la Défense Austin s'entretient avec le ministre russe de la Défense pour la première fois depuis des mois et demande un cessez-le-feu.

May 13, 2022

Le Pentagone avait déclaré que la Russie ne répondait pas aux appels des États-Unis.

Communique : Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, s'est entretenu vendredi avec le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, pour la première fois depuis des mois, et a demandé instamment "un cessez-le-feu immédiat en Ukraine", a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby.
L'appel entre M. Austin et son homologue russe est le premier depuis le 18 février, selon M. Kirby. C'est également le premier depuis que la Russie a lancé son invasion de l'Ukraine, qui dure maintenant depuis 79 jours.

"Le secrétaire Austin a demandé instamment un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et a souligné l'importance de maintenir les lignes de communication", a déclaré M. Kirby.

13 mai 2022

Il faut que les Etats Unis assument l'embrasement provoque desormais (pompiers pyromanes) et c'est loin d'etre une chose facile de faire marche arriere dans cette situation , car le president Poutine ne va pas lacher son os voir en chercher de nouveaux ... C'est le probleme des engrenages ... Nos amis de Turquie c'est normal des que le vent tourne tant soi peu ils sont comme les girouettes , mais vont quand meme tenter de tirer les marrons du feu politiquement , apres au niveau Otan ils sont un peu depasses dans les dates d'adhesions ... :)
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -

Une région séparatiste de Géorgie va organiser en juillet un référendum d'intégration à la Russie

Les autorités de la région séparatiste géorgienne prorusse d'Ossétie du sud ont annoncé vendredi organiser le 17 juillet un référendum sur l'intégration à la Russie.

Communique : Le «président» Anatoli Bibilov «a signé un décret sur la tenue d'un référendum dans la république d'Ossétie du sud», ont indiqué ses services dans un communiqué, évoquant «l'aspiration historique» des habitants de cette région géorgienne de rejoindre la Russie, dont elle est limitrophe.
L'Ossétie du Sud a été au centre de la guerre russo-géorgienne de 2008, à la suite de laquelle le Kremlin a reconnu son indépendance ainsi que celle d'une autre région séparatiste géorgienne, l'Abkhazie, et y a installé des bases militaires. L'annonce du prochain référendum a été faite au 79e jour de l'invasion russe de l'Ukraine. Les régions séparatistes ukrainiennes de Donetsk et de Lougansk, dont l'indépendance a aussi été reconnue par Moscou, ont de même fait part de leur intérêt pour une intégration à la Russie. L'offensive contre l'Ukraine a suscité un élan de solidarité en Géorgie. Cette dernière avait déjà par le passé qualifié d'«inacceptable» le projet de l'Ossétie du Sud d'organiser un référendum sur son entrée dans la Fédération de Russie.
En août 2008, la Russie a attaqué la Géorgie dont le gouvernement combattait des milices prorusses dans cette région, après qu'elles eurent bombardé des villages géorgiens. Les combats ont pris fin au bout de cinq jours avec l'établissement d'un cessez-le-feu négocié par l'Union européenne, mais ont fait plus de 700 morts et provoqué le déplacement de dizaines de milliers de Géorgiens de souche.

1652502996082.png
Ca va de complications en complications , mais bon en ayant ouvert la boite de Pandore c'etait previsible ... :hum:

Dossier connexe

URSS : 30 ans après l'effondrement, ces États fantômes qui hantent l'espace post-soviétique

1652503352497.png

 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -

DIRECT - Guerre en Ukraine: l'Occident mène une «guerre hybride totale» contre la Russie, estime Sergueï Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré samedi que l'Occident avait annoncé une «guerre hybride totale» contre la Russie et qu'il était difficile de prédire combien de temps elle durerait.

Communique : «L'Occident nous a déclaré une guerre hybride totale et il est difficile de prédire combien de temps tout cela va durer mais il est clair que les conséquences seront ressenties par tout le monde, sans exception»
, a-t-il déclaré dans un discours.

«Nous avons tout fait pour éviter un affrontement direct - mais maintenant que le défi est lancé, nous l'acceptons bien sûr. Nous ne sommes pas étrangers aux sanctions : elles ont presque toujours existé sous une forme ou une autre.»

Les efforts de l'Occident pour isoler la Russie étaient voués à l'échec, a déclaré Sergueï Lavrov, tout en soulignant l'importance des relations de la Russie avec la Chine, l'Inde, l'Algérie et les pays du Golfe.


1652539850173.png
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
17 552
10 800
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -

Guerre en Ukraine: Yellen n'attend pas de récession aux Etats-Unis, l'Europe «plus vulnérable»

Communique : La secrétaire d'Etat au Trésor américain Janet Yellen a affirmé mercredi ne pas s'attendre à une récession aux Etats-Unis, malgré la flambée des prix de l'énergie et la guerre en Ukraine, jugeant que l'Europe est «plus vulnérable».
«Je ne m'attends vraiment pas à ce que les États-Unis tombent en récession», a-t-elle détaillé, lors d'une conférence de presse précedant une réunion du G7 des ministres des Finances en Allemagne, ajoutant: «Je pense que l'Europe est peut-être un peu plus vulnérable et plus exposée sur le front de l'énergie que les États-Unis.»

1652889528152.png

Madame Yellen ne manque pas d'aplomb voir de cynisme dans tous les cas , c'est une evidence que nous serons les dindons de la farce economiquement en Europe , et en France en particulier , nous sommes confrontes actuellement et pour le moment a une inflation de 7.5 % et a 0% de croissance , sans oublier L'euro qui devisse et la hausse des taux d'interets , tout en esperant que ce conflit ne degenere pas en guerre totale en Europe , ce qui n'est pas a exclure d'apres les analystes concernes ! :)
 
Dernière édition:

Malyn

Dieu suprême
23 Juil 2010
2 413
1 054
168
Canton

Le recentrage économique chinois et ses effets sur la France​


La Chine se replie sur lui-même, dans une logique de montée en gamme et d'autosuffisance dans les secteurs stratégiques. Pour les entreprises étrangères, il devient de plus en plus complexe de faire des affaires en Chine. Si la Chine est devenue un partenaire scientifique incontournable, les risques d’intervention sont pointés du doigt. Le gouvernement français commence à renforcer les mécanismes de protection.

« Compte tenu de l’évolution des sciences, ne pas coopérer avec les Chinois serait une erreur. » Pour Paul Treguer, chercheur en océanographie à l’Université de Bretagne occidentale (UBO), la Chine est devenue un partenaire majeur. « Depuis l’an 2000, elle monte en force dans le domaine des sciences marines, avec un déploiement de moyens considérables, comme des navires scientifiques et des dispositifs satellitaires », souligne le fondateur de l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM). Ce laboratoire de l’UBO, à Brest, compte trois partenaires chinois : l'Océan university of China, à Qingdao, l’université normale de la Chine de l’Est, à Shanghai, et le second institut d’océanographie, à Hangzhou.

Sans oublier des collaborations plus épisodiques avec un autre laboratoire à Xiamen. Celui-ci est même bien implanté à Brest, où il a ouvert en 2018 le laboratoire franco-chinois de microbiologie des grands fonds, le Microbsea, avec un partenaire français de longue date. « Quand on voit l’immensité de l’océan Pacifique et les besoins de la Chine, on comprend que l’étude des océans la concerne au premier plan », insiste Paul Treguer, rappelant les grands enjeux de la discipline : l’exploitation durable des ressources biologiques et des ressources minérales profondes, la régulation du climat. Des sujets de souveraineté et de concurrence. Mais pas de quoi suspecter une captation de savoirs, selon le chercheur. « Nous ne sommes pas naïfs, mais il n’y a rien de très sensible dans nos travaux. Nous avons d’excellentes raisons de collaborer, en matière d’échanges de données notamment. C’est du gagnant-gagnant. » Et si les doctorants chinois accueillis en France rapportent ensuite les techniques apprises ici, Paul Treguer rappelle que la France fait la même chose avec les États-Unis. C’est tout l’intérêt de l’internationalisation des établissements de recherche.

Le nationalisme gagne les secteurs de pointe

Même pour des groupes bien implantés, la concurrence s’est aiguisée depuis deux ans. Pour se passer des exportateurs européens et américains, la Chine ambitionne de favoriser l’émergence de 10 000 « little giants » dans les secteurs de pointe. « Les marques locales ont explosé. Elles ont trouvé leur légitimité. Le nationalisme est une réalité », considère Matthieu Rochette-Schneider, le directeur général de l’agence de création Centdegrés. Dans le sport, les groupes locaux Li Ning et Anta Sports ont fait tomber de leur piédestal l’américain Nike et l’allemand Adidas en quelques mois. Pour répondre à cette « China pride »,Pernod Ricard a ouvert en 2021 sa première distillerie de whisky, dans le Sichuan, avec l’intuition « qu’à court ou moyen terme, le whisky chinois allait émerger. Le groupe voulait se positionner en pionnier », raconte Yann Soenen, le vice-président marketing de Pernod. Bien vu : entre le début et la fin de la construction, six distilleries chinoises s’étaient lancées.

S’ajoute le risque d’être pris pour cible dans les conflits commerciaux en cours. Les entreprises lituaniennes en sont les dernières victimes, l’État balte ayant provoqué la fureur de Pékin après avoir annoncé la création à Vilnius d’un bureau de représentation de Taïwan et non de Tapei, alors que la Chine ne reconnaît pas le statut d’État à cette île. « Les entreprises sont prises en otage et peuvent tomber sous le coup de sanctions américaines ou chinoises », dénonce Jörg Wuttke le président de la Chambre de commerce européenne. L’écosystème devient clairement de plus en plus complexe.

Bruxelles organise sa riposte

Face à la Chine, l’Europe a clairement changé de ton. Depuis 2019, la Commission considère Pékin comme un « rival systémique ». Pour se protéger des achats prédateurs de ses pépites technologiques, l’Union européenne s’est dotée d’un mécanisme de contrôle des investissements étrangers, qui a déjà débouché sur l’interdiction d’une opération, pas forcément liée à la Chine sur les 265 transactions notifiées pendant les six premiers mois de mise en œuvre. L’Europe a déployé fin 2021 « Global gateway », sa réponse aux routes de la soie qui doit consacrer 300 milliards d’euros au financement d’infrastructures dans les pays émergents. Et plus personne n’envisage de ratifier l’accord d’investissement avec la Chine, signé fin 2020 sous la pression de Berlin. La riposte doit encore se renforcer tous azimuts. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a promis une législation interdisant les importations de produits issus du travail forcé, qui vise sans le nommer la situation au Xinjiang. Les États membres doivent aussi examiner le projet de règlement visant à écarter du marché unique les entreprises subventionnées par des États étrangers et examinent un instrument anti-coercition, pour riposter aux sanctions économiques. Les pressions exercées par Pékin sur la Lituanie testent la capacité des Européens à serrer les rangs. L’Union européenne a porté le cas devant l’OMC. « Mais les Européens devront aller plus loin, car ce n’est que le début », s’inquiète Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, qui plaide pour mutualiser le coût des sanctions entre Européens.

L’impressionnante longue marche spatiale

En quelques années, la Chine s’est imposée comme une puissance spatiale à part entière. Conscient des enjeux militaires et civils liés à l’espace, Pékin en a clairement fait une priorité. Notamment grâce à ses fusées Longue Marche, le pays a procédé en 2021 à 45 lancements pour des missions institutionnelles. C’est plus que les États-Unis (22), la Russie (17) ou l’Europe (3). La Chine est capable de tout réaliser ou presque : faire atterrir un rover à la surface de Mars ou de la Lune, envoyer des taïkonautes dans l’espace, construire la constellation de positionnement par satellite Beidu, concurrente du GPS américain... Et côté militaire, elle n’est pas en reste. Comme les États-Unis ou la Russie, Pékin a déjà procédé à un tir de démonstration de destruction d’un satellite. L’Agence spatiale chinoise vise aussi la Lune... comme la Nasa. Associée à son homologue russe, la China national space administration (CNSA) souhaite construire une station spatiale en orbite autour du satellite naturel de la Terre. L’Agence spatiale européenne a toutefois répondu mollement à son invitation de prendre part à ce projet, signifiant que son partenaire principal restait la Nasa, avec qui elle collabore déjà au sein de la Station spatiale internationale. Cela n’a pas empêché le Cnes de mener, avec son homologue chinois, des projets bilatéraux dans les secteurs de l’océanographie et de l’astrophysique. En 2018, en présence d’Emmanuel Macron et de Xi Jinping, les deux agences ont signé un mémorandum pour renforcer leur coopération.

Manque de transparence et censure

Pour le spécialiste de la Chine Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, les technologies duales sont l’un des points critiques qui justifie de revoir nos collaborations avec la Chine, alors que des établissements de recherche chinois sont liés à des organismes militaires. Il recommande un audit pour mieux comprendre qui sont nos partenaires chinois et lesquels peuvent détourner des collaborations.

La transparence est loin d’être au rendez-vous. Premier acteur de la coopération scientifique entre la France et la Chine, représentant 70 % des publications franco-chinoises et doté d’un bureau à Pékin, le CNRS a refusé de répondre à nos questions. Le CEA n’a fourni qu’une réponse écrite policée, sans expliquer pourquoi sa branche de microélectronique a cessé toute collaboration avec la Chine depuis deux ans. Mais le CEA-Leti est à la pointe dans les technologies avancées de semi-conducteurs, et ceci explique sans doute cela. Le rapporteur de la mission d’information sur les « influences étatiques extra-européennes dans le monde universitaire et académique français et leurs incidences » reconnaît « une certaine censure ». « Nous savons que dix cas sérieux d’ingérence ont fait l’objet d’un signalement en 2020, mais aussi que notre rapport est en dessous de la vérité », confie André Gattolin, sénateur des Hauts-de-Seine (Ile-de-France).

Attirer les cerveaux étrangers

Avec son programme des 1 000 talents, chiffre symbolique, la Chine a voulu faire rentrer nombre de ses chercheurs expatriés et attirer les cerveaux étrangers. Une stratégie déployée dans le cadre de ses grands programmes de rattrapage, dont le dernier, « China 2025 », met l’accent sur la santé, l’agronomie, l’intelligence artificielle, le quantique… « Un large spectre de ces programmes reste classifié et piloté par le politique, avec des logiques d’espionnage », affirme Emmanuel Véron. Pour lui, le problème se situe là. « L’ouverture scientifique de la Chine est menée avec duplicité. On s’est rendu compte que des doctorants envoyés à l’étranger ne faisaient pas ce qui était prévu, que des écoles d’ingénieurs d’aéronautique avaient accueilli des militaires non déclarés comme tels. Ce sont les activités militaires qui organisent les collaborations scientifiques, avec des objectifs et un agenda cachés. »

Depuis 2012, la France dispose pourtant d’une politique de protection du potentiel scientifique et technique (PPST). Centrée sur les sciences dures et les technologies, elle vise à protéger les intérêts nationaux, lutter contre la prolifération des armes nucléaires et chimiques et contre le terrorisme. Elle s’appuie sur la création de zones à régime restrictif (ZRR) dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche qui le demandent. Les accès et collaborations y sont soumis à restriction. On compte 615 ZRR, selon le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), organisme interministériel. Mais leur mise en place ne s’est pas faite sans contestation. « Tous les directeurs de laboratoires en mathématiques ont mis leur démission sur la table, se souvient le mathématicien et député Cédric Villani. Ils étaient d’accord pour des restrictions, mais voulaient que la décision leur revienne, pas qu’elle soit prise par un ministère selon des critères opaques. » Si des concessions ont été faites, « les règles, trop lourdes et donc contournées, protègent mal », estime-t-il, plaidant pour une sensibilisation des chercheurs.

Formation et sensibilisation

Surtout, les 165 fonctionnaires sécurité et défense et leurs adjoints, qui sont chargés d’appliquer la PPST dans les établissements, manquent de moyens. « Que peut faire le référent sécurité d’une université comme Sofia Antipolis, interroge Antoine Bondaz. Si un interlocuteur chinois arrive, comment connaître sa véritable affiliation et évaluer le risque inhérent à certaines coopérations ? C’est in fine à l’État de se renseigner et de créer un outil permettant de prendre la bonne décision. » Aujourd’hui, la remontée des cas problématiques auprès du SGDSN et du ministère de la Recherche repose essentiellement sur ces fonctionnaires. Avec des impacts. L’Ifremer, par exemple, s’est déjà vu refuser l’accueil d’un petit nombre d’étudiants étrangers, dont des Chinois. Mais le rapport d’André Gattolin pointait un système mal coordonné avec les chercheurs. La ministre de la Recherche Frédérique Vidal a annoncé le 1er février un renforcement du dispositif, avec la création déjà effective d’un référent de sécurité économique dans les sociétés d’accélération du transfert de technologies (Satt) et les pôles de compétitivité. Des formations et sensibilisations à la sécurité informatique ont également démarré. Une politique de protection à mener sans abandonner la liberté académique. Une science ouverte est aussi la garantie de son progrès.

Comment la Chine veut imposer ses normes

C’est devenu l’un « principaux champs de bataille », selon un récent rapport de la Chambre de commerce européenne en Chine. Depuis plusieurs années, Pékin investit avec force les instances internationales de normalisation. En 2021, la Chine occupait 9 % des fonctions de secrétariats dans les comités techniques ISO et ICE, au coude-à-coude avec la France. « Dès qu’il y a une responsabilité à prendre, la Chine est très prompte à proposer des candidats. Elle a compris qu’elle devait contribuer à façonner le contenu des normes », admet Olivier Peyrat, le directeur général de l’Afnor. Ses efforts sont particulièrement visibles dans les secteurs émergents de la 5G, du lithium, des terres rares ou de la sécurisation des données... Malgré son ambition affirmée dans le plan « China standards 2035 », la Chine est encore loin de dominer. Même si le nombre de normes internationales adoptées sur propositions chinoises a été multiplié par quatre en sept ans, le pays n’a été à l’origine que de 1,8 % d’entre elles. Mais son entrisme est surveillé de près par les Européens et les Américains. S’il a été réformé ces dernières années, le système de standardisation chinois reste dominé par l’État. Ce qui en fait un relais de la stratégie industrielle. « La Chine a toute sa place dans la normalisation internationale. En face, la politique de la chaise vide n’est pas une option pour ses partenaires », résume Olivier Peyrat. La bataille se joue aussi hors des instances internationales. La Chine cherche à pousser ses propres normes, de façon bilatérale, au travers de ses nouvelles routes de la soie. « Les Européens devraient y être plus attentifs. La Chine se concentre sur les pays en développement et dans les secteurs moins techniques, comme l’agriculture et les transports ferroviaires », prévient le chercheur Antoine Bondaz. Avec le risque pour les entreprises occidentales d’exporter à terme plus difficilement vers ces pays.

Yvan Essam Foe
 

guillaumeenchine

Mahu en Chine
09 Sept 2019
4 929
392
118
47
Je me demande si la folie covid qu'on observe dans les grandes villes chinoises est aussi la norme dans l'armee chinoise. Est-ce que les troufions sont tenus de faire des tests tous les jours? Est-ce que des casernes entieres sont mises en quarantaine?

Si 1/4 de la population chinoise est sous une forme ou une autre de lockdown, il est probable que 1/4 de l'armee chinoise soit dans le meme etat.