De la géopolitique à la géoéconomie > conflit commercial chine <> etats unis > le piège de thucydide > guerre informationnelle ...

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Doctrine du général Gerasimov et guerre hybride par Panarin Igor Nikolaevich - Professeur, docteur en sciences politiques
14.03.2019

Ce document tente de systématiser certaines approches du terme « guerre hybride », qui est déjà très populaire aujourd’hui, en tenant compte de la présentation conceptuelle du général Valery Gerasimov, chef de l’état-major des forces armées russes, lors d’une réunion générale de l’Académie des sciences militaires le 1er mars 2019.
  1. Qu’est-ce qu’une guerre hybride ?
Extrait : L’Empire britannique est le principal ennemi historique de la Russie, le fondateur de la création d’une méthodologie de guerre hybride. Elle ne devint un empire qu’à l’aide d’intrigues et de provocations, puis elle espérait préserver son pouvoir mondial en recourant à un ensemble complexe de méthodes de guerre secrètes, notamment. L’expression la plus en vue des idées impériales britanniques au XIXe siècle était celle de deux personnes : Lord Palmerston et l’homme d’affaires Cecil Rhodes. Au 19ème siècle, la Russie est entrée dans une confrontation géopolitique avec l’Angleterre, qui craignait beaucoup de perdre ses colonies (Inde, etc.). Les conditions favorables à l’intervention de l’Angleterre ont créé la guerre du Caucase, entravé les forces de la Russie. Les Britanniques ont financé les actions subversives des Highlanders. En fait, c’est alors que les Britanniques ont lancé une guerre hybride globale contre la Russie. C’est l’Angleterre qui a financé les montagnards de Tchétchénie et du Daghestan, dirigés par Avar Shamil.

Suite de l'analyse >>>


L'analyse cote russe est toujours interessante !
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Câbles, routes et infrastructures numériques : au cœur des rivalités internationales par Amaël Cattaruzza Professeur des universités, Institut français de géopolitique, université Paris 8.
7 juillet 2020

Depuis la fin des années 2000, une territorialisation du numérique est en marche, aux niveaux juridique et technique, avec des pays comme la Russie ou la Chine, qui investissent des sommes considérables pour contrecarrer la domination américaine.

Extrait :
Qu’il est loin le temps où les technologies numériques suscitaient l’espoir de l’avènement d’un monde sans frontières dans lequel les rivalités interétatiques céderaient la place à un « village global » ! Le contrôle du transit et de la localisation des données, par la possession des câbles terrestres ou sous-marins ainsi que des data centers et l’ascendant technologique sur les normes techniques du cyberespace sont autant de facteurs d’une nouvelle rivalité internationale au cœur du numérique.

Les câbles sous-marins nous offrent un exemple concret pour illustrer la dimension géopolitique des infrastructures matérielles du cyberespace, car ils sont cartographiables, et 95 % du transit des télécommunications et des données internet mondiales passent à un moment ou à un autre par ces câbles. L’importance géopolitique de ces « routes numériques », et en particulier celle des grandes dorsales de l’Internet (en anglais, les « Internet backbones ») est aujourd’hui majeure, et ces infrastructures, qui sont au cœur des préoccupations étatiques, font l’objet d’une surveillance accrue. À côté de ces « tuyaux numériques », les centres de données ou « data centers », sont aussi des enjeux centraux pour les États, afin de garder le contrôle sur leurs données stratégiques (données personnelles, industrielles, etc.). Enfin, les normes techniques sont également devenues un domaine de concurrence exacerbée sur la scène internationale, comme l’illustre la rivalité entre les États-Unis et la Chine sur la question des technologies 5G.

Suite de l'analyse >>>

 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Les nouvelles routes de la soie : rêve chinois, cauchemar indien par Serge Granger Professeur agrégé à l’École de politique appliquée, Université de Sherbrooke.
22 juin 2020

Se sentant – non sans raison – menacés d’encerclement à la fois commercial, géostratégique et militaire, les Indiens sont extrêmement suspicieux et craintifs vis-à-vis de l’initiative Belt and Road chinoise, qu’ils tentent de contrecarrer de diverses manières.

Extrait :
Durant le premier forum Inde-Asie centrale tenu à Bichkek en juin 2012, le ministre des Affaires extérieures de l’Inde, Edappakath Ahamed, dévoilait la Connect Central Asia Policy en grande pompe. Quelques mois plus tard, l’annonce du projet de la nouvelle route de la soie par la Chine en 2013 et le déblocage de crédits nécessaires à sa réalisation en novembre 2016 indisposaient les Indiens. Affirmant de pas avoir été consultés, les Indiens sont toujours réfractaires à ce projet pour de multiples raisons.
Dans le « Grand Jeu » pour la domination de l’Asie centrale, le pionnier de la géopolitique, Halford MacKinder, émettait la thèse que la domination terrestre du couloir euro-asiatique garantissait la domination du monde. Quarante ans plus tard, Spykman avançait l’idée que c’était la domination maritime sur les flux commerciaux qui garantissait la puissance. Plus récemment, une série de publications relisaient la thèse du Grand Jeu en y incluant la participation de l’Inde et de la Chine (1). Or, si l’Inde n’a que très peu d’emprise sur la route terrestre, la route maritime constitue pour elle un enjeu vital.

Ainsi, plusieurs observateurs indiens perçoivent les routes de la soie comme étant la confirmation d’un désir de domination chinoise sur le corridor euro-asiatique qui encerclerait l’Inde, limitant sa capacité à bénéficier du commerce intercontinental. Plus grave encore, la croissance de l’influence politique de la Chine en Asie centrale menacerait la sécurité indienne. Pour Nirupama Rao, ex-ambassadeur de l’Inde en Chine et aux États-Unis, l’initiative des routes de la soie est même l’expression d’un hard power chinois croissant à la fois dans les mers asiatiques et en Asie continentale (2).

Suite de l'analyse >>>

 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
La diplomatie navale : un outil de soft power ? par Marion Soller Chargée de recherche au Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM)
25 juin 2020

La diplomatie étant notamment affaire de représentation, les flottes militaires offrent un outil efficace. Les navires de guerre, véritables parcelles de la puissance publique, sont capables d’être projetés et d’arborer le pavillon national sur toutes les mers du globe, et d’y durer dans le temps.

Extrait :
L’année 2020 s’est ouverte sur de fortes tensions dans le golfe Arabo-Persique, carrefour stratégique où transite près du tiers du pétrole mondial. L’été précédent, les attaques contre deux pétroliers avaient fait monter la pression dans ce couloir maritime, à la suite du rejet américain du traité sur le nucléaire iranien, et Washington avait appelé à la constitution d’une coalition internationale pour assurer la sécurité de navigation contre les menaces iraniennes. De nombreux États ont envoyé des navires dans la zone, mais peu ont, en revanche, rejoint cette coalition. Huit pays européens se sont par ailleurs engagés dans la mission européenne de surveillance maritime dans le détroit d’Ormuz (EMASOH), dirigée par la France.

Si les enjeux opérationnels sont évidents, l’envoi de bâtiments dans le Golfe constitue également un signal politique d’affirmation de puissance. Sans rejoindre de coalition, les forces navales d’autodéfense japonaises y ont notamment déployé un destroyer. Une telle mission est rare pour cette flotte constitutionnellement dédiée à la protection des intérêts nationaux, montrant la volonté de Tokyo de s’affirmer dans les affaires sécuritaires mondiales. Un exercice bilatéral a par ailleurs réuni fin janvier les marines nippone et russe en mer d’Arabie, moins d’un mois après des exercices navals menés entre la Russie, la Chine et l’Iran dans le golfe d’Oman. S’il consistait en des manœuvres de lutte contre la piraterie, thème largement fédérateur, cet exercice est un signe fort de l’investissement russe dans la région et des capacités hauturières du Japon.

Suite de l'analyse >>>

10 juillet 2020 / En ce qui concerne le Japon en aviation embarquee acquisition de 42 F-35B
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Le chef des forces navales américaines en Europe se dit aussi « concerné » par les activités de la Chine
12 juillet 2020

En juin, à l’issue de deux jours de réunion avec les ministres de la Défense des pays membres l’Otan, Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance, a évoqué les défis « évidents » que pose désormais la Chine pour l’espace euro-atlantique.

Extrait : « La Chine a le deuxième plus grand budget de défense au monde. Elle investit massivement dans de nouveaux systèmes d’armes à longue portée et de nouveaux systèmes de missiles pouvant atteindre tous les pays de l’Otan. Elle modernise ses capacités maritimes en étendant la portée de ses forces navales », a en effet détaillé M. Stoltenberg. Et d’affirmer que « c’est la Chine qui se rapproche de nous » pour justifier qu’elle soit désormais « en bonne place sur l’agenda » de l’Alliance.
Lors d’un « webinaire » récemment organisé par l’International Institute of Strategic Studies, un centre de réflexion basé à Washington, le commandant des forces navales en Europe et en Afrique, l’amiral James G. Foggo, qui est aussi à la tête du commandement allié de forces interarmées de Naples, s’est aussi dit « concerné » par les activité chinoises dans sa zone de responsabilité, qui va du Grand Nord à l’Afrique du Sud [soit 93 pays représentant 23% de la population mondiale].
Ainsi, l’amiral Foggo a expliqué que la Chine « travaille activement en Europe et en Afrique pour renverser l’architecture internationale * qui, fondée sur des règles, a permis de maintenir la paix depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale » au travers de son initiative « One Belt, One Road » [les nouvelles routes de la soie, ndlr], laquelle combine des « armes économiques, diplomatiques, militaires et politiques. » Et, selon lui, « ce type d’influence est un problème de sécurité. »


* l’amiral Foggo a le sens de l'humour , sa principale priorite cependant dans l'immediat devrait etre la prise en consideration du cas de la Turquie membre de l'Otan qui seme le trouble avec ses desirs de conquetes en Libye et en Mediterranee Orientale , c'est une menace directe pour l'Europe dans le domaine migratoire dans un premier temps !


Remontons le temps a travers diverses periodes afin d'essayer de mieux comprendre !


1966
En quittant le commandement militaire intégré de l’OTAN, le général de Gaulle cherchait moins à réformer l’Alliance qu’à redéployer la politique étrangère de la France en toute indépendance.

Extrait :La France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’Alliance. » C’est ainsi que, le 7 mars 1966, Charles de Gaulle – réélu trois mois plus tôt président de la République, mais au suffrage universel direct, par 55 % des voix contre 45 % à François Mitterrand – annonce au président américain Lyndon Baines Johnson le retrait de Paris du commandement militaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN, créée en 1949).

1972 et Articles connexes partiels ...
Extrait :
Quand le pauvre s’enrichit, la prospérité du riche paraît atteinte. C’est un peu ce qui se produit aujourd’hui pour les Etats-Unis, qui voient s’affirmer autour d’eux de nouveaux blocs industrialisés, tandis que la croissance gagne peu à peu des régions élues du tiers-monde. Eux-mêmes ont fait ce qu’il fallait pour qu’il en soit ainsi car leur prééminence économique en dépendait. Mais aujourd’hui, moins d’un an après la dévaluation du dollar qui devait si profondément marquer l’opinion mondiale, il semble qu’un seuil soit atteint.

1972/2001 Analyse tres interessante notamment au niveau de l'outil " Otan " redigee en 2001 (pdf . 40 pages )
L’HÉGÉMONIE AMÉRICAINE EN QUESTION
Extrait :
Le XXe siècle s’est passé à attendre les Américains. Il a cependant fallu qu’il s’achève pour que leur omniprésence s’impose. Jusqu’alors ils ne venaient que par morceaux, ou par saccades. Ou alors ils repartaient mission accomplie. Leur influence, leurs images, leurs produits, leurs combats,l’attirance ou le rejet qu’ils suscitaient ne les en avaient pas moins placés depuis longtemps au cœur des relations internationales. Chacun s’accorde pour considérer que leur triomphe face au défi soviétique – dix ans déjà –a ouvert une nouvelle phase.

2005
Extrait :
Réunie à Paris du 3 au 21 octobre 2005, la Conférence générale de l’Unesco a approuvé, par 148 voix contre 2 (Etats-Unis et Israël) et 4 abstentions, la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. En août 2005, devant la levée de boucliers suscitée au Congrès américain par son offre, la compagnie chinoise Cnooc Ltd. renonce à racheter la société pétrolière américaine Unocal ; la libre circulation des capitaux a cédé devant des « impératifs de sécurité ».

2009
Extrait :
Monsieur Nicolas Sarkozy voulait que sa présidence marque la rupture avec un « modèle social français » auquel la faillite du capitalisme financier à la mode américaine vient de rendre des couleurs. A-t-il alors résolu d’en finir avec une autre tradition française, celle de l’indépendance nationale ? Bien qu’il n’ait jamais évoqué une telle « rupture » au cours de sa campagne électorale, et qu’il ait ensuite conditionné un retour de la France dans le commandement intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à un renforcement de la défense européenne, M. Sarkozy a néanmoins annoncé que la décision du général de Gaulle avait vécu.
 
Dernière édition:

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Les enjeux stratégiques et la guerre de l’information autour de la 5G
13 juillet 2020

La 5G est considérée comme plus subversive que toutes les générations de standards de téléphonie mobile qui l’ont précédé. Dans le sens où son usage au sien du monde civil comme du monde militaire ouvre un vaste champ des possibles.


Edito :
Le déploiement de la 5G est également subversif du point de vue du système international et des dynamiques qui le traversent. Le contexte de son avènement est celui d’une confrontation de plus en plus ouverte entre la Chine et les Etats-Unis pour la domination de l’ordre international. Le leadership chinois dans ce domaine est une contestation sérieuse de la place des Etats-Unis.

De plus, les promesses de retombées économiques que représente un possible marché de la 5G sont colossales et attirent les convoitises des deux géants. Cependant, l’enjeu économique se couple à un enjeu sécuritaire et on voit émerger aux Etats-Unis une volonté politique de créer une synergie avec le secteur privé.
Dans notre société de l’information, la donnée acquiert une valeur équivalente à une marchandise. Partant du postulat que la 5G permettra de connecter de nombreux objets entre eux, l’émission de donnée augmentera de manière conséquente. Ainsi, le contrôle sur les infrastructures permettant le déploiement de la 5G est un enjeu sécuritaire. Dans cette course, les Etats s’allient ouvertement avec leurs entreprises nationales tout en privant les entreprises adverses de leur marché national respectif. En ce sens, la législation de chaque pays se veut être une arme à la fois de sanctification du marché national, mais également un moyen d’affaiblir la concurrence étrangère. A l’échelle internationale chacun use de son influence au sein des organisations en charge de la fixation des standards relatifs à la 5G.

Les Etats-Unis qui dominent le système international depuis la fin de la Guerre Froide sont dans une posture inédite où pour la première fois, ils ne sont pas leaders sur un progrès technologique aux conséquences multiples.

Lire les PDF :

Enjeux stratégiques et Guerre d’information autour de la 5G

Les-enjeux-du-déploiement-de-la-5G-USA


 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Le Japon de l’ère Reiwa, une puissance militaire indo-pacifique de premier plan par Marianne Peron-Doise Chercheure Asie du Nord, et chargée du programme Stratégie et sécurité maritime internationale à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM).
16 juillet 2020

Les transformations de la politique de défense japonaise, si elles portent la signature du Premier ministre Abe, s’inscrivent dans une tendance de fond observable dès les années 1990. Elles témoignent de la capacité de l’archipel à s’adapter avec pragmatisme à un environnement régional menaçant et de la vivacité d’une pensée stratégique toujours en alerte.

Extrait : La Constitution de 1947, dite pacifiste, imposée par les États-Unis à un Japon défait — tout comme l’alliance de sécurité avec ces derniers —, a fixé un cadre législatif et opérationnel qui reconnaissait à l’archipel le droit à une posture défensive. Les Forces d’autodéfense (FAD), constituant un embryon de forces armées, ont pu être créées en 1954. La loi japonaise sur les opérations de maintien de la paix votée en 1992 permettra de les envoyer au-delà de l’archipel dans un cadre onusien. C’est le début d’un processus de « normalisation » et d’affirmation de l’outil militaire japonais, ponctué de 2001 à 2007 par le soutien logistique apporté à la coalition internationale dans la lutte contre le terrorisme, la reconstruction de l’Irak, et depuis 2008 aux opérations aéromaritimes contre la piraterie somalienne dans l’océan Indien. En 2011, l’installation à Djibouti de facilités logistiques au profit des éléments navals et aériens déployés dans la région marque un tournant politico-militaire majeur pour l’archipel. Il atteste du haut niveau de professionnalisme et des capacités de projection de puissance des forces japonaises. En 2019, les Forces maritimes d’autodéfense, engagées dans une mission de présence dans le golfe Persique, négocient des facilités logistiques avec les Émirats arabes unis et Oman.

Au plan doctrinal, cette autonomisation stratégique s’est traduite par une politique de défense graduellement plus proactive et une posture opérationnelle dynamique avec, en 2015, les nouvelles lois sur la paix et la sécurité, qui octroient au Japon le droit à l’autodéfense collective (1). Enfin, le Japon a élargi ses partenariats à l’échelle de l’Indo-Pacifique. Il s’avère désormais plus à même d’assurer sa propre défense, mais aussi d’être capable de venir au secours de ses alliés, en priorité les États-Unis, mais aussi ses partenaires indiens, australiens ou français. Sa marine pourrait ainsi venir en aide à la France si un bâtiment de la marine nationale était confronté à une situation de crise.

Suite de l 'analyse >>>

Japon-Chine : Senkaku/Diaoyu, les enjeux du conflit territorial Par Jean-Emmanuel MEDINA,
19 décembre 2012
carte-conflit-chine-japon-m.jpg
Conflit des îles Senkaku/Diaoyu. J-E Medina met en perspective sa dimension géostratégique avec pour toile de fond une concurrence pour le leadership régional, voire international, et un contrôle des richesses naturelles dans la région. Une étude à la fois claire et documentée.

Extrait : LA situation politique autour des îles Senkaku/Diaoyu [1] est devenue plus conflictuelle entre le Japon et la Chine, depuis que le gouvernement japonais a décidé, le 11 septembre 2012 de nationaliser trois des cinq îles de l’archipel, Uotsurijima/Diaoyu Dao, Kita-Kojima/Bei Xiaodao, Minami-Kojima/Nan Xiaodao, alors que jusqu’à présent une seule ne l’était, Taishojima/Chiwei Yu. Le gouvernement a annoncé son intention de faire l’acquisition de la cinquième, Kubajima/Huangwei Yu.

Les îles Senkaku-shoto, en japonais, également connues sous l’appellation chinoise Diaoyutai, se situent dans la mer de Chine orientale. Composé de cinq îles et trois rochers inhabités d’une superficie totale de 7 km2, cet archipel se localise à 600 km au sud-ouest d’Okinawa Honto, l’île principale de l’archipel Ryukyu sous souveraineté japonaise. Les îles Senkaku/Diaoyu sont intégrées au territoire japonais au lendemain de sa victoire lors de la Première Guerre sino-japonaise en 1895 (le traité de Shimonoseki/Maguan). Après la défaite japonaise en 1945, ces îles sont placées sous le contrôle des États-Unis d’Amérique avant d’être finalement restituées au Japon en 1971, après la signature d’un accord qui manque de les mentionner explicitement. Les îles Senkaku/Diaoyu sont dépendantes administrativement de la ville d’Ishigaki, dans la sous-préfecture de Yaeyama (préfecture d’Okinawa). Géographiquement, elles font partie de l’archipel Sakishima. Les îles Senkaku/Diaoyu sont revendiquées depuis 1969 par la République de Chine (Taiwan) qui les rattache à la ville de Toucheng dans le comté de Yilan, ainsi que par la République populaire de Chine (Chine continentale) depuis 1971 qui les rattache à Taïwan pour laquelle ce territoire est une province de la Chine devant revenir sous l’autorité du gouvernement central.

Suite de l'analyse >>>

 
Dernière édition:

Dgibe

Dieu Supérieur
13 Mai 2016
1 362
556
138
38
Chengdu
Le Japon de l’ère Reiwa, une puissance militaire indo-pacifique de premier plan par Marianne Peron-Doise Chercheure Asie du Nord, et chargée du programme Stratégie et sécurité maritime internationale à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM).
16 juillet 2020

Les transformations de la politique de défense japonaise, si elles portent la signature du Premier ministre Abe, s’inscrivent dans une tendance de fond observable dès les années 1990. Elles témoignent de la capacité de l’archipel à s’adapter avec pragmatisme à un environnement régional menaçant et de la vivacité d’une pensée stratégique toujours en alerte.

Extrait : La Constitution de 1947, dite pacifiste, imposée par les États-Unis à un Japon défait — tout comme l’alliance de sécurité avec ces derniers —, a fixé un cadre législatif et opérationnel qui reconnaissait à l’archipel le droit à une posture défensive. Les Forces d’autodéfense (FAD), constituant un embryon de forces armées, ont pu être créées en 1954. La loi japonaise sur les opérations de maintien de la paix votée en 1992 permettra de les envoyer au-delà de l’archipel dans un cadre onusien. C’est le début d’un processus de « normalisation » et d’affirmation de l’outil militaire japonais, ponctué de 2001 à 2007 par le soutien logistique apporté à la coalition internationale dans la lutte contre le terrorisme, la reconstruction de l’Irak, et depuis 2008 aux opérations aéromaritimes contre la piraterie somalienne dans l’océan Indien. En 2011, l’installation à Djibouti de facilités logistiques au profit des éléments navals et aériens déployés dans la région marque un tournant politico-militaire majeur pour l’archipel. Il atteste du haut niveau de professionnalisme et des capacités de projection de puissance des forces japonaises. En 2019, les Forces maritimes d’autodéfense, engagées dans une mission de présence dans le golfe Persique, négocient des facilités logistiques avec les Émirats arabes unis et Oman.

Au plan doctrinal, cette autonomisation stratégique s’est traduite par une politique de défense graduellement plus proactive et une posture opérationnelle dynamique avec, en 2015, les nouvelles lois sur la paix et la sécurité, qui octroient au Japon le droit à l’autodéfense collective (1). Enfin, le Japon a élargi ses partenariats à l’échelle de l’Indo-Pacifique. Il s’avère désormais plus à même d’assurer sa propre défense, mais aussi d’être capable de venir au secours de ses alliés, en priorité les États-Unis, mais aussi ses partenaires indiens, australiens ou français. Sa marine pourrait ainsi venir en aide à la France si un bâtiment de la marine nationale était confronté à une situation de crise.

Suite de l 'analyse >>>

Japon-Chine : Senkaku/Diaoyu, les enjeux du conflit territorial Par Jean-Emmanuel MEDINA,
19 décembre 2012
Conflit des îles Senkaku/Diaoyu. J-E Medina met en perspective sa dimension géostratégique avec pour toile de fond une concurrence pour le leadership régional, voire international, et un contrôle des richesses naturelles dans la région. Une étude à la fois claire et documentée.

Extrait : L
A situation politique autour des îles Senkaku/Diaoyu [1] est devenue plus conflictuelle entre le Japon et la Chine, depuis que le gouvernement japonais a décidé, le 11 septembre 2012 de nationaliser trois des cinq îles de l’archipel, Uotsurijima/Diaoyu Dao, Kita-Kojima/Bei Xiaodao, Minami-Kojima/Nan Xiaodao, alors que jusqu’à présent une seule ne l’était, Taishojima/Chiwei Yu. Le gouvernement a annoncé son intention de faire l’acquisition de la cinquième, Kubajima/Huangwei Yu.

Les îles Senkaku-shoto, en japonais, également connues sous l’appellation chinoise Diaoyutai, se situent dans la mer de Chine orientale. Composé de cinq îles et trois rochers inhabités d’une superficie totale de 7 km2, cet archipel se localise à 600 km au sud-ouest d’Okinawa Honto, l’île principale de l’archipel Ryukyu sous souveraineté japonaise. Les îles Senkaku/Diaoyu sont intégrées au territoire japonais au lendemain de sa victoire lors de la Première Guerre sino-japonaise en 1895 (le traité de Shimonoseki/Maguan). Après la défaite japonaise en 1945, ces îles sont placées sous le contrôle des États-Unis d’Amérique avant d’être finalement restituées au Japon en 1971, après la signature d’un accord qui manque de les mentionner explicitement. Les îles Senkaku/Diaoyu sont dépendantes administrativement de la ville d’Ishigaki, dans la sous-préfecture de Yaeyama (préfecture d’Okinawa). Géographiquement, elles font partie de l’archipel Sakishima. Les îles Senkaku/Diaoyu sont revendiquées depuis 1969 par la République de Chine (Taiwan) qui les rattache à la ville de Toucheng dans le comté de Yilan, ainsi que par la République populaire de Chine (Chine continentale) depuis 1971 qui les rattache à Taïwan pour laquelle ce territoire est une province de la Chine devant revenir sous l’autorité du gouvernement central.

Suite de l'analyse >>>

La limite de la zone exculsive revendiquée par le Japon semble assez opportuniste....
 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
La limite de la zone exculsive revendiquée par le Japon semble assez opportuniste....
Bonjour Dgibe
Ce que nous pouvons aisement constater ! la dispute est essentiellement d'interet economique pour le Japon predateur de territoires asiatiques lors des siecles derniers ! Nous pourrons noter egalement que l'ile d'Okinawa a ete soustraite par la force a l'influence chinoise en * 1609 . Si nous nous basons sur des faits historiques ces iles sont en Chine tout du moins en ce qui concerne les Senkaku/Diaoyu !

Ces iles etaient au prealable chinoises et annexees par le Japon et oubliees dans le traite de restitution de 1971 , d'ou la querelle .

1 / Les îles Senkaku/Diaoyu sont intégrées au territoire japonais au lendemain de sa victoire lors de la Première Guerre sino-japonaise en 1895 (le traité de Shimonoseki/Maguan).
2 / Si pour la Chine, l’exploitation extraterritoriale des champs d’hydrocarbures de la région est d’une importance moindre compte tenu de ses réserves totales continentales, pour le Japon, les gisements potentiels sont fondamentaux car ce dernier importe la quasi-totalité de l’énergie qu’il consomme.
3 / Après la défaite japonaise en 1945, ces îles sont placées sous le contrôle des États-Unis d’Amérique avant d’être finalement restituées au Japon en 1971, après la signature d’un accord qui manque de les mentionner explicitement .

* Shimazu : l’invasion japonaise

Extrait :
En 1609, après seulement trois jours de combats, le royaume tomba entre les mains du seigneur japonais Shimazu. Cependant, le royaume garda une semi liberté, car Shimazu ne voulait pas offenser la Chine. En effet, le royaume Ryukyu était un état vassal chinois. Il plaça donc seulement le royaume sous son protectorat.
Finalement cette occupation japonaise eu des avantages pour l’île : elle amena une meilleure organisation de la vie sociale et supprima les pratiques de sorcelleries et de superstition. Le grand réformateur d'Okinawa, Haneji Choshu préconisa aux Okinawaïens une vie sobre tout en se cultivant par l’éducation.
En 1879 le royaume de Ryūkyū est annexé par le Japon et le régime monarchique du royaume aboli.
Le roi Shō Tai dernier roi du royaume, est destitué en 1901. Le royaume de Ryūkyū devient alors la préfecture d’Okinawa.

okinawamap.jpg

 

Naxshe

Dieu souverain
05 Jan 2016
1 211
572
143
32
Bonjour Dgibe
Ce que nous pouvons aisement constater ! la dispute est essentiellement d'interet economique pour le Japon predateur de territoires asiatiques lors des siecles derniers ! Nous pourrons noter egalement que l'ile d'Okinawa a ete soustraite par la force a l'influence chinoise en * 1609 . Si nous nous basons sur des faits historiques ces iles sont en Chine tout du moins en ce qui concerne les Senkaku/Diaoyu !

Ces iles etaient au prealable chinoises et annexees par le Japon et oubliees dans le traite de restitution de 1971 , d'ou la querelle .

1 / Les îles Senkaku/Diaoyu sont intégrées au territoire japonais au lendemain de sa victoire lors de la Première Guerre sino-japonaise en 1895 (le traité de Shimonoseki/Maguan).
2 / Si pour la Chine, l’exploitation extraterritoriale des champs d’hydrocarbures de la région est d’une importance moindre compte tenu de ses réserves totales continentales, pour le Japon, les gisements potentiels sont fondamentaux car ce dernier importe la quasi-totalité de l’énergie qu’il consomme.
3 / Après la défaite japonaise en 1945, ces îles sont placées sous le contrôle des États-Unis d’Amérique avant d’être finalement restituées au Japon en 1971, après la signature d’un accord qui manque de les mentionner explicitement .

* Shimazu : l’invasion japonaise

Extrait :
En 1609, après seulement trois jours de combats, le royaume tomba entre les mains du seigneur japonais Shimazu. Cependant, le royaume garda une semi liberté, car Shimazu ne voulait pas offenser la Chine. En effet, le royaume Ryukyu était un état vassal chinois. Il plaça donc seulement le royaume sous son protectorat.
Finalement cette occupation japonaise eu des avantages pour l’île : elle amena une meilleure organisation de la vie sociale et supprima les pratiques de sorcelleries et de superstition. Le grand réformateur d'Okinawa, Haneji Choshu préconisa aux Okinawaïens une vie sobre tout en se cultivant par l’éducation.
En 1879 le royaume de Ryūkyū est annexé par le Japon et le régime monarchique du royaume aboli.
Le roi Shō Tai dernier roi du royaume, est destitué en 1901. Le royaume de Ryūkyū devient alors la préfecture d’Okinawa.



Ils ont perdus une guerre, donc elles sont Japonaise ces îles. C'est quoi le problème ?

Il faut maintenant restituer tout les territoires des guerres antérieures depuis quand exactement ? Parce que ça va être dur de remonté de plus en plus vieux.
 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Ils ont perdus une guerre, donc elles sont Japonaise ces îles. C'est quoi le problème ?

Il faut maintenant restituer tout les territoires des guerres antérieures depuis quand exactement ? Parce que ça va être dur de remonté de plus en plus vieux.
Bonjour Nasxhe
Tout simplement ceci ! En fait les 2 parties peuvent les revendiquer !

3 / Après la défaite japonaise en 1945, ces îles sont placées sous le contrôle des États-Unis d’Amérique avant d’être finalement restituées au Japon en 1971, après la signature d’un accord qui manque de les mentionner explicitement .

Ces iles etaient au prealable chinoises et annexees par le Japon et oubliees ou mal definies dans le traite de restitution de 1971 , d'ou la querelle .
 
Dernière édition:

Elise D

Dieu
15 Mai 2014
923
746
128
Shanghai
Ce que nous pouvons aisement constater ! la dispute est essentiellement d'interet economique pour le Japon predateur de territoires asiatiques lors des siecles derniers ! Nous pourrons noter egalement que l'ile d'Okinawa a ete soustraite par la force a l'influence chinoise en * 1609 . Si nous nous basons sur des faits historiques ces iles sont en Chine tout du moins en ce qui concerne les Senkaku/Diaoyu !
Et que pensez-vous de l'intervention turque en Libye ? Après tout la Libye était bien en 1609 un état vassal de l'empire ottoman. Peut-être que la Turquie devrait l'annexer afin de rétablir l'ordre sur place.
 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Et que pensez-vous de l'intervention turque en Libye ? Après tout la Libye était bien en 1609 un état vassal de l'empire ottoman. Peut-être que la Turquie devrait l'annexer afin de rétablir l'ordre sur place.
Bonjour Elise
Comme vous avez pu le noter !

" Si nous nous basons sur des faits historiques ces iles sont en Chine tout du moins en ce qui concerne les Senkaku/Diaoyu " !

Okinawa etait une simple reference historique , mais de nos jours les iles Senkaku/Diaoyu sont contestees et de ce fait ne peuvent pas rentrer dans la zone maritime d'Okinawa ou d'une autre circonscription , si le gouvernement des Etats Unis avait fait son travail correctement en 1971 , la question ne se poserait peut etre meme pas ...

1595218885766.png
 
Dernière édition:

Breizh In China

Alpha & Oméga
05 Nov 2009
5 170
2 237
188
Xuijiahui Shanghai
Et que pensez-vous de l'intervention turque en Libye ? Après tout la Libye était bien en 1609 un état vassal de l'empire ottoman. Peut-être que la Turquie devrait l'annexer afin de rétablir l'ordre sur place.
Et la Grèce avait comme vassal l’ancêtre de la Turquie. On devrait proposer aux Turcs de passer sous la tutelle hellénique.
 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Et que pensez-vous de l'intervention turque en Libye ? Après tout la Libye était bien en 1609 un état vassal de l'empire ottoman. Peut-être que la Turquie devrait l'annexer afin de rétablir l'ordre sur place.
Au sujet de la Turquie mes dernieres infos sont ci dessous !

 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Et la Grèce avait comme vassal l’ancêtre de la Turquie. On devrait proposer aux Turcs de passer sous la tutelle hellénique.
:hum:
La Grèce ottomane est le terme utilisé pour désigner la période de domination ottomane de l'histoire de la Grèce.La majeure partie de la Grèce faisait alors partie de l’Empire ottoman, dès le XIV e siècle, avant même donc la chute de Constantinople, et jusqu’à la fin de la guerre d'indépendance grecque au début des années 1830.
 

Neuromancer

Alpha & Oméga
13 Mai 2008
6 109
3 242
188
Shanghai, Chine
Et que pensez-vous de l'intervention turque en Libye ? Après tout la Libye était bien en 1609 un état vassal de l'empire ottoman. Peut-être que la Turquie devrait l'annexer afin de rétablir l'ordre sur place.

Y-a-t-il des hydrocarbures dans le coin ?
 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Y-a-t-il des hydrocarbures dans le coin ?
Bonjour Neuro
Oui en quantite importante en Libye mais les installations sont controlees par le Marechal Haftar adversaires des Turcs ... Et egalement en Mediterranee Orientale d'ou les tensions en cours !

d3aca653-c592-43ec-a47f-954082589e7d.jpeg

1595241858447.png
 
Dernière édition:

avalouer

Demi-dieu
02 Jan 2013
398
284
108
Breizh France
Et la Grèce avait comme vassal l’ancêtre de la Turquie. On devrait proposer aux Turcs de passer sous la tutelle hellénique.

Mais si ma mémoire est bonne Constantinople est bien romaine non ? (A l'origine) donc les turque sont italiens non ? ...... bon à remonter dans le temps on va tous finir éthiopiens.... MDR[/QUOTE]
 

lafoy-china

Modo en rolls
Membre du personnel
08 Mar 2009
16 725
8 110
198
Hong-Kong - Dongguan - Beijing - Paris -
Mais si ma mémoire est bonne Constantinople est bien romaine non ? (A l'origine) donc les turque sont italiens non ? ...... bon à remonter dans le temps on va tous finir éthiopiens.... MDR
[/QUOTE]
Bonsoir Avalouer
On va tacher de clarifier la situation ! ;)

Si il est exact que les Romains on bati Constantinople les peuples Turques sont arrives bien plus tardivement et n'ont rien a voir a la prime origine avec les anatoliens , les hitites , les phrygiens , les perses , les romains , les grecs etc... !

Extraits choisis : Le mot Byzance désigne avant tout la ville de Byzance, une ancienne cité grecque devenue la capitale de la Thrace et située à l’entrée du détroit du Bosphore sur une partie de l’actuelle ville d'Istanbul. Celle-ci fut reconstruite par l'empereur Constantin et renommée «Constantinople» en 330, alors qu'elle deviendra la capitale de l'Empire romain d'Orient et, en 1453, de l'Empire ottoman. Ce n'est qu'en 1930 que Constantinople redeviendra Istanbul (Istamboul).

L'entrée des Turcs dans l'Histoire

À partir de l'ère chrétienne, installés à la lisière de la Chine et de la Mongolie, les Turcs primitifs, appelés «Hiong-nou» par les Chinois de la dynastie Han, cohabitaient en Mongolie avec les Mongols et les Toungouzes (ancêtres des Mandchous). Des hordes turques se lancèrent vers les steppes de l'Asie centrale pour y chercher fortune. Au début du Ve siècle, les Turcs tabghatchs conquirent toute la Chine du Nord sur laquelle ils régnèrent de 426 à 534, et se convertirent au bouddhisme.

Après avoir fondé un royaume en Russie méridionale et en Hongrie, les Turcs firent en 451 une première percée en Europe occidentale sous la direction d'Attila (395-453), le roi des Huns. En 447, Attila avait étendu son empire de la mer Caspienne jusqu'en Gaule romaine, après avoir mis l'Europe à feu et à sang et pillé l'Italie du Nord. Après sa mort, son empire allait se disloquer et disparaître, non sans avoir fait exploser toute l'Europe. Au VIe siècle, Bumin Qaghan (vers 551-552) se rendit maître de la totalité de la Mongolie et du Turkestan. Cet empire allait disparaître en 744, alors que les Ouïgours, un autre peuple turc, établirent leur domination sur l'Asie centrale pour être supplantés en 840 par les Kirghizes, aussi d'origine turco-mongole.

 
Dernière édition: