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Trump suggère à Poutine d'impliquer Pékin pour limiter la course aux armements

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Le président américain Donald Trump a suggéré jeudi, lors d'un appel à son homologue russe Vladimir Poutine, d'impliquer la Chine dans de nouveaux pourparlers sur la limitation de la course aux armements, a déclaré la Maison Blanche.

Communique :
«Le président Trump a réaffirmé que les Etats-Unis étaient engagés dans une limitation efficace des armements qui inclut non seulement la Russie, mais aussi la Chine, et attend avec impatience de futures discussions pour éviter une course aux armements coûteuse, a indiqué l'exécutif américain dans un communiqué. Les Etats-Unis et la Russie -puissances rivales durant la Guerre froide - ont abandonné l'année dernière le traité de désarmement INF, qui interdisait les missiles d'une portée de 500 à 5 500 kilomètres.

Washington menace aussi de quitter le traité New Start, qui maintient les arsenaux nucléaires des deux pays bien en deçà du niveau de la Guerre froide et dont le dernier volet arrive à échéance en 2021. Donald Trump fait pression pour que la Chine soit impliquée dans un futur accord, arguant que la capacité nucléaire et de missiles de Pékin est en rapide expansion.


Budget Etats Unis 2020 : * estimé à 718 milliards puis porte a 1400 milliards de $ :hum:
Budget Chine 2020 : 177 milliards de $ ;)

Extrait :
En signant le « 2020 National Defense Autorization Act » (loi budgétaire militaire 2020), le Président Trump vient d’officialiser la création de la « Space Force » (Force spatiale).
Cela fait partie des 1.4 billion (1 400 milliards) de dollars du budget global en incluant le budget du Pentagone et également une petite partie pour le mur à la frontière mexicaine.

Le president Trump c'est mon comique prefere !
 
lafoy-china

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08 Mar 2009
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Le Covid-19 dans la relation Europe-Chine Rapport spécial de l'ETNC (Réseau européen de think-tanks sur la Chine) par John SEAMAN, (dir.) ,Marc JULIENNE, et les partenaires européens du réseau ETNC.

Le rapport, qui rassemble des experts de tout le continent, est le fruit de la collaboration des 21 instituts de recherche qui composent le Réseau européen des think-tanks sur la Chine (ETNC), dont l'Ifri est membre fondateur.

Extrait : Comme l'explique John Seaman, directeur du rapport et chercheur au Centre Asie de l'Ifri, avec le Covid-19 la Chine prend pour la première fois une place déterminante au cœur de la vie des citoyens, des gouvernements et du projet européen dans son ensemble. La manière dont les relations avec la Chine évoluent au cours de la crise aura certainement un effet structurant sur l’avenir de la relation Europe-Chine
2020 se présentait déjà comme une année déterminante pour les relations Europe-Chine. Des décisions cruciales devraient être prises sur des questions tels que l'octroi des licences 5G en Europe et un accord bilatéral d'investissement entre la Chine et l'UE, tandis qu'en septembre, 27 chefs d'État et de gouvernement européens devraient s'asseoir, pour la première fois collectivement, avec leur homologue chinois à Leipzig, en Allemagne. 2020 s'annonce désormais décisive sur un éventail encore plus large de sujets.

PRINCIPALES OBSERVATIONS TIRÉES DU RAPPORT :
  • La crise a entrainé davantage de coopération entre l’Europe et la Chine, autant qu’elle a suscité de nouvelles tensions, et qu’elle a aggravé certaines fractures préexistantes en Europe, sur la manière de traiter avec une Chine toujours plus influente.
  • Des enjeux structurels dans les relations Europe-Chine – tels que le filtrage des investissements, les contours du multilatéralisme et de l’autonomie stratégique – deviendront d’autant plus critiques à l’avenir.
  • L'assistance médicale au cours de la crise a été réciproque et les achats de d’équipements médicaux de l’Europe à la Chine ont largement excédé les dons.
  • Parallèlement, les diplomates chinois sont devenus plus visibles et proactifs dans une grande partie de l'Europe, en particulier sur les réseaux sociaux.
  • Alors que la nouvelle diplomatie proactive chinoise est une réalité partout en Europe, il existe néanmoins diverses méthodes à l’œuvre, allant de la discrétion (voir Lettonie ou Roumanie), à « l’offensive de charme » (voir Pologne, Portugal, Italie ou Espagne), et à la provocation agressive (voir Suède, Allemagne ou France).
  • La Chine devient un sujet de plus en plus clivant du débat politique interne dans de nombreux pays européens. Dans le même temps, les actions de la Chine envers l'Europe en cette période de crise semblent amplifier les fractures à travers le continent.
  • Néanmoins, on ne peut exclure qu'avec le temps, la Chine se révélera un catalyseur pour l'émergence de « l’Europe géopolitique » tant attendue. En effet, la Chine a récemment été le déclencheur d’initiatives européennes communes sur des questions telles que le filtrage des investissements, la 5G et les politiques industrielles, et a stimulé la réflexion stratégique dans un certain nombre de capitales.
  • Enfin, les débats intra-européens n'ont pas été épargnés par la rivalité sino-américaine, qui pourra aussi constitué un élément structurel des discussions pour envisager le monde post-Covid-19.
LE CAS DE LA FRANCE :

Dans ce rapport, Marc Julienne, responsable des activités Chine au Centre Asie de l'Ifri, analyse l’évolution des relations entre la France et la Chine au cours de la crise du Covid-19.

Suite des principales observations tirees de ce rapport >>>


rapport complet.jpg

 
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Silouane

Silouane

Dieu souverain
14 Jan 2015
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上海
Interview très intéressante.
Commentaire sur son interview :

"le général Qiao Liang (喬良) avertit que la pandémie ne doit pas être considérée comme une opportunité pour envahir Taïwan. « Même en profitant de la faiblesse actuelle des USA, aux 150 bases et 4 000 militaires touchés par le coronavirus (alors qu’aucun soldat chinois n’aurait été contaminé), la fenêtre d’opportunité pour reprendre Taïwan n’est pas assez grande » argumente-t-il. Le coauteur du best-seller « La Guerre Hors Limites » (超限战), ouvrage dans lequel il détaille comment vaincre un ennemi plus fort que soi (les Etats-Unis), explique que le problème de Taïwan ne pourra pas être réglé tant que la rivalité entre Pékin et Washington n’est pas résolue. « Pandémie ou pas, le prix à payer d’un affrontement avec les Etats-Unis serait trop élevé et mettrait en danger l’objectif de réjuvénation nationale, qui consiste à offrir une meilleure vie à 1,4 milliard de Chinois et non pas reprendre à Taïwan », précise-t-il.

Si cette prise de position peut paraître rassurante, elle confirme bien que la réunification avec Taïwan par la force n’est pas qu’un débat qui agite une poignée de nationalistes sur internet, mais est abordé très sérieusement dans les plus hautes sphères. Le Président Xi Jinping évoquait clairement cette possibilité lors d’un discours début 2019.

Mais pour le général, pourquoi prendre position publiquement ? Est-ce pour dissuader une invasion de Taïwan ou au contraire, pour justifier la décision des dirigeants ne de pas agir militairement durant une période faussement propice ? Et si la prise de parole publique d’un stratège respecté, déconseillant d’intervenir militairement, devenait un autre moyen de laisser croire à Taïwan que la menace est bien réelle ? De la part d’un homme comme Qiao Liang, il faut s’attendre aux stratagèmes les plus fins…

Ce qui est sûr, c’est que la pandémie a provoqué une réflexion au sein du Parti sur ses multiples objectifs stratégiques (et leurs priorités) : éradiquer la grande pauvreté d’ici fin 2020, atteindre une société « modérément prospère en doublant le revenu par habitant par rapport à 2010 lors du centenaire du Parti communiste chinois en 2021), et célébrer la « grande réjuvénation de la nation, pays socialiste moderne au premier rang mondial » en 2049 à l’occasion du 100ème anniversaire de la RPC. Ainsi, on pourrait penser qu’en dissociant la réunificationavec Taïwan du sacro-saint objectif centenaire de 2049, le général pourrait s’attirer bien des inimitiés au sein du pouvoir. En effet, qu’un haut gradé comme Qiao considère que reprendre Taiwan n’est pas la priorité n°1 pourrait être interprété comme une défection, un manque de loyauté au Président Xi. Or, les apparences peuvent être trompeuses : en relativisant la priorité de réunification avec Taïwan, le général ne lancerait-il pas en fait un avertissement à toute personne qui serait tentée de faire passer un objectif stratégique avant les intérêts du Parti et de son « cœur », Xi Jinping ? Non le général Qiao ne commet pas un faux pas politique, mais une sortie publique éminemment bien calculée."
 
Dgibe

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Dieu Supérieur
13 Mai 2016
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Chengdu
J'ai lu l'article en diagonal et voici un résumé.
Les États-Unis et l'occident paient le prix de leurs politique d'après guerre. Ils ont tous délocalisé (et exploités les richesses des autres) grâce à leur monnaie virtuelle, le dollars. Ça a fonctionné un moment. Mais le Covid-19 à mis en avant que l'industrie manufacturière est la base tout: produits médicaux, armenent, etc... L'occident est encore un peu en avance technologiquement mais sans fabrication, ça ne va pas durer. La Chine gagnera.

Pour Taïwan, il faut faire des opérations militaires ciblées, pas un invasion complète. Mais surtout ce n'est qu'un détail parmis les objectifs suprémacistes de la Chine.
 
totoautibet

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Alpha & Oméga
03 Mar 2010
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Nanning
J'ai lu l'article en diagonal et voici un résumé.
Les États-Unis et l'occident paient le prix de leurs politique d'après guerre. Ils ont tous délocalisé (et exploités les richesses des autres) grâce à leur monnaie virtuelle, le dollars. Ça a fonctionné un moment. Mais le Covid-19 à mis en avant que l'industrie manufacturière est la base tout: produits médicaux, armenent, etc... L'occident est encore un peu en avance technologiquement mais sans fabrication, ça ne va pas durer. La Chine gagnera.

Pour Taïwan, il faut faire des opérations militaires ciblées, pas un invasion complète. Mais surtout ce n'est qu'un détail parmis les objectifs suprémacistes de la Chine.
merci !
 
lafoy-china

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La Chine dominera le monde. Entretien avec le Général Qiao Liang

Deja le titre de l'entretien n'est pas la Chine veut dominer le Monde !

Mais nettement plus nuance , au niveau de la version chinoise de l'entretien ! S’agissant d'une traduction tout doit etre restitue dans sa version originale et non interprete selon les fantasmagories de chacun !

Apres libre au journaliste de commenter cet entretien comme il le desire , mais en aucun cas d'en alterer la source originale ...

乔良将军:我们不应该跟着美国的节奏跳舞
General Qiao Liang : Nous ne devrions pas danser au rythme de l'Amérique.

Article complet !
 
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ChrisHK

ChrisHK

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27 Déc 2013
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Ca veut dire quoi cette phrase :

"Récemment, les États-Unis ont commencé à évacuer les Chinois d’outre-mer dans de nombreux pays. " ? :hum: :hum: :hum:
 
mahu 马虎

mahu 马虎

Ambassadeur de la Sh*tbox
10 Avr 2010
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Ca veut dire quoi cette phrase :

"Récemment, les États-Unis ont commencé à évacuer les Chinois d’outre-mer dans de nombreux pays. " ? :hum: :hum: :hum:
ce torticolis des méninges
 
LouLou

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Alpha & Oméga
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14 Juil 2007
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Ca veut dire quoi cette phrase :

"Récemment, les États-Unis ont commencé à évacuer les Chinois d’outre-mer dans de nombreux pays. " ? :hum: :hum: :hum:
Gogole translate ou stagiaire Google
Récemment, les États-Unis ont commencé à évacuer les Chinois d’outre-mer dans de nombreux pays. De plus, l’armée américaine a également mobilisé la base militaire de Cheyenne Mountain, a fait appel à des millions de forces de réserve et a mis en garde les citoyens et les soldats américains à l’étranger.

mais je dirais
近期,美国在多个国家启动撤侨行动,不仅如此,美军还启动了夏延山军事基地,征召百万预备役,并对在外美国公民和士兵发出警告
Récemment, les États-Unis ont lancé des opérations d'évacuation dans plusieurs pays, et pas seulement cela, l'armée américaine a également activé la base militaire de Cheyenne Mountain, enrôlé des millions de réservistes et émis un avertissement aux citoyens et soldats américains à l'étranger.
 
Naxshe

Naxshe

Dieu Supérieur
05 Jan 2016
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J'ai lu l'article en diagonal et voici un résumé.
Les États-Unis et l'occident paient le prix de leurs politique d'après guerre. Ils ont tous délocalisé (et exploités les richesses des autres) grâce à leur monnaie virtuelle, le dollars. Ça a fonctionné un moment. Mais le Covid-19 à mis en avant que l'industrie manufacturière est la base tout: produits médicaux, armenent, etc... L'occident est encore un peu en avance technologiquement mais sans fabrication, ça ne va pas durer. La Chine gagnera.

Pour Taïwan, il faut faire des opérations militaires ciblées, pas un invasion complète. Mais surtout ce n'est qu'un détail parmis les objectifs suprémacistes de la Chine.
Et oui, la capacité à fabriquer restera la base de tout autonomie d'un pays.
 
lafoy-china

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Asie centrale: quel rôle pour l’UE dans le nouveau «Grand Jeu»? par Jocelyn Guitton
11 mai 2020
L’expression de nouveau « Grand Jeu » est régulièrement employée pour décrire l’action actuelle des grandes puissances en Asie centrale, en référence à l’expression forgée par Rudyard Kipling, qui dans le roman Kim (1901), avait ainsi décrit l’opposition entre les empires russe et britannique, tout au long du XIXe siècle, pour étendre leur influence sur la région, aux confins des deux empires.

Exrait :
Longtemps largement ignorée des débats géopolitiques, si ce n’est au travers du prisme afghan, dont elle constitue en quelque sorte l’arrière-cour du conflit, l’Asie centrale – Kazakhstan, Kyrgyzstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan – fait effectivement l’objet d’une attention nouvelle aujourd’hui. C’est tout particulièrement le cas à Moscou et Pékin, et dans une certaine mesure auprès des puissances occidentales (UE, Etats-Unis).

Un ensemble (très) hétérogène

Derrière une unité de façade, l’Asie centrale rassemble des pays que la géographie, la culture et l’histoire rapprochent certes, mais que beaucoup sépare également.
Géographiquement, les pays d’Asie centrale partagent un isolement certain[1], qui se reflète aussi économiquement par une faible intégration dans les chaînes de valeur mondiales, liée notamment à leur forte dépendance aux exportations de matières premières (gaz, pétrole, uranium, métaux, notamment précieux). Démographiquement, c’est une région qui pèse peu (environ 70 millions d’habitants au total), a fortiori au regard d’un voisinage constitué de géants (l’Afghanistan, pays le moins peuplé des pays voisins, a pourtant une population équivalente à celle du plus peuplé des pays d’Asie centrale, l’Ouzbékistan, chacun des deux dépassant de peu les trente millions d’habitants). Historiquement, leurs relations avec la Russie remontent à la conquête du Turkestan par l’Empire russe au XIXe siècle, puis leurs frontières se sont stabilisées durant la période soviétique. Culturellement en revanche, l’héritage soviétique est modéré par la religion, puisque les cinq pays d’Asie centrale pratiquent un islam séculier, et par la langue, puisque les langues nationales (turcophones, à l’exception du tadjik, proche du farsi) y concurrencent le russe de manière croissante.

Ils différent en revanche considérablement par la taille et la richesse : avec 2,7 millions de kilomètres carrés, le Kazakhstan représente dix-neuf fois la taille du petit Tadjikistan, et le PIB par habitant du premier représente onze fois celui du second. Leur participation aux organisations régionales et internationales (Organisation mondiale du commerce, Union économique eurasienne, Organisation du traité de sécurité collective…) est propre à chacun des cinq « -stans », de telle sorte qu’aucun modèle ne se dégage. La relation à l’eau est un autre facteur de différenciation, puisque les deux pays les plus pauvres, les montagneux Tadjikistan et Kyrgzyzstan, sont à la source des deux fleuves qui irriguent la région, la Syr Darya et l’Amu Darya, éléments vitaux pour leurs trois voisins, et beaucoup des tensions de la région peuvent se lire sous cet angle.

Suite de l'analyse >>>


Il est toutefois dommage que Madame Guitton minore dans l'article les vues de predominances des Etats Unis en Asie Centrale c'est a dire le « format C5+1 » ! De plus l'Asie Centrale n 'est pas uniquement une zone de transit ou un fournisseur de matieres premieres ( vague description de sa part ) pour la Chine c'est une zone primordiale geopolitiquement ,strategiquement , ainsi que geoeconomiquement en approvisionnement dans les domaines agro-alimentaires futurs ( terres arables en develloppement par la Chine ) , champs petroliferes , etc ... , et evidemment exportations ... .

Extrait : Il en résulte une alliance appelée « format C5+1 », regroupant les États-Unis et cinq nations d’Asie centrale – le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et le Turkménistan – qui se réunit une fois par an.

Analyse connexe ci dessous ...

 
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Jude Woodward : « La Chine n’accepte pas que les États-Unis soient la seule puissance dans le monde »
12 Mai 2020
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Les États-Unis et la Chine se mènent une guerre commerciale très agressive. Celle-ci pourrait-elle à terme mener à un conflit armé entre les deux grandes puissances ? Une chose est en tout cas certaine : les relations entre la Chine et les États-Unis domineront la politique internationale des prochaines décennies.

Extrait : Qu’est-ce qui pousse la Chine, et quels sont les objectifs des États-Unis ? La Chine est souvent présentée comme une grande puissance émergente expansionniste qui veut briser l’hégémonie des États-Unis. Toutefois, cette image est unilatérale et simpliste. Le sujet a récemment fait l’objet d’un livre, The US vs China – Asia’s new Cold War ?, écrit par l’historienne britannique Jude Woodward.

Line De Witte : D’où vous est venue l’idée de ce livre ?

Jude Woodward.
En tant que professeure, j’ai passé beaucoup de temps en Chine. Là-bas, j’ai été frappée par le regard totalement différent porté sur les tensions entre la Chine et les États-Unis. J’ai donc trouvé utile d’écrire ce livre.

Line De Witte : Vous êtes critique par rapport à la manière dont la presse occidentale présente la Chine. Pourquoi ?

Jude Woodward.
La presse occidentale présente la Chine comme une puissance émergente agressive qui veut conquérir le monde, même s’il n’y a aucune preuve de cela. La Chine est très claire sur ses objectifs : d’ici 2049, année du 100e anniversaire de la Révolution chinoise, elle veut devenir un pays « moyennement développé », comme le Portugal ou la Grèce. Aujourd’hui, le PNB par habitant de la Chine s’élève à environ un cinquième de celui des États-Unis. Le pays a déjà pu réduire drastiquement la pauvreté, mais il reste quand même relativement pauvre. Et cela durera encore longtemps avant que cela change. C’est pourquoi la Chine est avant tout centrée sur son développement interne, pas sur la domination mondiale.

Line De Witte : Dans l’introduction de votre livre, vous expliquez que la Chine et les États-Unis ont deux visions totalement différentes de l’ordre mondial. Qu’est-ce qui les différencie ?

Jude Woodward.
Les États-Unis se considèrent comme le gardien d’un ordre mondial stable, et le seul à pouvoir garantir cette stabilité. Il est donc crucial pour les USA de rester la plus grande puissance au monde. Or, par sa taille et sa croissance économique, la Chine peut à terme devenir aussi forte voire même plus forte que les États-Unis. Cela menace évidemment l’hégémonie américaine. Dans la vision de la Chine, il ne doit pas y avoir une seule grande puissance qui détermine ce qui se passe dans le monde, mais un ordre mondial multipolaire dans lequel les pays, puissants et moins puissants, décident ensemble. La Chine n’accepte pas que les États-Unis soient la seule puissance dans le monde. Ce qui n’est pas la même chose que : la Chine veut devenir la seule autre grande puissance mondiale.

Suite de l'entretien >>>

 
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Chengdu
Jude Woodward : « La Chine n’accepte pas que les États-Unis soient la seule puissance dans le monde »
12 Mai 2020
Les États-Unis et la Chine se mènent une guerre commerciale très agressive. Celle-ci pourrait-elle à terme mener à un conflit armé entre les deux grandes puissances ? Une chose est en tout cas certaine : les relations entre la Chine et les États-Unis domineront la politique internationale des prochaines décennies.

Extrait : Qu’est-ce qui pousse la Chine, et quels sont les objectifs des États-Unis ? La Chine est souvent présentée comme une grande puissance émergente expansionniste qui veut briser l’hégémonie des États-Unis. Toutefois, cette image est unilatérale et simpliste. Le sujet a récemment fait l’objet d’un livre, The US vs China – Asia’s new Cold War ?, écrit par l’historienne britannique Jude Woodward.

Line De Witte : D’où vous est venue l’idée de ce livre ?

Jude Woodward.
En tant que professeure, j’ai passé beaucoup de temps en Chine. Là-bas, j’ai été frappée par le regard totalement différent porté sur les tensions entre la Chine et les États-Unis. J’ai donc trouvé utile d’écrire ce livre.

Line De Witte : Vous êtes critique par rapport à la manière dont la presse occidentale présente la Chine. Pourquoi ?

Jude Woodward.
La presse occidentale présente la Chine comme une puissance émergente agressive qui veut conquérir le monde, même s’il n’y a aucune preuve de cela. La Chine est très claire sur ses objectifs : d’ici 2049, année du 100e anniversaire de la Révolution chinoise, elle veut devenir un pays « moyennement développé », comme le Portugal ou la Grèce. Aujourd’hui, le PNB par habitant de la Chine s’élève à environ un cinquième de celui des États-Unis. Le pays a déjà pu réduire drastiquement la pauvreté, mais il reste quand même relativement pauvre. Et cela durera encore longtemps avant que cela change. C’est pourquoi la Chine est avant tout centrée sur son développement interne, pas sur la domination mondiale.

Line De Witte : Dans l’introduction de votre livre, vous expliquez que la Chine et les États-Unis ont deux visions totalement différentes de l’ordre mondial. Qu’est-ce qui les différencie ?

Jude Woodward.
Les États-Unis se considèrent comme le gardien d’un ordre mondial stable, et le seul à pouvoir garantir cette stabilité. Il est donc crucial pour les USA de rester la plus grande puissance au monde. Or, par sa taille et sa croissance économique, la Chine peut à terme devenir aussi forte voire même plus forte que les États-Unis. Cela menace évidemment l’hégémonie américaine. Dans la vision de la Chine, il ne doit pas y avoir une seule grande puissance qui détermine ce qui se passe dans le monde, mais un ordre mondial multipolaire dans lequel les pays, puissants et moins puissants, décident ensemble. La Chine n’accepte pas que les États-Unis soient la seule puissance dans le monde. Ce qui n’est pas la même chose que : la Chine veut devenir la seule autre grande puissance mondiale.

Suite de l'entretien >>>

Je ne suis malheureusement pas tout à fait d'accord avec elle.
Elle résume bien la situation qui a perdurée jusqu'il y a peu où la Chine cherchait tout d'abord à développer son économie et le niveau de vie des chinois.
C'est probablement toujours le cas, mais avec les guerres commerciales, la croissance qui diminue régulièrement ils savent que ça ne suffit plus.

Je pense qu'il ne fait plus de doute désormais qu'un des objectifs de la Chine et de dépasser le PIB des États-Unis. C'est de toute manière une conséquence de l'objectif de créer un nation "modérément prospère". L'auteur dit que c'est possible que ça arrive, mais personnellement je pense que c'est quasiment certain. Je disais avant que ça allait arriver sauf cataclysme, mais visiblement les cataCovid-clysme semblent plutôt favorables à la Chine.

Je ne suis pas d'accord non plus avec le fait que la Chine ne cherche pas l'hégémonie, mais un ordre mondial multipolaire. Oui forcément ils ne vont pas annoncer le contraire. Mais c'est un conséquence de sa montée en puissance. On voit bien qu'elle prend de plus en plus de place dans toutes les instituitions mondiale (par exemple l'OMS récemment). Et également toutes les instances qui partent de la Chine (banque de développement, la ceinture et les bretelles,...) où la Chine est maître à bord.

On voit aussi que la Chine cherche à contenir son prochain rival après les États-Unis, l'Inde. Par exemple avec la construction de bases militaires tout autour de l'Inde: https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratégie_du_collier_de_perles

Parc contre là où je rejoint l'auteur c'est que la presse occidentale diabolise beaucoup la Chine. Ce ne sont pas des vampires prêts à sucer les richesses du monde entier. Ils ont la possibilité de d'améliorer le niveau de vie de leur peuple, de devenir une immense puissance, Pourquoi s'en priveraient ils? Tout le monde ferait pareil à leur place. Par contre, il seront probablement moins aggressifs que les Etats-Unis, du moins dans un premier temps.
 
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Les Etats-Unis annoncent leur retrait du traité «Ciel ouvert»

Par Le Figaro avec Reuters

Communique : Les Etats-Unis ont annoncé jeudi leur intention de se retirer du traité «Ciel ouvert» qui autorise la surveillance aérienne pacifique des pays participants, en accusant la Russie de violations répétées des termes de cet accord.
Ce retrait sera officiel dans six mois conformément aux dispositions du traité, ont précisé des responsables de l'administration américaine.

Le président américain Donald Trump a déjà retiré les Etats-Unis de plusieurs grands traités ou accords internationaux, qu'il s'agisse de l'accord de Paris sur le climat, de l'accord sur le nucléaire iranien ou du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).

+ d'explications ...
 
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L’administration américaine est divisée sur une possible reprise des essais nucléaires

Mi-avril, la diplomatie américaine a accusé la Chine de procéder à des essais nucléaires souterrains dans la région de Lob Nor, dans l’ouest de la Chine, en contradiction de ses engagements pris dans le cadre du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires [TICE], qu’elle a signé mais pas ratifié, à l’instar des États-Unis.

Extrait :
« La mise en service éventuelle par la Chine de son site d’essais nucléaires du Lob Nor durant toute l’année 2019 […] les nombreuses activités d’excavation à Lob Nor et le manque de transparence sur ses activités d’essais nucléaires […] suscitent des inquiétudes quant à son adhésion au rendement zéro [essai nucléaire sans réaction en chaîne explosive, ndlr] », indique une note du département d’État, évoqué par le Wall Street Journal.

Seulement, et contrairement ce qu’avance cette note, l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires [OTICE] a assuré que la Chine n’avait pas cherché à bloquer la transmission des données collectées par les capteurs des cinq stations de détection.
Le Système de surveillance international [SSI] de l’OTICE, qui repose sur 321 stations de détection et 16 laboratoires d’analyse de radonucléides, vise à détecter et localiser tout essai nucléaire d’un puissance supérieure à 1 kilotonne. Ce qui signifie que des essais nucléaires d’une puissance très limitée passent sous le radar.

 
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Trump offre sa médiation dans une confrontation frontalière Inde-Chine

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Le président américain Donald Trump a proposé mercredi sa médiation dans une confrontation en cours entre armées indienne et chinoise dans des zones frontalières disputées de l'Himalaya.

Extrait :
Des soldats des deux géants asiatiques sont engagés dans plusieurs face-à-face tendus le long des quelque 3500 kilomètres de leur frontière commune, principalement dans la région en haute altitude du Ladakh (nord de l'Inde). «Nous avons informé l'Inde et la Chine que les États-Unis sont prêts, disposés et à même de faire une médiation ou d'arbitrer leur dispute frontalière faisant actuellement rage», a déclaré Donald Trump sur Twitter.
Selon des sources sécuritaires indiennes, des centaines de soldats chinois ont investi un secteur au Ladakh considéré par New Delhi comme faisant partie de son territoire, ce que conteste la Chine. Il y a deux semaines, dans la région du Sikkim (est de l'Inde), des militaires des deux nations ont aussi été blessés dans des affrontements à coups de poings et pierres dans un autre secteur frontalier. Aucune nouvelle violence n'a été signalée depuis.


1369490-444189-jpg_1253226.jpg

Analyse datant de 2012 mais interessante ...
 
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Trump offre sa médiation dans une confrontation frontalière Inde-Chine

(...)«Nous avons informé l'Inde et la Chine que les États-Unis sont prêts, disposés et à même de faire une médiation ou d'arbitrer leur dispute frontalière faisant actuellement rage», a déclaré Donald Trump sur Twitter.
Il faudrait demander la médiation et l'arbitrage de Kim Jong Un, ce serait plus crédible ..... :siffle:

... des militaires des deux nations ont aussi été blessés dans des affrontements à coups de poings et pierres ....
Que les armées des 2eme et 7eme puissances militaires (selon leur budget de défense), toutes 2 puissances nucléaires, s'affrontent à coups de poings et de pierres laisse songeur... :hum: