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Les états-unis font encore un peu plus tomber le masque en retirant une importante organisation terroriste Ouïgour de leur liste des organisations terroristes.


Je ne pense pas que les chinois apprécient.

edit: un autre lien plus lisible
Bonsoir
Merci pour l'info elle est tres interessante ...
j'ai publie recemment dans le fil Xinjiang des precisions concernant le " Parti islamique du Turkestan (PIT) ex « Mouvement islamique du Turkestan oriental » (MITO) / (ETIM) " .

Extrait : Abdulkadir Yapuquan, l’un des principaux dirigeants du Mouvement islamique du Turkestan oriental (ETIM), un groupe séparatiste qui vise à établir une patrie indépendante dans le Xinjiang, est le Turkestan oriental.
ETIM a été désignée comme une organisation terroriste ayant des liens avec al-Qaïda par les États-Unis, l’Union européenne et le Comité des sanctions contre Al-Qaida du Conseil de sécurité des Nations Unies. Associated Press a rapporté que depuis «2013, des milliers d’Ouïghours… se sont rendus en Syrie pour s’entraîner avec le groupe militant ouïghour Turkistan Islamic Party et combattre aux côtés d’al-Qaida», avec «plusieurs centaines de membres de l’État islamique».

 
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La stratégie indo-pacifique du Japon par Eric Mottet Professeur à l’Université du Québec à Montréal, co-directeur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est & Frédéric Lasserre / Professeur à l’Université Laval et directeur du CQEG.
5 novembre 2020

Face à la montée en puissance économique et géopolitique de la Chine — notamment à travers la grande stratégie de la Belt and Road Initiative (BRI) —, le Premier ministre japonais Abe a présenté en 2016 un « Indo-Pacifique libre et ouvert » comme cadre de sa politique étrangère, géoéconomique, stratégique et militaire.

Extrait :
Apparue au tournant des années 2010, la notion d’Indo-Pacifique reconnaît que les relations économiques et de concurrence stratégique ont rapidement évolué et structurent désormais une vaste région comprenant deux océans, c’est-à-dire un nouvel espace centré sur l’Asie maritime (1). En d’autres termes, elle traduit l’idée que les océans Pacifique et Indien sont liés par le commerce, les infrastructures et la diplomatie, à l’heure où les grandes puissances asiatiques, Japon, Chine et Inde, suivent des trajectoires différenciées. De ce concept progressivement reconnu à l’international, les diplomaties régionales se sont vite emparées, nombre de gouvernements ayant redéfini leur région comme Indo-Pacifique (Australie, Indonésie, États-Unis, Inde, ASEAN, etc.). À ce titre, Emmanuel Macron a défini l’engagement stratégique de la France (2) dans des termes qui sont clairement ceux de l’Indo-Pacifique, en particulier dans un discours prononcé à Sydney (3), soulignant que la France, l’Inde et l’Australie devaient collaborer pour lutter contre l’hégémonie chinoise. Depuis, Paris réaffirme régulièrement la dimension Indo-Pacifique de l’engagement stratégique français, notamment en termes de sécurité et de stabilité stratégique pour les États de la région.

Les mers et océans au cœur des enjeux de sécurité économique du Japon

Le Japon bénéficie d’espaces maritimes considérables, à partir des quatre îles principales mais aussi des archipels des Ryukyu et des Ogasawara. Sa zone économique exclusive (ZEE) couvre 4,32 millions de km2, ce qui place le Japon au 9e rang des plus grandes ZEE. Des espaces maritimes importants sont l’objet de disputes. Tout d’abord, découlant de litiges territoriaux autour de l’appartenance des Kouriles du Sud (Territoires du Nord), occupées par la Russie depuis 1945 ; de l’ilot Takeshima/Tokdo (occupé par la Corée du Sud en mer du Japon) ; du groupe d’îles des Senkaku/Diaoyu, occupées par le Japon et revendiquées par la Chine et Taïwan. Ensuite, la Chine notamment conteste les vastes ZEE revendiquées autour des rochers Okinotori et Minamitori, arguant que selon l’article 121 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, les rochers qui ne peuvent abriter des populations ou une activité économique propre, ne peuvent donner droit à des ZEE (4).

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Pour plus de precisions concernant cette situation geopolitique / geostrategique , et en particulier l'ASEAN voir page 12 de ce fil ... Merci
 
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Quelle est la prochaine étape pour Taïwan, après une victoire de Biden ?
11/08/2020

Il est probable que l'on s'inquiète à nouveau du fait qu'une administration Biden verra un renversement de tendance dans le grand public pour les gains réalisés par Taïwan sous l'administration Trump. En particulier, les démocrates de Taïwan sont historiquement méfiants, car ils pensent que les républicains soutiennent plus fortement Taïwan.

Extrait choisi : Tout d'abord, d'un point de vue historique, le changement de reconnaissance diplomatique de l'Amérique de la ROC à la RPC s'est produit sous l'administration Carter, et l'entrée de la Chine à l'OMC a eu lieu sous l'administration Clinton - les deux administrations présidentielles démocrates.
Mais une grande partie de la responsabilité est dirigée vers l'administration Obama, car celle-ci a tenté de saboter les chances de Tsai Ing-wen de se faire élire en 2012 en faisant des commentaires publics dans lesquels elle mettait en doute que Tsai soit un provocateur des relations entre les deux pays. L'administration Obama a également interdit les ventes d'armes à Taïwan par crainte de déplaire à la Chine. Par conséquent, la méfiance envers Biden provient en partie du fait qu'il est le vice-président d'Obama.

En effet, on constate que Taïwan est de plus en plus une question bipartite aux États-Unis, que les ventes d'armes à Taïwan ont eu lieu sous les administrations présidentielles tant démocrates que républicaines, et que même si les lois favorables à Taïwan sont plus fréquemment proposées par les républicains, elles sont souvent bipartites. Cependant, cela ne se vérifie guère à Taïwan, les républicains étant principalement crédités pour les actions de soutien à Taïwan. Il n'y a peut-être pas eu d'incident plus révélateur à cet égard qu'un clip diffusé lors de l'inauguration présidentielle de Tsai, qui présentait des clips de politiciens internationaux félicitant Tsai pour sa réélection - les clips des politiciens démocrates ont été raccourcis pour donner plus de temps d'antenne aux politiciens républicains. En particulier, à la suite d'un article paru dans le Washington Post, qui attirait l'attention sur le fait que l'administration de Tsai comptait sur une réélection de l'équipe Trump, les appels se sont multipliés à Taiwan pour que l'administration du Tsai cherche à renforcer ses liens avec le Parti démocrate - même le KMT s'est mis à critiquer l'administration de Tsai à ce sujet.

Bien que de nombreux experts estiment que les tensions entre les États-Unis et la Chine sous Biden vont se poursuivre, dans l'opinion publique taïwanaise, beaucoup craignent que la campagne de Biden ne fasse que mettre en avant la question de la Chine pour surpasser Trump et qu'il abandonne la question une fois président. Les commentaires de Biden, qui avait précédemment écarté la Chine comme concurrent potentiel des États-Unis, ont suscité l'inquiétude. Mais, cela étant dit, les premiers verdicts sur Biden à Taiwan vont probablement faire marche arrière s'il adopte, en fait, une position ferme sur la Chine, tout comme la panique concernant une présidence Trump s'est rapidement dissipée après l'appel téléphonique Trump-Tsai de décembre 2016.

En effet, des facteurs structurels dicteront probablement la poursuite de la confrontation entre les États-Unis et la Chine, mais il est plus probable que Biden adopte une approche plus multilatérale que Trump pour affronter la Chine, dans l'espoir de rétablir les alliances remises en question par Trump pour contenir la montée de la Chine. Il s'agirait notamment d'essayer de se coordonner avec l'Union européenne, le Japon et d'autres puissances régionales pour contrer la Chine.

La politique étrangère de Biden sera probablement façonnée par son expérience d'homme politique ayant atteint sa maturité pendant la guerre froide et par le système d'alliances mis en place par les États-Unis pour contenir l'Union soviétique. Le "nouveau cadre de la guerre froide" est probablement là pour rester. On ne sait pas encore quelles mesures spécifiques cela impliquera. Une administration Biden pourrait chercher à réintégrer le partenariat transpacifique, qui est devenu plus tard l'accord global et progressif pour le partenariat transpacifique après que l'administration Trump en ait retiré l'Amérique, conformément à ses préoccupations protectionnistes.

Il est plus difficile de savoir si Biden héritera ou non des méthodes diplomatiques spécifiques de Trump concernant la Chine, en particulier en ce qui concerne la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Par exemple, il s'agit de savoir si Biden lèvera ou non les droits de douane imposés par Trump à la Chine. Bien que Biden ne soit pas aussi protectionniste que Trump, certains spéculent sur le fait que l'administration Biden maintiendra les droits de douane comme mesure efficace pour faire pression sur la Chine. Biden continuera probablement aussi à faire pression sur la Chine en matière de protection de la propriété intellectuelle, bien que certains aient estimé que la politique étrangère de Biden était plus intéressante pour faire pression sur la Chine en ce qui concerne la guerre technologique et la concurrence économique entre les États-Unis et la Chine que les questions géopolitiques telles que celles concernant les mers de Chine méridionale et d'autres points chauds potentiels.

* Toutefois, s'il est probable que la confrontation avec la Chine se poursuive sous la direction de M. Biden, il s'agit plutôt de savoir quelle position les États-Unis adopteront à l'égard de Taïwan. Une politique de confrontation accrue contre la Chine n'implique pas nécessairement un soutien à Taïwan, ce dernier pouvant être exclu d'une alliance stratégique visant à contenir la Chine.
En particulier, l'annonce de ventes d'armes le jour de l'élection était probablement un geste visant à rassurer Taïwan et à envoyer un signal à la Chine concernant la stabilité des liens entre les États-Unis et Taïwan, indépendamment d'une éventuelle transition de pouvoir dans la politique électorale américaine. Mais Taïwan aura néanmoins besoin d'être rassurée par l'administration Biden. Si l'administration Biden maintient certaines des mesures prises par l'administration Trump contre la Chine, elle pourrait également maintenir certains des assouplissements apportés par l'administration Trump à la réglementation sur les ventes d'armes à Taïwan, par exemple en ce qui concerne les ventes de drones.

Il a également été spéculé que Biden accepterait un appel téléphonique de Tsai, dans la lignée de l'appel téléphonique Trump-Tsai, en utilisant cela comme un précédent pour les communications entre les présidents américain et taïwanais. Si cette idée se concrétisait, ce serait un autre exemple de l'administration Biden poursuivant des mesures diplomatiques initialement prévues par l'administration Trump.
Dans cette mesure, alors que Trump était connu pour avoir envisagé d'utiliser Taïwan comme monnaie d'échange dans les négociations avec la Chine dans le cadre d'un accord commercial, il est moins probable que cela se produise avec Biden. Afin de maintenir la confiance des alliés des États-Unis face à la menace chinoise, Biden souhaiterait probablement éviter de porter atteinte à la crédibilité des États-Unis auprès de ses alliés s'ils devaient rapidement se débarrasser de Taïwan de cette manière.

Cependant, comme dans le cas des actions de l'administration Obama à l'égard de Tsai lors de sa candidature aux élections de 2012, si la perception internationale de tsai ou de tout autre dirigeant taïwanais devait évoluer dans un sens où ils sont perçus comme un provocateur des relations entre les deux rives du détroit, Taïwan risque toujours d'être rapidement jetée sous le bus par l'Amérique. C'est donc peut-être ce à quoi Tsai devrait être la plus prudente sous une administration Biden, comme elle devrait l'être sous toute administration présidentielle américaine.


* Consultez les posts 238 & 239 page 12 de ce fil pour plus d'informations ! Merci
 
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Quelles perspectives pour la guerre commerciale entre le Japon et la Corée du Sud ? par Aurore Thomas
10 novembre 2020
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Depuis 2018, les relations diplomatiques entre le Japon et la Corée du Sud se sont drastiquement détériorées à la suite d’une guerre commerciale qui avait elle-même pour toile de fond les séquelles de l’occupation japonaise durant la Seconde Guerre mondiale.

Extrait :
C’est une différence marquante par rapport aux décennies précédentes durant lesquelles les rapports de force entre le Japon et la Corée du Sud s’étaient cantonné au domaine politique et n’avaient pas touché la sphère économique parce que les deux pays étaient mutuellement dépendants de l’un avec l’autre. Les deux acteurs principaux de cette dispute, l’ancien Premier Ministre japonais, Shinzo Abe et le Président sud-coréen Moon Jae-In étaient de facto irréconciliables. Toutefois, la soudaine démission d’Abe en fin août 2020 et de l’élection de son successeur, Yoshihide Suga, avait apporté de nouveaux espoirs à une possible résolution de cette dispute.

L’historique de la guerre commerciale

En fin 2018, la Cour suprême de la Corée du Sud a rendu son jugement : plusieurs compagnies japonaises -dont Mitsubishi Heavy Industries, Nachi-Fujikoshi et Nippon Steel- ont été sommées de payer des compensations aux victimes de travail forcé durant l’occupation japonaise de la Corée du Sud entre 1910 et 1945. Mais selon le Japon, la question des compensations avait déjà été réglée lors de la signature du traité de normalisation des relations diplomatiques entre le Japon et la Corée du Sud en 1965.

Le 4 Juillet 2019, le Japon a annoncé des mesures restreignant l’exportation vers la Corée du Sud de trois produits chimiques essentiels (le fluorure d’hydrogène, le photorésist et le polyimide fluoré) au secteur des semi-conducteurs. La Corée du Sud était tout particulièrement dépendante du Japon parce que celui-ci détenait la production presque exclusive de ces produits chimiques. En 2019, elle avait importé du Japon, 94% de ses polyimides fluorés, 44% de son verre dépoli et 92% de son photorésistant.

Suite de l'analyse >>>

Les relations Japon-Corée du Sud dans un tournant par Kimiya Tadashi
19.11.2012
Extrait : Qu’il s’agisse de la question du statut de l’île de Takeshima ou du problème des « femmes de réconfort », les relations entre le Japon et la Corée du Sud connaissent un certain nombre de frictions récurrentes. Le présent article explore les options, en vue de construire une relation stratégique qui bénéficierait aux deux côtés.
Analyses interessantes avec un retour sur les precedentes tentatives de conciliations et une approche historique !
 
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Une frappe nucléaire devrait nécessiter l'ordre de plus d'une personne par Steven Pifer /chercheur au Centre pour la sécurité et la coopération internationales de Stanford (William J. Perry Research Fellow) et agent du service extérieur à la retraite.
November 12, 2020

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Nous devrions exiger une deuxième voix lorsqu'il s'agit d'ordonner la première utilisation des armes nucléaires.

Analyse :
Donald Trump s'est avéré être volatil, erratique, vengeur et enclin aux crises de colère. La semaine dernière, alors que le décompte des votes a fait disparaître sa candidature à la réélection, il serait tombé d'humeur sombre. À l'époque, M. Trump avait - et a maintenant - le pouvoir d'ordonner le lancement d'armes nucléaires américaines, tout comme il l'avait en octobre, lorsque ses médicaments pour COVID ont eu des effets secondaires, notamment une manie, une euphorie et un sentiment d'invulnérabilité.

Voulons-nous que M. Trump, ou tout autre président, prenne seul la décision la plus conséquente qu'un président américain puisse jamais prendre ?

En tant qu'agent du service extérieur travaillant sur le contrôle des armements, j'ai eu l'occasion de me rapprocher des armes nucléaires à trois reprises. L'une d'entre elles consistait à observer, à travers une épaisse vitre incassable, deux techniciens travaillant sur une tête de missile balistique Trident. Notre escorte a noté que, si l'un d'entre eux quittait la pièce, l'autre devait également partir. Une règle de "deux hommes" s'appliquait autour des armes nucléaires.
Une autre fois, sur un sous-marin d'attaque de la classe Los Angeles, notre groupe a vu un missile de croisière à armes nucléaires dans sa boîte avec un câble attaché. Les officiers du navire ont expliqué que si le conteneur bougeait légèrement, des alarmes se déclencheraient et d'autres marins arriveraient rapidement, certains avec des armes. Une règle de "deux (ou plus) hommes" s'appliquait.
La troisième fois, à bord d'un sous-marin lance-missiles balistiques de classe Ohio en mer, on m'a offert la possibilité de monter dans un missile Trident (oui, c'est possible, et oui, je l'ai fait). Lorsque l'écoutille du missile était ouverte, le protocole standard prévoyait la présence de deux marins armés. Encore une fois, la règle des "deux hommes".

L'intérêt de ces vignettes est que l'armée américaine, en règle générale, est très attentive aux armes nucléaires. Les erreurs mettent fin aux carrières. En 2007, un bombardier B-52 s'est envolé du Dakota du Nord vers la Louisiane, transportant involontairement six missiles à tête nucléaire. Lorsque la poussière est retombée, le secrétaire de l'armée de l'air et le chef d'état-major de l'armée de l'air ont démissionné, et une foule d'autres officiers et membres du personnel ont été relevés de leur commandement ou transférés.
A un seul niveau, la règle des "deux hommes" ne s'applique pas : le président, en tant que commandant en chef, est seul habilité à ordonner l'utilisation des armes nucléaires américaines. Il n'est même pas nécessaire que le président consulte quelqu'un. Le "ballon", toujours à proximité, contient le matériel de briefing, les codes et les communications permettant au président de lancer des armes nucléaires. Si le président donnait l'ordre, le système le transmettrait rapidement. Les missiles balistiques intercontinentaux pourraient sortir de leurs silos en quelques minutes.

Si des armes nucléaires sont utilisées en premier lieu contre l'Amérique ou ses alliés, il est logique de laisser au président le pouvoir exclusif d'ordonner une riposte nucléaire. Cependant, la politique américaine actuelle envisage la possibilité que les États-Unis utilisent d'abord des armes nucléaires, peut-être dans un conflit conventionnel qui tourne mal ou en réponse à une attaque stratégique non nucléaire. (La question de savoir si l'utilisation en premier lieu par les États-Unis a un sens est une question distincte).
Lorsque le président élu Biden entrera en fonction, nous pourrons respirer plus facilement. Rien ne garantit cependant qu'un futur président ne sera pas plus du même tempérament que M. Trump - et il serait en train de préparer une campagne pour 2024.

Nous devrions exiger une deuxième voix lorsqu'il s'agit d'ordonner la première utilisation des armes nucléaires.

L'un des moyens serait que le président obtienne l'approbation du Congrès. La Constitution donne au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre. Mais cela pourrait s'avérer lourd, surtout si le Congrès n'était pas en session.
Une autre solution consisterait à désigner une personne qui partagerait l'autorité du président, en fait, pour créer une règle de "deux hommes" ("two-person") au sommet lorsqu'il s'agit d'une première utilisation nucléaire. Cette deuxième personne devrait être en dehors de la chaîne de commandement du président - aucun membre du cabinet ou officier militaire, bien que le vice-président puisse être une exception. Parmi les autres possibilités, on peut citer le président de la Chambre, le chef de la majorité au Sénat ou le président de la Cour suprême.

La personne désignée aurait besoin de briefings et de quelque chose de similaire au " ballon de football " du président - à utiliser uniquement si le président envisage d'ordonner la première utilisation d'armes nucléaires. On peut supposer que les circonstances seraient suffisamment graves pour la sécurité des États-Unis ou de leurs alliés pour que les deux parties s'accordent sur la nécessité de passer au nucléaire. Si, en revanche, la personne désignée n'était pas d'accord, le défaut retarderait l'ordre. Cela laisserait toujours au président la possibilité de faire valoir son point de vue auprès de la personne désignée en second lieu.
Il est vrai que l'introduction de l'exigence d'un second vote empiéterait sur l'autorité présidentielle en ce qui concerne la première utilisation des armes nucléaires. Cela nous soulagerait toutefois de l'inquiétude qu'un futur président, peut-être sous l'effet de médicaments puissants ou en état de choc, puisse seul ordonner une action que nous pourrions tous regretter

13/11/2020
Avec une psychopathe aux manettes , c'est inquietant de lire une telle analyse issue d'un specialiste dans le domaine , analyse publiee sur le site specialise et de reference de la securite nationale des Etats Unis ! :hum:
 
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Hollywood, un instrument d’influence chinois ?par Mathilde Duval
13 novembre 2020
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Hollywood s’est imposé comme « un véritable acteur des relations internationales »1 et est considéré comme un outil d’influence auprès du peuple américain et au-delà des frontières.

Extrait : La Chine, qui connaît une ascension fulgurante depuis la fin de la guerre froide, s’appuie sur l’exemple étasunien, jusqu’à parfois le dépasser, et investit massivement dans l’industrie cinématographique. Cette démarche n’est pas seulement commerciale. Elle a une lien direct avec les relais indirects de puissance que la Chine communiste cherche à développer sur la scène mondiale.

Le marché cinématographique chinois, une stratégie de développement fulgurante

Si le marché chinois se caractérise par de fortes barrières à l’entrée, celui du domaine culturel l’est tout autant. En 2009, à la suite d’une plainte des États-Unis, l’OMC la condamne pour « pratiques commerciales illicites ». En réponse à la condamnation, tout en continuant de garder le contrôle sur son marché, la Chine signe un accord en 2012. Un système de quotas est alors introduit permettant l’entrée annuelle 34 films étrangers. Une autre manière pour les blockbusters de le pénétrer est la coproduction entre les studios chinois et Hollywood.

Un film ne peut ainsi entrer sur leur marché que par 3 méthodes :
  • Entrer dans le quota de films étrangers.
  • Vendre des droits de diffusion à un tarif forfaitaire.
  • Coproduire des films avec des entreprises chinoises.
Ainsi le Parti Communiste de Chine (PCC), loin de subir l’accord signé avec l’OMC, devient peu à peu un acteur décisif de la production, mais aussi de la distribution hollywoodienne. Peu importe la méthode, la Chine joue un rôle de premier plan et garde la main. Chaque film nécessite l’accord du SAPPRF (State Administration of Press, Publication, Radio, Film and Television), un office de censure, et la majorité des recettes revient aux Chinois (de 50% à 75%). Le PCC se trouve gagnant dans tous les cas : enrichissement de talents, accumulation de savoir-faire, contrôle des diffusions et profiter des recettes pour alimenter les fonds du parti.

Suite de l'analyse >>>

Le cinéma comme vecteur de valeurs et de normes

Extrait : Plusieurs approches des réceptions des oeuvres de cinéma existent en sociologie ou en philosophie, venant d'auteurs aussi différents que Pierre BOURDIEU, Jean-Marc LEVERATTO, Laurent JULLIER, Jean COCTEAU, Norbert ELIAS, Stanley CLAVEL, Edgar MORIN, Gilles DELEUZE... Sans oublier les critiques directement issus de la tradition marxiste (Jean Paul FALGIER entre autres, les rédacteurs de Cinéthique à ses débuts...). Finalement, peu de sociologues font du cinéma un sujet principal et dans la sociologie de l'art, le cinéma est peu représenté. La plupart des réflexions sur l'influence du cinéma, sur sa participation à l'évolution des moeurs, des mentalités, des opinions se situent un peu à la marge et proviennent parfois de réalisateurs de cinéma eux-mêmes, lorsqu'il l'intègrent dans une pratique politique globale (PASOLINI, par exemple) ou qu'ils se situent très précisément par rapport à la société. Souvent, issu en cela plus ou moins directement des différentes théories du cinéma, l'impact du cinéma est vu à partir de ses aspects techniques qui induisent une autre manière de voir le monde, dans la perception du temps et du mouvement par exemple. Beaucoup d'oeuvres insistent sur l'aspect de la forme de l'image et des différentes techniques (couleur ou noir et blanc, ombres et lumières, cadrage, montage, champs...) qui induisent une perception par le spectateur, de manière plus profonde et plus subtile que le sujet abordé.

L’influence des images subliminales par Jacques Araszkiewiez

Extrait :
James Vicary ne prétendait à rien d’autre qu’à un modèle d’influence quasi parfait enpropageant l’idée d’une manipulation des consciences par les images subliminales au cinéma.Pour autant le modèle idéal de manipulation de Vicary peut-il constituer aujourd’hui unparadigme organisateur de l’influence à la télévision? Rien n’est moins sûr! Pourtant, au fild’un examen des positions respectives des chercheurs en psychologie sociale et enpsychologie cognitive croisé avec une analyse du discours télévisuel et singulièrement de laplace de la publicité dans ce discours, l’auteur invite le lecteur à découvrir ou à redécouvrir aquel point l’expérience de Vicary constitue une véritable tentation pour les théories de laréception des médias et singulièrement de la télévision. Décidément, en ce domaine commedans d’autres, les théories méritent d’être examinées en une approche méta-critique, c’est-à-dire à la lumière des conditions qui ont permis leur production. A défaut, il se pourrait bienqu’il faille attendre encore longtemps une théorie de la réception des médias

Pdf/ 11 pages
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L'influence de l'industrie cinematographique voir des medias numeriques a ce jour , a toujours ete et sera toujours le moteur des emotions des populations , les messages qu'ils soient deliberement orientes ou subliminaux sont concus a cet effet ... J'ai donc rajoute 2 petites etudes connexes a l'article initial ...
 
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Quinze pays d'Asie et du Pacifique signent un accord de libre-échange promu par la Chine
2020/11/15
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Cet accord commercial devient le plus important du monde en termes de Produit intérieur brut, selon des analystes, et concernera plus de 2 milliards d'habitants.

Communique : Quinze pays d'Asie et du Pacifique ont signé dimanche 15 novembre un important accord commercial, promu par la Chine, à l'occasion de la clôture d'un sommet virtuel de l'ASEAN qui avait débuté jeudi.

Ce Partenariat régional économique global (RCEP) devient l'accord commercial le plus important du monde en termes de Produit intérieur brut (PIB), selon des analystes, et concernera plus de 2 milliards d'habitants. Il vise à créer une gigantesque zone de libre-échange entre les 10 Etats de l'Asean - Indonésie, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Philippines, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Laos et Brunei - et la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

«Je suis heureux qu'après huit années de négociations complexes, nous puissions terminer officiellement aujourd'hui les négociations du RCEP», a déclaré le premier ministre vietnamien Nguyen Xuan Phuc, dont le pays assure la présidence tournante de l'ASEAN.
Ce pacte, dont l'idée remonte à 2012, est considéré comme la réponse chinoise à une initiative américaine aujourd'hui abandonnée. L'accord comprend la propriété intellectuelle, mais exclut tout ce qui touche à la protection des travailleurs et à l'environnement.

Les membres du RCEP représentent 30% du PIB mondial. La signature de cet accord intervient dans un contexte de forte crise économique en raison de l'épidémie de Covid-19 pour les dix membres de l'Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN).

Ce pacte commercial est également largement considéré comme le moyen pour la Chine d'étendre son influence dans la région et d'en déterminer les règles, après des années de passivité de la part des Etats-Unis pendant la présidence de Donald Trump.

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5 novembre 2019

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Xi Jinping assiste à la 20e réunion du Conseil des chefs d'État de l'Organisation de coopération de Shanghai et prononce un discours important
2020/11/10

Le soir du 10 novembre 2020, le président chinois Xi Jinping a assisté par liaison vidéo à la 20e réunion du Conseil des chefs d'État de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et a prononcé un important discours intitulé "Porter l'esprit de Shanghai et approfondir la solidarité et la collaboration pour une communauté plus forte et un avenir partagé".

Extrait :
Xi a souligné que l'OCS est tenue de faire progresser l'esprit de Shanghai, d'intensifier la coopération antiépidémique, de sauvegarder la sécurité et la stabilité, d'approfondir la coopération pratique et de nourrir l'amitié entre les peuples afin de construire une communauté de santé, une communauté de sécurité, une communauté de développement et une communauté d'échanges culturels pour tous, de manière à prendre davantage de mesures pour construire une communauté avec un avenir partagé pour l'humanité.

La réunion a été présidée par le président russe Vladimir Poutine, dont le pays assure la présidence tournante de l'OCS. Y ont participé les dirigeants d'autres États membres de l'OCS, notamment le premier ministre indien Narendra Modi, le président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokayev, le président et premier ministre par intérim du Kirghizstan Sadyr Zhaparov, le premier ministre pakistanais Imran Khan, Le président tadjik Emomali Rahmon et le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev, ainsi que les responsables des organes permanents, dont le secrétaire général de l'OCS, Vladimir Norov, et le directeur de la structure régionale antiterroriste de l'OCS (RATS), Jumakhon Giyosov. Les chefs d'État de l'OCS, les États observateurs, dont le président afghan Mohammad Ashraf Ghani, le président iranien Hassan Rouhani, le président mongol Khaltmaa Battulga et le premier ministre biélorusse Roman Golovchenko, ainsi que le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, ont également participé à la conférence.

Xi a souligné que depuis sa création, l'OCS a donné l'exemple d'un nouveau type de relations internationales qui se caractérise par le respect mutuel, l'équité, la justice et une coopération gagnant-gagnant. Face à COVID-19, nous nous sommes soutenus mutuellement pour surmonter ensemble les difficultés. Cette solidarité a insufflé une énergie positive tant au développement constant de l'OCS qu'à la coopération internationale contre le coronavirus.

Xi a souligné que la pandémie COVID-19 a accéléré les changements dans le paysage international. Le monde entre dans une période de turbulence et de transformation. La communauté internationale est maintenant confrontée à une épreuve majeure avec des choix à faire entre le multilatéralisme et l'unilatéralisme, l'ouverture et l'isolement, la coopération et la confrontation. "Que se passe-t-il dans le monde ?" "Que devons-nous faire ?" - Telles sont les questions qui attendent des réponses des peuples de notre temps. Partout dans le monde, les gens aspirent de plus en plus à une vie meilleure. La tendance à la paix, au développement, à la coopération et aux avantages mutuels est irréversible. L'histoire a prouvé et continuera de prouver que le bon voisinage l'emportera sur l'approche "beggar-thy-neighbor", que la coopération mutuellement bénéfique remplacera le jeu à somme nulle et que le multilatéralisme l'emportera sur l'unilatéralisme.

Xi a souligné que dans les circonstances actuelles, l'OCS est tenue de faire progresser l'esprit de Shanghai et d'approfondir la solidarité et la collaboration, afin de contribuer davantage à la stabilité et au développement des pays de la région et de prendre davantage de mesures pour construire une communauté ayant un avenir commun pour l'humanité.

Suite de la declaration en langue anglaise >>>

1605496095049.png


A mettre en correlation avec l'article precedent concernant le REPC ce qui retient toute mon attention ! A noter que monsieur Pompeo ( qui vit ses derniers moments dans sa fonction ) principal agent des discordes et autres actions destabilisatatrices dans la region Asie Pacifique & Indo Pacifique , sera a Paris ce jour et recu par le president de la Republique , attendons d'en savoir plus ?
 
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Face à COVID-19, nous nous sommes soutenus mutuellement pour surmonter ensemble les difficultés.
A quoi fait-il allusion ? :hum:

J'ai plutôt l'impression que c'était : "On ferme les frontières, Chacun pour soi, Et vogue la galère" ... :siffle:
 
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A quoi fait-il allusion ? :hum:

J'ai plutôt l'impression que c'était : "On ferme les frontières, Chacun pour soi, Et vogue la galère" ... :siffle:
Bonjour Chris
Fermer les frontieres etait une absolue necessite , apres il y a eu de nombreuses initiatives communes de la part des membres dans le domaine de la recherche , des materiels medicaux , assistances et autres aides financieres , commerciales diverses ( referencees sur le site du ministere des affaires etrangeres ) ! Apres le cas Indien est specifique vu les tensions geopolitiques orchestrees ! Au niveau bilan humain en exagerant a peine il y a eu dans l'OCS moitie moins de deces a la louche qu'aux Etats Unis a ce jour si on se fie aux statistiques , et une equivalence si on rajoute l 'Inde , mais la on cause au total de + -3 milliards de personnes ... Il faudrait faire des calculs precis ...

 
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1/ Le Viêt Nam à l’ère Joe Biden par Tran T. Bich (Washington DC) doctorante à l’Université d’Anvers (Belgique) et chercheuse au Centre de recherche sur les affaires mondiales de l’Université Ryukoku (Japon).
12/11/2020

Une intense question que se pose Hanoi : Que signifiera une présidence Biden pour les relations américano-vietnamiennes ? Une question pour trois sujets : la Mer de Chine méridionale, le commerce et les droits de l’homme.

Le partenariat stratégique


Extraits choisis :
Les deux pays sont devenus des partenaires à part entière en 2013. L’administration Trump a renforcé ses relations avec Hanoi sur différents plans et a promis de renforcer leur partenariat global dans une déclaration commune publiée en 2017. Le Viêt Nam est désormais le 10e partenaire commercial des États-Unis.
Joe Biden précise que « les États-Unis doivent être fermes avec la Chine… Le moyen le plus efficace de relever ce défi est de constituer un front uni d’alliés et de partenaires américains pour faire face aux comportements abusifs de la Chine ».
Il promet d’approfondir les partenariats afin de faire progresser les valeurs communes dans une région et de maintenir la diplomatie comme principal outil de la politique étrangère américaine. Pour lui, la réponse à la menace chinoise est « plus d’amitiés, plus de coopération, plus d’alliances ». Par conséquent, Joe Biden continuera à renforcer le partenariat des États-Unis avec le Viêt Nam.

La Mer de Chine méridionale

Lors de l’incident du banc Vanguard en Mer de Chine méridionale au début du mois de juillet 2019, au cours duquel le navire de recherche chinois Haiyang Dizhi 8 et ses escortes armées sont entrés dans la zone économique exclusive (ZEE) du Viêt Nam, l’administration Trump a publié une série de déclarations énergiques critiquant la Chine pour sa coercition et son ingérence dans les activités pétrolières et gazières de longue date du Viêt Nam.
En juillet 2020, le Secrétaire d’État américain Michael R. Pompeo a publié une déclaration sur la position américaine sur les revendications maritimes en mer de Chine méridionale.
La déclaration indique clairement que « les revendications de Pékin sur les ressources côtières et extracôtières dans la plus grande partie de la Mer de Chine méridionale sont totalement illégales, tout comme sa campagne d’intimidation pour les contrôler ».
Cette déclaration de Michael R. Pompeo aligne également la position américaine sur les revendications maritimes de la Chine dans la Mer de Chine méridionale sur la décision de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye de 2016 dans l’affaire « Philippines vs Chine ». Elle confirme en outre que « l’Amérique est aux côtés de ses alliés et partenaires d’Asie du Sud-Est pour protéger leurs droits souverains sur les ressources côtières et extracôtières, conformément à leurs droits et obligations en vertu du droit international ».

Comme la poursuite affirmée par la Chine de ses revendications en Mer de Chine méridionale menace la liberté de circulation maritime qui est essentielle aux intérêts nationaux des États-Unis, Joe Biden continuera à adopter une position ferme à l’égard de la Chine et à soutenir d’autres parties réclamantes en Mer de Chine méridionale, y compris le Viêt Nam.

Les soutiens américains aux forces maritimes vietnamiennes

Sous l’administration Trump, les liens de défense entre les États-Unis et le Viêt Nam se sont considérablement développés. Les États-Unis ont aidé le Viêt Nam à améliorer ses capacités de maintien de l’ordre et sa sécurité maritime.

Les Garde-côtes américains ont transféré un navire de commandement de la classe Hamilton aux Garde-côtes vietnamiens en mai 2017 et ont promis d’en livrer un deuxième en 2020. Washington a également fourni 18 patrouilleurs rapides « Metal Shark » à Hanoi entre 2017 et 2019.
Le ministre américain de la Défense de l’époque, Jim Mattis, s’est rendu au Viêt Nam à deux reprises en 2018. L’US Navy a envoyé en visite deux porte-avions au port vietnamien : le USS Carl Vinson en mars 2018 et le USS Theodore Roosevelt en mars 2020. Le Viêt Nam a rejoint l’exercice Rim of the Pacific (RimPac) en 2018 et a été invité à y participer à nouveau en 2020 — une participation avortée en raison de la pandémie de CoVid-19. Comme les inquiétudes concernant la Chine demeurent, on s’attend à ce que les États-Unis sous Joe Biden continuent à renforcer les liens de défense avec le Viêt Nam.
Les deux pays se dirigent ferme vers un partenariat stratégique. Toutefois, le rythme de cette marche dépend de la manière dont Hanoi améliorera son bilan en matière de droits de l’homme et de la façon dont l’administration Biden gérera le déficit commercial américain avec le Viêt Nam.


img-1-small580.jpgimg-2-small580.jpg

2 / * Vietnam : une géopolitique en mutation au risque d’un dilemme stratégique ? par Laurent Gédéon MCF à l’Université catholique de Lyon et chercheur à l’Institut d’Asie Orientale .
30 mai 2019

Extrait : La rivalité qui oppose la République populaire de Chine au Vietnam au sujet de la mer de Chine méridionale met en lumière la profonde mutation qu’a connue ce pays sur le plan de ses ambitions régionales comme de ses représentations géopolitiques. Si celles-ci ont été et demeurent fondamentalement structurées par son rapport historique avec la Chine, l’horizon géopolitique de Hanoi s’est maritimisé, s’éloignant de la péninsule indochinoise pour s’orienter vers la mer de Chine méridionale où le Vietnam a fait de la souveraineté des archipels Paracels et Spratleys un enjeu prioritaire. Cette évolution a pour conséquence le renforcement progressif des capacités navales de l’armée vietnamienne et le rapprochement de Hanoi avec d’autres puissances maritimes. Dans ce contexte délicat, le Vietnam tente de conserver un juste milieu entre l’affirmation de ses ambitions et maintien d’une coopération avec la Chine. La position de Hanoi est cependant affectée par la montée progressive des tensions entre les États-Unis et la RPC. En complexifiant le maintien d’une équidistance entre Washington et Pékin, celles-ci rendent plus risqués les choix stratégiques à venir du pays.

3/ La géopolitique Chine / Viêt Nam à l’heure du Covid-19 / entretien avec Laurent Gédéon chercheur à l’École normale supérieure de Lyon.
17/06/2020

Extrait : L’épidémie de Covid-19 a un impact direct et indirect sur les relations diplomatiques et économiques entre le Vietnam et la Chine, en particulier en ce qui concerne la situation en mer de Chine méridionale. Après une période de pause, les échanges commerciaux entre les deux pays ont repris progressivement. Cependant, la situation en mer de Chine méridionale est devenue plus tendue du fait que Pékin profite de la focalisation internationale sur la lutte contre l’épidémie pour accroître la pression militaire et consolider ses revendications de souveraineté en s’opposant aux autres pays en litige de la région.


Ces analyses etant anterieures a la signature du RCEP effective a la date du 15 novembre 2020 , quelle en seront les influences au niveau geoeconomique et geopolitique a court et moyen terme , ca bouleverse tant soit peu la donne tout du moins au niveau detente entre la Chine et le Vietnam , tout en sachant que le RCEP mettra du temps a se mettre en place toutes les mesures ne seront pas immediates ? :hum:

* L'origine du conflit point par point est repris dans le deuxieme article ...
 
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La Chine envisage d'adhérer au pacte transpacifique abandonné par Trump

1605906752358.png
La Chine étudiera l'option d'adhérer à un accord de libre-échange transpacifique autrefois promu par les États-Unis mais abandonné par Donald Trump, a déclaré vendredi 20 novembre le président Xi Jinping.

Communique : Ce partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) est une version actualisée du pacte de libre-échange transpacifique (TPP), initialement soutenu par l'ancien président américain Barack Obama dans le but de contrer la montée en puissance de la Chine en Asie. Donald Trump avait retiré son pays de cet accord en janvier 2017, en dénonçant des accords multilatéraux «défavorables», mais onze pays ont fini par signer une nouvelle version de ce pacte.

S'adressant à la réunion du Forum économique Asie-Pacifique (Apec), Xi Jinping a déclaré que ses pays membres devaient «continuer à promouvoir l'intégration économique régionale et établir une zone de libre-échange Asie-Pacifique à une date rapprochée». La Chine «envisagera activement de rejoindre» le CPTPP, a-t-il assuré, cité par les médias d'État chinois.

Trump a assisté vendredi soir au sommet virtuel de l'Apec organisé par la Malaisie. L'actuel locataire de la Maison-Blanche, qui continue de nier sa défaite à l'élection présidentielle américaine, n'avait pas participé aux réunions de l'Apec depuis 2017, ce qui a été perçu en Asie comme un signe de désintérêt.

Les déclarations de Xi Jinping interviennent quelques jours seulement après que la Chine et 14 autres pays d'Asie et du Pacifique ont signé un accord commercial promu par Pékin qui vise à créer une gigantesque zone de libre-échange. Ce Partenariat régional économique global (RCEP) constitue l'accord commercial le plus important du monde en termes de Produit intérieur brut, selon des analystes, et concernera plus de 2 milliards d'habitants. Cet accord, dont les membres représentent 30% du PIB mondial et qui exclut les États-Unis, a été considéré comme un coup d'éclat majeur pour la Chine au moment où Washington bat en retraite.

Deborah Elms, experte en commerce international basée à Singapour, estime que si la Chine adhérait au CPTPP, d'autres pays pourraient lui emboîter le pas. «Si la déclaration d'intérêt de M. Xi est mise en exergue dans les semaines et les mois à venir, elle suscitera bien sûr beaucoup de questions de la part des membres actuels, des membres potentiels et d'autres qui ne pensent pas du tout adhérer au CPTPP», a-t-elle fait valoir.


Xi Jinping Delivers Keynote Speech at APEC CEO Dialogues / 19 November 2020
1603139382982.png1605907054701.png
Remarks by H.E. Xi Jinpin President of the People's Republic of China At the 27th APEC Economic Leaders' Meeting Beijing / 20 November 2020
1603139382982.png1605907171492.png

Ca va etre interessant a suivre , et tout ca sans tirer un coup de fusil * ! :chinois: Monsieur Trump fait une drole de bobine sur la photo , il a l'air contrarie ! :)
Je me demande si monsieur Trump se rend vraiment compte du tort et des degats qu'il a cause aux Etats Unis dans la region Asie Pacifique & Indo Pacifique , au niveau des echanges commerciaux ? :hum:

* " L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat. " Sun Tzu
- " Un grand dirigeant commande par l'exemple et non par la force. " Sun Tzu
- " Si ton ennemi te semble colérique, cherche à l'irriter encore davantage. " Sun Tzu
- " Attaque ton ennemi quand il n'est pas préparé, apparais quand tu n'es pas attendu." Sun Tzu
 
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La Chine envisage d'adhérer au pacte transpacifique abandonné par Trump

La Chine étudiera l'option d'adhérer à un accord de libre-échange transpacifique autrefois promu par les États-Unis mais abandonné par Donald Trump, a déclaré vendredi 20 novembre le président Xi Jinping.

Communique : Ce partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) est une version actualisée du pacte de libre-échange transpacifique (TPP), initialement soutenu par l'ancien président américain Barack Obama dans le but de contrer la montée en puissance de la Chine en Asie. Donald Trump avait retiré son pays de cet accord en janvier 2017, en dénonçant des accords multilatéraux «défavorables», mais onze pays ont fini par signer une nouvelle version de ce pacte.

S'adressant à la réunion du Forum économique Asie-Pacifique (Apec), Xi Jinping a déclaré que ses pays membres devaient «continuer à promouvoir l'intégration économique régionale et établir une zone de libre-échange Asie-Pacifique à une date rapprochée». La Chine «envisagera activement de rejoindre» le CPTPP, a-t-il assuré, cité par les médias d'État chinois.

Trump a assisté vendredi soir au sommet virtuel de l'Apec organisé par la Malaisie. L'actuel locataire de la Maison-Blanche, qui continue de nier sa défaite à l'élection présidentielle américaine, n'avait pas participé aux réunions de l'Apec depuis 2017, ce qui a été perçu en Asie comme un signe de désintérêt.

Les déclarations de Xi Jinping interviennent quelques jours seulement après que la Chine et 14 autres pays d'Asie et du Pacifique ont signé un accord commercial promu par Pékin qui vise à créer une gigantesque zone de libre-échange. Ce Partenariat régional économique global (RCEP) constitue l'accord commercial le plus important du monde en termes de Produit intérieur brut, selon des analystes, et concernera plus de 2 milliards d'habitants. Cet accord, dont les membres représentent 30% du PIB mondial et qui exclut les États-Unis, a été considéré comme un coup d'éclat majeur pour la Chine au moment où Washington bat en retraite.

Deborah Elms, experte en commerce international basée à Singapour, estime que si la Chine adhérait au CPTPP, d'autres pays pourraient lui emboîter le pas. «Si la déclaration d'intérêt de M. Xi est mise en exergue dans les semaines et les mois à venir, elle suscitera bien sûr beaucoup de questions de la part des membres actuels, des membres potentiels et d'autres qui ne pensent pas du tout adhérer au CPTPP», a-t-elle fait valoir.


Xi Jinping Delivers Keynote Speech at APEC CEO Dialogues / 19 November 2020
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Remarks by H.E. Xi Jinpin President of the People's Republic of China At the 27th APEC Economic Leaders' Meeting Beijing / 20 November 2020
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Ca va etre interessant a suivre , et tout ca sans tirer un coup de fusil * ! :chinois: Monsieur Trump fait une drole de bobine sur la photo , il a l'air contrarie ! :)
Je me demande si monsieur Trump se rend vraiment compte du tort et des degats qu'il a cause aux Etats Unis dans la region Asie Pacifique & Indo Pacifique , au niveau des echanges commerciaux ? :hum:

* " L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat. " Sun Tzu
- " Un grand dirigeant commande par l'exemple et non par la force. " Sun Tzu
- " Si ton ennemi te semble colérique, cherche à l'irriter encore davantage. " Sun Tzu
- " Attaque ton ennemi quand il n'est pas préparé, apparais quand tu n'es pas attendu." Sun Tzu

Il est temps de mettre les pays asiatiques (Japon, Coree du Sud, Australie, etc.) face a leurs contradictions. Ils ne peuvent pas signer des accords de libre echange avec la Chine et demander en meme temps aux USA d'assurer leur securite. A un moment il faut choisir son camp et en assurmer les consequences.
 
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Il est temps de mettre les pays asiatiques (Japon, Coree du Sud, Australie, etc.) face a leurs contradictions. Ils ne peuvent pas signer des accords de libre echange avec la Chine et demander en meme temps aux USA d'assurer leur securite. A un moment il faut choisir son camp et en assurmer les consequences.
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" Si ton ennemi te semble colérique, cherche à l'irriter encore davantage. " Sun Tzu​

Juste pour info c'est monsieur Trump qui a rompu le pacte transpacifique mis en place par le president Obama , monsieur Trump qui a neglige l'Apec ces dernieres annees etc... !
Monsieur Trump & son comparse monsieur Pompeo les semeurs de zizanies en sont pour leurs frais , les pactes commerciaux de libres echanges adoucissent les tensions geopolitiques sans toutefois les regler , mais le dialogue est ouvert et ca prendra enormement de temps il ne faut pas se leurrer !
Les peuples recherchent la paix pas la guerre , ils ne veulent pas transformer l'Asie en Moyen Orient accompagnes des calamites qui vont avec !

Or le meilleur moyen d'eviter la guerre , c'est de faire du business et que tout le monde y trouve son compte ! Que ca plaise a monsieur Trump ou non , c'est ainsi !

Pour info egalement , l'Australie n'est pas en Asie mais en Oceanie ...
 
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Il n'y a pas que les guerres qui font des morts. Le Covid est la pour nous le rappeler. En nombre de morts c'est quasiment 1 Pearl Harbor tous les jours.
 
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L'Australie regrette la «détérioration inutile» de ses relations avec Pékin

Le Premier ministre australien Scott Morrison a dénoncé lundi 23 novembre la pression croissante de la Chine sur son pays, estimant qu'elle entraîne «une détérioration inutile des relations» entre Pékin et Canberra.

Communique :
Dans un discours en ligne adressé à un centre de réflexion britannique, Scott Morrison a souligné le souhait de l'Australie d'entretenir des relations «mutuellement bénéfiques» avec Pékin ainsi qu'avec les États-Unis tout en poursuivant ses propres intérêts indépendamment des deux. Il a également rejeté l'image d'une Australie qui serait le «toutou» des États-Unis dans un contexte de détérioration des relations sino-américaines.

Au cours des derniers mois, la relation entre Canberra et Pékin s'est tendue. L'Australie a notamment exclu le géant chinois des télécoms Huawei du déploiement du réseau 5G sur l'immense île continent et a demandé une enquête indépendante sur l'origine du coronavirus. La Chine, premier partenaire commercial de l'Australie, a récemment pris des mesures de rétorsion à l'encontre de Canberra, en suspendant les importations d'un grand nombre de produits agricoles parmi lesquels, le bœuf, l'orge et le bois. Selon Scott Morrison, cette diplomatie coercitive n'est qu'«un avant-goût» de ce que d'autres pays - y compris Européens - pourraient subir à l'avenir.

Faisant allusion à la future administration du président élu américain Joe Biden, le Premier ministre a insisté sur le fait que des pays comme l'Australie ne devraient pas être contraints de choisir leur camp entre Washington et Pékin. «Une plus grande latitude sera nécessaire de la part des plus grandes puissances mondiales pour satisfaire les intérêts individuels de leurs partenaires et alliés. Nous avons tous besoin d'un peu plus d'espace pour bouger», a déclaré Scott Morrison dans ses propos au centre de réflexion de centre droit britannique Policy Exchange.

«Il doit y avoir une appréciation plus nuancée des intérêts des différents Etats dans la manière dont ils traitent avec les grandes puissances. Les choix difficiles ne sont dans l'intérêt de personne», a ajouté le Premier ministre australien.


De la discussion jaillit la lumiere , car seule la paix compte ! Ce qui est tout de meme siderant il a fallut que les 2 psychopathes promoteurs de troubles et de tensions ( messieurs Trump et Pompeo ) soient mis hors jeux pour que les choses se calment , qu'une nouvelle phase de dialogues soit entamee par le biais d'accords commerciaux , et que l'apaisement apparaissent enfin apres ces annees de turpitudes orchestrees !
Le president Biden ne fera certes pas de cadeaux a la Chine ( mefions nous de l'eau qui dort ) , mais certainement plus tempere dans ses propos ...
 
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L'Australie regrette la «détérioration inutile» de ses relations avec Pékin

Le Premier ministre australien Scott Morrison a dénoncé lundi 23 novembre la pression croissante de la Chine sur son pays, estimant qu'elle entraîne «une détérioration inutile des relations» entre Pékin et Canberra.

Communique :
Dans un discours en ligne adressé à un centre de réflexion britannique, Scott Morrison a souligné le souhait de l'Australie d'entretenir des relations «mutuellement bénéfiques» avec Pékin ainsi qu'avec les États-Unis tout en poursuivant ses propres intérêts indépendamment des deux. Il a également rejeté l'image d'une Australie qui serait le «toutou» des États-Unis dans un contexte de détérioration des relations sino-américaines.

Au cours des derniers mois, la relation entre Canberra et Pékin s'est tendue. L'Australie a notamment exclu le géant chinois des télécoms Huawei du déploiement du réseau 5G sur l'immense île continent et a demandé une enquête indépendante sur l'origine du coronavirus. La Chine, premier partenaire commercial de l'Australie, a récemment pris des mesures de rétorsion à l'encontre de Canberra, en suspendant les importations d'un grand nombre de produits agricoles parmi lesquels, le bœuf, l'orge et le bois. Selon Scott Morrison, cette diplomatie coercitive n'est qu'«un avant-goût» de ce que d'autres pays - y compris Européens - pourraient subir à l'avenir.

Faisant allusion à la future administration du président élu américain Joe Biden, le Premier ministre a insisté sur le fait que des pays comme l'Australie ne devraient pas être contraints de choisir leur camp entre Washington et Pékin. «Une plus grande latitude sera nécessaire de la part des plus grandes puissances mondiales pour satisfaire les intérêts individuels de leurs partenaires et alliés. Nous avons tous besoin d'un peu plus d'espace pour bouger», a déclaré Scott Morrison dans ses propos au centre de réflexion de centre droit britannique Policy Exchange.

«Il doit y avoir une appréciation plus nuancée des intérêts des différents Etats dans la manière dont ils traitent avec les grandes puissances. Les choix difficiles ne sont dans l'intérêt de personne», a ajouté le Premier ministre australien.


De la discussion jaillit la lumiere , car seule la paix compte ! Ce qui est tout de meme siderant il a fallut que les 2 psychopathes promoteurs de troubles et de tensions ( messieurs Trump et Pompeo ) soient mis hors jeux pour que les choses se calment , qu'une nouvelle phase de dialogues soit entamee par le biais d'accords commerciaux , et que l'apaisement apparaissent enfin apres ces annees de turpitudes orchestrees !
Le president Biden ne fera certes pas de cadeaux a la Chinem ( mefions nous de l'eau qui dort ) , mais certainement plus tempere dans ses propos ...

Bah c'etait pas bien malin de la part de l'Australie de vouloir ouvrir une enquete sur l'origine de la pandemie. Il n'y avait pas urgence.