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Datong, au coeur du marasme chinois

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 20 Février 2016.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

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    LE MONDE du 19 février 2016

    Casque jaune sur gueule noire, barre de fer sur l’épaule, quelques mineurs traversent la vaste esplanade du Musée de la mine de Datong. Au milieu de haveuses érigées en statues, de photos d’ouvriers modèles et de petits wagons, ils pourraient passer pour des figurants. Mais l’équipe disparaît bien vite dans un bâtiment discret qui donne accès à Jinhuagong, un puits qui plonge à 700 mètres sous la terre.

    Cette infrastructure appartient au groupe Tongmei, le troisième exploitant minier du pays. Ici, la production continue comme si de rien n’était parce qu’il faut bien « payer les salaires », confie un cadre de l’entreprise. Pourtant, la firme qui fait vivre la ville perd de l’argent : 1,7 milliard de yuans [229 millions d’euros] en 2015. Les ouvriers assurent qu’ils perçoivent bien leur salaire, mais pour préciser aussitôt qu’il a fondu de 20 % à 30 % depuis mars.

    « En 2015, ma paye a baissé deux fois »
    Dans la « capitale du charbon », le surnom de Datong, les mines sont exploitées depuis près d’un siècle. Et comme il faut creuser toujours plus profond, les coûts de production sont élevés. Or le prix du charbon a été divisé par deux depuis cinq ans. Le ralentissement de la deuxième économie mondiale a durement affecté le secteur de l’immobilier et celui de l’industrie lourde – deux grands consommateurs d’énergie –, entraînant en 2014, après deux décennies de croissance exponentielle, un léger repli de la consommation chinoise de charbon. Une tendance qui s’est confirmée en 2015.

    La baisse de salaire, M. Liu, 45 ans (il ne souhaite être identifié plus précisément), la subit déjà. « Avant, je pouvais gagner plus de 6 000 yuans [830 euros] avec les primes. Mais, en 2015, ma paye a baissé deux fois : je gagne à peine 5 000 yuans aujourd’hui. »

    Assis au bord de son kang, le lit traditionnel du nord de la Chine, il regarde la télé d’un œil, une tasse de thé vert à portée de main. Il entretient les rails dans les tunnels souterrains. Un travail moins pénible que celui de mineur et qui lui permet d’obtenir une rémunération supérieure au salaire moyen qui est versé dans les usines ou sur les chantiers de construction (autour de 3 500 yuans dans l’est du pays).

    Mais M. Liu a deux enfants, dont un fils de 17 ans qui doit bientôt commencer des études supérieures, coûteuses en Chine. Sa femme, non qualifiée, n’a pas trouvé de travail à la mine, seul débouché dans leur quartier, situé juste en face de Jinhuagong.

    « Il paraît qu’on pourrait passer au chômage partiel après le Nouvel An. Qu’est-ce que je peux y faire ? Je ne vais pas aller chercher du boulot. Ce n’est pas facile, en ce moment, de trouver du travail », se désole le quadragénaire.

    La suite ...

    http://pan.baidu.com/s/1bowr53D
     
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