Comment apprendre la langue de Molière correctement?

  • Auteur de la discussion toinon
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toinon

toinon

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27 Mar 2009
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Je suis seulement un vieux.
Je n'ai pas eu d'enfant scolarisé en Chine.
Je ne connais de l'éducation chinoise que ce que m'en disent ceux qui en sortent et ceux qui y travaillent (avec qui je collabore occasionnellement).
Mon avis est que la situation dans les campagnes est déplorable.
Les enfants ont 1000 raisons de ne pas vouloir travailler et les profs n'ont aucun moyen de pression. Les parents ne les aide pas.
C'est l'enfer pour les profs. Beaucoup ne font que survivre. Mais j'ai aussi rencontré des purs phénomènes qui réussissaient à tenir leur cours à la quasi perfection. Le plus surprenant c'est qu'ils n'avaient pas la motivation pour autant. Ils n'aimaient pas leur métier mais le faisait excellemment. Je souligne l'anecdote car pour moi c'est un mystère.

J'ai vu aussi sortir de ces parcours scolaire pour lesquels je ne vois rien de bon des têtes bien faites et pas trop vides. Des gens passionnants et capables de se passionner. Des esprits généreux. Mais pas beaucoup. Il ne faut pas conclure de ma vision pessimiste de l'éducation chinoise que ceux qui en sortent sont mauvais. C'est juste qu'ils méritaient mieux. Beaucoup sont conscient de ça d'ailleurs et estiment au sortir de l'école qu'il leur faudra quelques années avant de savoir vivre.

Mais après, comment améliorer ce système ! Là je laisse parler les profs, il y en a surement par ici...
Après, je ne sais pas si les profs expats vivent la même chose que les profs locaux dans les campagnes.
Si c'est le cas, ben chapeau bas !
Bonjour, Monsieur Jean 7.

Merci d'avoir partagé votre point de vue sur l'éducation chinoise.

Avec le temps qui passe, j'avoue que maintenant, je connais très peu l'actualité du système d'éducation en Chine.

Néanmoins je suis entièrement d'accord avec vous sur la situation déplorable à la campagne. J'ai lu que le gouvernement chinois encourage les universitaires nouvellement diplômés à prêter leurs services pendant quelques années, et en retour, ils sont exemptés du remboursement de leur emprunt pour études. Mais malheureusement, cette solution n'est pas une panacée ; d'une part, les étudiants des régions reculées qui vont étudier dans les villes hésitent à retourner dans leur patelin ; d'autre part, la plupart des volontaires pour enseigner dans ces régions défavorisées ne sont pas qualifiés, d'où un nouveau cercle vicieux pauvreté-piètre qualité d'éducation. A la campagne, les parents partent en ville pour gagner leur vie, l'enfant est souvent confié à la garde de ses grands-parents qui le gâtent à tout prix. En Chine, les adultes se font plaisir à ne pas contrarier l'enfant et à lui passer tous ses caprices. Une telle situation embarrassante est bien courante et présente dans la société chinoise d'aujourd'hui.