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Ces destinations qui attirent les étudiants français

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par C-E, 14 Novembre 2011.

  1. C-E

    C-E Dieu
    Membre de l'équipe Modérateur

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    Les pays émergents ont la cote chez les jeunes Européens. Une tendance encouragée par les universités asiatiques, qui s'adaptent et s'ouvrent au reste du monde.

    Cap sur l'Asie
    A l'heure où les séjours académiques à l'étranger sont devenus monnaie courante, difficile désormais de se cantonner aux horizons classiques. Résultat, la transhumance étudiante prend des chemins atypiques. En tête de ces destinations nouvelles, l'Asie captive. «Le contexte économique, les besoins des entreprises… On ne parle que d'Asie, ça crée l'envie», estime Thomas Albertini, de Worldiploma.

    Les grandes écoles ont, les premières, compris l'importance de ces terres du futur.«Il faut être lucide. Au cours de leur carrière, mes étudiants devront travailler un jour ou l'autre avec une entreprise de la zone Asie», insiste Patrice Houdayer, de l'École de management (EM) de Lyon. Au point que, comme d'autres, l'école a ouvert un campus sur place, en l'occurrence à Shanghaï. Grâce à Erasmus Mundus, les universités ont attrapé la tendance au vol. «20% des masters et des doctorats impliquant une université française ont un partenaire asiatique», préciset-on à l'Agence Europe Éducation Formation. Sept cents au Japon, 600 à Singapour ou 6.300 en Chine...

    Si ceux qui délaissent les pays anglo-saxons, ou européens sont encore des oiseaux rares, leur nombre va croissant. Selon la conférence des grandes écoles, le nombre d'étudiants partis en Chine a crû de près de 300 en deux ans. L'accès à ces systèmes éducatifs à part n'est pas toujours facile, mais à force d'efforts, les responsables locaux encouragent cette tendance. «Le nombre de programmes en anglais, leur qualité et l'attitude des interlocuteurs témoignent d'efforts croissants», remarque Julien Bohdanowicz, de l'Ecole des mines. Le Figaro Magazine a recensé quatre destinations d'avenir.

    • Japon
    De nombreux accords sont déjà effectifs entre nos deux pays, comme ceux qui lient HEC et l'Essec à Keio. Et le gouvernement affiche une volonté forte d'internationaliser son enseignement supérieur, notamment via le projet «Global 30». L'initiative regroupe 13 universités triées sur le volet qui doivent mettre au point 130 cursus anglophones d'ici à 2013. Ainsi, l'université Meiji a conçu «Cool Japan», qui propose une formation linguistique et culturelle. «C'est une bonne passerelle vers une formation classique», suggère Fabien Roudier, responsable de Campus France au Japon. Car, impossible d'intégrer un cursus traditionnel sans obtenir le niveau 2 au JLPT, test de japonais. Afin de promouvoir les échanges, le Todai Forum (université de Tokyo) vient d'avoir lieu en France. «Le nombre de Français venus étudier les sciences de la vie, de l'environnement, l'ingénierie ou la culture japonaise, a presque doublé en dix ans, explique-t-on à Todai.Nous cherchons à accentuer la tendance.» Autre signe de bonne volonté, la création en avril dernier d'un programme offrant 7.000 bourses de mobilité pour les courts séjours.

    • Singapour
    «Avec bientôt quatre universités pour cinq millions d'habitants, l'île est en passe de devenir un hub de l'éducation, notamment en business et ingénierie, affirme Walid Benzarti, chargé de l'enseignement supérieur à l'ambassade de France. Elle cherche à attirer en misant sur la qualité.» A l'image de NUS, 34e au classement de Shanghaï, ou de SMU, qui a resserré ses liens avec Wharton. Sans compter que, bien que sélectif, son système éducatif est inspiré du modèle britannique et anglophone, tout comme l'ensemble de l'île. «Une Asie light», résume Walid Benzarti. «Traversée par l'ensemble de l'Asie, Singapour offre une diversité de populations inégalée», complète Christian Koenig, de l'Essec, qui y a installé un campus où étudient 160 étudiants cette année. «L'enseignement est de même qualité que celui dispensé à Cergy, explique-t-il, mais avec une perspective asiatique, en lien avec des entreprises locales.»

    • Hongkong
    Les huit universités que compte le territoire délivrent une formation de qualité dans plusieurs disciplines, au premier rang desquelles le management, la finance, les sciences médicales et le droit international. «Malgré leurs prestations pédagogiques excellentes, elles sont mal connues. Sur les cinq premières asiatiques du palmarès du THE, trois sont hongkongaises, note Julien Chiaroni, chargé de la coopération sur place. Friands d'Européens, les établissements multiplient les visites sur le Vieux Continent pour se faire connaître.» Mieux vaut avoir un bon niveau d'anglais pour postuler dans les formations (minimum7 à l'IELTS*). Mais grâce à un système éducatif calqué sur celui des Etats-Unis et des cours quasiment tous anglophones, l'enseignement ne manque pas d'atouts. «Venir étudier sur place est une bonne première approche de la Chine et du mandarin.»
    * International English Language Teaching System

    • Chine
    Entre attrait de la langue et croissance débridée, la Chine attire de plus en plus d'étudiants français, venus grossir la communauté française de 22.000 résidents. Une tendance encouragée par le gouvernement. «Lors de sa dernière visite en France, le Président a annoncé son intention de multiplier par deux les accords d'échanges entre nos pays», indique Eric Chevreul, responsable de Campus France sur place. Grâce à de récents accords de reconnaissance mutuelle des diplômes, les échanges ont été facilités. Pour améliorer sa compétitivité internationale, le ministère chinois de l'Éducation aide des centaines d'universités à asseoir leur qualité académique. Ainsi Fudan, Tongji et Jiao Tong, entre autres, proposent des cursus diplômants en anglais. Ce qui ne les empêche généralement pas d'exiger un niveau minimal en mandarin.

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    Pourquoi pas l'Amérique latine ?
    Partir étudier au Mexique pendant sa troisième année à Sciences-Po Paris fut d'abord pour Marie un choix du coeur. «Après un an passé là-bas entre la première et la terminale, j'étais tombée amoureuse de l'endroit, racontet-elle. J'ai eu l'impression de revenir au pays!»Mais ce second séjour a représenté davantage qu'un simple retour sur les traces d'une expérience adolescente réussie. Si Marie a intégré le campus Amérique latine de l'IEP, puis suivi un stage de dix mois au Brésil, c'est pour «mieux connaître ce continent, méconnu des Français malgré son potentiel énorme».Avec une croissance annuelle de 5%, l'Amérique latine fait figure d'Eldorado face à une Europe en perte de vitesse. Pourquoi ne pas en profiter pour y poursuivre ses études?
    Les échanges entre cette région et la France s'intensifient. «L'Amérique latine ne demande qu'à accroître la coopération, analyse Lourdes Casanova, professeur à l'Insead, à la tête d'un cabinet de conseil spécialisé dans les échanges entre l'Europe et l'Amérique latine. Il faut s'y intéresser, aussi bien pour travailler dans les entreprises françaises, implantées en nombre, que dans les entreprises locales, qui ont besoin de diplômés européens.» La santé économique est loin d'être le seul atout du continent amérindien.
    «Communautés françaises importantes, culture riche et proche de la nôtre, langues faciles à apprendre, la proximité facilite les choses, juge Lourdes Casanova. Il n'y a qu'à voir à quel point Buenos Aires ressemble à Paris!» De l'université pontificale catholique du Chili à l'université de San Paolo, de TEC de Monterrey, au Mexique, à l'université de Buenos Aires, la zone ne manque pas d'établissements de qualité, reconnus internationalement. Le tout dans de nombreux domaines, parmi lesquels l'aéronautique (ITA), l'agronomie (Embrapa), l'ingénierie (université des Andes) ou l'industrie (Unicamp).
     
    #1 C-E, 14 Novembre 2011
    Dernière édition: 14 Novembre 2011

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