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Angela Merkel, VRP de l'Allemagne et voix de l'Europe à l'étranger

Discussion dans 'Informations Chine' créé par Orang Malang, 30 Août 2012.

  1. Orang Malang

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    LE MONDE | 29.08.2012

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    Pour la sixième fois depuis son arrivée au pouvoir en 2005 - et la deuxième cette année - la chancelière allemande, Angela Merkel, se rend en Chine, mercredi 29 et jeudi 30 août. La seule fréquence de ces voyages en dit long sur l'étroitesse des relations entre les deux pays. La visite de cette semaine s'inscrit dans le cadre des consultations intergouvernementales que les deux Etats ont décidé en 2011 de tenir tous les deux ans. La prochaine n'aurait dû avoir lieu qu'en 2013 mais, à la surprise des Allemands, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, invité à inaugurer la Foire de Hanovre en avril, a proposé de l'avancer afin qu'elle ait lieu avant son départ en octobre à l'issue du congrès du Parti communiste.

    Pour sa dernière réception de la chancelière, Wen Jiabao a tenu à accueillir celle-ci non seulement à Pékin mais aussi à Tianjin, sa ville natale. Ultime signe de l'importance de cette visite : la chancelière est accompagnée de neuf ministres (sur quatorze) et d'une vingtaine de chefs d'entreprises. De leur côté, treize membres du gouvernement chinois sont mobilisés, dont le premier ministre, le président Hu Jintao et leurs successeurs probables, Li Keqiang et Xi Jinping.

    La Chine n'organise de telles consultations intergouvernementales avec aucun autre pays, affirme l'entourage d'Angela Merkel. Il est vrai qu'entre une industrie allemande spécialisée dans la machine-outil et les voitures de luxe, et une Chine qui rêve d'exhiber sa richesse et de monter en gamme tout en restant l'usine du monde, la complémentarité est évidente. La Chine est d'ores et déjà le troisième partenaire commercial de l'Allemagne derrière la France et les Pays-Bas. En dix ans, le commerce entre les deux pays a plus que quadruplé.

    PARTENAIRE POLITIQUE MAJEUR

    Les questions économiques occuperont une place importante dans ce voyage - la Chine pourrait commander une centaine d'Airbus A320 - mais sans être exclusives. Comme à chacun de ses déplacements, la chancelière devrait rencontrer des représentants de la société civile. En février, certains des invités chinois à l'ambassade d'Allemagne avaient cependant été retenus par la police. Cette fois, les correspondants des médias allemands ont signalé à la chancelière que leurs conditions de travail étaient de plus en plus difficiles. Le sujet sera abordé mais on ne sait à quel niveau.

    En fait, chacun des deux pays considère l'autre comme un partenaire politique majeur, dit-on à Berlin. Le dialogue avec Berlin permet à Pékin de sortir du face-à-face avec Washington. Quant à l'Allemagne, elle compense son absence au conseil de sécurité de l'ONU par une diplomatie très active qui repose en grande partie sur son poids économique et assure la promotion de son industrie.

    La chancelière est le chef de gouvernement européen qui voyage le plus, tant dans l'Union européenne (UE) qu'à l'extérieur. Ainsi, en juillet, elle a effectué une visite de deux jours en Indonésie. Officiellement pour mieux connaître "le pays musulman le plus peuplé au monde".

    Le hasard fait bien les choses : Jakarta souhaite tester huit chars Panzer II made in Germany et envisage d'en acquérir une centaine. Dès son retour de vacances, mi-août, Angela Merkel a effectué une autre visite. Au Canada cette fois. Objectif : relancer les négociations pour un traité de libre-échange entre l'UE et le Canada qui serait le premier accord de ce type signé entre les Européens et un autre membre du G8.

    PORTE-PAROLE AUTOPROCLAMÉE DE L'UE

    En raison du poids économique de l'Allemagne et de la faiblesse de la politique extérieure de l'UE, Angela Merkel parle d'ailleurs souvent au nom de l'Europe au cours de ses déplacements. Ce fut le cas à Ottawa, ce le sera aussi à Pékin. Comme lors de sa visite précédente, la chancelière va expliquer aux Chinois que l'euro est une monnaie d'avenir. Elle devrait également les encourager à acheter des obligations grecques ou espagnoles. Autre exemple où Angela Merkel est porte-parole autoproclamée de l'UE : le 22 août, la chancelière s'est rendue quelques heures en Moldavie, histoire de soutenir cette petite République aux confins de l'UE et montrer à Vladimir Poutine qu'il n'est pas libre d'y faire ce qu'il veut.

    Si la Russie reste un partenaire stratégique pour l'Allemagne, les relations entre Angela Merkel et le président russe sont tendues. La première, qui avait parié à tort sur le maintien de Dmitri Medvedev au Kremlin, se rendra cette année à Moscou comme prévu - en novembre - mais contrairement à ce que souhaitaient les Russes, elle n'y passera pas la nuit et se contentera d'assurer un service minimum. Entre-temps, la chancelière devrait tenter une opération de charme en Tunisie. Convaincue que ce petit pays peut servir d'exemple pour le "printemps arabe", Angela Merkel devrait s'y rendre en octobre à la tête d'une importante délégation de chefs d'entreprises. Quitte à faire grincer quelques dents dans la capitale française.

     
  2. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    La Chine "va continuer à investir dans l'Union européenne"

    http://www.lepoint.fr/monde/la-chin...-l-union-europeenne-30-08-2012-1500642_24.php

    Lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre chinois s'est toutefois dit inquiet de l'aggravation de la crise dans la zone euro.

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    En 2008, l'État grec a cédé au géant chinois du transport, Cosco, le centre de conteneurs du Pirée, le grand port grec et l'un des plus importants de la Méditerranée. © Bodo Marks / DPA / AFP


    La Chine s'inquiète de l'aggravation de la crise dans la zone euro, mais elle "va continuer à investir dans l'Union européenne", a déclaré jeudi le Premier ministre chinois Wen Jiabao en recevant à Pékin la chancelière allemande Angela Merkel. "La crise de la dette européenne a récemment continué de s'aggraver, causant de fortes inquiétudes au sein de la communauté internationale. Franchement, je suis également inquiet", a dit Wen Jiabao.

    "Il y a deux préoccupations principales : d'abord de savoir si la Grèce va quitter la zone euro, ensuite de savoir si l'Italie et l'Espagne vont prendre des mesures de redressement complètes", a souligné le chef du gouvernement chinois. Angela Merkel a détaillé à son homologue chinois les mesures que compte prendre l'Europe pour vaincre la crise en insistant sur la "volonté politique absolue" de rendre sa force à l'euro. "Le fait de l'avoir écoutée a regonflé ma confiance. Mais je dois dire en toute honnêteté que la mise en oeuvre de ces mesures ne sera pas un long fleuve tranquille", a dit Wen Jiabao.




     
  3. Dutchy

    Dutchy Membre Bronze

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    Respect à la chancelière qui prône l’Europe au 4 coins du monde...

    Font un peu pitié les représentant français quand ils arrivent à Pékin par la porte de derrière et qui repartent bredouille...

    Par contre, j'ai du mal à comprendre la vente de Panzer 2 en Indonésie...
     
  4. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    Surtout dans un archipel ...

    Car à part prévenir un conflit avec la Malaisie ... peu probable ou avec les Papous ... En effet, c'est dépenser de l'argent pour le dépenser ...
     
  5. lafoy-china

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    Pékin promet à Merkel de soutenir la zone euro

    Alors que son économie s'essouffle, la Chine, qui n'a pas intérêt à l'affaiblissement de son premier partenaire commercial, s'est engagée à poursuivre les rachats de la dette européenne.

    En dépit de la lenteur des réformes de la zone euro, Pékin ne laissera pas tomber la monnaie unique. Le premier ministre chinois Wen Jiabao a promis que la seconde économie mondiale continuerait à acheter de la dette européenne à l'occasion de la visite d'Angela Merkel, jeudi à Pékin. «La Chine est disposée, à condition d'évaluer pleinement les risques, à continuer d'investir sur le marché de la dette souveraine de la zone euro», a déclaré Wen Jiabao au grand soulagement de la chancelière allemande qui effectue sa seconde visite de l'année à la tête d'une imposante délégation de patrons. Mais le numéro 2 chinois n'a pas caché son «inquiétude» devant les atermoiements des dirigeants européens, estimant que la mise en œuvre des réformes au sein de l'UE «ne serait pas un long fleuve tranquille».

    En réalité, la Chine n'a guère le choix que de soutenir son premier partenaire commercial à l'heure où ses exportations piquent du nez et que ses dirigeants sont à cours de solution pour relancer la machine. Car si l'économie chinoise ralentit à vue d'œil, les timoniers du géant asiatique ne sont pas encore prêts à appuyer sur le bouton relance.

    L'économie de l'atelier du monde ralentit


    De nouveaux chiffres inquiétants ont pourtant confirmé que l'atelier du monde ralentissait à un rythme encore plus fort que prévu plombant la confiance des investisseurs. Le revenu des industriels a chuté de 5,4% en juillet contre 1,7% en juin du fait de la baisse des exportations, miné par la crise de la zone euro et la fragilité du marché américain. Ces mauvais chiffres publiés en début de semaine ont démoralisé la Bourse de Shanghaï dont l'index est tombé à son niveau le plus bas depuis un peu plus de trois ans. «Le gouvernement a sous-estimé l'état de l'économie», estime Francis Cheung du cabinet CLSA à Hongkong. «Les exportations ne tirent plus l'économie et les coûts de production et les salaires augmentent», confirme Ding Yifan, du Centre de recherches sur le développement du conseil des affaires d'État.

    Et cette fois, l'inquiétude semble avoir atteint le sommet du pouvoir. Le week-end dernier, Wen Jiabao a laissé paraître sa préoccupation lors d'une visite dans la région de Canton, place forte des exportations chinoises qui n'ont progressé que de 1% en juillet contre 11,3% en juin. «Le troisième trimestre sera critique pour la Chine en vue d'atteindre notre cible d'exportation annuelle», a déclaré le premier ministre, tranchant avec les propos rassurants de ces dernières semaines. «Nous devons prendre des mesures ciblées pour stabiliser la croissance», a ajouté Wen Jiabao, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Des déclarations qui ont immédiatement redonné corps aux rumeurs d'un plan de relance prochain pour soutenir l'activité économique.

    Pas de plan de relance à l'horizon


    Néanmoins, les chances de voir le pouvoir sortir de son chapeau des mesures de grande ampleur prochainement sont jugées faibles par les experts du fait du calendrier politique à Pékin. À la veille d'un congrès du Parti qui doit en octobre adouber un nouveau leadership pour la prochaine décennie, le régime est entré dans une phase de «paralysie politique», juge Francis Cheung. «Il ne faut pas s'attendre à des mesures radicales dans les prochains mois», enfonce Ding Yifan. Car il reviendra à la nouvelle équipe d'éventuellement changer de cap et de tirer les bénéfices politiques d'un nouveau coup de pouce à l'économie.


    L'idée d'un plan de relance géant sur le modèle de celui de 2008 qui avait permis à la Chine de traverser la crise des subprimes et de tirer l'économie mondiale en injectant 500 milliards d'euros n'est plus à l'ordre du jour. Quatre ans plus tard, les experts dressent un bilan mitigé de cet effort qui a renforcé les infrastructures du pays mais aussi favorisé l'inflation, la spéculation et plombé les finances des collectivités locales. Et pour le pouvoir, enrayer la hausse des prix de l'immobilier reste une priorité plus urgente que la stimulation de la croissance, selon Francis Cheung.

    Mais la dégradation plus rapide que prévu des voyants économiques devrait inciter le pouvoir à prendre des mesures ciblées, en laissant les provinces jouer cette fois le rôle de locomotive avant l'arrivée d'une nouvelle équipe à Pékin.

    Source:http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...-promet-a-merkel-de-soutenir-la-zone-euro.php
     
    #5 lafoy-china, 30 Août 2012
    Dernière édition: 30 Août 2012
  6. bison ravi

    bison ravi Membre Gold

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    L'année 2013 devrait être un très bon cru haha
     

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