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A Pékin, les "marchés aux célibataires" sont devenus une institution (LEMONDE)

Discussion dans 'Bistrot Chine du "Lotus Bleu"' créé par Orang Malang, 18 Avril 2010.

  1. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
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    ans certaines villes chinoises, il existe une sorte d'institution permettant d'adapter les nécessités du mariage aux évolutions sociales : en fin de semaine, dans plusieurs parcs de Pékin, des parents se retrouvent dans l'espoir de dénicher le (ou la) partenaire idéal(e) pour leur enfant.

    C'est le "marché des célibataires" où, dans une poétique traduction chinoise, "le pont des pies" : l'expression se réfère à une vieille légende selon laquelle ces oiseaux auraient un jour formé un pont entre ciel et terre pour permettre à une fée de convoler avec son amant, le bouvier...

    Généralement, les époux putatifs n'assistent pas à ce marchandage, qui rappelle la Chine prérévolutionnaire, quand les mariages étaient arrangés par les familles. "Il y a chez ces parents une certaine nostalgie de l'époque où une mariée ne découvrait le visage de son futur époux que le soir de ses noces", observe le quotidien anglophone China Daily.

    Le modus operandi s'est cependant modernisé : les parents discutent, négocient, échangent les numéros de téléphone de leurs enfants et, éventuellement, leurs adresses Internet.

    Ces "marchés" sont plutôt fréquentés par des gens issus de milieux modestes, dont les enfants n'ont pas les moyens de fréquenter les soirées et les lieux où les rejetons des classes aisées se comportent de manière souvent désinhibée. La politique de l'enfant unique, imposée en Chine depuis 1979, ainsi que le déséquilibre démographique croissant entre les sexes au profit des garçons, rajoutent aux difficultés inhérentes à la vie en ville.

    Les disparités sociales jouent aussi un rôle croissant. "La génération de mes parents ne prêtait aucune attention à la situation économique d'un éventuel partenaire, car les différences étaient réduites. Aujourd'hui, elles se sont accrues, les salaires et le milieu familial sont devenus essentiels. Les filles accepteront un mari parce qu'il a une auto ou une maison", explique Wang Linye, une jeune journaliste de Pékin.

    Lors de certains "marchés des célibataires", souvent organisés par des agences matrimoniales, les chercheurs d'âmes soeurs – des deux sexes – se déplacent en personne pour se "vendre" sur un podium, où ils défilent en exposant, d'une voix gênée, leurs desiderata. Parfois, sur de petites fiches disponibles pour les visiteurs, les hommes indiquent, outre leur âge et leur profession, le montant de leur salaire, dans l'espoir d'attirer des épouses...

    Bruno Philip
     

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