1. Bienvenue sur Bonjourchine.com, le 1er forum francophone sur le travail, les études et le voyage en Chine.

    Pour poser une question ou répondre à une discussion déjà ouverte, inscrivez vous. C'est facile, rapide et gratuit !

    Cela vous permettra de sucroit de ne plus avoir de pub qui s'affiche à l'écran (0 pub pour les membres du forum!).
    Rejeter la notice

A la rencontre d'une hackeuse chinoise

Discussion dans 'Informations Chine' créé par bison ravi, 28 Novembre 2011.

  1. bison ravi

    bison ravi Membre Gold

    Inscrit:
    15 Octobre 2010
    Messages:
    1 170
    Localité:
    chine ou france
    Ratings:
    +1 / -0
    La suite ici
     
  2. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    23 Octobre 2005
    Messages:
    15 970
    Localité:
    常熟,江苏
    Ratings:
    +8 171 / -35
    http://www.slate.fr/story/46737/hacker-chinois

    Elle fait partie de l’un des groupes de hackers les plus actifs de Chine: le China Girl Security Team. Comme elle, ils seraient 250.000 à 300.000 à pratiquer du «hacking rouge», à forte teneur nationaliste et anti-occidentale.

    M
    ini-short et talons hauts, elle se fait appeler «Ciel d’été». Tian est une jeune femme presque comme les autres et c’est dans le dédale d’escalators du quartier commercial de Xidan qu’elle a accepté de me rencontrer. A 21 ans, elle est étudiante en informatique, «l’une des meilleures de sa promotion».


    Dans le hourvari de cette Mecque du shopping à la chinoise, la jeunesse dorée pékinoise fait ses courses chez les Occidentaux. Les marques de luxe revendiquent leur belle européanité et, c’est un Coca à la main, que «Ciel d’été» se livre, avec une quasi naïveté:
    «Oui, c’est vrai. Le piratage informatique c’est mon truc. Mais attention, rien d’illégal. On joue avec les adresses IP. On pirate quelques blogs. Les sites Américains? Ah oui ça, ce sont mes cibles préférées»
    Tian fait partie de l’un des groupes de hackers les plus actifs de Chine: le China Girl Security Team. Un nom qui sonne gravement dans la bouche de cette jeune Chinoise née à Xian, l’ancienne capitale impériale.
    «Nous sommes un peu plus de 2.000 filles dans notre groupe. On s’amuse bien.»
    Ange noir, Six Fleurs ou Ciel D’été sont quelques-uns des noms de guerre dont s’affublent ces Amazones du Net. En Chine, on adore les jeux de rôle. La réalité virtuelle plutôt que l’oppressante tradition confucianiste.
    «Si je me suis déjà attaqué à des sites officiels? Oui, bien entendu. Les sites taïwanais, japonais et surtout américains font partie de nos cibles. Enfin, c’est surtout un jeu. On veut s’attaquer aux discours occidentaux. Moi, je déteste Google par exemple. C’est une entreprise qui ne comprend rien à nos traditions et notre mode de pensée chinoise. On veut leur montrer que nous sommes puissantes en Chine».
    La politique? Très peu pour elles. Et c’est plutôt dans ce warcraft grandeur nature que ces jeunes Chinoises s’attaquent aux dragons impérialistes.

    Une vraie culture du piratage


    Depuis le début de l’année, les attaques se sont multipliées. Ministères français et canadiens, sites gouvernementaux sud-coréens, grandes banques américaines ou encore multinationales du pétrole… Toutes ont été victimes à plus ou moins grande échelle d’attaques informatiques menées depuis la Chine.


    Le China Girl Security Team en revendique quelques-unes, mais sur ces questions, la jeune femme préfère se taire. L’entretien est terminé et Tian retrouve ses copines pour une nouvelle virée chez Gap et Starbucks.
    Paradoxe de la Chine nouvelle.


    «Les pirates informatiques sont très actifs en Chine où il existe une vraie culture du piratage, confirme Scott Henderson, un spécialiste des hackers chinois. Il y a des magazines spécialisés qui leur sont destinés, des clubs, des séries de fiction sur Internet. Récemment un sondage réalisé à Shanghai indiquait que 43% des étudiants chinois apprécient les hackers, plus encore que les rock stars! Un tiers d’entre eux rêve même de devenir hacker. C’est la génération post-Tiananmen. Plutôt que de se battre pour la démocratie, elle préfère se définir par opposition à l’Occident. Ils se disent patriotes et s’appellent eux-mêmes les “hackers rouges”. On ne peut pas dire qu’ils travaillent directement pour le gouvernement. Mais ils rendent des services, et cela revient au même.»


    Scott Henderson suit ces hackers depuis plus de 10 ans. On les retrouve sur les mêmes terrains de guerre.


    Ainsi en 1999, après le bombardement par les États-Unis de l'ambassade de Chine à Belgrade, ils ont aiguisé leurs armes en s’attaquant à des réseaux américains.
    La même année, des systèmes taïwanais ont été ciblés lors de l'investiture du président indépendantiste à Taipei.


    En janvier 2000, c’est le Japon qui est à son tour la cible de leurs attaques à la suite des déclarations de politiciens qui niaient l’existence du massacre de Nankin en 1937 de centaines de milliers de Chinois par l’armée impériale.
    «Les techniques d’infiltration utilisées sont facilement accessibles sur les forums internet chinois. Les hackers utilisent toujours ces mêmes outils. Sans parler des adresses IP («Internet Protocol» permettant d’identifier chaque ordinateur individuellement) qui renvoient toujours à des ordinateurs situés en Chine continentale, ou à Taïwan pour masquer l’origine des attaques. Bien sûr, il pourrait s’agir d’une opération d’intoxication ou de leurre, mais nous savons tous dans ce milieu que la Chine abrite des millions de hackers», nous explique le responsable informatique d’une grande entreprise occidentale sous couvert de l’anonymat.
    La «task force»

    Les techniques sont relativement simples: les pirates s’attaquent directement aux failles de sécurité des sites Internet de leur proie ou via des virus informatiques, des «malware» (programmes malveillants) envoyés par courriers électroniques.


    «Rien de très sophistiqué, nous confirme notre informaticien, mais en général ça marche.» Les pirates ont parfois accès à des informations plus ou moins confidentielles qu’ils revendent à des intermédiaires ou dont ils font profiter directement les entreprises chinoises ou le gouvernement.


    Ce «hacking patriotique» chinois est apparu à la fin des années 1990, avec des associations comme la Red Hacker's Alliance ou la China Eagle Union –regroupant des milliers de membres.
    C’est à cette époque qu’une «task force» a été mise en place à la demande de la Commission militaire centrale. Une équipe de choc placée sous l’égide de la Commission de la défense nationale pour la science, la technologie et l’industrie.
    C’est cette commission qui gère, téléguide ou tente de contrôler ce vivier de jeunes loups estimé à 250.000 ou 300.000 personnes. Une goutte d’eau dans ce pays qui compte la première population d’internautes au monde avec plus de 450 millions de personnes connectées.


    Certains de ces groupes de hackers se sont transformés en sociétés de sécurité Internet, parfois utilisées par l'Armée populaire de libération.
    L’an dernier, des chercheurs canadiens ont ainsi affirmé avoir découvert l’existence d’un vaste réseau de cyber-espionnage international basé en Chine. Son nom: GhostNet.
    GhostNet se serait introduit dans les ordinateurs de gouvernements et d'organisations privées de 103 pays, dont ceux du dalaï Lama. Fantasme ou réalité?


    Pékin est-elle derrière GhostNet? «Apparemment oui, répond James Carafano, un chercheur américain. On sait par exemple que les Chinois ont arrêté un activiste népalais récemment à la frontière tibétaine. La police lui a sorti l’intégralité de ses chats sur Internet et des emails qu’il avait écrits. Comment ont-ils eu ses informations? Je pense que GhostNet a été la réponse chinoise à l’Internet. Ils ont su faire travailler tous ces hackers rouges pour mutualiser leurs talents et récupérer quand il le faut les fruits de leur piratage.»
    Un prof: «Je leur demande de pirater des sites étrangers»

    Ces nerds chinois sont en tout cas plus charmants que ceux d’Hollywood. Ils portent des shorts courts comme Tian ou s’exhibent en vacances, les doigts formant le V de la victoire, sur leur blog ou sur Renren, le Facebook local. La plupart sont encore étudiants et en sont, en quelque sorte, aux travaux pratiques.


    Un professeur d’informatique nous a ainsi raconté de quelle manière il enseigne la sécurité informatique à ses étudiants: «Je leur demande de pirater des sites étrangers, jamais de sites chinois, c’est la règle. C’est donc tout à fait possible que sur leur temps libre certains de ces étudiants par provocation, ou par jeu, aillent s’attaquer à des sites étrangers», glisse-t-il dans un sourire entendu.


    Ce n’est donc pas un hasard si on retrouve ces petits génies du Net dans les grandes universités chinoises. Jiaotong à Shanghai ou encore l’école professionnelle de Lanxiang reviennent souvent dans les rapports de l’Ambassade américaine à Pékin. Notamment pour ce qui concerne les opérations de piratage qui ont visé Google l’année dernière.


    Jiaotong a l’un des meilleurs cursus informatiques du pays. En 2010, l’université a remporté une épreuve internationale de programmation sponsorisée par IBM en battant Stanford et d’autres grandes universités américaines.
    Lanxiang, dans l’est de la Chine, est sans doute moins connue à l’étranger. Elle abrite pourtant l’une des meilleures écoles scientifiques de la région. Elle a formé des bataillons d’informaticiens dont les meilleurs ont été recrutés par l’armée populaire de Chine. Le réseau informatique de Lanxiang est géré par une société proche de Baidu, le plus grand moteur de recherche Internet de Chine, et le principal concurrent de Google.


    Les enquêtes menées par la plupart des services secrets occidentaux remontent souvent jusqu’à ces deux universités. Jamais plus haut. Jamais en tout cas vers des installations militaires ou gouvernementales.
    «Ça ne veut pas dire que l’armée n’est pas impliquée, nous explique un diplomate. Simplement que le système est bien trop sophistiqué pour nous permettre de suivre jusqu’au bout une seule de ces pistes.»


    «Nous savons que la Chine utilise un modèle de réseaux informatiques complètement différents ce que nous connaissons, explique James Mulvenon, spécialiste des questions militaires chinoises et directeur du Centre américain pour la recherche et l’analyse, une entreprise de sécurité. Au lieu de confier l’espionnage informatique à des agences traditionnelles, comme on le fait aux Etats-Unis avec la CIA ou la NSA, le gouvernement chinois fait travailler des volontaires, des “hackers patriotes”, pour faire le boulot.»
    Un argument qui fait sourire Tian, qui affirme n’avoir jamais rencontré de militaires ou de policiers.
    «On fait ce que l’on veut. On décide toutes seules de nos cibles.»
    Des cibles qui font mouche. Selon le classement du spécialiste des solutions de sécurité informatique Kapersky, la Chine arrive loin devant la Russie et les Etats-Unis avec plus de la moitié des attaques informatiques. Le pays serait aussi à l'origine de près d'un tiers des «malwares» de la planète.
     
  3. C-E

    C-E Dieu
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    19 Novembre 2009
    Messages:
    3 860
    Localité:
    Peking
    Ratings:
    +104 / -2
    J'ai du mal à comprendre les motivations de Tian :

    Google ne comprend pas quoi de la pensée chinoise ?
     
  4. Drougael

    Drougael Membre Silver

    Inscrit:
    25 Avril 2008
    Messages:
    80
    Localité:
    Beijing et Montreal
    Ratings:
    +0 / -0
    Pour cette jeune fille, cela semble être : américain=google=japonais= occidentaux=gros méchants.
    Ca me fait drôle aussi le prof qui fait pirater par ses élèves des sites strictement occidentaux.
     
  5. C-E

    C-E Dieu
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    19 Novembre 2009
    Messages:
    3 860
    Localité:
    Peking
    Ratings:
    +104 / -2
    C'est ce que j'ai pensé aussi.
    Et juste après l'interview, elle va au starbuck et chez Gap. American way of life...

    M'enfin, elle est jeune encore. Elle aura le temps de débrouiller tous ces raccourcis grossiers.
     
  6. MDC

    MDC Membre Silver

    Inscrit:
    24 Juin 2008
    Messages:
    407
    Localité:
    Yantai - Paris
    Ratings:
    +0 / -0
    Cest du lavage du cerveau par des proche de Baidu tout ca !
     
  7. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    23 Octobre 2005
    Messages:
    15 970
    Localité:
    常熟,江苏
    Ratings:
    +8 171 / -35
    S'ils en restaient tout simplement qu'à cette contradiction, mais non ...
     
  8. lemulot

    lemulot Membre Actif

    Inscrit:
    3 Septembre 2011
    Messages:
    16
    Ratings:
    +0 / -0
    Encore un beau melange Hacker=Pirates
    Desolé mais pirater des sites (deface et autres) se n'est QUE du piratage. Le hacking est quelques chose d'un peu plus noble et ne cherche pas a detruire mais au contraire (exemple le CCC )

    Ok, donc pas de souci a ce faire. Je suis actuellement dans cette université. Les chinois savent a peine codé et les profs ne sont guère mieux (pas tout heureusement).

    Edit: en réalité, j'ai fait une petit erreur, l'article parle de Jiaotong Shanghai (qui est classé 1ere) et moi de celle de Beijing (qui l'est moins)
     
    #8 lemulot, 29 Novembre 2011
    Dernière édition: 30 Novembre 2011
  9. Jaunedoe

    Jaunedoe Membre Platinum

    Inscrit:
    8 Février 2010
    Messages:
    611
    Localité:
    Changzhou
    Ratings:
    +241 / -0
    mouwais... ou c'est simplement la petite touche fantaisiste du journaleux, juste pour nous faire bondir...
     
  10. bison ravi

    bison ravi Membre Gold

    Inscrit:
    15 Octobre 2010
    Messages:
    1 170
    Localité:
    chine ou france
    Ratings:
    +1 / -0
  11. Stephen唐士明Thomas

    Inscrit:
    8 Novembre 2011
    Messages:
    190
    Localité:
    Res Publica Litterarum
    Ratings:
    +0 / -0
    Bonjour Mattcoq,

    Il est possible que je sois trop influencé par les Chinois.

    Mais, je pense qu'une bonne solution pour ces 憤青 hackeuses est :

    [​IMG]

    Cordialement,

    Stephen唐士明Thomas
     
    #11 Stephen唐士明Thomas, 29 Novembre 2011
    Dernière édition: 29 Novembre 2011
  12. bison ravi

    bison ravi Membre Gold

    Inscrit:
    15 Octobre 2010
    Messages:
    1 170
    Localité:
    chine ou france
    Ratings:
    +1 / -0
    très bon!!:MDR:
     
  13. Onion Wushu

    Onion Wushu Membre Silver

    Inscrit:
    19 Mai 2010
    Messages:
    41
    Localité:
    Beijing
    Ratings:
    +2 / -0
    Mwé, tout ce que je leur souhaite, c'est d'arriver à trouver un juste milieu en pratiquant ce genre d'activité, que ça puisse leur ouvrir les yeux sur leur pays...
     
  14. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    23 Octobre 2005
    Messages:
    15 970
    Localité:
    常熟,江苏
    Ratings:
    +8 171 / -35
  15. C-E

    C-E Dieu
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    19 Novembre 2009
    Messages:
    3 860
    Localité:
    Peking
    Ratings:
    +104 / -2
  16. Orang Malang

    Orang Malang Alpha & Oméga
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    23 Octobre 2005
    Messages:
    15 970
    Localité:
    常熟,江苏
    Ratings:
    +8 171 / -35
    Tu abuses franchement ... L'illettré que je suis, va rien comprendre et le sujet va dévié sur des quiproquo ... J'espère qu'il y a des images, sinon, cela va être difficile ...
     
  17. C-E

    C-E Dieu
    Membre de l'équipe Modérateur

    Inscrit:
    19 Novembre 2009
    Messages:
    3 860
    Localité:
    Peking
    Ratings:
    +104 / -2
    Y a bien une image, mais c'est une capture d'écran du site hacké... en chinois !
     
  18. Cyril.G

    Cyril.G Dieu Supérieur

    Inscrit:
    17 Juin 2009
    Messages:
    2 016
    Localité:
    Shanghai, Pudong
    Ratings:
    +396 / -3
    Elles s'entrainent :).
     
  19. hanyag

    hanyag Apprenti

    Inscrit:
    30 Décembre 2011
    Messages:
    1
    Ratings:
    +0 / -0
    le hacking ,c'est élever la programmation a un art , ici ,il n'est rien d'autre que du piratage . je ne pence pas qu'il avait besoin d'aller en chine pour trouver une gamine qui pirate et écrire cette parodie de propagande .:yuk:
     

Partager cette page